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Jeudi de la vingtième semaine du Temps Ordinaire – Année Impaire

Posté par diaconos le 21 août 2025

Dans la Bible catholique, le "repas des noces" est une image fréquemment utilisée pour symboliser le royaume de Dieu et l'union finale entre Dieu et son peuple, ou entre le Christ et l'Église. Il représente un moment de joie, de festin et de communion, souvent associé aux noces de l'Agneau.      Symbole du royaume de Dieu: Le repas des noces est une métaphore du bonheur et de la plénitude du royaume de Dieu, où tous les croyants seront invités à partager un festin avec Dieu.

Dans la Bible catholique, le « repas des noces » est une image fréquemment utilisée pour symboliser le royaume de Dieu et l’union finale entre Dieu et son peuple, ou entre le Christ et l’Église. Il représente un moment de joie, de festin et de communion, souvent associé aux noces de l’Agneau.
Symbole du royaume de Dieu: Le repas des noces est une métaphore du bonheur et de la plénitude du royaume de Dieu, où tous les croyants seront invités à partager un festin avec Dieu.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux anciens du peuple, et il leur dit en paraboles :     « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir.    Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : “Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ;tout est prêt : venez à la noce.”

Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : “Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.” Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives.

  Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. Il lui dit : “Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?”  L’autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.” Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. » (Mt 22,1-14)

Nous sommes tous invités

«Le Royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils» Dieu rêve d’un banquet universel pour toute l’humanité, un festin vraiment royal, une fête.. La célébration de ce dimanche nous invite à nous souvenir que nous sommes les invités du Seigneur. Dieu invite toujours : «Heureux les invités au repas du Seigneur»   Lorsque des noces étaient imminentes, dans la tradition des invitations du Moyen-Orient ancien, il y avait deux invitations : la première qui annonçait qu’il allait y avoir des noces, la deuxième pour chercher les invités.

Les premiers serviteurs envoyés sont ceux qui annoncent la fête, et beaucoup parmi les prévenus, nous dit l’évangile, n’en ont cure : «Ceux-ci ne voulaient pas venir.» La deuxième invitation se faisait en allant chercher les invités : on leur avait laissé le temps de se préparer et en plus, on les emmenait. Là, la deuxième série des serviteurs se fait même tuer : «Ils n’en tinrent aucun compte, et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent»

Il suffit de mettre quelques exemples précis, choisis dans notre quotidien, sous les mots de jadis pour découvrir que Jésus décrit très exactement l’état de notre monde.  Par exemple «Comment voulez-vous que je participe à la messe paroissiale le dimanche, je n’ai que ce jour-là pour faire du sport» ou encore : «C’est le jour où nous sommes souvent partis.» ou encore : «Je dois encore faire mes devoirs et étudier mes leçons pour demain lundi»

Ne donnons pas à Dieu la dernière place ! Tant d’autre voix couvrent ses appels. Le prophète Isaïe, il y a plus de 2700 ans, au 8ième siècle avant Jésus Christ, nous invitait déjà grand festin messianique : «Ce jour-là, le Seigneur Dieu de l’univers, préparera pour tous les peuples de la terre, sur sa sainte montagne, un festin de viandes succulentes et de vins délicieux.»  Dans la première lecture, Isaïe décrit la grande fête de millions de croyants : «Ce jour-là, le Seigneur Dieu de l’univers enlèvera le voile de deuil qui enveloppait tous les peuples, et le linceul qui couvrait toutes les nations. Il détruira la mort pour toujours. Le Seigneur essuiera les larmes sur tous les visages. Ce jour-là sera un jour de joie pour ceux et celles qui auront misé leur vie sur Dieu et qui auront vécu dans l’espérance.»

Puisque ceux qui furent appelés ne répondirent pas à l’invitation qui leur fut faite, il y eut une invitation pour tout le monde, l’appel est universel. Les élus ce sont toutes les personnes qui entendent cet appel, et personne n’est exclu, quel que soit son lieu d’origine, quelles que soient ses idées, sa race, ses convictions : «Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce.» 

 Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils rencontrèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. Répondons, frères et sœurs, aux multiples appels du Christ qui nous sont transmis par l’Évangile, par l’Église, par les rencontres de notre vie. Dieu invite tout le monde, sans aucune discrimination et il privilégie même les pauvres, les marginaux, les laissés pour compte. Nous sommes tous invités à la noce ! Cependant, comme toute invitation, l’invitation que Dieu nous adresse se heurte à notre liberté. Choisir d’être de la noce ou de ne pas en être. Choisir ! C’est bien à cela que nous pousse l’évangile de ce jour.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites chrétiens

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◊ Vie Chrétienne : cliquez ici pour lire l’article → jeudi, 20ème semaine du temps ordinaire – Homélie

 Vidéo Invités à la noce : cliquez ici → https://youtu.be/Px4JzXSX64A

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Saint Élie

Posté par diaconos le 20 juillet 2025

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Élie fut un des prophètes majeurs d’Israël. Actif dans le royaume du Nord IXe siècle av. J.-C., il fut célèbre pour son opposition au roi Achap et à sa femme Jézabel, ainsi que par sa lutte victorieuse contre les prêtres de Baal. Sa fin, entourée de mystère fut associée à l’eschatologie juive et chrétienne, précurseur du Messie, défenseur de Dieu, secours dans la détresse, il fut le sujet de multiples légendes dans la tradition juive et de nombreuses représentations dans l’art chrétien.

Des références à Élie apparaissent dans le Tanakh, le Talmud, le Nouveau Testament et le Coran. Dans le Judaïsme, son nom est invoqué à la fin du Shabbat et dans de nombreux rites et coutumes, dont le Séder de Pessa’h. Le Nouveau Testament indique à plusieurs reprises que certains contemporains de Jésus de Nazareth pensaient que celui-ci n’était autre qu’Élie, de retour sur Terre, et que, à la même époque, cette identification avec Élie concernait aussi Jean le Baptiste.

Élie dans la Bible

Élie est un nom théophore, comme bien des noms qui figurent dans la Torah. En hébreu, le prénom אֵלִיָּהו (ēliyahū) signifie « Mon Dieu est YHWH ». Ce nom est probablement choisi en raison de la mission particulière qui lui est attribuée dans le récit biblique, laquelle vient en opposition avec les adorateurs du dieu Baal.

Prophète d’Israël du IXe siècle av. J.-C., son ministère a lieu dans le royaume après la mort de Salomon. Il est le prophète de YHWH, Dieu d’Israël, face au dieu des Cananéens, Baal, dont la reine d’Israël Jézabel se

fit l’ardente missionnaire. Il réalisa  de nombreux prodiges avant de s’envoler aux cieux dans un tourbillon. Il est aussi, selon les prophètes bibliques, notamment Malachie, l’annonciateur du Messie à la fin des   temps.

Élie dans le judaïsme

Élie serait né en l’an    -927. Enlevé vers les cieux par un char de feu, il est vivant éternellement. Premier livre des      Rois     Dans le premier livre des Rois, l’histoire du prophète Élie est connue par ce que les exégètes ont appelé le « Cycle d’Élie ».

Selon le Premier Livre des Rois, Élie était un habitant du pays de Galaad et aussi un originaire de la ville de Tishbé, en arabe el Istib, au nord de la rivière Yabboq dans le djebel Adjloun, entre le Yarmouk et l’Arnon, un nom de même racine que le mot captivité en hébreu.

La tradition l’a fait connaître comme ayant une grande foi en YHWH et lui a attribué de nombreux miracles, dont même ceux de ressusciter les morts et de faire descendre le feu du ciel.

 Dans le Premier Livre des Rois, Élie apparaît dans l’histoire pour avertir Achap, le roi d’Israël, de la survenue d’une sécheresse causée parce qu’il empêche la pluie de tomber. « Élie, le Thischbite, l’un des habitants de Galaad, dit à Achab : « L’Éternel est vivant, le Dieu d’Israël, dont je suis le serviteur ! Il n’y aura ces années-ci ni rosée, ni pluie, sinon à ma parole »

Il partit ensuite faire une retraite près du torrent de Kerith, un affluent du Jourdain. Il but l’eau du torrent et fut ravitaillé en nourriture par des corbeaux. Au bout d’un certain temps le torrent se tarit, puis Élie partit vers Sidon où une veuve de la ville de Sarepta le reçut et le nourrit. Un miracle eut alors lieu, car les maigres provisions de la veuve ne s’épuisèrent pas jusqu’au retour de la pluie. Son fils, tombé malade puis mort, revint à la vie après une prière d’Élie.

