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Quatrième dimanche du Temps Ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 24 janvier 2022

Afficher l’image sourceCe dimanche les textes liturgiques nous invitent à suivre le Christ et à participer à sa mission. En agissant de cette manière, nous aimerons sans mesure et sans limites. L’amour de Dieu est adressé à tous, sans exclusion, sans exception. Puisque Dieu nous aime tous, nous devons à notre tour aimer tous les hommes. Pour notre méditation, relisons, au cours de cette quatrième semaine du temps ordinaire, la deuxième lecture, extraite de la première lettre de Paul apôtre aux chrétiens de Corinthe et posons-nous la question : «  Qu’est vraiment pour moi la charité ? » et surtout prions pour mieux le vivre. Voici les lectures et quelques commentaires de celles- ci.

La première lecture est tirée du livre de Jérémie

 Commentaire Jérémie, qui fut un très grand prophète à Jérusalem (les dates de sa prédication s’étendent de 627 à 587 av. J. C. environ) nous parle dans cet extrait de son expérience spirituelle : il a bien conscience que c’est Dieu qui l’a choisi (versets 4 et 5). Ce récit de la vocation de Jérémie illustre bien ce qu’étaient les prophètes en Israël : ils étaient des porte-parole de Dieu, d’un Dieu qui veut entrer en communication, se faire connaître pour nouer une relation d’Alliance.

Texte Le Seigneur m’adressa la parole et me dit : « Avant même de te former dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t’ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les peuples.  Lève-toi, tu prononceras contre eux tout ce que je t’ordonnerai. Ne tremble pas devant eux, sinon, c’est moi qui te ferai trembler devant eux. Moi, je fais de toi aujourd’hui une ville fortifiée, une colonne de fer, un rempart de bronze, pour faire face à tout le pays, aux rois de Juda et à ses chefs, à ses prêtres et à tout le peuple. Ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te délivrer. 

Psaume 71(70),5-8.15.17.19

Commentaire Ce psaume, qui compte 24 versets, est écrit à la première personne du singulier : « Je » est à comprendre dans le sens collectif donc « Nous » (« Je » se trouve onze fois dans le psaume 71) . Son auteur est un vieil homme qui apporte le témoignage d’une expérience personnelle mais dramatique (voir aussi les versets 2-12 dans le texte intégral). Dans cet extrait, c’est Israël qui parle (versets 5 à 8)

Note  C’est dans la liturgie du Temple que se fit la proclamation officielle des interventions salvatrices de Dieu où on entonnait un hymne de louange :  »Dieu qui est donc comme toi ? »

Texte  Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance, mon appui dès ma jeunesse. 6. Toi, mon soutien dès avant ma naissance, tu m’as choisi dès le ventre de ma mère ; tu seras ma louange toujours !  Pour beaucoup, je fus comme un prodige ; tu as été mon secours et ma force. 8. Je n’avais que ta louange à la bouche, tout le jour, ta splendeur.  Ma bouche annonce tout le jour tes actes de justice et de salut ; (je n’en connais pas le nombre). 19 Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse, jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles. Si haute est ta justice, mon Dieu, toi qui as fait de grandes choses : Dieu, qui donc est comme toi ?

 La deuxième est tirée de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Commentaire  Ce texte de Paul parle d’abord de Dieu, il contemple le mystère de l’amour de Dieu ; à chaque fois que nous rencontrons le mot « Amour » dans ce texte, nous pourrions le remplacer par le mot « Dieu ». Les quinze comportements  que Paul énumère dans son inventaire, loin d’être des utopies, sont les réalités étonnantes que l’expérience fait découvrir : l’amour et l’amour seul permet à ceux qui aiment, à ceux qui s’aiment, d’atteindre des sommets de patience, d’oubli de soi, de douceur, de transparence, de confiance totale. C’est l’amour de Dieu, c’est-à-dire donné par Dieu, qui, seul, peut faire de nos communautés les témoins que le monde attend. Les  plus grandes vertus ne sont rien si elles ne sont pas irriguées uniquement par l’amour de Dieu lui-même. Voilà qui remet les choses à leur place !

Note 1  Corinthe est l’une des plus importantes cités de la Grèce antique. Elle demeure une ville importante de la Grèce moderne, en abritant 36 555 habitants et en étant capitale du nome de Corinthie. Lors des campagnes de Rome contre la Ligue, elle fut entièrement dévastée en −146 par Mummius,

Note 2   Après un siècle de désolation, Corinthe fut reconstruite par Jules César qui en fit une colonie romaine (44 av. J.-C.). Lorsque l’apôtre Paul se rendit dans la ville, une centaine d’années plus tard, Corinthe était devenue une cité florissante et la capitale de la province romaine d’Achaïe. Après son voyage, il leur écrivit deux lettres (épîtres).

