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Samedi de la première Semaine de l’Avent — Année C

Posté par diaconos le 4 décembre 2021

Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion

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 De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant ans leurs synagogues, proclamant l’Évangile du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.» Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité. Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « Allez vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche.

Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement.»  (Mt 9, 35 – 10, 1.5a.6-8)

L’œuvre de Jésus

Jésus parcourut en vrai missionnaire les divers lieux du pays ; il n’attendit pas que les gens vinrent à lui, il alla à eux. Enseigner, prêcher la bonne nouvelle du royaume et guérir le corps et l’âme, telle fut l’œuvre de Jésus. Et voyant les foules, il fut ému de compassion à leur sujet ; car elles étaient fatiguées et gisantes comme des brebis qui n’ont point de berger.

Alors il dit à ses disciples : « La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers » (Mt 9, 36), ce sentiment de tendre charité fut excité par la vue de ces foules semblables à des brebis sans berger, lesquelles furent dispersées, errantes, fatiguées et gisantes. Cet état d’épuisement et de souffrance fut celui de brebis privées de direction, de protection et de nourriture parce qu’elles n’eurent pas de berger.

Image juste et frappante de l’état d’âmes sans lumière, sans paix, sans Dieu. Ce fut dans le lamentable état moral des personnes de son temps que Jésus vit les indices d’une grande moisson d’âmes, prête à être recueillie dans le royaume de Dieu. Plus l’homme sent sa misère et en souffre, plus ses besoins profonds le jettent dans les bras de Jésus.

Mais, pour la moisson, il faut des ouvriers pour conduire les âmes à la source de là vie, il faut des serviteurs de Dieu qui la leur montrent avec amour ; et alors il y en avait si peu, que Jésus demanda à ses disciples de prier pour que le nombre en soit accru.  C’est Dieu qui seul suscite forme, envoie de bons ouvriers dans son règne, mais il faut que l’Église en prière les lui demande. C’est par cette mention de la profonde misère du peuple et de l’ardent désir de Jésus qu’un prompt secours lui soit envoyé,

Jésus passant devant le bureau des péages, appela Matthieu à le suivre, ce qu’il fit aussitôt. Il invita Jésus pour un repas, et, avec lui, beaucoup de péagers et de gens mal famés. Des pharisiens voyant cela, demandèrent aux disciples comment il se fit que leur Maître mangea avec de telles gens. Jésus répondit : « Ce sont précisément les malades qui ont besoin de médecin. Ils pourraient le savoir, car l’Écriture dit : Dieu prend plaisir à la miséricorde, non au sacrifice ».

Des disciples de Jean-Baptiste demandèrent à Jésus pourquoi ceux qui le suivaient ne pratiquaient pas la loi du jeûne. Il leur répondit que ses disciples ne pouvaient être dans le deuil ou la tristesse tant que l’époux était avec eux, mais que les jours viendront où ils jeûneront. Puis il s’appliqua à leur faire comprendre, par deux comparaisons frappantes, que la vie nouvelle qu’il apportait au monde fut incompatible avec les vieilles institutions légales et même qu’elle exigeait l’entier renouvellement de toute personne.

Le bureau des péages était le lieu où l’on percevait les impôts sur les marchandises en transit. Ces contributions étaient prélevées pour le compte des Romains, les Juifs qui exerçaient ces fonctions de percepteurs étaient généralement haïs et méprisés. Ce fut parmi ces péagers que Jésus choisit l’un de ses apôtres !