La sécheresse annoncée par Élie dura plus de trois années. La troisième année de sécheresse, Dieu renvoya Élie auprès du roi Achap. Élie rencontra un serviteur du roi nommé Abbias et lui demande de l’annoncer. Abdias craignit que cette annonce provoquât son exécution si Élie disparaît à nouveau, et plaida en évoquant son passé, où il fut protégé des prophètes de Dieu que la reine Jézabel voulait faire tuer. Élie lui assura qu’il se montrera à Achab et malgré ses craintes, Abdias prévint le roi qui vint à la rencontre d’Élie.

Élie réprimanda le roi pour avoir sacrifié au dieu Baal et laissé son épouse Jézabel dîner avec quatre cents prophètes d’Astarté. Le roi convoqua le peuple et tous les prophètes sur le mont Carmel. Élie fut seul face à quatre cent cinquante prophètes de Baal. Chaque camp choisit des taureaux pour en faire offrande à son dieu, sans y mettre le feu.

Les prêtres de Baal s’agitèrent en vain, le feu ne consuma   pas leurs offrandes. Élie fit un autel et plaça les offrandes qu’il fit arroser d’eau par trois fois. Il fit alors une prière et le feu tomba sur l’autel. Alors Élie donne l’ordre de se saisir des prêtres de Baal et il les égorge. Élie dit à Achab de retourner en char à Jizreel avant que la pluie ne l’arrêtât, il commença pleuvoir tandis

Informée par Achab, Jézabel menaça Élie de lui infliger le même sort qu’il fit subir aux prêtres de Baal. Élie s’enfuria vers Beer -Shevas le royaume de Juda pour s’y réfugier. Élie, complètement découragé par ce qui lui arriva et souhaitant mourir, s’endormit au pied d’un genêt.

Un ange le réveilla et lui offrit à manger, il mangea et se rendormit. L’ange revint et Élie put marcher ainsi pendant quarante jours. Arrivé à la caverne du mont Horeb, Élie s’y réfugia. Par la suite, l’auteur biblique décrit des phénomènes naturels, séismes, tempêtes, où Dieu ne se trouve pas.

En dernier, comme une sorte d’oxymore, ce   fut la voix d’un fin silence. Dieu lui demanda : « Que fais-tu ici Élie ? » Dieu donna l’ordre à Élie d’aller à Damas pour oindre Azaël comme roi d’Aram, oindre Jéhu comme roi d’Israël et oindre Elisée pour en faire son successeur.

Environ six années plus tard, il mit en garde Achab et Jézabel d’un risque de mort violente après que Jézabel manœuvra pour s’approprier la vigne d’un certain Naboth dont elle provoqua la mort par lapidation en le livrant à la foule.

Achab, roi d’Israël, et Josaphat, roi de Juda, s’allièrent pour faire la guerre contre Aram. Au cours d’un combat, Achab fut tué. Son fils Achazia lui succéda et commit les mêmes fautes aux yeux d’Élie.

Car Achazia, tombé du balcon de ses appartements, voulut consulter l’oracle de Baal à propos de sa guérison. Élie alla à la rencontre des messagers du roi pour leur annoncer la mort prochaine du roi parce qu’il avait préféré Baal au Dieu d’Israël.

Par la volonté de Dieu, Élie brûla cent hommes d’Achazia venus le capturer, puis se laissa emmener pour réitérer sa funeste prédiction devant le roi. Celui-ci mourut peu après et son fils Joram lui succéda. Alors qu’il était en compagnie d’Élisée, Élie fut enlevé au ciel dans un tourbillon. Après sa disparition, Elisée lui succéda.

Ce récit de l’enlèvement d’Élie au ciel inspira la construction de certains scénarios eschatologiques de son retour miraculeux sur Terre. D’après le Livre de Malachie, Élie reviendra avant le Jugement dernier :  « Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, avant que le jour de l’Éternel arrive » La tradition juive attend donc le retour d’Élie. Il reste l’invité lors de la fête juive de la Pâque, où une porte ouverte et un siège inoccupé l’attendent toujours.

Le Siracide, un livre deutérocanonique, mentionne Élie parmi les grands personnages de l’histoire d’Israël et rappelle ses hauts faits. Le texte suggère qu’il y a une vie après la mort pour les croyants : « heureux ceux qui te verront, heureux ceux qui se sont endormis dans l’amour du Seigneur, car nous aussi nous posséderons la vraie vie ».

