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Dimanche des rameaux et de la passion

Posté par diaconos le 28 mars 2021

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Tu n’as pas eu la force de veiller une heure ?

# Le dimanche des Rameaux est dans le calendrier liturgique chrétien le dimanche qui précède le dimanche de Pâques et qui marque l’entrée dans la Semaine sainte. Il commémore deux événements : d’une part, l’entrée solennelle de Jésus à Jérusalem, où il fut acclamé par une foule agitant des palmes et déposant des manteaux sur son passage, épisode relaté dans les quatre Évangiles canoniques ; d’autre part, la Passion du Christ, sa mort sur la croix et sa Mise au tombeau d’où le nom actuel de « célébration des Rameaux et de la Passion ».
Depuis le concile Vatican II, son nom liturgique était le « dimanche des Rameaux » . Auparavant, ainsi que dans la forme tridentine du rite romain, il s’appelait « deuxième dimanche de la Passion ou dimanche des Rameaux » Il est aussi connu sous le nom de « dimanche des Palmes » dans le Sud de la France. Le dimanche des Rameaux célèbre l’entrée triomphale de Jésus-Christ à Jérusalem2. Dans la tradition juive, les rameaux de palmier et le mot « Hosanna » évoquent la fête des récoltes, Souccot, mentionnée dans le Lévitique. Les rameaux sont conservés après leur bénédiction le dimanche des Rameaux et sont ramenés le mercredi des Cendres du carême suivant (pour justement être transformés en cendres imposées durant la messe sur le front des fidèles).
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De l’Évangile selon saint Marc

