
Élie fut un des prophètes majeurs d’Israël. Actif dans le royaume du Nord IXe siècle av. J.-C., il fut célèbre pour son opposition au roi Achap et à sa femme Jézabel, ainsi que par sa lutte victorieuse contre les prêtres de Baal. Sa fin, entourée de mystère fut associée à l’eschatologie juive et chrétienne, précurseur du Messie, défenseur de Dieu, secours dans la détresse, il fut le sujet de multiples légendes dans la tradition juive et de nombreuses représentations dans l’art chrétien.
Des références à Élie apparaissent dans le Tanakh, le Talmud, le Nouveau Testament et le Coran. Dans le Judaïsme, son nom est invoqué à la fin du Shabbat et dans de nombreux rites et coutumes, dont le Séder de Pessa’h. Le Nouveau Testament indique à plusieurs reprises que certains contemporains de Jésus de Nazareth pensaient que celui-ci n’était autre qu’Élie, de retour sur Terre, et que, à la même époque, cette identification avec Élie concernait aussi Jean le Baptiste.
Élie dans la Bible
Élie est un nom théophore, comme bien des noms qui figurent dans la Torah. En hébreu, le prénom אֵלִיָּהו (ēliyahū) signifie « Mon Dieu est YHWH ». Ce nom est probablement choisi en raison de la mission particulière qui lui est attribuée dans le récit biblique, laquelle vient en opposition avec les adorateurs du dieu Baal.
Prophète d’Israël du IXe siècle av. J.-C., son ministère a lieu dans le royaume après la mort de Salomon. Il est le prophète de YHWH, Dieu d’Israël, face au dieu des Cananéens, Baal, dont la reine d’Israël Jézabel se
fit l’ardente missionnaire. Il réalisa de nombreux prodiges avant de s’envoler aux cieux dans un tourbillon. Il est aussi, selon les prophètes bibliques, notamment Malachie, l’annonciateur du Messie à la fin des temps.
Élie dans le judaïsme
Élie serait né en l’an -927. Enlevé vers les cieux par un char de feu, il est vivant éternellement. Premier livre des Rois Dans le premier livre des Rois, l’histoire du prophète Élie est connue par ce que les exégètes ont appelé le « Cycle d’Élie ».
Selon le Premier Livre des Rois, Élie était un habitant du pays de Galaad et aussi un originaire de la ville de Tishbé, en arabe el Istib, au nord de la rivière Yabboq dans le djebel Adjloun, entre le Yarmouk et l’Arnon, un nom de même racine que le mot captivité en hébreu.
La tradition l’a fait connaître comme ayant une grande foi en YHWH et lui a attribué de nombreux miracles, dont même ceux de ressusciter les morts et de faire descendre le feu du ciel.
Dans le Premier Livre des Rois, Élie apparaît dans l’histoire pour avertir Achap, le roi d’Israël, de la survenue d’une sécheresse causée parce qu’il empêche la pluie de tomber. « Élie, le Thischbite, l’un des habitants de Galaad, dit à Achab : « L’Éternel est vivant, le Dieu d’Israël, dont je suis le serviteur ! Il n’y aura ces années-ci ni rosée, ni pluie, sinon à ma parole »
Il partit ensuite faire une retraite près du torrent de Kerith, un affluent du Jourdain. Il but l’eau du torrent et fut ravitaillé en nourriture par des corbeaux. Au bout d’un certain temps le torrent se tarit, puis Élie partit vers Sidon où une veuve de la ville de Sarepta le reçut et le nourrit. Un miracle eut alors lieu, car les maigres provisions de la veuve ne s’épuisèrent pas jusqu’au retour de la pluie. Son fils, tombé malade puis mort, revint à la vie après une prière d’Élie.
La sécheresse annoncée par Élie dura plus de trois années. La troisième année de sécheresse, Dieu renvoya Élie auprès du roi Achap. Élie rencontra un serviteur du roi nommé Abbias et lui demande de l’annoncer. Abdias craignit que cette annonce provoquât son exécution si Élie disparaît à nouveau, et plaida en évoquant son passé, où il fut protégé des prophètes de Dieu que la reine Jézabel voulait faire tuer. Élie lui assura qu’il se montrera à Achab et malgré ses craintes, Abdias prévint le roi qui vint à la rencontre d’Élie.
