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N’aie pas peur de rendre témoignage à Notre Seigneur

Posté par diaconos le 2 octobre 2022

Lettre de Paul : diaporama "N'aie pas honte de rendre témoignage à notre  Seigneur "

De la deuxième lettre de Paul apôtre à Timothée

Bien-aimé, je te le rappelle, ravive le don gratuit de Dieu ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains. Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de pondération.
N’aie donc pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, et n’aie pas honte de moi, qui suis son prisonnier ; mais, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile.     Tiens-toi au modèle donné par les paroles solides que tu m’as entendu prononcer dans la foi et dans l’amour qui est dans le Christ Jésus. Garde le dépôt de la foi dans toute sa beauté, avec l’aide de l’Esprit Saint qui habite en nous.  (2 Tm 1, 6-8.13–14)

Exhortation à la fidélité et motifs de demeurer ferme

Timothée dut ranimer toujours le don de Dieu par le moyen de cet Esprit qui inspire, non la témérité, mais la force, la charité et la prudence ; alors il n’eut pas  honte de l’Évangile, ni de Paul, mais il eut le courage de souffrir avec lui. Le grand motif de cette fidélité, c’est que Dieu nous a sauvés gratuitement par sa grâce, qui a été manifestée en Jésus-Christ quand il a détruit la mort et mis en lumière la vie éternelle par cet Évangile dont Paul reçut le ministère pour les païens.

Un autre motif invoqué par Paul, fut l’exemple de ses souffrances, de son courage, de l’assurance de sa foi. Timothée dut retenir la saine doctrine, dans la foi et la charité et garder soigneusement ce précieux dépôt.  Il s’agissait surtout  du don de son ministère, reçu par l’imposition des mains (2 Tm 1, 7). Depuis le moment où Paul lui imposa les mains et par un effet de cet acte.

Rien n’est plus opposé à la timidité et à la crainte des hommes que cet Esprit de Dieu, qui communique à la faiblesse naturelle d’un serviteur de Jésus-Christ quelque chose de sa puissance divine (1 Co 2, 4 ;  Rm 8, 15) ; cet Esprit qui, répandu dans une âme, y allume et entretient le feu d’un amour auquel ne coûte aucun sacrifice (Rm 5, 5) ; cet Esprit dont la lumière et la sagesse divine inspirent la seule vraie prudence dans les positions les plus difficiles .

Quelques interprètes entendirent par cet esprit, non l’Esprit de Dieu en soi, mais l’esprit de l’homme, que Dieu anime de ces dispositions.  Non seulement Timothée, comme tout serviteur de Dieu, ne dut pas avoir honte du témoignage qu’il fut appelé à rendre à Jésus-Christ au milieu du monde (Rm 1, 16) ; mais Paul  l’invita à se rendre auprès de lui, prisonnier à Rome (2 Tm 4, 9 ; 2 Tm 4, 21), au moment où il prévoyait une mort sanglante (2 Tm 4, 6).

Il s’agit donc pour son disciple de partager son opprobre et ses dangers et de porter le témoignage de Jésus-Christ à ceux mêmes qui  le firent mourir. Il y eut des critiques qui trouvèrent cette exhortation indigne de Timothée, prétendant que c’était l’accuser de  lâcheté» ! Paul, au contraire, sentit le besoin de rappeler à Timothée, en un tel moment, la puissance de Dieu, dont il lui  montra la source dans le Saint-Esprit. (2 Tm 1, 7)  Le  type des saines doctrines signifie les principes fondamentaux de ces doctrines, les traits spécifiques qui les distinguent.

Paul invita Timothée à les retenir, non comme une lettre morte, mais dans la foi et l’amour qui est dans une communion vivante avec Jésus. C’est là ce qui donne la vie aux doctrines et qui les développe par l’expérience qu’on en fait. Paul employa ce mot de dépôt pour désigner sa foi, son salut éternel, qu’il  confia à Dieu (2 Tm.1, )  ; il nomma ainsi le précieux trésor de la saine doctrine (2 Tm 1, 13) transmis à Timothée et que celui-ci dut garder.