Texte  Frères, parmi les dons de Dieu, vous cherchez à obtenir ce qu’il y a de meilleur. Eh bien, je vais vous indiquer une voie supérieure à toutes les autres. J’aurais beau parler toutes les langues de la terre et du ciel, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, et toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien. J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien.

L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ; 5 il ne fait rien de malhonnête ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est mal, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne passera jamais. Un jour, les prophéties disparaîtront, le don des langues cessera, la connaissance que nous avons de Dieu disparaîtra.

9 En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles. Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel disparaîtra. Quand j’étais un enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j’ai fait disparaître ce qui faisait de moi un enfant. Nous voyons actuellement une image obscure dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai vraiment, comme Dieu m’a connu. Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité.

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

Aujourd’hui : c’est le premier mot et le mot clé de sa première homélie dans la synagogue de son enfance. Elle ne peut être plus concrète car toute sa personne parle de Dieu. Dieu a tellement aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique. Cette phrase de l’Évangile s’adresse aux auditeurs de Jésus ; aux premiers chrétiens pour lesquels Luc écrit ; aux lecteurs de tous les temps et donc à nous aussi.

Avec Jésus la Parole de Dieu est au présent. Elle est dans sa personne. Comment accueilles-tu cette parole du Christ dans ta vie, dans ta communauté ? Comment l’accueilles-tu quand tu lis la Bible, et quand tu participes à la messe ?

Copyright 2012 by the author and Südwestdeutscher Verlag für Hochschulschriften. All rights rerseved – Saarbrücken 2012

Auteur → Michel Houyoux

Source → Rencontre avec la Parole de Vie : Parole de Dieu–  Éditions Croix du Salut

Commentaire ​Cette parole de l’Écriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit » (verset 21), ce qui revient à affirmer « Je suis le Messie que vous attendez ». Jésus n’a pas été accepté de ses compatriotes, car il a été trop franc avec eux ! Jésus n’a annoncé qu’un message de grâce et d’amour concernant tout le monde. Son message d’amour concerne aussi, et avec prédilection, les païens : toute l’histoire biblique est là  pour le prouver. C’en est trop ! Ce nouveau prophète doit mourir. Il mourra plus tard à cause de son projet d’amour universel. Oui, vraiment, Dieu aime sans frontières : il aime les incroyants, les pêcheurs, les ingrats,… Ne soyons pas jaloux , soyons prêts à imiter la gratuité de l’amour de Dieu. Pour réaliser le projet d’amour universel de Dieu, nous risquons de rencontrer l’incompréhension, même parmi nos proches ; en sommes-nous paralysés, ou allons-nous droit notre chemin

Note 1 ​Sidon serait l’une des plus vieillesvilles de la côte phénicienne, fondée par le fils de Canaan,  petit-fils de Noé

Note 2 Élie  est un prophète dans les religions monothéistes. Prophète d’Israël du IXe siècle avant J.-C. après la mort de Salomon. Il est le porte-parole inspiré de la volonté de Dieu en face du dieu des CananéensBaal. Sa biographie et celle de son successeur Élisée sont rapportées dans le Premier livre des Rois et le Deuxième livre des Rois.

Note 3 Naaman, lieutenant de Benadad, roi de Syrie, fut guéri de la lèpre après s’être baigné sept fois dans le Jourdain sur le conseil du prophète Élisée.

Pour d’autres renseignements, cliquez sur les mots soulignés dans les notes ci-dessus.

Texte   Alors, il se mit à leur dire : « Cette parole de l’Écriture, que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit.  » 22 Tous lui rendirent témoignage ; et ils s’étonnèrent du message de grâce qu’il dit Ils se demandèrent :  » N’est-ce pas là le fils de Joseph ?  » Mais  il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : ‘Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton pays !  »

Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays. En toute vérité, je vous le déclare : « Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie n’a été envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de SARE PTA, dans le pays de Sidon. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; pourtant aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien. »

À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où la ville fut construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »

Compléments

◊ Catéchèse →   : cliquez ici pour lire l’article →  Amen, je vous le dis : aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays. (Lc 4, 24)

◊ L’amour ne s’enseigne pas dans les livres  : cliquez ici pour lire l’article →  La charité est le tout de la vie chrétienne. (1 Cor. 12,31-13, 13)