« Voulait-il seulement faire voir combien il se mettait au-dessus des préjugés juifs ? Ou désirait-il aussi posséder parmi ses disciples un homme habitué à manier la plume ? Tout cela est possible ; mais il y a quelque chose de si brusque, de si spontané et de si étrange dans cet appel, qu’on ne peut, en tout cas, douter que Jésus ne l’ait adressé par une impulsion directe d’en haut. Ce caractère divin de l’appel ressort aussi de la décision et de la promptitude avec lesquelles il est accepté. Entre Jésus et cet homme, il doit y avoir eu comme un coup de divine sympathie. » (Frédéric Godet)

Ces contributions étaient prélevées pour le compte des Romains, les Juifs qui exerçaient ces fonctions de percepteurs étaient généralement haïs et méprisés. ce fut parmi ces péagers que Jésus choisit l’un de ses apôtres ! Tout dans l’histoire évangélique est une révélation de la miséricorde de Dieu. Matthieu connaissait déjà Jésus, qui habitait cette même ville de Capernaüm qu’il avait entendu et reçu sa parole et que cet appel à le suivre fut une vocation décisive à l’apostolat. L’autorité de cet appel de Jésus et la prompte obéissance du disciple furent admirables.

 Matthieu marqua le nombre de douze disciples que Jésus envoya pour leur faire faire un premier essai de mission et pour préparer les populations à recevoir la parole du royaume.  Les ordres qu’il leur donna avant leur départ, ce furent les instructions renfermées dans ce discours même.

 Dans cette première mission, les disciples devaient s’en tenir au dessein de Dieu envers son peuple, auquel Jésus lui-même se soumettait et qui consistait à faire annoncer le salut avant tout à ce peuple. Il y avait pour cela de très graves raisons, que Paul appréciait lui-même, bien qu’il fût l’apôtre des Gentils. Jésus dit : « Ne vous en allez pas sur le chemin des nations et n’entrez pas dans une ville des Samaritains. » Tel fut le devoir des disciples.

Après que les Juifs rejetèrent Jésus, ils reçurent des ordres tout différents Une certaine théologie a voulu voir là une contradiction ou un développement progressif dans les vues de Jésus lui-même. Jésus savait parfaitement que son règne serait universel même. Dans certaines occasions, Jésus enfreignit la règle qu’il eut établi pour ses disciples.

Les Samaritains furent assimilés aux païens, à cause de l’inimitié qui exista entre eux et les Juifs. Ils formaient une population mêlée d’Israélites et de colons païens que Salmanazar avait envoyés dans leur pays pendant l’exil. Après le retour de la captivité, ils avaient persisté dans leur séparation d’avec les Juifs, qui leur rendaient abondamment haine pour haine.

Mais l’heure de la grâce vint aussi pour les Samaritains. Jésus ne fit pas preuve d’une partialité aveugle pour la maison d’Israël car il vit là, des brebis perdues.  Ce grand sujet de prédication : le royaume des cieux qui s’était approché dans la personne de Jésus, était le même que Jésus annonçait et, avant lui, Jean-Baptiste.

 Sous la forme d’un ordre, Jésus conféra un don miraculeux. Dans l’activité des disciples, comme dans celle de Jésus, les guérisons devaient préparer la prédication. Tous les dons de Dieu sont gratuits comme ceux que Jésus conféra aux disciples. On trouve dans Actes 8.18-23 un exemple de la manière dont les apôtres comprirent et pratiquèrent ces paroles.

Mais Jésus interdit à ses disciples de faire aucunes provisions et les autorise à recevoir leur entretien de ceux à qui ils annoncèrent l’Évangile. Il marqua ainsi la limite du grand principe qu’il eut établi d’abord.

Diacre Michel Houyoux

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Jeudi de la trente-et-unième semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 4 novembre 2021

Quel homme d'entre vous, s'il a cent brebis, et qu'il en perde une, ne  laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller après  celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la