Élie réprimanda le roi pour avoir sacrifié au dieu Baal et laissé son épouse Jézabel dîner avec quatre cents prophètes d’Astarté. Le roi convoqua le peuple et tous les prophètes sur le mont Carmel. Élie fut seul face à quatre cent cinquante prophètes de Baal. Chaque camp choisit des taureaux pour en faire offrande à son dieu, sans y mettre le feu.
Les prêtres de Baal s’agitèrent en vain, le feu ne consuma pas leurs offrandes. Élie fit un autel et plaça les offrandes qu’il fit arroser d’eau par trois fois. Il fit alors une prière et le feu tomba sur l’autel. Alors Élie donne l’ordre de se saisir des prêtres de Baal et il les égorge. Élie dit à Achab de retourner en char à Jizreel avant que la pluie ne l’arrêtât, il commença pleuvoir tandis
Informée par Achab, Jézabel menaça Élie de lui infliger le même sort qu’il fit subir aux prêtres de Baal. Élie s’enfuria vers Beer -Shevas le royaume de Juda pour s’y réfugier. Élie, complètement découragé par ce qui lui arriva et souhaitant mourir, s’endormit au pied d’un genêt.
Un ange le réveilla et lui offrit à manger, il mangea et se rendormit. L’ange revint et Élie put marcher ainsi pendant quarante jours. Arrivé à la caverne du mont Horeb, Élie s’y réfugia. Par la suite, l’auteur biblique décrit des phénomènes naturels, séismes, tempêtes, où Dieu ne se trouve pas.
En dernier, comme une sorte d’oxymore, ce fut la voix d’un fin silence. Dieu lui demanda : « Que fais-tu ici Élie ? » Dieu donna l’ordre à Élie d’aller à Damas pour oindre Azaël comme roi d’Aram, oindre Jéhu comme roi d’Israël et oindre Elisée pour en faire son successeur.
Environ six années plus tard, il mit en garde Achab et Jézabel d’un risque de mort violente après que Jézabel manœuvra pour s’approprier la vigne d’un certain Naboth dont elle provoqua la mort par lapidation en le livrant à la foule.
Achab, roi d’Israël, et Josaphat, roi de Juda, s’allièrent pour faire la guerre contre Aram. Au cours d’un combat, Achab fut tué. Son fils Achazia lui succéda et commit les mêmes fautes aux yeux d’Élie.
Car Achazia, tombé du balcon de ses appartements, voulut consulter l’oracle de Baal à propos de sa guérison. Élie alla à la rencontre des messagers du roi pour leur annoncer la mort prochaine du roi parce qu’il avait préféré Baal au Dieu d’Israël.
Par la volonté de Dieu, Élie brûla cent hommes d’Achazia venus le capturer, puis se laissa emmener pour réitérer sa funeste prédiction devant le roi. Celui-ci mourut peu après et son fils Joram lui succéda. Alors qu’il était en compagnie d’Élisée, Élie fut enlevé au ciel dans un tourbillon. Après sa disparition, Elisée lui succéda.
Ce récit de l’enlèvement d’Élie au ciel inspira la construction de certains scénarios eschatologiques de son retour miraculeux sur Terre. D’après le Livre de Malachie, Élie reviendra avant le Jugement dernier : « Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, avant que le jour de l’Éternel arrive » La tradition juive attend donc le retour d’Élie. Il reste l’invité lors de la fête juive de la Pâque, où une porte ouverte et un siège inoccupé l’attendent toujours.
Le Siracide, un livre deutérocanonique, mentionne Élie parmi les grands personnages de l’histoire d’Israël et rappelle ses hauts faits. Le texte suggère qu’il y a une vie après la mort pour les croyants : « heureux ceux qui te verront, heureux ceux qui se sont endormis dans l’amour du Seigneur, car nous aussi nous posséderons la vraie vie ».