Liens externes

◊ Catéchèse (doc pdf)  : cliquez ici pour lire l’article →  Atelier d’Évangile  4ème dimanche ordinaire, année C

◊ La croix : cliquez ici pour lire l’article →  4e dimanche du temps ordinaire C – La Croix

 Monseigneur Cattenoz : « Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres. »

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Troisième dimanche du Temps Ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 23 janvier 2022

Troisième dimanche du Temps Ordinaire de l'année C dans Catéchèse

Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture

De Évangile selon saint Luc

Beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, d’après ce que nous ont transmis ceux qui, dès le commencement, furent témoins oculaires et serviteurs de la Parole. C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi, après avoir recueilli avec précision des informations concernant tout ce qui s’est passé depuis le début, d’écrire pour toi, excellent Théophile, un exposé suivi, afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as entendus.

En ce temps-là, lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe.

Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre.» (Lc 1, 1-4.4, 14-21)

Auteur Père Marie landry Bivina

Merci, Seigneur, pour cette journée. Permets qu’elle me serve à faire ta volonté !Ouvre mon cœur à ta Parole, Seigneur, pour que je puisse à ta suite servir les pauvres, les captifs, les aveugles et les opprimés. «Afin que tu reconnaisses la certitude des enseignements que tu as reçu.

Aujourd’hui, nous commençons à entendre le voix de Jésus à travers l’évangéliste qui nous accompagnera tout au long du temps ordinaire du cycle « C »: Saint Luc. «Afin que tu reconnaisses la certitude des enseignements que tu as reçus» (Lc 1,4) écrit Lucas à son ami Théophile. Si le but de son récit est celui-ci, nous devons prendre conscience de l’importance de méditer l’Evangile du Seigneur —parole vivante, et par conséquent, toujours nouvelle— tous les jours.

Etant la Parole de Dieu, Jésus est représenté, aujourd’hui, comme un Maître, puisqu’«Il enseignait dans les synagogues. Jésus débute comme n’importe quel prêcheur: en lisant un texte des Ecritures, qui s’accomplit à ce moment précis… la parole du prophète Isaïe est en train de s’accomplir, par ailleurs, toute la parole, tout le contenu des Ecritures, tout ce que les prophètes avaient annoncé se concrétise et s’accomplit avec Jésus. Il n’est pas indifférent de croire ou non en Jésus, car c’est l’ »Esprit du Seigneur » même qui l’a consacré et envoyé.

Le message que Dieu veut transmettre à l’humanité à travers sa Parole est une bonne nouvelle pour les handicapés, c’est une annonce de liberté pour les prisonniers et opprimés, c’est une promesse de salut. Un message qui remplit d’espérance l’humanité toute entière. Nous, les enfants de Dieu dans le Christ par le baptême, nous aussi nous avons reçu cette onction et nous participons à sa mission: porter ce message d’espérance à l’humanité entière.

En méditant l’Evangile qui donne de la fermeté à notre foi, nous nous rendons compte que Jésus prêchait d’une manière différente à celle des autres maîtres: il prêchait comme celui qui possède l’autorité (cf. Lc 4,32). C’est ainsi car il prêchait à travers ses œuvres, par son exemple, en rendant témoignage, et même en donnant sa propre vie. Nous, nous devons faire de même, nous ne pouvons pas nous contenter des paroles: nous devons concrétiser notre amour de Dieu et de nos frères par des actes. Les Œuvres de Miséricorde —sept spirituelles et sept corporelles— que nous propose l’Eglise peuvent nous aider, comme une mère qui guide notre chemin, à atteindre ce but. Dialogue avec le Christ

Seigneur, donne-nous le courage de l’espérance pour que ton message apporte vie et douceur à tous ceux que tu places sur notre chemin. En plus de la prière, je nourris mon espérance par de nouveaux contacts avec des membres de ma communauté chrétienne.

Contact  Père Marie Landry Bivina

 Père Thibaut de Montarville :

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Publié par Michel Houyoux, professeur retraité Biologie, physique et chimie) du Collège saint Stanislas à Mons Belgique) et Diacre permanent dans le diocèse de Namur Luxembourg. 