Michel Houyoux
Professeur de sciences, retraité, du secondaire à Mons chez Collège saint Stanislas à Mons – 1 580 articles
 La parabole de la Brebis égarée, dite aussi « parabole du Bon Berger » ou encore « du Bon Pasteur » », attribuée à Jésus de Nazareth, se retrouve dans deux évangiles canoniques du Nouveau Testament. Elle est rapportée par Matthieu (Mt 18,12-13) et Luc (Lc 15,3-7). On la trouve aussi dans l’Évangile apocryphe de Thomas, logion 107.
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De possibles parallèles dans l’Ancien Testament sont Ez 34,6, 12 et Ps 119,176. La parabole a donné lieu à une expression, la « brebis égarée », désignant, à l’instar du « fils prodigue » dans une parabole qui suit peu après dans Luc, la personne qui s’égare moralement, ou, toujours dans Luc, de la drachme perdue. Les deux premières paraboles, et parfois les trois, servent de base dans les considérations que développent les théologiens et prédicateurs sur la nécessité d’aller chercher la brebis égarée pour la faire rentrer dans le troupeau, quand on considère l’égarement involontaire, ou d’accueillir avec grâce le pécheur repenti, dans le cas de l’égarement volontaire.
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La Drachme perdue est une parabole racontée dans l’évangile selon Luc aux versets 8 à 10 du chapitre 15. Elle fait partie des trois paraboles de la Rédemption, avec la Brebis égarée et le Fils prodigue que Jésus-Christ raconte après avoir été accusé par les pharisiens et leurs chefs d’être invité chez les pécheurs et de partager leurs repas. Cette parabole suit immédiatement celle de la Brebis égarée et précède celle du Fils prodigue. Dans le domaine de l’exégèse biblique, elle fait partie du Sondergut de l’évangile selon Luc.
Selon l’interprétation traditionnelle, la femme représente l’Église qui est en peine (la femme cherche avec diligence et met de l’ordre dans toute sa maison) de sauver l’âme du pécheur. Celui-ci est figuré par une pièce inerte dont la valeur ne sert plus à rien, puisque la pièce est perdue et cachée. C’est plus un état qu’une situation due à un mouvement d’égarement, comme dans la parabole de la brebis égarée.
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Une fois retrouvée, la valeur de la pièce est montrée aux amies. La pièce peut servir désormais à de futures grandes entreprises, comme dans la parabole des talents. La joie est publique et l’Église fait participer ses ami(e)s et, nous dit Jésus, les Anges se réjouissent. La femme invite ses voisines et amies chez elle. Sans doute leur offrira-t-elle un repas. Pour Benoît XVI, cette parabole fait partie avec celle de la Brebis perdue et du Fils prodigue, des paraboles de la miséricorde.
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Le souverain pontife expliqua dans un de ses autres écrits : « Jésus raconta les trois paraboles de la miséricorde parce que les Pharisiens et les scribes le critiquaient, voyant qu’il se laissait approcher par les pécheurs et qu’il mangeait même avec eux. Alors, Il expliqua, avec son langage typique, que Dieu ne veut pas que même un seul de ses enfants se perde et que son âme déborde de joie lorsqu’un pécheur se convertit ».

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 De l’évangile selon Luc

01 Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. 02 Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » 03 Alors Jésus leur dit cette parabole : 04 « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ?

05 Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, 06 et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !” 07 Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion.

08 Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? 09 Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !” 10 Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit.» (Lc 15, 1-10)

La brebis égarée et la drachme perdue

Jésus fut entouré de péagers et de pécheurs avides de l’entendre. Leur affluence provoqua les murmures des pharisiens, qui reprochèrent à Jésus de les accueillir et de manger avec eux. Jésus demanda à ses adversaires lequel d’entre eux, ayant cent brebis et en perdant une, ne laisserait les quatre-vingt-dix-neuf au pâturage et ne chercherait celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’eut trouvée. Quand il la trouva, il la mit sur ses épaules avec joie et convoqua ses amis et ses voisins pour partager sa joie. Ainsi il y a de la joie dans le ciel pour un pécheur repentant plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes.

La drachme perdue et retrouvée

Quelle femme, ayant dix drachmes et en perdant une, ne prit des soins minutieux pour la retrouver ? Et quand elle la trouva, elle associa à sa joie ses amies et ses voisines. De même, il y a de la joie parmi les anges pour un pécheur qui se repent.

Les péagers, haïs à cause de leur profession et méprisés à cause des injustices qu’ils commettaient souvent en l’exerçant, les pécheurs, hommes connus comme vicieux et plus ou moins perdus de réputation, s’approchaient de Jésus, afin de mieux entendre les paroles de miséricorde et de pardon qui sortaient de sa bouche.