Tradition juive

 Comme le prophète Élie n’est jamais vraiment mort, des traditions concernant ses réapparitions se sont développées dans le folklore juif, depuis Rabbi Éléazar, fils de Shimon bar Yahi jusqu’aux récits hassidiques. Élie est réputé avoir enseigné à des sages de la Torah et à des justes inconnus, ou encore, dans de nombreuses légendes, avoir surgi dans une synagogue lorsque manquait un dixième homme pour former le minyan.

Ces interventions mystérieuses, souvent destinées à sauver ou à soutenir les Juifs dans des périodes de danger, viennent du fait qu’Élie est celui qui annoncera la paix et le bien dans le monde à venir

Ainsi la Birkat Hamazon, action de grâces après le repas mentionne qu’Élie dont il faut se souvenir pour le bien, apportera de bonnes nouvelles, secours et consolation. En raison de son retour imminent, un fauteuil lui est souvent réservé dans les synagogues.

Dans le Deuxième Livre des Chroniques un certain Élie mit Joram en garde le roi de Juda, Joram. Si c’est le même personnage, cela signifie qu’il est passé d’un royaume à l’autre et qu’il mourut plus tard que ne le laisse entendre le Deuxième Livre des Rois.

Cela s’explique par le fait que le livre des chroniques est en quelque sorte une récapitulation de l’histoire, en particulier de l’alliance davidique et du le culte rendu au temple. Élie est aussi porté par un sacrificateur du temps d’Esdras.

Tradition juive

Le Nouveau Testament est marqué par l’attente du retour d’Élie], qui y est le prophète le plus fréquemment cité. Dans les épîtres, il est mentionné comme modèle d’inspiration pour la prière. Paul écrit dans l’Epître aux Romains : « Ne savez-vous pas ce que l’écriture rapporte d’Élie, comment il adresse à Dieu cette plainte contre Israël ? »

L’Epître de Jacque fait aussi référence à Élie pour illustrer le pouvoir de la prière : « Élie était un homme de la même nature que nous, il pria avec instance pour qu’il ne pleuve point, et il ne tomba point de pluie sur la terre pendant trois ans et six mois. Puis il pria de nouveau, et le ciel donna de la pluie, et la terre produisit son fruit »

Élie est cité dans l’Evangile selon Luc. Jean le Baptiste et Élie sont comparés pour leur costume fait de peaux de bêtes. L’ange Gabriel affirma, avant la naissance du Baptiste, qu’il aura l’esprit et la puissance d’Élie.

Dans les trois évangiles synoptiques, se trouvent une manifestation d’Élie en compagnie de Moise et de Jésus dans l’épisode dit de la Transfiguration :  «Et pendant que Jésus priait l’aspect de son visage changea, et son vêtement, d’une éclatante blancheur. Et voici que deux hommes s’entretenaient avec lui : c’étaient Moïse et Élie qui, apparus en gloire, parlaient de son départ, qu’il allait accomplir à Jérusalem.»

À la suite de cet évènement, les disciples interrogèrent Jésus concernant le retour d’Élie et il  leur confirma qu’il s’agissait bien du Baptiste.  Les disciples lui  demandèrent : «Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Élie doit venir premièrement ? »                                                                               »

Il répondit : « Il est vrai qu’Élie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu’Élie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part.»  Les disciples comprirent  qu’il leur parlait de Jean-Baptiste. (Mt 17 :10-13)

Affirmée par Jésus cette identification fut niée par le Baptiste dans l’Evangile selon Jean : « Qu’es-tu donc ? lui demandèrent-ils. Es-tu Élie ?» Il dit : «Je ne le suis pas » (Mt 1, 19-27) Un érudit juif, Menahem Macina   traita de cette question.

Élie dans l’islam

Élie (إِلْيَاس, ilyās Ilyâs) est un prophète de l’islam. Il reste néanmoins un personnage mineur dans le texte coranique. Il est cité dans un passage du Coran :   « Il était, certes, du nombre des   quatre. Quand il dit à son peuple : « Ne craignez-vous pas Allah ?  Invoquerez-vous Baal et délaisserez-vous le Meilleur des créateurs » Allah, votre Seigneur et le Seigneur de vos plus anciens ancêtres ?