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Troisième dimanche du Temps ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 17 janvier 2022

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Partout dans le monde, des chrétiens de différentes confessions se rassemblent pour des temps de prière commune. Ils demandent à Dieu de réaliser ce qui était le désir le plus important du Christ au soir du jeudi Saint : « Qu’ils soient un ! ». Ce problème des divisions entre chrétiens se posait dans les premières communautés. Plusieurs se réclamaient de tel ou tel prédicateur. Les trois lectures de ce dimanche peuvent nous aider à réfléchir sur cette question de la paix et de l’unité. Saint Paul nous parle de la solidarité des chrétiens (2ième lecture). Il rappelle aux communautés de Corinthe mais aussi à chacun de nous une vérité fondamentale: «Vous êtes le Corps du Christ». Chaque baptisé est appelé à mettre le meilleur de lui-même au service du bien commun. C’est fondamental si nous voulons favoriser la bonne entente entre tous les hommes. Dans l’évangile, Jésus se présente comme le libérateur, celui qui vient « porter la bonne nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur. » Nous sommes appelés au-delà de nos différences à être unis dans la diversité. Cette semaine, pour être concret, prenons le temps de mieux connaître l’autre, celui qui est différent de moi dans sa foi : faisons l’effort de découvrir la foi et la pensée d’un chrétien d’une autre confession.

 La première lecture est tirée du livre de Néhémie au chapitre 8

Commentaire

Nous sommes à Jérusalem vers 450 av. J.C. L’Exil à Babylone est fini, le Temple de Jérusalem est enfin reconstruit, (même s’il est moins beau Texte que celui de Salomon) et la vie a repris. Avec l’Exil à Babylone on avait tout perdu et le retour n’a pas été facile : Le grand problème du retour, c’est la difficulté de s’entendre : entre ceux qui reviennent au pays, pleins d’idéal et de projets et ceux qui se sont installés entre temps, ce n’est pas un fossé, c’est un abîme. Ce sont des païens, pour une part, qui ont occupé la place et leurs préoccupations sont à cent lieues des multiples exigences de la loi juive. Esdras et Néhémie vont donc tout faire pour redresser la situation : il faut relever ce peuple, lui redonner le moral.

Histoire La 7e année d’Artaxerxès Ier Longue-Main, roi de Perse de 465 av J.-C à 424 av. J.-C., Esdras fut chargé par le roi de se rendre à Jérusalem pour y faire une enquête civile et religieuse sur les conditions d’existence de la communauté juive et pour l’exhorter à observer la loi de Dieu. Esdras est l’un des chefs des Judéens qui revinrent de Babylone avec Zorobabel. Ce scribe versé dans la loi de Moïse, dont il faisait un sujet d’étude et d’enseignement, descend de Tsadoq et de Phinéas. Il est le personnage principal du Livre d’Esdras et on le retrouve dans le récit de Néhémie du retour d’exil de Babylone dont voici un extrait. Néhémie est juif, né à Babylone au Ve siècle av. J.-C., personnage principal et narrateur du Livre de Néhémie. Selon le récit biblique, il devint échanson d’Artaxerce Longue-main, roi de Perse; obtint de ce prince la permission de rebâtir les murs de Jérusalem (445 av.J.-C.) et il conduit une partie des exilés juifs en Judée après le premier exil en Babylone. Il fonda la grande synagogue et gouverna le peuple hébreu avec beaucoup de sagesse jusqu’à sa mort, arrivée en 424 av.J.-C. On lui attribue le 2e des livres connus sous le nom d’Esdras.

En cliquant sur les mots soulignés en bleu, vous aurez accès à d’autres informations ! (texte ci-dessus)

Comprendre le texte : pour rétablir l’unité de leur communauté, Esdras et Néhémie ne lui font pas la morale, ils lui proposèrent une fête autour de la parole de Dieu.

Texte

Tout le peuple se rassembla comme un seul homme sur la place située devant la Porte des eaux. On demanda au scribe Esdras d’apporter le livre de la loi de Moïse, que le Seigneur avait donnée à Israël. Alors le prêtre Esdras apporta la Loi en présence de l’assemblée, composée des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre. C’était le premier jour du septième mois. Esdras, tourné vers la place de la Porte des eaux, fit la lecture dans le livre, depuis le lever du jour jusqu’à midi, en présence des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre : tout le peuple écoutait la lecture de la Loi.