Les enseignements de Jésus réveillèrent leur conscience. Ils sentaient douloureusement le poids et l’amertume du péché et repoussés de tous, ils étaient attirés vers cet Envoyé de Dieu, qui toujours avait témoigné à leurs pareils sa tendre compassion.

Jésus non seulement recevait, accueillait avec bonté les péagers et les pécheurs, mais il condescendait à manger avec eux, ce qui était, en Orient, une marque de familiarité et de confiance. Les orgueilleux pharisiens ne pouvaient ni comprendre ni pardonner cette conduite de Jésus. Ils affectaient d’y voir un mépris de la moralité et de la justice, dont ils se croyaient seuls en possession.

Leurs murmures étaient donc à la fois un blâme infligé à Jésus et l’expression de leur dédain pour les péagers et les pécheurs. Jésus répondit par trois admirables paraboles : une brebis perdue, une drachme perdue, un fils perdu, indiquant dès l’abord que ce fut ce qui était perdu qu’il chercha avec compassion et amour. Puis, la joie qu’il éprouva de le retrouver et de le sauver devait couvrir de confusion les pharisiens, qui étaient animés de sentiments si différents.

Jésus en appela aux propres sentiments de ses auditeurs : Quel est l’homme d’entre vous ? Puis il recourut à cette image du bon berger, sous laquelle de tout temps l’Église s’est représenté son Sauveur et son Chef.

La brebis est incapable, dés qu’elle est égarée, de revenir au bercail ou de se défendre en présence du moindre danger, ou de supporter aucune fatigue. Pour qu’elle ne soit pas irrévocablement perdue, il faut que le berger la cherche, la porte, lui prodigue tous ses soins. Parfaite image de l’homme pécheur, éloigné de Dieu.

Jésus décrivit sa compassion et son amour sous les traits de ce berger qui cherche sa brebis sans relâche jusqu’à ce qu’il l’eut trouvée. Ce fut là l’œuvre de toute sa vie ; et cette œuvre, il la poursuivit par ses serviteurs, par son Esprit, par tous les moyens de sa grâce. Une seule brebis sur quatre-vingt-dix-neuf est peu de chose : il résulte de là, dit M. Godet, que c’est moins l’intérêt que la pitié qui poussa le berger à agir comme il le fit.

Les quatre-vingt-dix-neuf qu’il laissa dans les lieux non cultivés, les steppes, où l’on faisait paître les brebis, représentent les Israélites restés extérieurement fidèles à l’alliance divine et qui éprouvaient beaucoup moins que les péagers et les pécheurs le besoin d’un Sauveur.

Dieu, le Sauveur, les anges de Dieu, qui prennent part au salut d’une âme perdue. Quel amour se révéla dans ce trait de la parabole ! Existe-t-il sur la terre des justes qui n’ont pas besoin de repentance ? Jésus parla de cette légalité dont se prévalaient ses auditeurs pharisiens. Il employa les termes de pécheurs, justes, repentance dans le sens extérieur où ils les entendaient, eux qui s’imaginaient qu’il suffisait de faire partie du peuple de l’alliance et d’observer les ordonnances lévitiques pour être assuré du salut.

Jésus veut leur fit comprendre que Dieu préfère les sentiments d’humiliation et d’amour, qu’éprouve le pécheur repentant, à la propre justice de ceux qui ne s’écartèrent jamais du droit chemin. Comment n’y aurait-il pas eu plus de joie pour ces pauvres péagers qui venaient se jeter dans les bras de Jésus et recevoir dans leur cœur, déjà renouvelé par la repentance, les paroles de miséricorde et de pardon qu’il leur adressait ?

Dès ce moment, ils lui appartenaient tout entiers et lui faisaient le sacrifice de leur vie, par une reconnaissance et un amour qui sont l’âme de toute vraie piété. Matthieu conserva cette parabole, en lui donnant une place et une signification différentes de celles qu’elle a chez Luc. Elle servit à décrire l’amour et les soins de Jésus pour un de ces petits qu’il défendit de mépriser et qu’il représenta sous l’image de cette brebis perdue, qu’il chercha et sauver.