Ils le traitèrent de menteur. Eh bien, ils seront emmenés  au Châtiment. Messagers, nous perpétuâmes son renom dans la postérité : « Paix sur Élie et ses adeptes ». Ainsi récompensons-Nous les bienfaisants, car il était du nombre de Nos serviteurs croyants

Ce passage évoque le récit de la lutte d’Élie contre les adorateurs de Baâl, présent dans le livre des Rois. Les commentateurs musulmans ont donné plus de consistance à ce personnage coranique en récupérant des éléments provenant du récit biblique, comme son enlèvement au ciel.

Néanmoins, leur chronologie fut parfois hésitante : certains commentateurs plaçant la vie d’Élie avant celle de David et de Salomon et le récit prend le contrepied de celui donné par la Bible. Ainsi, Élie serait prophète au milieu d’une société païenne qu’il aurait cherché à convertir et Baal serait une idole représentant une très belle femme. Le roi de cette société païenne étant hésitant et son peuple refusant de croire, Élie aurait demandé à Dieu de retenir la pluie pour les châtier.

Le roi de cette société païenne étant hésitant et son peuple refusant de croire, Élie aurait demandé à Dieu de retenir la pluie pour les châtier. Cela provoqua une famine dans la région. Après 10 jours ou 10 ans, selon les traditions de famine, le roi et le peuple acceptèrent le message d’Élie et la pluie revint. Les récalcitrants furent alors massacrés.

 Ce passage évoque le récit de la lutte d’Élie contre les adorateurs de Baâl, présent dans le livre des Rois. Les commentateurs musulmans donnèrent plus de consistance à ce personnage coranique en récupérant des éléments provenant du récit biblique, comme son enlèvement au ciel.

Néanmoins, leur chronologie fut parfois hésitante : ce passage évoque le récit de la lutte d’Élie contre les adorateurs de Baâl, présent dans le livre des Rois. Les commentateurs musulmans donnèrent plus de consistance à ce personnage coranique en récupérant des éléments provenant du récit biblique, comme son enlèvement au ciel.

Élie est fêté le vingt juillet par les catholiques et par les orthodoxes. Plusieurs montagnes portent son nom dont la plus connue est le mont Saint Elias en Alaska. Dans l’Epitre orthodoxe serbe, la Saint-Elie est une Slava fêtée par beaucoup de croyants, il est aussi le saint protecteur de l’aviation et de l’armée de l’air serbe. De nombreux Serbes qui se sont convertis au christianisme aux Ve, VIe et VIIe siècles et qui avaient pour dieu protecteur Péroun, équivalent de Thor chez les Slaves le prirent pour saint protecteur. Saint Élie était représenté par les chrétiens de Constantinople comme le saint à la foudre.

 En Biélorussie, sa mythologie incorpore celle du dieu de l’Orage et notamment le mythe central qui est le meurtre du roi des serpents.

Dans l’Ordre du Carmel, dont Élie est le père spirituel, la fête de saint Élie le 20 juillet a rang de fête obligatoire, donnant lieu à l’indulgence plénière alors que dans le reste de l’Église catholique cette fête est laissée à la liberté des fidèles.

La tradition rapporta qu’Élie résida en ermite, avec des disciples, à commencer par Elisée, dans une grotte du    mont Carmel.  Cette grotte est connue sous le nom de l’école des prophètes. Par la suite, Élisée poursuivit cette tradition et lui aussi résida dans cette grotte comme le suggérerait le passage du Deuxième   Livre des Rois où la femme tsunamite partit au mont Carmel chercher Élisée.

Au XVIIe siècle des carmes s’installèrent sur les pentes du mont Carmel   un monastère et célèbrent des offices dans la grotte d’Élie. Cette grotte devint successivement une mosquée et aujourd’hui une synagogue

Élie (إِلْيَاس, ilyās Ilyâs) est un prophète de l’islam. Il reste néanmoins un personnage mineur dans le texte coranique. Il est cité dans un passage du Coran : « Élie était, certes, du nombre des Messagers »               Quand il dit à son peuple : « Ne craignez-vous pas Allah ? » Invoquerez-vous et délaisserez-vous le Meilleur des créateurs, Allah, votre Seigneur et le Seigneur de vos plus anciens ancêtres ?