Le scribe Esdras se tenait sur une tribune de bois, construite tout exprès. Esdras ouvrit le livre ; tout le peuple le voyait, car il dominait l’assemblée. Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout. Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand, et tout le peuple, levant les mains, répondit : « Amen ! Amen ! » Puis ils s’inclinèrent et se prosternèrent devant le Seigneur, le visage contre terre. Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu, puis les lévites traduisaient, donnaient le sens, et l’on pouvait comprendre Néhémie le gouverneur, Esdras qui était prêtre et scribe, et les lévites qui donnaient les explications, dirent à tout le peuple : « Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu ! Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! » Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi. Esdras leur dit encore : « Allez, mangez des viandes savoureuses, buvez des boissons aromatisées, et envoyez une part à celui qui n’a rien de prêt. Car ce jour est consacré à notre Dieu ! Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart !

Psaume 19, 8-10.15

Commentaire La charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples » (premier verset ici) : manière de dire que Dieu seul est sage ; pour nous, pas besoin de nous croire malins, laissons-nous guider tout simplement. Et alors, la pratique humble et quotidienne de la Loi peut transformer peu à peu un peuple tout entier. Il n’est donc demandé qu’une pratique humble et quotidienne ; c’est à la portée de tout le monde.

Texte

La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ; la charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples. Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur ; le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard. La crainte qu’il inspire est pure, elle est là pour toujours ; les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables Accueille les paroles de ma bouche, le murmure de mon cœur ; qu’ils parviennent devant toi, Seigneur, mon rocher

La deuxième lecture est tirée de la lettre de saint Paul, apôtre aux Corinthiens

Commentaire  Ce long développement de Paul prouve au moins une chose, c’est que la communauté de Corinthe connaissait exactement les mêmes problèmes que nous. Pour donner une leçon à ses fidèles, Paul a recours à un procédé qui marche mieux que tous les discours, il utilise une fable que tout le monde connaissait et il l’adapte à son objectif. Cette fable qui circulait à l’époque du Christ, on l’appelait « La fable des membres et de l’estomac » (on la trouve racontée dans « L’Histoire Romaine de Tite-Live » ( La Fontaine l’a mise en vers). Un des points marquants de ce développement , c’est que, pas un instant, il ne parle en termes de hiérarchie ou de supériorité ! Paul, au contraire, insiste sur le respect dû à tous : simplement, parce que la plus haute dignité, la seule qui compte, c’est d’être un membre, quel qu’il soit, de l’unique corps du Christ. Le respect, au sens étymologique, c’est une affaire de regard. Dans cet extrait, Saint Paul ici nous donne une formidable leçon de respect : respect des diversités, d’une part, et respect de la dignité de chacun quelle que soit sa fonction.

Texte

 Prenons une comparaison : notre corps forme un tout, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ. Tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés dans l’unique Esprit pour former un seul corps. Tous nous avons été désaltérés par l’unique Esprit. Le corps humain se compose de plusieurs membres, et non pas d’un seul. Le pied aura beau dire : « Je ne suis pas la main, donc je ne fais pas partie du corps », il fait toujours partie du corps. L’oreille aura beau dire : « Je ne suis pas l’œil, donc je ne fais pas partie du corps », elle fait toujours partie du corps.

Si, dans le corps, il n’y avait que les yeux, comment pourrait-on entendre ? S’il n’y avait que les oreilles, comment pourrait-on sentir les odeurs ? Mais, dans le corps, Dieu a disposé les différents membres comme il l’a voulu. S’il n’y en avait qu’un seul, comment cela ferait-il un corps ? Il y a donc à la fois plusieurs membres, et un seul corps. L’oeil ne peut pas dire à la main : « Je n’ai pas besoin de toi » ; la tête ne peut pas dire aux pieds : « Je n’ai pas besoin de vous ». Bien plus, les parties du corps qui paraissent les plus délicates sont indispensables.

Et celles qui passent pour moins respectables, c’est elles que nous traitons avec plus de respect ; celles qui sont moins décentes, nous les traitons plus décemment ; pour celles qui sont décentes, ce n’est pas nécessaire. Dieu a organisé le corps de telle façon qu’on porte plus de respect à ce qui en est le plus dépourvu : l a voulu qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres. Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie.

Or, vous êtes le corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes les membres de ce corps. Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l’Église, il y a premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui sont chargés d’enseigner, puis ceux qui font des miracles, ceux qui ont le don de guérir, ceux qui ont la charge d’assister leurs frères ou de les guider, ceux qui disent des paroles mystérieuses. Tout le monde évidemment n’est pas apôtre, tout le monde n’est pas prophète, ni chargé d’enseigner ; tout le monde n’a pas à faire des miracles, à guérir, à dire des paroles mystérieuses, ou à les interpréter.