Cette application de la parabole ne manque pas de vérité. La drachme était une monnaie grec que, valant, comme le denier romain, un peu moins d’un franc, prix de la journée d’un ouvrier Les soins minutieux que prit cette pauvre femme pour retrouver sa drachme perdue, montrèrent combien elle lui était précieuse. Péniblement gagnée, cette pièce d’argent était nécessaire à sa subsistance.

Ainsi, cette parabole révèle l’amour de Dieu, ce fut le prix que conserva pour elle, tout perdu qu’il fut, un homme créé à son image, destiné à lui appartenir pour toujours. Dieu fera tout plutôt que de consentir à le perdre. C’est bien l’un des caractères de l’amour, qui est relaté sous l’image de la joie de cette femme.

Diacre Michel Houyoux

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Prédication du pasteur Marc Pernot : « Malheur à vous, tristes hypocrites ! »

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Vingt-cinquième Semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 21 septembre 2021

 Suis-moi. L’homme se leva et le suivit

 Évangile et Homélie du Sam 04 Mars 2017. Je ne suis pas venu appeler des  justes mais des pécheurs, pour qu'ils se convertissent - Chorale  Belgo-Burundaise CSFA

# L’institution des douze apôtres est un épisode de la vie de Jésus qui apparaît dans les trois évangiles synoptiques : Matthieu 10, 1–4 , Marc 3, 13–19, Luc 6, 12–16, mais pas dans l’Évangile selon Jean. Il relate la sélection initiale des douze apôtres effectuée par Jésus pour un quart déjà disciples de Jean le Baptiste. Les douze Apôtres furent les douze disciples choisis par Jésus de Nazareth. Selon la tradition chrétienne, Jésus distingua aussi soixante-dix disciples, qui devinrent évêques d’une ville par la suite.
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Tous ces disciples prêchèrent la  bonne nouvelle, expression qui donna naissance au mot « évangile », après la rédaction des textes dans les années 65-100. Paul de Tarse fut considéré comme le treizième apôtre par la tradition chrétienne : il est qualifié d’« Apôtre des Gentils » . Les catholiques et les orthodoxes considèrent les évêques comme les successeurs des Apôtres, et accordent une importance particulière au fait que les évêques se situent dans la succession apostolique, c’est-à-dire que la tradition à laquelle ils se rattachent remonte aux apôtres dans la succession des personnes et des doctrines.
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La théologie du groupe chrétien constitué autour des Douze est très vaguement connue par le livre des Actes des Apôtres, les discours prêtés à Pierre lors de la Pentecôte ou devant le Sanhédrin. La christologie est peu développée. Aucune rupture sensible avec le judaïsme officiel ne s’esquisse et rien n’est retrouvé de la polémique attribuée à Jésus contre les Pharisiens, le Sabbat et les offrandes au Temple.
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Ce groupe a certainement une dimension charismatique se prétendant guidé par le Saint-Esprit dont la manifestation, perçue comme ultime, est le signe qui attesterait la résurrection et la victoire de Jésus sur la mort. La conviction de la Résurrection de Jésus et les premières manifestations de l’Esprit apparurent en Galilée. C’est pourquoi les Douze et leurs disciples pratiquèrent une espèce de communisme primitif, chacun vendant ses biens, s’il en avait, pour faire survivre la communauté dans le petit laps de temps qui lui restait à passer sur terre avant le Grand Jour du Jugement dernier.
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Il n’est même pas sûr qu’à ce stade les premiers chrétiens aient clairement identifié le Messie ou l’Envoyé ultime de Dieu avec Jésus, même ressuscité. Peut-être attendaient-ils le Ressuscité comme le restaurateur du Royaume d’Israël (d’après Actes 1). Mais cette effusion de l’Esprit avait surtout « prouvé » que Jésus était un innocent et que ceux qui l’avaient rejetés et livrés aux Romains (les chefs du peuple) étaient dans leur tort. Dieu donnait raison à Jésus et à ses disciples contre le Sanhédrin ! Les Douze étaient les témoins de Dieu et de Jésus contre les chefs juifs. Et si l’innocence et le caractère divin de la mission du Messie étaient reconnus a posteriori (ce dont la prédication chrétienne cherchait à convaincre), alors Dieu hâterait la venue du Messie.
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De l’évangile selon Matthieu

09 Jésus partit de là et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de collecteur d’impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. 10 Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples.