La fête de la Pâque et des pains sans levain allait avoir lieu dans deux jours. Les chefs des prêtres et les scribes cherchaient le moyen d’arrêter Jésus par ruse, pour le faire mourir. Car ils se disaient: «Pas en pleine fête, pour éviter une émeute dans le peuple».
Jésus se trouvait à Béthanie, chez Simon le lépreux. Pendant qu’il était à table, une femme entra, avec un flacon d’albâtre contenant un parfum très pur et de grande valeur. Brisant le flacon, elle le lui versa sur la tête. Or, quelques-uns s’indignaient: «À quoi bon gaspiller ce parfum ? On aurait pu le vendre pour plus de trois cents pièces d’argent et en faire don aux pauvres».
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Et ils la critiquaient. Mais Jésus leur dit : «Laissez-la ! Pourquoi la tourmenter ? C’est une action charitable qu’elle a faite envers moi. Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, et, quand vous voudrez, vous pourrez les secourir; mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. Elle a fait tout ce qu’elle pouvait faire. D’avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement. Amen, je vous le dis: Partout où la Bonne Nouvelle sera proclamée dans le monde entier, on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire».
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Judas Iscariote, l’un des Douze, alla trouver les chefs des prêtres pour leur livrer Jésus. À cette nouvelle, ils se réjouirent et promirent de lui donner de l’argent. Dès lors Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : «Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour ton repas pascal ?».
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Il envoie deux disciples : «Allez à la ville; vous y rencontrerez un homme portant une cruche d’eau. Suivez-le. Et là où il entrera, dites au propriétaire : ‘Le maître te fait dire: Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?’. Il vous montrera, à l’étage, une grande pièce toute prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs». Les disciples partirent, allèrent en ville ; tout se passa comme Jésus le leur avait dit; et ils préparèrent la Pâque.
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Le soir venu, Jésus arrive avec les Douze. Pendant qu’ils étaient à table et mangeaient, Jésus leur déclara : «Amen, je vous le dis : l’un de vous, qui mange avec moi, va me livrer». Ils devinrent tout tristes, et ils lui demandaient l’un après l’autre : «Serait-ce moi ?». Il leur répondit : «C’est l’un des Douze, qui se sert au même plat que moi. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet; mais malheureux celui qui le livre ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né».
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Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit, et le leur donna, en disant : «Prenez, ceci est mon corps». Puis, prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : «Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, répandu pour la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’à ce jour où je boirai un vin nouveau dans le royaume de Dieu». Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.
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Jésus leur dit : «Vous allez tous être exposés à tomber, car il est écrit : ‘Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées’. Mais, après que je serai ressuscité, je vous précéderai en Galilée». Pierre lui dit alors : «Même si tous viennent à tomber, moi, je ne tomberai pas». Jésus lui répond : «Amen, je te le dis : toi, aujourd’hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois». Mais lui reprenait de plus belle : «Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas». Et tous disaient de même.
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Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani. Jésus dit à ses disciples : «Restez ici; moi, je vais prier». Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean, et commence à ressentir frayeur et angoisse. Il leur dit : «Mon âme est triste à mourir. Demeurez ici et veillez». S’écartant un peu, il tombait à terre et priait pour que, s’il était possible, cette heure s’éloigne de lui.
Il disait : «Abba… Père, tout est possible pour toi. Éloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux !». Puis il revient et trouve les disciples endormis. Il dit à Pierre : «Simon, tu dors ! Tu n’as pas eu la force de veiller une heure ? Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation : l’esprit est ardent, mais la chair est faible».
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Il retourna prier, en répétant les mêmes paroles. Quand il revint près des disciples, il les trouva endormis, car leurs yeux étaient alourdis. Et ils ne savaient que lui dire. Une troisième fois, il revient et leur dit : «Désormais vous pouvez dormir et vous reposer. C’est fait ; l’heure est venue : voici que le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous ! Allons ! Le voici tout proche, celui qui me livre».
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Jésus parlait encore quand Judas, l’un des Douze, arriva avec une bande armée d’épées et de bâtons, envoyée par les chefs des prêtres, les scribes et les anciens. Or, le traître leur avait donné un signe convenu : «Celui que j’embrasserai, c’est lui : arrêtez-le, et emmenez-le sous bonne garde». À peine arrivé, Judas, s’approchant de Jésus, lui dit : «Rabbi !». Et il l’embrassa. Les autres lui mirent la main dessus et l’arrêtèrent.
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Un de ceux qui étaient là tira son épée, frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l’oreille. Alors Jésus leur déclara : «Suis-je donc un bandit pour que vous soyez venus m’arrêter avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, j’étais parmi vous dans le Temple, où j’enseignais ; et vous ne m’avez pas arrêté. Mais il faut que les Écritures s’accomplissent».