  De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

« Aujourd’hui », c’est le premier mot et le mot clé de sa première homélie dans la synagogue de son enfance. Elle ne peut être plus concrète car toute sa personne parle de Dieu. Dieu a tellement aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique. Cette phrase de l’Évangile s’adresse aux auditeurs de Jésus ; aux premiers chrétiens pour lesquels Luc écrit ; aux lecteurs de tous les temps et donc à nous aussi.

Copyright 2012 by the author and Südwestdeutscher Verlag für Hochschulschriften. All rights rerseved – Saarbrücken 2012

 Source → Rencontre avec la Parole de Vie : Parole de Dieu–  Éditions Croix du Salut

Commentaire  Ce  récit se situe après le baptême de Jésus et le récit de ses tentations au désert. Quand Jésus affirme « La parole d’Isaïe que je viens de vous lire l’Esprit du Seigneur est sur moi, parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction… c’est en moi qu’elle s’accomplit… », il dit tout simplement « Je suis le Messie, celui que vous attendez ». En disant cela, il ne pouvait que surprendre ses auditeurs. Il y a sûrement eu un temps de silence, le temps qu’on ait compris ce qu’il veut dire.

Note: Luc dit à Théophile qu’il veut lui permettre de vérifier « la solidité des enseignements qu’il a reçus. » Luc reconnaît aussi ne pas avoir été un témoin oculaire des événements ; il n’a pu que s’informer auprès des témoins oculaires, ce qui suppose qu’ils sont encore vivants quand il écrit.

Texte

 Plusieurs ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, tels que nous les ont transmis ceux qui, dès le début, furent les témoins oculaires et sont devenus les serviteurs de la Parole. C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi, après m’être informé soigneusement de tout depuis les origines, d’en écrire pour toi, cher Théophile, un exposé suivi, afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as reçus.

Lorsque Jésus, avec la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues des Juifs, et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l’habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui présenta le livre du prophète Isaïe.

Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres, et aux aveugles qu’ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Catéchèse →  Aujourd’hui, s’accomplit la Parole (Lc 1, 1-4; 4, 14-21)

Liens avec d’autres stes web chrétiens

◊ liturgie dominicale avec des enfants →  Troisième dimanche ordinaire, année C – Eglise catholique du Var

◊ Homélie du Père Jean Compazieu → 3ème dimanche du temps ordin

 Abbé Pierre Desroches : « Aujourd’hui s’accomplit la Parole de Dieu pour vous »

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Deuxième dimanche du Temps Ordinaire — Année C

Posté par diaconos le 15 janvier 2022

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De l’évangile selon Jean, au chapitre deux

 Trois jours plus tard, il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. 02 Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples.  Or, on manqua de vin ; la mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. »  Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. »  Sa mère dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira. »

  Or, il y avait là six cuves de pierre pour les ablutions rituelles des Juifs ; chacune contenait environ cent litres. Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d’eau les cuves. » Et ils les remplirent jusqu’au bord.  Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent.

Le maître du repas goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas interpelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier, et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. » 11 Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. (Jn 2, 1-11)

Les noces de Cana

Il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples. Or, on manqua de vin ; la mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont plus de vin. » Jésus lui répondit : « Femme, que me veux tu ? Mon heure n’est pas encore venue. «  Sa mère dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira. »

Toute la Bible est une histoire d’amour, une histoire d’Alliance. Dans les textes choisis pour dimanche prochain, l’image est encore plus forte : c’est l’image des épousailles entre Jérusalem et le Christ (deuxième lecture), entre le Christ et l’Église. Dans le récit des noces de Cana (Évangile) où Jésus donne le premier signe du Royaume, les circonstances qui entourent celles-ci, tout autant que le miracle qui s’y accompli, sont typiques du symbolisme habituel de saint Jean.

Pour lui, toute réalité humaine peut être évocatrice du Royaume, ou plus exactement de la vie éternelle. Car saint Jean n’emploie jamais le terme de Royaume, il préfère parler de “vie” ou de “vie éternelle”. Par l’incarnation de son Fils, Dieu a épousé toute l’humanité. Dieu qui est amour infini, trouve sa joie en chaque personne et c’est toujours avec tendresse qu’il murmure à chaque personne, au milieu de ses épreuves et de ses moments de doute, de ses moments difficiles : « Tiens bon, je suis là et je t’aime, va, puisque je crois en toi, tu seras la joie de ton Dieu. »

Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas.