11 Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » 12 Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. 13 Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.»  (Mt 9, 9-13)

Vocation de Matthieu

 Jésus passant devant le bureau des péages, appela Matthieu à le suivre, ce qu’il fit aussitôt. Il invita Jésus pour un repas, et, avec lui, beaucoup de péagers et de gens mal famés .Les pharisiens accusèrent Jésus de frayer avec des pécheurs. Des pharisiens voyant cela, demandèrent aux disciples comment il se fit que leur Maître mangea avec de telles gens.

Jésus répondit : « Ce sont précisément les malades qui ont besoin de médecin. »  Ils pourraient le savoir, car l’Écriture dit : « Dieu prend plaisir à la miséricorde, non au sacrifice : le Sauveur vient appeler des pécheurs, non des justes. En ce moment des disciples de Jean-Baptiste demandèrent à Jésus pourquoi ceux qui le suivaient ne pratiquent point la loi du jeûne.

Il leur répondit que ses disciples ne pouvaient être dans le deuil ou la tristesse tant que l’époux fut avec eux, mais que les jours viendront où ils jeûneront.

Puis il s’appliqua à leur faire comprendre, par deux comparaisons frappantes, que la vie nouvelle qu’il apporta au monde fut incompatible avec les vieilles institutions légales et même qu’elle exigea l’entier renouvellement de l’homme intérieur. Marc et Luc racontèrent aussi cette vocation d’un disciple avec les mêmes détails de lieu, de temps, de circonstances, il s’agit évidemment d’un fait identique dans les trois récits.

Tandis que Matthieu appela ce disciple Matthieu, les deux autres le nommèrent Lévi. Le nom de Matthieu se retrouve dans tous les catalogues des apôtres, tandis que celui de Lévi n’y paraît jamais, pour être convaincu que le disciple appelé en cette circonstance à l’apostolat changea dès ce moment son nom de Lévi en celui de Matthieu, qui signifie don de Dieu. Ainsi Simon prit le nom de Pierre Saul celui de Paul.

Bureau des péages Lieu où l’on percevait les impôts sur les marchandises en transit. Comme ces contributions étaient prélevées pour le compte des Romains, les Juifs qui exerçaient ces fonctions de percepteurs étaient généralement haïs et méprisés. .Et c’est parmi ces péagers que Jésus choisit l’un de ses apôtres !

Voulait-il seulement faire voir combien il se mettait au-dessus des préjugés juifs ? Ou désirait-il aussi posséder parmi ses disciples un homme habitué à manier la plume ? Tout cela est possible ; mais il y a quelque chose de si brusque, de si spontané et de si étrange dans cet appel, qu’on ne peut, en tout cas, douter que Jésus ne l’ait adressé par une impulsion directe d’en haut. Ce caractère divin de l’appel ressort aussi de la décision et de la promptitude avec lesquelles il est accepté. Entre Jésus et cet homme, il doit y avoir eu comme un coup de divine sympathie. (Frédéric Godet)

Tout dans l’histoire évangélique est une révélation de la miséricorde de Dieu. Matthieu connaissait déjà Jésus, qui habitait cette même ville de Capharnaüm qu’il avait entendu et reçu sa parole et que cet appel à le suivre fut une vocation décisive à l’apostolat. Mais l’autorité de cet appel de Jésus et la prompte obéissance de Matthieu n’en furent pas moins admirables.