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Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent tous. Or, un jeune homme suivait Jésus ; il n’avait pour vêtement qu’un drap. On le saisit. Mais lui, lâchant le drap, se sauva tout nu.
Ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre, et tous les chefs des prêtres, les anciens et les scribes se rassemblent. Pierre avait suivi Jésus de loin, jusqu’à l’intérieur du palais du grand prêtre, et là, assis parmi les gardes, il se chauffait près du feu. Les chefs des prêtres et tout le grand conseil cherchaient un témoignage contre Jésus pour le faire condamner à mort, et ils n’en trouvaient pas.
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De fait, plusieurs portaient de faux témoignages contre Jésus, et ces témoignages ne concordaient même pas. Quelques-uns se levaient pour porter contre lui ce faux témoignage : «Nous l’avons entendu dire : ‘Je détruirai ce temple fait de main d’homme, et en trois jours j’en rebâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d’homme’». Et même sur ce point, ils n’étaient pas d’accord.
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Alors le grand prêtre se leva devant l’assemblée et interrogea Jésus : «Tu ne réponds rien à ce que ces gens déposent contre toi ?». Mais Lui gardait le silence, et il ne répondait rien. Le grand prêtre l’interroge de nouveau : «Es-tu le Messie, le Fils du Dieu béni ?». Jésus lui dit : «Je le suis, et vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant, et venir parmi les nuées du ciel».
Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements et dit : «Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? Vous avez entendu le blasphème. Quel est votre avis ?». Tous prononcèrent qu’il méritait la mort. Quelques-uns se mirent à cracher sur Lui, couvrirent son visage d’un voile, et le rouèrent de coups, en disant : «Fais le prophète !», et les gardes lui donnèrent des gifles.
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Comme Pierre était en bas, dans la cour, arrive une servante du grand prêtre. Elle le voit qui se chauffe, le dévisage et lui dit : «Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth !». Pierre le nia : «Je ne sais pas, je ne comprends pas ce que tu veux dire». Puis il sortit dans le vestibule. La servante, l’ayant vu, recommença à dire à ceux qui se trouvaient là : «En voilà un qui est des leurs !».
De nouveau, Pierre le niait. Un moment après, ceux qui étaient là lui disaient : «Sûrement tu en es! D’ailleurs, tu es Galiléen». Alors il se mit à jurer en appelant sur lui la malédiction : «Je ne connais pas l’homme dont vous parlez». Et aussitôt, un coq chanta pour la seconde fois. Alors Pierre se souvint de la parole de Jésus: «Avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois». Et il se mit à pleurer.
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Dès le matin, les chefs des prêtres convoquèrent les anciens et les scribes, et tout le grand conseil. Puis ils enchaînèrent Jésus et l’emmenèrent pour le livrer à Pilate. Celui-ci l’interrogea : «Es-tu le roi des Juifs ?». Jésus répond : «C’est toi qui le dis». Les chefs des prêtres multipliaient contre Lui les accusations. Pilate lui demandait à nouveau : «Tu ne réponds rien ? Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi». Mais Jésus ne répondit plus rien, si bien que Pilate s’en étonnait.
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  À chaque fête de Pâque, il relâchait un prisonnier, celui que la foule demandait. Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas, arrêté avec des émeutiers pour avoir tué un homme lors de l’émeute. La foule monta donc, et se mit à demander à Pilate la grâce qu’il accordait d’habitude. Pilate leur répondit : «Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ?».
Il se rendait bien compte que c’était par jalousie que les chefs des prêtres l’avaient livré. Ces derniers excitèrent la foule à demander plutôt la grâce de Barabbas. Et comme Pilate reprenait : «Que ferai-je donc de celui que vous appelez le roi des Juifs ?», ils crièrent de nouveau : «Crucifie-le !». Pilate leur disait : «Qu’a-t-il donc fait de mal ?».
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Mais ils crièrent encore plus fort: «Crucifie-le!». Pilate, voulant contenter la foule, relâcha Barabbas, et après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour qu’il soit crucifié. Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du Prétoire, c’est-à-dire dans le palais du gouverneur. Ils appellent toute la garde, ils lui mettent un manteau rouge, et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée. Puis ils se mirent à lui faire des révérences : «Salut, roi des Juifs !». Ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur Lui, et s’agenouillaient pour lui rendre hommage. Quand ils se furent bien moqués de Lui, ils lui ôtèrent le manteau rouge, et lui remirent ses vêtements.
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Puis, ils l’emmenèrent pour le crucifier, et ils réquisitionnent, pour porter la croix, un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus, qui revenait des champs. Et ils amènent Jésus à l’endroit appelé Golgotha, c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne, ou Calvaire. Ils lui offraient du vin aromatisé de myrrhe ; mais Il n’en prit pas.
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Alors ils le crucifient, puis se partagent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir la part de chacun. Il était neuf heures lorsqu’on le crucifia. L’inscription indiquant le motif de sa condamnation portait ces mots : «Le roi des Juifs». Avec Lui on crucifie deux bandits, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. Les passants l’injuriaient en hochant la tête : «Hé!, toi qui détruis le Temple et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, descends de la croix !».