Le sens est-il différent ? Nullement. La foi, qui renferme la vie et le salut, a toujours deux éléments inséparables : objectivement, la vérité divine qui en est l’objet et subjectivement cette confiance du cœur qui en est l’essence même. Ces deux éléments furent dans la pensée de Paul , dans les trois passages où il employa ce terme de dépôt. Et si, d’une part, Dieu est fidèle pour nous conserver ce que nous lui confions (2 Tm 1, 12), il voulut que nous le soyons aussi pour garder jusqu’à la fin ce qu’il nous confia. Mais, afin de montrer à son disciple quelle fut la source et le garant de la fidélité qu’il lui demanda, il s’empressa d’ajouter : par le Saint-Esprit qui habite en nous et qui rend vivant, en nous l’appropriant, le dépôt de la saine doctrine.

Diacre Michel Houyoux

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♥  Vidéo Monseigneur Yves Le Saux : « N’aie pas peur, Suis-moi ! « 

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Lundi de la vingt-septième semaine dans le Temps Ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 2 octobre 2022

Le Bon Samaritain - Vie et Lumière El Shaddaï

La parabole du bon samaritain met en scène un voyageur, attaqué et laissé pour mort par des bandits. Un cohen (prêtre) et unlévite, tous deux juifs, incarnant l’orthodoxie religieuse de l’époque, passent à côté de lui et ne s’en préoccupent pas, par respect pour leur obligation de servir au temple. Or un Samaritain, représentant d’une population que les Juifs tiennent pour impie, se montre capable de compassion envers l’inconnu grièvement blessé qui n’est pas de sa religion. Ce Samaritain donnera de son temps et de son argent pour lui sauver la vie.

La question que pose le docteur de la Loi  porte sur le sens du mot « prochain »  Ce terme apparaît dans un passage du Lévitique  (Lv,19:17-18,6) : « Tu n’auras pas dans ton cœur de haine pour ton frère. Tu dois réprimander ton compatriote et ainsi tu n’auras pas la charge d’un péché. Tu ne te vengeras pas et tu ne garderas pas de rancune envers les enfants de ton peuple. » » Ici intervient le précepte : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même (Lv 19, 18). « C’est cette phrase que cite l’Évangile selon Luc juste avant la parabole.

La tradition juive attache une importance fondamentale à cette prescription, couramment appelée  » Règle d’Or ». Hillel, au premier siècle, en fit la source du principe de réciprocité, qui résume toute la Torah,  s’il est complété par l’étude de Rabbi Akiva qui commenta, au deuxième siècle, cette « Règle d’or » :« principe de base de la Torah et loi la plus importante, lors de la discussion qui l’opposa à Ben Azzaï, et compara l’emplacement central de ce précepte,  au milieu du Lévitique, lui-même au milieu des cinq Livres de la Torah , à l’emplacement du Tabernacle au milieu du cortège des Hébreux.

Le peuple des Samaritains évoqué dans le Deuxième livre des Rois se dit descendant des Hébreux en particulier de Jacob. Leur religion se fonda sur le seul Pentateuque et ils refusèrent la centralité religieuse de Jérusalem. Au retour de leur captivité à Babylone, les juifs  refusèrent  de les admettre parmi eux. Depuis lors, les deux communautés évitèrent tout contact. D’après Flavius Josèphe, cette hostilité réciproque se serait envenimée à la suite d’une profanation du Temple de Jérusalem,  des Samaritains y ayant jeté des ossements humains sous les portiques. Ce fut une circonstance aggravante pour les juifs,  le fait de manipuler des ossements humains, et donc de toucher un cadavre, était interdit. Ce fut à la suite de ces événements que, selon Josèphe, les Samaritains n’eurent plus accès au lieu saint et que, pour leur part, les Juifs préférèrent ne pas s’aventurer en Samarie.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

En ce temps-là, voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ?  » Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ?  »L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. » Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. » 

Mais lui, voulant se justifier, il dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? » Jésus reprit la parole : «  Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté. Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion.

Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.” Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? »  Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : «  Va, et toi aussi, fais de même.  » (Lc 10, 25-37)

Qui est notre prochain ? 

J’élève les yeux pour trouver ton regard et pour que le tien trouve le mien. Je sais que tu me prends comme je suis, et que tu me réserves des aventures intérieures qui me feront grandir. Envoie ton Esprit afin qu’il prie en moi. Je ne trouve pas toujours les mots… ou les silences. Ouvre mon cœur par la chaleur de ta présence. Aujourd’hui,  nous demandons : »Et qui donc est mon prochain? » (Lc 10, 29). On raconte de certains juifs, curieux de voir disparaître leur rabbin la vigile du samedi. Ils soupçonnèrent qu’il gardait un secret, peut-être avec Dieu, et confièrent à l’un deux la tâche de le suivre.

Et ainsi il le fit, plein d’émotion, jusqu’à un recoin misérable de la ville, où il vit le rabbin balayer la maison d’une femme: elle était paralytique, et il la servait et lui préparait un repas spécial pour la vigile. Lorsque l’espion revint, on lui demanda :  « «Où a-t-il été? au ciel, entre les nuages ou les étoiles ? ». Et ce dernier lui répondit : « Non, il est monté beaucoup plus haut ». Aimer son prochain avec des actes concrets est ce qui le plus haut ; c’est là où se manifeste l’amour. Ne pas passer tout droit ! « C’est le propre Christ qui crie à travers les pauvres pour réveiller la charité de ses disciples » affirmae le Concile Vatican II dans un document.

Faire le “bon samaritain” signifie changer ses plans, dédier du temps.  Ceci nous amène aussi à examiner le personnage de l’aubergiste, comme disait le pape Jean-Paul II : « Qu’aurait-il pu faire sans lui ? » . L’aubergiste, qui demeure dans l’anonymat,  réalisa la grande partie de la tâche. Tous nous pouvons nous comporter comme lui, remplissant les tâches qui nous sont propres avec esprit de service. Tout travail nous offre l’opportunité, plus ou moins directe, d’aider celui qui a besoin .La fidèle réalisation des devoirs professionnels consiste déjà à aimer les personnes et la société.

Tout laisser derrière nous Vidéorecevoir celui qui a plus besoin (le bon samaritain) et bien faire son travail par amour (l’aubergiste), sont les deux formes d’amour qui nous correspondent : « Lequel à ton avis, a été le prochain ?  Celui qui a fait preuve de bonté envers lui » . Jésus lui répondit  :  « Va, et toi aussi fais de même  » (Lc 10,36-37). Recourrons à la Vierge Marie et Elle, qui est le modèle, nous aidera à découvrir les nécessités des autres, matérielles et spirituelles.

Jésus, Bon Samaritain, apprends-moi à aimer. Tu sais dans quelle situation je me trouve. Tu connais les tensions à la maison et les injustices au travail. Tu mesures les tentations qui m’invitent à m’enfermer, à forcer, à arracher, à séduire, à imposer, à contrôler. Je vois en toi un courage viril et une tendresse maternelle pour attendre et recevoir avec gratitude, pour donner et offrir avec patience ; pour ne pas flancher d’un côté et prendre l’initiative de l’autre. Quelle grâce, quelle harmonie, quelle maîtrise de soi. Accorde-moi ton Esprit, Jésus. Apprends-moi à faire confiance au Père et à aimer mes frères et sœurs, afin que vienne le Règne du Père dans mon cœur et autour de moi !