Matthieu ne dit pas dans quelle maison,mais Luc écrivit que c’était la maison de Matthieu Lévi, dans laquelle celui-ci fit  un grand banquet. Il voulut ainsi, dans le zèle de son premier amour, offrir à tous ces péagers et ces pécheurs qu’il invita, une occasion de voir et d’entendre Jésus. Quelques interprètes prétendirent que, selon Matthieu comme selon Marc, ce repas eut lieu dans la maison de Jésus. Mais par quelle raison cette foule de péagers aurait-elle tout à coup envahi la maison de Jésus ?.

Matthieu, péager lui-même, avait aussi invité plusieurs de ses amis ayant la même vocation méprisée,  et d’autres personnes dont la réputation ne fut pas meilleure et qui furent désignées dans les évangiles comme des gens de mauvaise vie. Ce mot se trouve souvent uni à celui de péagers parce que ces derniers avaient généralement le même caractère moral.

Les pharisiens, dans leur propre justice, se croyaient justes ; ils n’avaient donc pas besoin d’un médecin, de Jésus qui  guérissait les personnes de leurs maladies morales. Mais ceux qui se portèrent mal, les malades, ces pécheurs qui se sentirent tels et qui l’entourèrent, eurent besoin de lui et  ils l’écoutaient avec bonheur leur parler de pardon et de réconciliation avec Dieu.

Jésus fit aux pharisiens une certaine concession, admettant une différence morale extérieure entre eux et les péagers, mais c’était une concession ironique , comme dit Calvin, car au fond leur orgueil et leur dureté de cœur envers ces pauvres pécheurs que Jésus recevait, les rendaient, malgré leurs lumières, plus coupables qu’eux devant Dieu . « Or allez, et apprenez ce que signifie cette parole : Je veux la miséricorde et non le sacrifice ; car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » (Mt 9, 13) 

Selon la plupart des interprètes, Jésus l’applique aux pharisiens qui, sans miséricorde pour les péagers et les pécheurs, mettaient toute leur confiance pour leur salut dans les sacrifices qu’ils offraient et dans les dehors cérémonials de la religion ; précisément l’inverse de ce que Dieu veut. Selon d’autres, Jésus s’appliquerait à lui-même cette déclarations et justifierait ainsi par une parole divine la miséricorde dont il usait envers les pécheurs.

Les justes et les pécheurs furent les gens en santé et les malades et cette nouvelle comparaison des pharisiens avec les péagers renferma la même ironie. Jésus, sans exclure ces propres justes de son royaume, ne pouvait pas les y appeler, tant qu’ils persistaient dans leur orgueil,  il est sûr que le sentiment douloureux du péché est la porte de ce royaume céleste auquel Jésus appelait.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Jésus choisit Matthieu pour apôtre (Mt 9, 9-13)

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◊ Communauté apostolique catholique Ain Karem   : cliquez ici pour lire l’article → Vingt cinquième semaine du temps ordinaire

  Prédication de la Pasteure Agnès Adeline-Schaeffer : « La mission des apôtres est aussi  la nôtre ! »

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Préparez le chemin du Seigneur et rendez droits ses sentiers

Posté par diaconos le 19 septembre 2021

 2 ème dimanche de l'avent 2014

Jean-Baptiste parut dans le désert, exhortant le peuple à se repentir, vu la proximité du royaume de Dieu. Il accomplit la prophétie d’Ésaïe. Matthieu décrivit son vêtement et sa nourriture, le baptême que Jean leur administrait après qu’ils avaient confessé leurs péchés.

Discours de Jean

Discours de Jean aux pharisiens et aux sadducéens : il démêla leur peu de sincérité ; les avertit de ne pas se confier en leur qualité de descendants d’Abraham et leur dénonça le jugement imminent ;  le baptême d’eau qu’il administra ne fut destiné qu’à préparer la venue d’un plus puissant, auprès duquel, lui, Jean ne se sentit pas digne de remplir l’office d’un esclave et qui baptisera d’Esprit et de feu. Celui-là consommera le jugement, en opérant un triage définitif.