Ils n’avaient pas de vin, parce que le vin de la noce était épuisé. Alors la mère de Jésus lui dit : « Il n’y a pas de vin. (Jn 2,3) Comme les invités étaient nombreux et que chez les Juifs les noces duraient plusieurs jours, il est facile de s’expliquer cette circonstance que le vin finit par manquer. Quand Jésus dit : mon heure n’est pas encore venue, il désigne toujours le moment déterminé par la volonté de Dieu où doit s’accomplir quelque grand événement de sa vie, en particulier l’heure de sa manifestation comme Messie, qui, il le sait, sera suivie de l’heure de sa mort. (Jean 7, 30 ; 8, 20 ; 12, 27 ; 13, 1)

Marie accepta  humblement la répréhension, elle s’effaça ; mais, certaine que son fils, s’il ne voulut pas se prêter à la manifestation éclatante qu’elle lui suggérait,  trouva un moyen de tirer les organisateurs de la fête d’embarras, elle ordonna aux serviteurs de faire tout ce que Jésus dira. C’est à nous aussi qu’elle adresse l’ordre donné aux serviteurs, à Cana de Galilée, durant le repas de noces: « Faites tout ce qu’il vous dira. » (Jn 2, 8)

La première lecture est tirée du livre d’Isaïe

Commentaire :  Dans cet extrait, le prophète Isaïe emploie deux fois  le mot « désir » (au sens de désir amoureux) pour traduire les sentiments de Dieu à l’égard de son peuple.  Ce texte est une véritable déclaration d’amour ! Un fiancé n’en dirait pas plus à sa bien-aimée. Tu seras ma préférée, mon épouse… Tu seras belle comme une couronne, comme un diadème d’or entre mes mains… tu seras ma joie…

Histoire : Ce chapitre 62 d’Isaïe a été écrit dans le contexte du retour d’Exil. On est rentré de l’Exil (à Babylone) en 538 et le Temple n’a commencé à être reconstruit qu’en 521.  .

Texte

01  Pour la cause de Jérusalem je ne me tairai pas, pour Sion je ne prendrai pas de repos, avant que sa justice  ne se lève  comme l’aurore et que son salut ne flamboie comme une torche. 02  Les nations verront ta justice, tous les rois verront ta gloire. On t’appellera d’un nom nouveau, donné par le Seigneur lui-même. 03  Tu seras une couronne resplendissante entre les doigts du Seigneur, un diadème royal dans la main de ton Dieu. 04  On ne t’appellera plus : « La délaissée », on n’appellera plus ta contrée : « Terre déserte », mais on te nommera : « Ma préférée », on nommera ta contrée : « Mon épouse », car le Seigneur met en toi sa  préférence et ta contrée aura un époux.
05  Comme un jeune homme épouse une jeune fille, celui qui t’a construite t’épousera. Comme la jeune mariée est la  joie de son mari, ainsi tu seras la joie de ton Dieu.

Psaume 95, 1-2a, 2b-3, 7-8a, 9a.10ac

Commentaire : un jour viendra où tous les peuples sans exception reconnaîtront Dieu comme le seul Dieu. L’humanité tout entière mettra sa confiance en lui seul : ce psaume tout entier a cette dimension universelle.

Note :  La scène se passe dans le Temple à Jérusalem : les marches du parvis du Temple sont noires de monde, sur l’esplanade on se bouscule joyeusement, la ville de Jérusalem n’y suffit pas… aussi loin que porte le regard, les foules affluent… il en vient de partout, il en vient du bout du monde. Et toute cette foule immense chante à pleine gorge, c’est une symphonie : qu’est-ce qu’ils chantent ? 

« Le Seigneur est roi ! »  (verset 10a)  Quatre mots seulement, mais pas n’importe lesquels : c’est l’exclamation des grands jours !

Texte

01  Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, terre entière, 2a  chantez au Seigneur et bénissez son nom ! 2b  De jour en jour, proclamez son salut, 03  racontez à tous les peuples sa gloire, à toutes les nations ses merveilles ! 07  Rendez au Seigneur, familles des peuples, rendez au Seigneur la gloire et la puissance, 8a  rendez au Seigneur la gloire de son nom. 9a  adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté : 10a  Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! » 10c  Il gouverne les peuples avec droiture.

De la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Commentaire :  Dans cet extrait, l’apôtre Paul parle de choses très concrètes, il rappelle d’abord le fondement des choses, qui est notre baptême : comme disait Jean-Baptiste, par le Baptême, nous avons été plongés dans le feu de l’Esprit, et désormais c’est l’Esprit qui se réfracte à travers nous selon nos propres diversités. Comme dit Paul : « Celui qui agit en tout cela, c’est le même et unique Esprit : il distribue ses dons à chacun, selon sa volonté. » (verset 11).