Diacre Michel Houyoux

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♥ Vidéo La parabole du bon Samaritain expliquée1

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Maintenant mes yeux t’ont vu. C’est pourquoi je peux me rétracter

Posté par diaconos le 1 octobre 2022

Maintenant mes yeux t'ont vu. C'est pourquoi je peux me rétracter dans Ancien testament 761e592d3cdfe30e773c3c4a63355fb1

Du livre de Job

Job s’adressa au Seigneur et dit : « Je sais que tu peux tout et que nul projet pour toi n’est impossible. Quel est celui qui déforme tes plans sans rien y connaître ? De fait, j’ai parlé, sans les comprendre, de merveilles hors de ma portée, dont je ne savais rien. C’est par ouï-dire que je te connaissais, mais maintenant mes yeux t’ont vu. C’est pourquoi je me rétracte et me repens sur la poussière et sur la cendre.  » Le Seigneur bénit la nouvelle situation de Job plus encore que l’ancienne.

Job posséda quatorze mille moutons et six mille chameaux, mille paires de bœufs et mille ânesses. Il eut encore sept fils et trois filles. Il nomma la première Colombe, la deuxième Fleur-de-Laurier, et la troisième Ombre-du-regard. On ne trouvait pas dans tout le pays de femmes aussi belles que les filles de Job. Leur père leur donna une part d’héritage avec leurs frères. Après cela, Job vécut encore cent quarante ans, et il vit ses fils et les fils de ses fils : quatre générations. Et Job mourut âgé, rassasié de jours. (Jb  42, 1-3.5-6.12-17)

La réponse de Job

Le but que l’Éternel se proposa fut atteint : à l’aveu de son incapacité, Job ajouta celui de sa culpabilité. (Job 39, 36-38)  « Je reconnais que tu peux tout : et que par conséquent toi seul peux faire triompher la justice. »  Sa maladie le tourmenta encore au moment où il parla ainsi. Mais, sans comprendre, il crut à la justice d’un Dieu si grand. Il commença à soupçonner, échappant à sa vue, quelque dessein divin dont il parla présomptueusement. La sagesse de Dieu est la sagesse par excellence. Job ajouta : « Tu m’as adressé là un reproche qui n’est que trop fondé. » 

« Mon œil t’a vu  »  est une allusion au résultat spirituel de l’apparition divine. L’Éternel bénit la fin de Job plus que son commencement, et il eut quatorze mille brebis, six mille chameaux, mille couples de bœufs et mille ânesses. Avec un tact digne d’attention, Job comprit que, quand il s’agit d’enfants, le nombre n’est pas une compensation pour les pertes subies ; c’est ici le domaine du cœur, où les chiffres perdent leurs droits. Aussi se borna-t-il à indiquer le même nombre d’enfants qu’avant la catastrophe (Job 1, 2). 

Il en fut même pour le nombre des bestiaux qui se trouva être exactement le double de l’ancien état de choses (Job 1, 3). Job attachait  de l’importance aux liens étroits qui  subsistassent entre tous ses enfants, même après leur mariage.

Diacre Michel Houyoux

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Samedi de la vingt-sixième semaine du Temps Ordinaire – Année C

Posté par diaconos le 1 octobre 2022

L'ENVOI EN MISSION DES APOTRES PAR JESUS - luciole

L’envoi des soixante-dix en mission

# Les septante disciples étaient les disciples de Jésus mentionnés dans l’Évangile selon Luc (X, 1-24). Selon ce texte, le seul du canon où ils apparaissent, Jésus les choisit et les dépêcha par groupes de deux vers différentes régions pour annoncer l’Évangile. La tradition chrétienne occidentale les désigna le plus souvent sous le nom de  disciples tandis que les chrétiens orientaux les appellent apôtres Dans certaines versions de la Bible, le nombre de disciples est de septante-deux Chacun des douze apôtres était responsable de la formation des disciples.