# Selon François Blanchetière, Jésus vécut un temps dans l’entourage de Jean. Les premiers disciples de Jésus furent issus de l’entourage de Jean Baptiste : André, Simon-Pierre, Philippe, Nathanaël (Jn 1. 35-51). Jean reconnut Jésus comme plus grand que lui. Les spécialistes discutèrent pour déterminer dans quels lieux les deux hommes se rencontrèrent. L’Évangile de Jean localise l’activité de Jean le Baptiste sur les rives du Jourdain, ou à Béthanie au-delà du Jourdain.

Le lieu appelé Aenon près de Salim où les eaux sont abondantes fut identifié à Ain Fa’rah. L’autre, Béthanie au-delà du Jourdain, où Jean baptisa où est située la première rencontre de Jésus et de Jean fut localisée en Pérée au-delà du Jourdain par la tradition chrétienne. Toutefois, selon les travaux de Murphy O’Connor repris par François Blanchetière, cette localisation — à Al-Maghtas — se révéla impossible à soutenir.

Selon la majorité des historiens et exégètes, la mort de Jean Baptiste est à situer vers 28/2930, ou, à l’instar de la formulation d’André Paul, vers la fin des années 20 »31, avant l’arrestation et la crucifixion de Jésus qui aurait eu lieu vers 30 ou 33. Selon Luc, l’histoire de Jean Baptiste est un midrash bâti sur les récits bibliques de la naissance d’Isaac et de Samuel de David

 Dans le désert une voix cria : « Préparez le chemin du Seigneur , rendez droits ses sentiers. » (Mc 1, 3) Préparons pour Jésus un chemin. Les chemins et les routes sont un lieu vital pour tous les peuples. Ils permettent aux gens de communiquer d’un endroit à l’autre et de se rencontrer. Ce désert que nous devons transformer, c’est celui de la détresse morale, c’est celui de la solitude, celui aussi qui est provoqué par le non-respect de la dignité humaine.

Vers la fin de l’an 27, Jean-Baptiste proclama dans le désert un baptême de conversion pour le pardon des péchés. Il ne ménagea jamais son auditoire: « Changez totalement de conduite. Retournez-vous. Vous fîtes  ceci…. Faites maintenant le contraire. Ce mal que vous avez commis,  cessez de le faire. Ce bien que vous n’avez pas fait, mettez- vous à le faire. Changez… Changez… »

Commençons d’ôter de notre vie tout ce qui est contraire à Dieu ; ne jugeons pas et nous ne serons pas jugés. Ne condamnons pas les autres mêmes s’ils ont commis des actions mauvaises. En les rejetant, c’est l’amour de Dieu que nous rejetons pour eux. Il nous arrive parfois de dénoncer ou d’accuser au nom de la vérité. Cette manière d’agir est souvent hypocrite et surtout elle ne laisse aucune chance à la personne qui en est la victime. 

 Tout pécheur est une personne que Dieu veut sauver. La vraie conversion doit s’accompagner du témoignage de notre vie. Comme Jean-Baptiste le fit, nous avons à retrousser nos manches pour construire un monde plus juste et plus fraternel. En tant que témoins de Jésus, n’ oublions pas cette parole : « Celui qui vient derrière nous, celui que nous annonçons est plus puissant que nous « 

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♥  Homélie par le frère Thibaut du Pontavice

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TV Foi – Préparez le chemin du Seigneur

 

Rencontre avec la parole de vieAuteur  Diacre Michel Houyoux  - 224 pages , publié en français le 06 juillet 2012

EAN 139783841698070 ISBN   978-3-8416-9807-0  Format  Broché

EAN13   Éditeur  Croix du Salut

Publié à la maison d’éditions Croix du SalutSite Web  http : www. editions-croix.com

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Rencontre avec la Parole de Vie

Des interprètes prirent comme un fait réel que les chapitres 40 à 65 et quelques autres morceaux (Is 13, /-14.23, Is 21, 1-10 et les chapitres 34 et 35 furent composés  vers la fin de la captivité de Babylone, soit bprès de deux siècles après le temps d’Isaïe.

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Miracles de la multiplication des pains
◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →L’ÂNE DU FERMIER
Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Le fils de l’homme est maître du Sabbat
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