Ils le traitèrent de menteur. Eh bien, ils seront emmenés Châtiment. Exception faite des serviteurs élus d’Allah. Et Nous pétuâmes son renom dans la postérité : « Paix sur Élie et ses adeptes ». Ainsi récompensons-Nous les bienfaisants, car il était du nombre de Nos serviteurs croyants

Ce passage évoque le récit de la lutte d’Élie contre les adorateurs de Baâl, présent dans le livre des Rois. Les commentateurs musulmans ont donné plus de consistance à ce personnage coranique en récupérant des éléments provenant du récit biblique, comme son enlèvement au ciel. Néanmoins, leur chronologie est parfois hésitante, certains commentateurs plaçant la vie d’Élie avant celle de David et de Salomon et le récit prend le contrepied de celui donné par la Bible.

Ainsi, Élie serait prophète au milieu d’une société païenne qu’il aurait cherché à convertir et Baal serait une idole représentant une très belle femme. Le roi de cette société païenne étant hésitant et son peuple refusant de croire, Élie aurait demandé à Dieu de retenir la pluie pour les châtier. Cela provoqua une famine dans la région. Après 10 jours ou 10 ans, selon les traditions de famine, le roi et le peuple acceptèrent le message d’Élie et la pluie revint. Les récalcitrants furent alors massacrés.

Élie est un prophète de l’islam. Il reste néanmoins un personnage mineur dans le texte coranique. Il est cité dans un passage du Coran :  Élie était, certes, du nombre des Messagers. Quand il dit à son peuple : « Ne craignez-vous pas Allah ? Invoquerez-vous Baal et délaisserez-vous le Meilleur des créateurs, Allah, votre Seigneur et le Seigneur de vos plus anciens ancêtres ?».

Ils le traitèrent de menteur. Eh bien, ils seront emmenés au Châtiments. Exception faite des serviteurs élus d’Allah. Et Nous perpétuâmes son renom dans la postérité : « Paix sur Élie et ses adeptes ». Ainsi  nous  récompenseront les bienfaisants, car il était du nombre de Nos serviteurs croyants

Ce passage évoque le récit de la lutte d’Élie contre les adorateurs de Baâl, présent dans le livre des Rois. Les commentateurs musulmans ont donné plus de consistance à ce personnage coranique en récupérant des éléments provenant du récit biblique, comme son enlèvement au ciel.

Leur chronologie fut parfois hésitante : certains commentateurs plaçant la vie d’Élie avant celle de David et de Salomon et le récit prit le contrepied de celui donné par la Bible. Ainsi, Élie serait prophète au milieu d’une société païenne qu’il aurait cherché à convertir et Baal serait une idole représentant une très belle femme.

Le roi de cette   société païenne étant hésitant et son peuple refusant de croire, Élie demanda à Dieu de retenir la pluie pou r les châtier. Cela provoqua une famine dans la région. Après 10 jours ou 10 ans,        selon les traditions  de famine, le roi et le peuple acceptèrent le message d’Élie et la pluie revint. Les récalcitrants furent massacrés.

Les versets 129 et 130 pourraient être une évocation de l’enlèvement d’Élie. Plusieurs récits de commentateurs reprirent cet épisode de   l’enlèvement d’ Élie associé au mystérieux initiateur de Moïse, sorte de prophète non mortel traversant les générations.

Cette idée se retrouve dans les traditions juives. Ces traditions et récits donnèrent une dimension importante, eschatologique, entre autres à Élie même s’ils furent rejetés par un certain nombre de     penseurs musulmans.

Élie dans les arts

  • Élie est le sujet de l’oratorio de Felix Mendelssohn   Felix Mendelssohn : Elias (1846)                                                                                                                                                                               .
  • L’épisode du Songe d’Élie, nourri par un ange dans le désert, parfois intitulé : sommeil d’Elie’ fut traité par divers peintres et sculpteurs : Philippe de ChampaigneFerdinand Bol
    • L’enlèvement d’Élie aux cieux est un thème de tableaux et d’icônes.
    • Élie est le personnage principal du roman : « La Montagne de Paulo de Paulo Coelho».
    • Elie est le prénom d’un des personnages du roman   de Herman Melville : ‘Moby Dick’ (1851). Il est présenté sous le jour d’un illuminé, ancien matelot du capitaine Achab, qui ne cesse de prophétiser de manière confuse.