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De même, les chefs des prêtres se moquaient de lui avec les scribes, en disant entre eux : «Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! Que le Messie, le roi d’Israël, descende maintenant de la croix ; alors nous verrons et nous croirons». Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.
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Quand arriva l’heure de midi, il y eut des ténèbres sur toute la terre jusque vers trois heures. Et à trois heures, Jésus cria d’une voix forte : «Éloï, Éloï, lama sabactani ?», ce qui veut dire : «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?». Quelques-uns de ceux qui étaient là disaient en l’entendant : «Voilà qu’il appelle le prophète Élie !».
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L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée, il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire, en disant : «Attendez ! Nous verrons bien si Élie vient le descendre de là !». Mais Jésus, poussant un grand cri, expira. Le rideau du Temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas. Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, s’écria : «Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu !».
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Il y avait aussi des femmes, qui regardaient de loin, et parmi elles, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques le petit et de José, et Salomé, qui suivaient Jésus et le servaient quand Il était en Galilée, et encore beaucoup d’autres, qui étaient montées avec Lui à Jérusalem.
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Déjà le soir était venu ; or, comme c’était la veille du sabbat, le jour où il faut tout préparer, Joseph d’Arimathie intervint. C’était un homme influent, membre du Conseil, et il attendait lui aussi le royaume de Dieu. Il eut le courage d’aller chez Pilate pour demander le corps de Jésus.
Pilate, s’étonnant qu’il soit déjà mort, fit appeler le centurion, pour savoir depuis combien de temps Jésus était mort. Sur le  rapport du centurion, il permit à Joseph de prendre le corps. Joseph acheta donc un linceul, il descendit Jésus de la croix, l’enveloppa dans le linceul et le déposa dans un sépulcre qui était creusé dans le roc. Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau. Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José, regardaient l’endroit où on l’avait mis. Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu !»
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Auteur +PÈRE MARIE LANDRY C+MPS
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Jésus, même si je n’ai pas de grandes richesses à t’offrir, je t’offre mon cœur pour t’accompagner en ces jours si saints de ta Passion et de ta Résurrection qui commencent liturgiquement aujourd’hui. Accorde-moi de pénétrer dans le sens si profond et si mystérieux de la science de la croix.
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Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu !
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Aujourd’hui dans la Liturgie nous lisons la passion du Seigneur selon Saint Marc et nous écoutons un témoignage qui nous laisse saisi d’effroi : «Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu !» (Mc 15, 39). L’évangéliste fait attention de bien mettre ses mots dans la bouche d’un centurion romain, qui étonné, avait assisté à une parmi tant d’autres exécutions auxquelles il devait, vu son grade, assister en étant dans un pays étranger et, soumis.
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Il ne doit pas être facile de se demander ce qu’il a pu voir dans ce visage —à peine humain— pour avoir pu faire une déclaration pareille. D’une manière ou d’une autre il a dû découvrir un visage innocent, quelqu’un d’abandonné, et même trahi, à la merci des intérêts particuliers; ou peut-être quelqu’un qui avait était l’objet d’une injustice au milieu d’une société injuste ; quelqu’un qui garde le silence, qui souffre, et qui, inexplicablement, accepte tout ce qui lui arrive. Peut-être, même, a t-il senti qu’il était un complice de cette injustice face à laquelle il ne lève pas un doigt pour l’arrêter, comme tant d’autres qui se lavent les mains face aux difficultés des autres.
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L’image du centurion romain est l’image de l’Humanité qui observe. C’est en même temps, la profession de foi d’un païen. Jésus meurt seul, innocent, frappé, abandonné et, en même temps, confiant dans le sens profond de sa mission, avec les “restes d’amour” que les coups lui ont laissé dans son corps.
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Mais avant tout cela —lors de son entrée à Jérusalem— Il a été acclamé comme Celui qui vient au nom du Seigneur (Mc 11, 9). Cette année, notre acclamation, n’est pas une acclamation d’expectative remplie d’illusion et sans connaissance, comme celle des habitants de Jérusalem. La nôtre s’adresse à Celui qui est déjà passé par l’épreuve du don total et qui est sorti victorieux. Enfin, «nous n’étendrons pas de vêtements ou de rameaux inanimés, des branches d’arbre qui vont bientôt se faner, et qui ne réjouissent le regard que peu de temps. Notre vêtement, c’est sa grâce» (Saint André de Crète).
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Jésus, apprends-moi à prier le Père comme toi. Que la prière me permette à la fois de m’unir à ton sacrifice et de m’offrir à mon tour. J’ai confiance en toi. Je t’offre ma vie. «Plantez en votre cœur Jésus crucifié, et toutes les croix de ce monde vous sembleront des roses : ceux qui sont piqués par des épines de la couronne de Notre-Seigneur, qui est notre chef, ne sentent guère les autres piqûres.» (Saint François de Sales)
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Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Dimanche des Rameaux et de la Passion