Tradition juive
Comme le prophète Élie n’est jamais vraiment mort, des traditions concernant ses réapparitions se sont développées dans le folklore juif, depuis Rabbi Éléazar, fils de Shimon bar Yahi jusqu’aux récits hassidiques. Élie est réputé avoir enseigné à des sages de la Torah et à des justes inconnus, ou encore, dans de nombreuses légendes, avoir surgi dans une synagogue lorsque manquait un dixième homme pour former le minyan.
Ces interventions mystérieuses, souvent destinées à sauver ou à soutenir les Juifs dans des périodes de danger, viennent du fait qu’Élie est celui qui annoncera la paix et le bien dans le monde à venir
Ainsi la Birkat Hamazon, action de grâces après le repas mentionne qu’Élie dont il faut se souvenir pour le bien, apportera de bonnes nouvelles, secours et consolation. En raison de son retour imminent, un fauteuil lui est souvent réservé dans les synagogues.
Dans le Deuxième Livre des Chroniques un certain Élie mit Joram en garde le roi de Juda, Joram. Si c’est le même personnage, cela signifie qu’il est passé d’un royaume à l’autre et qu’il mourut plus tard que ne le laisse entendre le Deuxième Livre des Rois.
Cela s’explique par le fait que le livre des chroniques est en quelque sorte une récapitulation de l’histoire, en particulier de l’alliance davidique et du le culte rendu au temple. Élie est aussi porté par un sacrificateur du temps d’Esdras.
Tradition juive
Le Nouveau Testament est marqué par l’attente du retour d’Élie], qui y est le prophète le plus fréquemment cité. Dans les épîtres, il est mentionné comme modèle d’inspiration pour la prière. Paul écrit dans l’Epître aux Romains : « Ne savez-vous pas ce que l’écriture rapporte d’Élie, comment il adresse à Dieu cette plainte contre Israël ? »
L’Epître de Jacque fait aussi référence à Élie pour illustrer le pouvoir de la prière : « Élie était un homme de la même nature que nous, il pria avec instance pour qu’il ne pleuve point, et il ne tomba point de pluie sur la terre pendant trois ans et six mois. Puis il pria de nouveau, et le ciel donna de la pluie, et la terre produisit son fruit »
Élie est cité dans l’Evangile selon Luc. Jean le Baptiste et Élie sont comparés pour leur costume fait de peaux de bêtes. L’ange Gabriel affirma, avant la naissance du Baptiste, qu’il aura l’esprit et la puissance d’Élie.
Dans les trois évangiles synoptiques, se trouvent une manifestation d’Élie en compagnie de Moise et de Jésus dans l’épisode dit de la Transfiguration : «Et pendant que Jésus priait l’aspect de son visage changea, et son vêtement, d’une éclatante blancheur. Et voici que deux hommes s’entretenaient avec lui : c’étaient Moïse et Élie qui, apparus en gloire, parlaient de son départ, qu’il allait accomplir à Jérusalem.»
À la suite de cet évènement, les disciples interrogèrent Jésus concernant le retour d’Élie et il leur confirma qu’il s’agissait bien du Baptiste. Les disciples lui demandèrent : «Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Élie doit venir premièrement ? » »
Il répondit : « Il est vrai qu’Élie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu’Élie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part.» Les disciples comprirent qu’il leur parlait de Jean-Baptiste. (Mt 17 :10-13)
Affirmée par Jésus cette identification fut niée par le Baptiste dans l’Evangile selon Jean : « Qu’es-tu donc ? lui demandèrent-ils. Es-tu Élie ?» Il dit : «Je ne le suis pas » (Mt 1, 19-27) Un érudit juif, Menahem Macina traita de cette question.
Élie dans l’islam
Élie (إِلْيَاس, ilyās Ilyâs) est un prophète de l’islam. Il reste néanmoins un personnage mineur dans le texte coranique. Il est cité dans un passage du Coran : « Il était, certes, du nombre des quatre. Quand il dit à son peuple : « Ne craignez-vous pas Allah ? Invoquerez-vous Baal et délaisserez-vous le Meilleur des créateurs » Allah, votre Seigneur et le Seigneur de vos plus anciens ancêtres ?