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Samedi de la quatorzième semaine du Temps Ordinaire – Année Impaire

Posté par diaconos le 12 juillet 2025

 

 

Belzébuth ou Beelzebul (hébreu : בעל זבוב, Baʿal Zəbûb ; arabe : بعل الذباب, Ba‘al adh-Dhubāb ; grec : Βεελζεβούβ, Beelzeboúb ; latin : Beelzebūb : Seigneur des mouches, ou de tout ce qui vole) est un démon du monde sémite vraisemblablement vénéré à Éqrôn (ou Accaron). Dans des sources principalement bibliques et postérieures aux textes vétéro-testamentaires, Belzébuth est un démon et un des princes couronnés de l'Enfer. Les Philistins anciens l’adoraient sous le nom de « Baal-Zebub ».

Belzébuth ou Beelzebul (hébreu : בעל זבוב, Baʿal Zəbûb ; arabe : بعل الذباب, Ba‘al adh-Dhubāb ; grec : Βεελζεβούβ, Beelzeboúb ; latin : Beelzebūb : Seigneur des mouches, ou de tout ce qui vole) est un démon du monde sémite vraisemblablement vénéré à Éqrôn (ou Accaron). Dans des sources principalement bibliques et postérieures aux textes vétéro-testamentaires, Belzébuth est un démon et un des princes couronnés de l’Enfer. Les Philistins anciens l’adoraient sous le nom de « Baal-Zebub ».

 Beezéboul, le Prince des mouches

Le récit de l’Expulsion des démons. Belzébuth : Seigneur des mouches est un dieu du monde sémite vraisemblablement vénéré à Éqrôn ou Accaron. Dans des sources principalement bibliques et postérieures aux textes vétéro-testamentaires, Belzébuth est un démon et un des princes couronnés de l’Enfer. Les Philistins anciens l’adoraient sous le nom de Baal-Zebub . Baal, appellation commune pour les dieux dans les mondes philistins et phéniciens, signifie : maître ou propriétaire. D’après la Bible, Baal-Zebub était une divinité adorée par les Philistins, des oracles. En ougaritique zbl bol ars signifie prince, maître de la terre.

Pour Thomas Kelly Cheyne, le nom originel de la déité pourrait être Baal-Zebul, Zebul signifiant « élevé » ou « prince », et signifier quelque chose comme le « prince Baal » ou le « maître des princes » ou le propriétaire de la haute demeure ». L’existence d’une divinité portant ce nom a été attestée, plus au nord, vers l’actuelle Syrie. Le nom originel aurait ensuite été transformé en Baal-Zebub. Différentes hypothèses existent quant à l’origine et au sens de cette seconde partie du nom,

Zebûb ou Zoubeb ou zboub, qui signifie « mouche » ou « moustique » ou « petit insecte ». L’hypothèse principale voit dans cette déformation une ironie consistant à pointer du doigt le nuisible et l’inutile, d’où le nom de « seigneur des mouches » pour s’en moquer et réduire l’importance des divinités païennes, les “Baal“ cananéens, les maîtres, qui s’opposent à l’amour de Dieu. Dans le même esprit, il a été proposé qu’il s’agirait d’une variante de Zabal, fumier ; la divinité serait alors nommée « seigneur du fumier », déformation donnée par les Israélites à un dieu ennemi, référence aux sacrifices qui lui sont faits, zabal portant le sens d’enfumer.

Le culte de Belzébuth est évoqué dans le deuxième livre des Rois dans la querelle qui oppose le roi Ochozias au prophète Élie. Dans cet épisode de la vie d’Élie, Belzébuth est une divinité païenne adorée à Éqron. Le nom de Belzébuth apparaît à plusieurs endroits dans le Nouveau Testament et laisse entendre qu’au premier siècle le monde sémite tient Belzébuth comme le chef des démons. Un glissement sémantique s’est effectué entre les écrits vétéro-testamentaires et les Évangiles ; de divinité païenne, Belzébuth est maintenant considéré comme un démon.