   Dimanche des Rameaux et de la Passion – Homélie de Mgr Stanislas Lalanne

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Vendredi après les cendres

Posté par diaconos le 19 février 2021

 Vendredi après les cendres  dans Carême

# Le Carême est un temps liturgique de dévotion à Dieu associée à une alternance de jours de jeûne complet et de jours d’abstinence (jours maigres) d’une durée de quarante jours que le catholicisme a instituée au IVe siècle en référence aux quarante jours de jeûne de Jésus-Christ dans le désert. Le Carême précède Pâques, la plus importante des fêtes chrétiennes. Le jeûne est allégé les dimanches et le jour de l’Annonciation mais il n’est pas interrompu. Le Carême se termine par une période de jeûne et de célébrations plus intenses, la Semaine sainte. Le Carême est un temps de préparation à la commémoration de la Passion et de la Résurrection du Christ.

La période de Carême doit être, pour les fidèles, une période d’approfondissement, de prière et de détachement des biens matériels en préparation de la fête de Pâques. Le Carême dure quarante jours du mercredi des cendres au repas de la Cène du jeudi Saint. Dans les Églises de rite byzantin, le Carême est précédé d’une période de préparation appelée Petit Carême, laquelle se termine au dimanche de Carnaval. Le Carême proprement dit, appelé Grand Carême, dure du Lundi Pur au vendredi précédant le Samedi de Lazare et le dimanche des Rameaux.

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, les disciples de Jean le Baptiste s’approchèrent de Jésus en disant : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront. » (Mt 9, 14-15)

L’entretien avec les pharisiens

Dans le récit de Luc (Luc 5.33 et suivants), l’entretien avec les pharisiens  adressant à Jésus cette question :  »  Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? Selon Marc, ce seraient les pharisiens et les disciples de Jean réunis.

Quoi qu’il en soit, ces derniers y eurent part, et Matthieu les nomma seuls, parce que e fut à eux que la réponse de Jésus importa le plus. Les disciples de Jean n’eurent pas tous suivi les conseils de leur maître, qui les exhorta à s’attacher à Jésus. Ceux qui ne le firent pas  s’astreignirent aux prescriptions rigoureuses de la piété des pharisiens, qu’ils pratiquèrent avec plus de sincérité que ces derniers. Ils menèrent, à l’exemple de leur maître, une vie de repentance et d’austérité dans laquelle le jeûne tint une grande place. Leur question montra qu’ils furent scandalisés de la liberté que Jésus laissa à ses disciples à cet égard.

Les amis de noce (grec les fils de la chambre nuptiale, hébraïsme), furent les jeunes gens qui accompagnèrent l’époux quand il vint prendre sa fiancée pour l’emmener, entourée de ses amies, dans sa maison. Ils figurèrent les disciples de Jésus, qui se présenta lui-même comme l’époux de l’Église.

Les disciples de Jean durent comprendre cette belle image que Jésus utilisa : « Celui à qui appartient l’épouse, c’est l’époux; mais l’ami de l’époux, qui se tient là et qui l’entend, éprouve une grande joie à cause de la voix de l’époux: aussi cette joie, qui est la mienne, est parfaite » ( Jn 3, 29). Ces amis ne durent ni ne purent être dans le deuil, s’attrister par le jeûne, tandis que Jésus futt avec eux.