Ils le traitèrent de menteur. Eh bien, ils seront emmenés au Châtiment. Messagers, nous perpétuâmes son renom dans la postérité : « Paix sur Élie et ses adeptes ». Ainsi récompensons-Nous les bienfaisants, car il était du nombre de Nos serviteurs croyants
Ce passage évoque le récit de la lutte d’Élie contre les adorateurs de Baâl, présent dans le livre des Rois. Les commentateurs musulmans ont donné plus de consistance à ce personnage coranique en récupérant des éléments provenant du récit biblique, comme son enlèvement au ciel.
Néanmoins, leur chronologie fut parfois hésitante : certains commentateurs plaçant la vie d’Élie avant celle de David et de Salomon et le récit prend le contrepied de celui donné par la Bible. Ainsi, Élie serait prophète au milieu d’une société païenne qu’il aurait cherché à convertir et Baal serait une idole représentant une très belle femme. Le roi de cette société païenne étant hésitant et son peuple refusant de croire, Élie aurait demandé à Dieu de retenir la pluie pour les châtier.
Le roi de cette société païenne étant hésitant et son peuple refusant de croire, Élie aurait demandé à Dieu de retenir la pluie pour les châtier. Cela provoqua une famine dans la région. Après 10 jours ou 10 ans, selon les traditions de famine, le roi et le peuple acceptèrent le message d’Élie et la pluie revint. Les récalcitrants furent alors massacrés.
Ce passage évoque le récit de la lutte d’Élie contre les adorateurs de Baâl, présent dans le livre des Rois. Les commentateurs musulmans donnèrent plus de consistance à ce personnage coranique en récupérant des éléments provenant du récit biblique, comme son enlèvement au ciel.
Néanmoins, leur chronologie fut parfois hésitante : ce passage évoque le récit de la lutte d’Élie contre les adorateurs de Baâl, présent dans le livre des Rois. Les commentateurs musulmans donnèrent plus de consistance à ce personnage coranique en récupérant des éléments provenant du récit biblique, comme son enlèvement au ciel.
Élie est fêté le vingt juillet par les catholiques et par les orthodoxes. Plusieurs montagnes portent son nom dont la plus connue est le mont Saint Elias en Alaska. Dans l’Epitre orthodoxe serbe, la Saint-Elie est une Slava fêtée par beaucoup de croyants, il est aussi le saint protecteur de l’aviation et de l’armée de l’air serbe. De nombreux Serbes qui se sont convertis au christianisme aux Ve, VIe et VIIe siècles et qui avaient pour dieu protecteur Péroun, équivalent de Thor chez les Slaves le prirent pour saint protecteur. Saint Élie était représenté par les chrétiens de Constantinople comme le saint à la foudre.
En Biélorussie, sa mythologie incorpore celle du dieu de l’Orage et notamment le mythe central qui est le meurtre du roi des serpents.
Dans l’Ordre du Carmel, dont Élie est le père spirituel, la fête de saint Élie le 20 juillet a rang de fête obligatoire, donnant lieu à l’indulgence plénière alors que dans le reste de l’Église catholique cette fête est laissée à la liberté des fidèles.
La tradition rapporta qu’Élie résida en ermite, avec des disciples, à commencer par Elisée, dans une grotte du mont Carmel. Cette grotte est connue sous le nom de l’école des prophètes. Par la suite, Élisée poursuivit cette tradition et lui aussi résida dans cette grotte comme le suggérerait le passage du Deuxième Livre des Rois où la femme tsunamite partit au mont Carmel chercher Élisée.
Au XVIIe siècle des carmes s’installèrent sur les pentes du mont Carmel un monastère et célèbrent des offices dans la grotte d’Élie. Cette grotte devint successivement une mosquée et aujourd’hui une synagogue
Élie (إِلْيَاس, ilyās Ilyâs) est un prophète de l’islam. Il reste néanmoins un personnage mineur dans le texte coranique. Il est cité dans un passage du Coran : « Élie était, certes, du nombre des Messagers » Quand il dit à son peuple : « Ne craignez-vous pas Allah ? » Invoquerez-vous et délaisserez-vous le Meilleur des créateurs, Allah, votre Seigneur et le Seigneur de vos plus anciens ancêtres ?