Une des leçons de ce texte de l’apôtre Paul est certainement d’apprendre à nous réjouir de nos différences. Elles sont les multiples facettes de ce que l’Amour nous rend capables de faire selon l’originalité de chacun. Réjouissons-nous donc de la variété des races, des couleurs, des langues, des dons, des arts, des inventions… C’est ce qui fait la richesse de l’Eglise et du monde à condition de les vivre dans l’amour.

Texte

04i  Frères, les dons de la grâce sont variés, mais c’est toujours le même Esprit05  Les fonctions dans l’Église sont variées, mais c’est toujours le même Seigneur. 06  Les activités sont variées, mais c’est toujours le même Dieu qui agit en tous. 07  Chacun reçoit le don de manifester l’Esprit en vue du bien de tous. 08  A celui-ci est donné, grâce à l’Esprit, le langage de la sagesse de Dieu ; à un autre, toujours par l’Esprit, le langage de la connaissance de Dieu ; 09  un autre reçoit, dans l’Esprit, le don de la foi ; un autre encore, des pouvoirs de guérison dans l’unique Esprit ; 10 un autre peut faire des miracles, un autre est un prophète, un autre sait reconnaître ce qui vient vraiment de l’Esprit ; l’un reçoit le don de dire toutes sortes de paroles mystérieuses, l’autre le don de les interpréter. 11  Mais celui qui agit en tout cela, c’est le même et unique Esprit : il distribue ses dons à chacun, selon sa volonté.

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean

L’élément central du récit, ce sont les six jarres de pierre qui servaient aux ablutions que faisaient les Juifs pour se purifier. Elles sont de pierre, comme les tablettes sur lesquelles Moïse grava les dix commandements de Dieu (Ex 20, 1-17). Ces jarres, qui étaient vides, avant l’intervention de Jésus, représentent l’Ancienne Alliance où l’homme vivait dans la peur, obsédé par la tension entre le pur et l’impur, le permis et le défendu, et essayant de se libérer de son sentiment d’impureté à travers des ablutions rituelles.

 C’est à cette religion du pur et de l’impur, des ablutions et des sacrifices que Jésus vient substituer une religion d’amour symbolisée par le vin nouveau de l’Esprit. Cette loi Ancienne, Jésus dira un jour qu’il n’est pas venu l’abolir mais l’accomp

 Source → Rencontre avec la Parole de Vie : Parole de Dieu–  Éditions Croix du Salut

Commentaire : les noces de Cana indiquent le sens de la mission de Jésus, la « Nouvelle Alliance » où Dieu donne sa vie en abondance. Il ne faut pas lire cette page d’évangile comme une simple chronique de journaliste. Cette eau changée en vin c’est bien sympathique car les convives peuvent continuer la fête. Mais si on en reste là, on manque l’essentiel du message de l’évangile. Saint Jean ne nous parle pas de « miracle » mais de « signe » ce qui n’est pas la même chose. 

Il nous faut donc prendre le temps de lire entre les lignes et voir tout ce qui est sous-entendu : au-delà du mariage du jeune couple de Cana, il y en a un autre : C’est l’alliance du Christ et de son Eglise. Toute la Bible nous montre un Dieu qui s’adresse aux hommes en termes d’amour et d’alliance. C’est cela qu’il faut bien voir dans cet évangile, l’annonce de la nouvelle alliance entre Dieu et les hommes. Au-delà du manque de vin, l’évangile nous invite à prendre conscience de tous nos manques, manques d’amour, manque de raisons de vivre et d’espérer. A Cana, Jésus vient à la rencontre d’une humanité qu’il veut épouser.

Il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. 02  Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples. Or, on manqua de vin ; la mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. »  Sa mère dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira. »

 Or, il y avait là six cuves de pierre pour les ablutions rituelles des Juifs ; chacune contenait environ cent litres.  Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d’eau les cuves. » Et ils les remplirent jusqu’au bord.  Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. « Ils lui en portèrent.

 Le maître du repas goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais les serviteurs le  savaient, eux qui avaient puisé l’eau.
Alors le maître du repas interpelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier, et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »  Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

Complément

◊ Catéchèse  →  Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas.

Liens externes

◊ Mots croisés bibliques → Les noces de Cana

◊ Catéchèse → Caté autour du récit des Noces de Cana

  Vidéo Les noces de Cana racontées aux enfants

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♥ KTOTV / « Les noces de Cana »

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