En se désignant comme l’époux Jésus affirma que, dans sa personne, c’est Dieu lui-même qui visite son peuple, car, dans le langage de l’Ancien Testament, cette comparaison est exclusivement réservée aux rapports de Jéhovah et d’Israël. Après avoir rappelé sa suprême dignité, Jésus, comme toujours, reporta sa pensée sur son abaissement suprême : « Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. » (Mt 16, 21)

Quand l’époux leur sera  enlevé brusquement, alors ils jeûneront, au sein de leurs souffrances, de leurs tristesses, non parce que la loi l’ordonna, mais avec une sainte liberté, afin de se livrer tout entiers à la prière et à leurs rudes travaux  « Ils firent nommer des anciens dans chaque Église, et, après avoir prié et jeûné, ils les recommandèrent au Seigneur, en qui ils avaient cru.  » (Ac 14, 23)

C’est ici, la première fois que Jésus annonça sa mort, dont il eut, dès le commencement de son ministère, la plus claire prévision  : « Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé,  » (Jn 3, 14) . Quel jour ce fait jeta sur toute sa vie !

Diacre Michel Houyoux

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◊ Idées-Caté : cliquez ici pour lire l’article →  Jésus et le jeûne

◊ Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article →   Être avec l’époux

  La disposition intérieure du cœur pendant le jeûne – Vie de Foi – Jérémy Sourdril

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Mercredi des cendres

Posté par diaconos le 17 février 2021

  Ton Père qui voit dans le secret te le rendra

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# La ritualisation des cendres est liée à la pénitence dès l’Ancien Testament, notamment dans le Livre de Daniel et le Livre de Jonas : « Et je tournai ma face vers le Seigneur Dieu, me disposant à la prière et à la supplication par le jeûne, et avec le sac et la cendre et le bruit étant parvenu jusqu’au roi de Ninive, il se leva de son trône, jeta bas son manteau, se couvrit d’un cilice et s’assit sur la cendre. Les cendres expriment le néant de l’homme, sa petitesse et sa finitude, face à l’immortalité et à la transcendance de Dieu.

Dans le christianisme, le premier concile de Nicée, en 325, préconisa un jeûne de quarante jours pour préparer Pâques. Le pape Grégoire Ier institua aux alentours de l’an 591 la coutume, en ce mercredi, de consacrer au service divin les cendres des rameaux de l’année précédente et de tracer avec ces cendres une croix sur le front des fidèles. En recevant cette croix de cendres, les fidèles doivent prendre conscience de leur caractère éphémère et être appelés à la conversion La première prière pour la bénédiction des cendres date du XIe siècle. Lors du synode de Bénévent (1091), le pape Urbain II recommanda la coutume de l’éparpillement des cendres pour toute l’Église.

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes.
Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.

Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.

Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »  (Mt 6,  1-6.16-18)

La justice du royaume de Dieu

 La justice du royaume de Dieu, ressortant de la vraie interprétation de la loi, c’est le sujet général du sermon sur la montagne  ; ici ce terme désigne les actes qui constituent la vraie piété, le culte que Dieu réclame de ceux qui prétendent le servir. Jésus  en releva les manifestations diverses, afin d’opposer la vérité aux fausses pratiques des pharisiens. Avant tout, aucun des exercices de cette piété ne doit être fait devant les hommes dans le but d’être vu par eux, et d’attirer ainsi leur admiration et leurs louanges. Autrement pas de récompense auprès de Dieu

Faire l’aumône, c’est exercer la miséricorde, telle est la signification étymologique du mot grec d’où dérive le mot aumône. Ce sens indique déjà le motif intérieur d’où doit procéder la bienfaisance.L’exercer avec ostentation, c’est l’affaire des hypocrites. Quelques interprètes pensèrent que chez les Juifs les riches faisaient réellement sonner de la trompette en certains jours pour rassembler les indigents. Il n’est pas nécessaire de recourir a cet usage, qui d’ailleurs n’est pas prouvé, pour comprendre la métaphore qu’employa Jésus..