Dans une liste attribuée à Saint Dorothée de Tyr, certains noms sont repris (Rodion ou Hérodion de Patras, Apollos de Césarée de Cappadoce, Tychique, Aristarque), tandis que d’autres sont omis (Timothy, Titus, Épaphras, Archippe, Aquila, Olympas). Saint Démétrius de Rostov consulta l’Ecriture Sainte, les traditions transmises par les Pères et les récits des historiens dignes de confiance quand il tenta de corriger les erreurs et les incertitudes dans la liste dans la compilation de son recueil de Vies des Saints. Au neuvième siècle Joseph l’Hymnographe composa le Canon pour le Synaxis des soixante-dix apôtres du Christ.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

En ce temps-là, les 72 disciples que Jésus avait envoyés revinrent tout joyeux, en disant : «  Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom. »  Jésus leur dit : « Je regardais Satan tomber du ciel comme l’éclair.  Voici que je vous ai donné le pouvoir d’écraser serpents et scorpions, et sur toute la puissance de l’Ennemi : absolument rien ne pourra vous nuire.  Toutefois, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »

    À l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »

Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. » (Lc 10, 17-24)

L’envoi des soixante-dix en mission

Ce fut un moment important que Jésus choisit pour envoyer devant lui ces nombreux disciples. Leur mission avait pour but de réveiller l’attention et de préparer les voies à sa prédication dans les lieux où lui-même devait aller. Jésus les envoie deux à deux : ils pouvaient se compléter l’un l’autre et se fortifier contre les dangers moraux et les découragements ; le témoignage aussi qu’ils étaient appelés à rendre en acquérait plus d’autorité. Les uns y virent selon le symbolisme biblique des chiffres, le nombre des douze apôtres, multiplié par six. On aurait ainsi soixante-douze, ce qui expliquerait pourquoi ce dernier terme se trouve réellement dans plusieurs manuscrits.

D’autres voulurent retrouver l’idée énoncée dans le Talmud que l’humanité entière renfermait soixante-dix peuples et mettre cette mission dans une relation quelconque avec l’évangélisation du monde. Jésus pensa aux soixante-dix anciens d’Israël comme il pensa aux douze tribus en choisissant douze apôtres. « Or, après cela, le Seigneur désigna encore soixante et dix autres disciples, et il les envoya deux à deux devant lui, dans toute ville et tout lieu où lui-même devait aller. » Ce fut ce moment important que Jésus choisit pour envoyer devant lui ces nombreux disciples. Leur mission avait pour but de réveiller l’attention et de préparer les voies à sa prédication dans les lieux où lui-même devait aller.

Jésus les envoie deux à deux : ils pouvaient se compléter l’un l’autre et se fortifier contre les dangers moraux et les découragements ; le témoignage aussi qu’ils étaient appelés à rendre en acquérait plus d’autorité. Les uns y virent, selon le symbolisme  biblique des chiffres, le nombre des douze apôtres, multiplié par six. On aurait ainsi soixante-douze, ce qui expliquerait pourquoi ce dernier terme se trouve réellement dans plusieurs manuscrits. D’autres voulurent retrouver l’idée énoncée dans le Talmud que l’humanité entière renfermait soixante-dix peuples et mettre cette mission dans une relation quelconque avec l’évangélisation du monde.

Jésus pensa à cette opinion juive et comme il n’envoya pas ses disciples vers les nations païennes, cette interprétation supposa que, en s’arrêtant à ce nombre, Jésus pensait aux soixante-dix anciens d’Israël comme il avait pensé aux douze tribus en choisissant douze apôtres. Ce fait nous montre combien les disciples de Jésus étaient nombreux dès cette époque, puisqu’il put en choisir soixante-dix des plus capables pour leur confier cette importante mission. II ne les appela pas comme il le fit pour les douze, à quitter d’une manière permanente leur vocation terrestre. Après avoir rempli cette mission et accompagné Jésus jusqu’à Jérusalem pour y célébrer la fête, ils durent retourner à leurs travaux ordinaires.