Ils le traitèrent de menteur. Eh bien, ils seront emmenés Châtiment. Exception faite des serviteurs élus d’Allah. Et Nous pétuâmes son renom dans la postérité : « Paix sur Élie et ses adeptes ». Ainsi récompensons-Nous les bienfaisants, car il était du nombre de Nos serviteurs croyants
Ce passage évoque le récit de la lutte d’Élie contre les adorateurs de Baâl, présent dans le livre des Rois. Les commentateurs musulmans ont donné plus de consistance à ce personnage coranique en récupérant des éléments provenant du récit biblique, comme son enlèvement au ciel. Néanmoins, leur chronologie est parfois hésitante, certains commentateurs plaçant la vie d’Élie avant celle de David et de Salomon et le récit prend le contrepied de celui donné par la Bible.
Ainsi, Élie serait prophète au milieu d’une société païenne qu’il aurait cherché à convertir et Baal serait une idole représentant une très belle femme. Le roi de cette société païenne étant hésitant et son peuple refusant de croire, Élie aurait demandé à Dieu de retenir la pluie pour les châtier. Cela provoqua une famine dans la région. Après 10 jours ou 10 ans, selon les traditions de famine, le roi et le peuple acceptèrent le message d’Élie et la pluie revint. Les récalcitrants furent alors massacrés.
Élie est un prophète de l’islam. Il reste néanmoins un personnage mineur dans le texte coranique. Il est cité dans un passage du Coran : Élie était, certes, du nombre des Messagers. Quand il dit à son peuple : « Ne craignez-vous pas Allah ? Invoquerez-vous Baal et délaisserez-vous le Meilleur des créateurs, Allah, votre Seigneur et le Seigneur de vos plus anciens ancêtres ?».
Ils le traitèrent de menteur. Eh bien, ils seront emmenés au Châtiments. Exception faite des serviteurs élus d’Allah. Et Nous perpétuâmes son renom dans la postérité : « Paix sur Élie et ses adeptes ». Ainsi nous récompenseront les bienfaisants, car il était du nombre de Nos serviteurs croyants
Ce passage évoque le récit de la lutte d’Élie contre les adorateurs de Baâl, présent dans le livre des Rois. Les commentateurs musulmans ont donné plus de consistance à ce personnage coranique en récupérant des éléments provenant du récit biblique, comme son enlèvement au ciel.
Leur chronologie fut parfois hésitante : certains commentateurs plaçant la vie d’Élie avant celle de David et de Salomon et le récit prit le contrepied de celui donné par la Bible. Ainsi, Élie serait prophète au milieu d’une société païenne qu’il aurait cherché à convertir et Baal serait une idole représentant une très belle femme.
Le roi de cette société païenne étant hésitant et son peuple refusant de croire, Élie demanda à Dieu de retenir la pluie pou r les châtier. Cela provoqua une famine dans la région. Après 10 jours ou 10 ans, selon les traditions de famine, le roi et le peuple acceptèrent le message d’Élie et la pluie revint. Les récalcitrants furent massacrés.
Les versets 129 et 130 pourraient être une évocation de l’enlèvement d’Élie. Plusieurs récits de commentateurs reprirent cet épisode de l’enlèvement d’ Élie associé au mystérieux initiateur de Moïse, sorte de prophète non mortel traversant les générations.
Cette idée se retrouve dans les traditions juives. Ces traditions et récits donnèrent une dimension importante, eschatologique, entre autres à Élie même s’ils furent rejetés par un certain nombre de penseurs musulmans.
Élie dans les arts
- Élie est le sujet de l’oratorio de Felix Mendelssohn Felix Mendelssohn : Elias (1846) .
- L’épisode du Songe d’Élie, nourri par un ange dans le désert, parfois intitulé : sommeil d’Elie’ fut traité par divers peintres et sculpteurs : Philippe de Champaigne, Ferdinand Bol
- L’enlèvement d’Élie aux cieux est un thème de tableaux et d’icônes.
- Élie est le personnage principal du roman : « La Montagne de Paulo de Paulo Coelho».
- Elie est le prénom d’un des personnages du roman de Herman Melville : ‘Moby Dick’ (1851). Il est présenté sous le jour d’un illuminé, ancien matelot du capitaine Achab, qui ne cesse de prophétiser de manière confuse.