Faire l’aumône dans les synagogues et dans les rues, n’est pas un mal en soi, mais ce qui en fait un mal, c’est ce but : être glorifié des hommes. C’est là la récompense que cherchent les hypocrites, ils l’ont déjà et n’auront plus rien à réclamer : « Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux; car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous. » (Mt 5, 12)

Toutes les fois qu’on vous loue, craignez cette parole du Sauveur : En vérité je vous le dis, vous avez reçu votre récompense. Parole si importante que Jésus-Christ la répète à chaque action qu’il marque en particulier dans ce chapitre. (Bossuet)

La parole de Jésus implique que nous recevrons une rétribution pour les aumônes que nous aurons faites, il ne faut cependant attacher à celles-ci aucune idée de mérite et de propre justice ). Tout ce qui se fait par amour pour Dieu a sa récompense en Dieu même.

 Prier en se tenant debout, même dans les synagogues ou dans le temple, selon l’usage des Juifs, les regards tournés, vers le lieu très saint ce n’est pas précisément là ce que blâma Jésus, mais bien encore ce mobile hypocrite, être vu des hommes. Jésus ne parut pas approuver ce maintien dans la prière, il le marqua ailleurs comme un trait de caractère du pharisien. Lui-même se prosternait devant Dieu : « Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi: Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux » (Mt 26, 39)

Quant à prier debout dans les rues, selon un usage qui existe encore en Orient, lorsque sonne l’heure de la prière, il fut probable que Jésus le réprouvait absolument. La prière particulière doit avoir lieu entre l’âme et Dieu seul. Par sa toute-présence il est et il voit dans le secret.  Te le rendra : cette expression, quand il s’agit non d’une bonne œuvre, mais de la prière, montre clairement ce que Jésus entendit par ce mot de récompense qu’il ne craignit pas d’employer.

Après la prière, le jeûne, autre manifestation de la piété. La justice pharisaïque fut mêlée de cette hypocrisie qui voulut paraître. Cet air triste, ce visage défait n’eut pas d’autre but. Ils firent disparaître leur visage, afin qu’ils parurent aux hommes comme jeûnant. Le jeûne sérieux, comme moyen de discipline morale, est tout autre chose :  » Et moi, quand ils étaient malades, je revêtais un sac, J’humiliais mon âme par le jeûne, Je priais, la tête penchée sur mon sein. » (Ps 35, 13)

Diacre Michel Houyoux

Compléments

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  Mercredi des cendres: début du carême chrétien

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Premier dimanche de Carême — Année B

Posté par diaconos le 16 février 2021

Jésus fut tenté par Satan, et les anges le servaient

# Le nom « satan » apparaît d’abord dans la Bible hébraïque. Pour Daniel E. Gershenson, il existe une forte possibilité pour que le nom « satan » provienne du grec et son étymologie serait « celui qui habite dans les cieux » Dans la tradition chrétienne, Satan est mentionné dans le Livre de Job et dans les Évangiles par Jésus qui le qualifie de « prince de ce monde ». Il est identifié au chef des anges déchus. Cette conception s’appuie sur les écrits bibliques : l’ange rebelle fut déchu selon Isaïe et Ézéchiel dans l’Ancien Testament et Pierre et Jude dans le Nouveau Testament

Selon l’enseignement du catéchisme de l’Église catholique romaine, les anges furent tous créés par Dieu pour être bons mais certains devinrent mauvais et se retournèrent contre leur créateur. Les anges n’ayant pas besoin de la foi puisqu’ils ont déjà la connaissance de toutes les choses célestes, leur rébellion contre Dieu constitue un acte impardonnable pour ceux qui le disent, donc les hommes (qui l’écrivent), à savoir que trahir l’Éternel c’est aussi trahir le Temps, c’est une chute fatale, une erreur fatale. Matthieu qualifia cette rébellion de péché impardonnable dans cet âge ou un âge à venir. Satan est identifié également au Serpent de la Genèse.