Comme cet envoi des soixante-dix disciples fut passé sous silence par Matthieu et Marc, la critique négative ne manqua pas d’y voir une invention de Luc, ou du moins une tradition sans fondement historique. D’après Luc, ce fut au moment d’envoyer les douze dans leur première mission que Jésus fit entendre cette exhortation. Les instructions qu’il donna aux soixante-dix disciples furent pour la plupart répétées également : quelques-unes, en effet se retrouvèrent, d’après Luc adressées aux douze. Par ce préambule Jésus voulut faire sentir à ceux qu’il envoya l’importance du moment actuel et l’opportunité de la mission qu’il leur confia. Les chaussures fuent des chaussures de rechange, porté comme un fardeau.

Comment Jésus put-il défendre à ses disciples de remplir un devoir de politesse ou même de bienveillance ? Voulut-il leur interdire de rechercher la faveur des gens en prenant à leur égard une attitude obséquieuse ? Les salutations furent cérémonieuses et compliquées en Orient ; Jésus voulut que ses disciples fussent pénétrés de l’importance suprême de leur mission et s’y consacrèrent exclusivement, sans perdre leur temps pour de vaines formes.  Matthieu dit :  « …digne de sa nourriture «  les disciples durent se considérer comme des membres de la famille.

Si les disciples, après avoir reçu l’hospitalité dans une maison, passaient dans une autre, leurs hôtes pourraient interpréter cette conduite comme un signe de mécontentement, un manque de reconnaissance et d’affection ; ils exciteraient ainsi des jalousies. Or, ils durent apporter la paix. Dans leur attitude à l’égard d’une ville entière, les disciples furent guidés par les mêmes principes que dans leur conduite envers chaque maison particulière.  Mais la responsabilité de toutes les grâces de Dieu resta sur la tête de ces rebelles ; car il fallut qu’ils le sachent, le royaume de Dieu se fut approché. Mais la responsabilité de toutes les grâces de Dieu resta sur la tête de ces rebelles ; car il fallut qu’ils le sachent, le royaume de Dieu se fut approché.

Dans l’évangile selon Matthieu, ces reproches aux villes galiléennes suivirent le discours de Jésus sur le ministère de Jean-Baptiste, resté inutile pour le grand nombre. Mais la responsabilité de toutes les grâces de Dieu resta sur la tête de ces rebelles ; car il fallut qu’ils le sachent, le royaume de Dieu se fut approché. Dans l’évangile selon Matthieu, ces reproches aux villes galiléennes suivirent le discours de Jésus sur le ministère de Jean-Baptiste, resté inutile pour le grand nombre. Jésus vit dans ce fait le prélude de l’endurcissement qui se produisit en présence de son propre ministère. Dans Luc, ces paroles, placées à la fin de ce même ministère en Galilée parurent plus frappantes.

Luc décrivit d’une manière saisissante un état de repentance et d’humiliation profonde par ces mots : assis dans le sac et la cendre ; allusion à l’usage oriental de se revêtir d’une tunique grossière, espèce de cilice et de s’asseoir dans la cendre, en signe de pénitence ou de profonde affliction. Jésus vit dans ce fait le prélude de l’endurcissement qui se produisit en présence de son propre ministère. Dans Luc, ces paroles, placées à la fin de ce même ministère en Galilée parurent plus frappantes. Luc décrivit d’une manière saisissante un état de repentance et d’humiliation profonde par ces mots : assis dans le sac et la cendre ; allusion à l’usage oriental de se revêtir d’une tunique grossière, espèce de cilice et de s’asseoir dans la cendre, en signe de pénitence ou de profonde affliction.

Diacre Michel Houyoux

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  Vidéo  Abbé pierre Deroches : « L’envoi en mission des septante-deux disciples »

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