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Résultat de recherche d'images pour "Jésus fut tenté par Satan, et les anges le servaient"De ‘Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Jésus venait d’être baptisé. Aussitôt l’Esprit le pousse au désert et, dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient. Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » (Mc 1, 12-15)

Vivre un Carême joyeux

 Jésus venait d’être baptisé. La voix du père s’était faite entendre ; « Tu es mon Fils bien-aimé… Aussitôt après cet événement, l’Esprit le poussa au désert (Mc 1, 9-12). Dans l’Évangile de Marc le mot « Aussitôt » revient très souvent. Il y a déjà là un message important pour nous, pour la manière dont nous vivons notre vie chrétienne. Ce n’est pas « Je commence demain… ou plus tard… quand je serai à la retraite… » C’est maintenant, tout de suite, que le Seigneur attend ma réponse.

Ce désert a été pour Jésus le lieu d’un combat contre le démon. Il a dû lutter contre la tentation du prestige, du pouvoir et du merveilleux qui résoudrait tous les problèmes. En fait, le démon n’a rien à offrir. Tout est mensonge dans ses promesses. Et c’est toujours vrai aujourd’hui : il fait croire qu’avec l’alcool et la drogue, on peut guérir de toutes les angoisses ; et au bout du compte c’est l’aliénation mentale.

Il laisse entendre que les couples en difficulté seront plus heureux en se séparant, et à terme, c’est la détresse pour eux et pour leurs enfants. Derrière les slogans politiques triomphants, il promet la victoire sur le chômage et à terme c’est la haine raciale. Satan   pervertit tout ce qu’il touche ; c’est la trace de son passage.

La grande tentation contre laquelle nous aurons aussi à résister, c’est de ne rien faire de particulier pour marquer le Carême. Ces quarante jours pourraient bien se passer comme tous les autres parce que nous sommes pris trop souvent par la routine habituelle. Et c’est là que nous devons nous rappeler le « aussitôt » de l’Évangile. C’est maintenant ou jamais.

 Le vrai visage du Carême est un visage souriant et non pas une tronche lugubre et déprimée ! C’est sur un ton enthousiaste et joyeux que s’est ouvert ce temps de grâce mercredi des Cendres : « Convertissez-vous et croyez en l’Évangile ».  Vaste programme que nous retrouvons dans les lectures de ce dimanche. Nous sommes tous appelés à la conversion, tous invités : c’est un rendez-vous d’amour.

La première démarche, c’est de nous mettre à l’écoute attentive de la  Bonne Nouvelle : c’est la rencontre avec Jésus que nous croyons connaître  et qui ne cesse de nous étonner, de nous secouer, voire de nous choquer à chaque nouveau contact. C’est dans cet esprit que nous pouvons  entreprendre et vivre ce temps de chance et de renouveau que nous offre la montée vers Pâques.

 Le Carême est un temps fort  qui nous provoque à réorienter notre vie, à sortir de la routine, à redécouvrir combien Dieu nous aime tous et à venir en aide, par notre pratique de l’aumône et du partage, aux personnes qui sont moins favorisées. Vouloir vivre un Carême joyeux, c’est être persuadé que le Seigneur va nous rendre la joie d’être sauvé (psaume 50), que cette joie est déjà à notre portée si nous lui ouvrons notre cœur.

Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →   Jésus a été baptisé par Jean

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →    A.D.A.L. pour le premier dimanche du Carême, année B

◊ Diacre Michel Houyoux : : cliquez ici pour lire l’article →  Mercredi des cendres

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◊ Croire : cliquez ici pour lire l’article →  Premier dimanche de Carême, année B

◊ Mont des Cats : cliquez ici pour lire l’article →  Premier dimanche de Carême, Année B

  Prédication de la Pasteure Agnès Adeline-Schaeffer

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