# Le récit de l’Expulsion des démons chez les Gadaréniens se trouve dans les trois Évangiles synoptiques. La scène semble se situer à Gadara, aujourd’hui Umm Qeis en Jordanie, non loin du lac de Tibériade, ou à Gérasa. Saint Jean Chrysostome raconte que ce miracle montre toute la miséricorde, l’œil providentiel qu’a Dieu pour les humains. Et il rajouta : «Nous apprenons encore par cette histoire que Dieu ne veille pas seulement en général sur nous tous, mais sur chacun de nous en particulier. Jésus-Christ le déclara expressément à-ses disciples lorsqu’il leur dit : « Tous les cheveux de votre tête ont été comptés » (Mt 10, 30).

L’abbé Antoni Carol i Hostench axa son homélie sur la liberté humaine. Pour lui autant est grand le pouvoir divin concrétisé par ce miracle, autant est importante la liberté donnée aux personnes de croire en Dieu, ou de ne pas croire, et ce malgré les preuves apportées. Umm Qeis est une ville de Jordanie, dans la province jordanienne d’Irbid à 20 km au nord-ouest de la capitale provinciale Irbid et à 3 km au sud du Yarmouk. Elle est construite à l’emplacement de l’antique ville de Gadara. La ville s’est aussi appelée Antioche ou Antiochia Sémiramis et Séleucie, et faisait partie des cités de la Décapole.

# L’Église considère qu’elle est à l’image de Jésus et est donc elle-même un signe de contradiction, qui comme le Christ rencontre partout de l’opposition. (Ac 28, 22). Le même raisonnement s’applique à ses membres. Selon la Tradition, la plupart des apôtres du groupe des douze moururent de mort violente, exécutés en raison de leur foi : Pierre, André, Philippe, tous trois crucifiés, Matthieu, Jude, Jacques de Zébédée, Barthélemy, Thomas et Simon le Zélote. De même, les premiers saints furent des martyrs.

Les premiers chrétiens, considérés comme une secte pernicieuse par plusieurs autorités de l’Empire romain, furent en bute à une forte opposition. Ils furent parfois accusés d’être cannibales, car mangeant le Corps du Christ ou athées, ils n’honorèrent pas les dieux romains. Néron en fit des boucs émissaires, et ses successeurs les regardèrent avec méfiance. Tertullien indiqua : « Elles ne servent à rien, vos cruautés les plus raffinées. Elles sont plutôt un attrait pour notre secte. » Les religieux et religieuses, par leur mode de vie particulier, deviennent selon le pape Benoît XVI, un signe de contradiction pour le monde, dont la logique est souvent inspirée par le matérialisme, l’égoïsme et l’individualisme

De l’Evangile de Jésus-Christ selon Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Le disciple n’est pas -dessus de son maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur. Il suffit que le disciple soit comme son maître, et le serviteur, comme son seigneur. Si les gens ont traité de Béelzéboul le maître de maison, ce sera bien pire pour ceux de sa maison. Ne craignez donc pas ces gens-là ;   rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits.

Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps.  Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux. Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je m’éclairerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. » (Mt 10,24-33)

Motifs de persévérer

 « Il suffit au disciple d’être comme son maître, et au serviteur d’être comme son seigneur. S’ils ont nommé le maître de la maison Béelzébul, combien plus les gens de sa maison ? »  Combien cette vérité proverbiale est évidente, et combien elle est même humiliante pour les chrétiens, quand ils considèrent qu’ici le maître le seigneur est le Fils du Dieu vivant, et que le disciple, le serviteur est un pauvre pécheur ! Jésus accepta cette comparaison ; où ce furent les disciples qui l’acceptèrent sérieusement ?

Béelzéboul, peut avoir deux sens, selon l’étymologie que l’on adopte : de Baal sébel, il signifierait le dieu des ordures, et l’on suppose que les Juifs nommaient ainsi, par mépris, cette divinité païenne, de Baal seboul, il aurait le sens de maître du logis, ou de la demeure.  Or, les Juifs, toujours par haine de ce nom de Baal, désignaient ainsi le chef de la demeure des démons et des possédés, en l’autorité duquel ils accusaient Jésus de chasser les démons.

Jésus s’appela à dessein le maître de la maison de Dieu, terme qui forme un contraste étrange avec celui de maître de la demeure du diable. Ainsi l’injure est en même temps un blasphème.  Jérôme déjà lisait Béelzéboub, et faisait dériver cette désignation de Satan du nom d’une divinité des Hécronites, Baal-Zebub, le dieu des mouches , que le roi Achazia fit consulter dans une maladie. Puisqu’il ne se peut pas que les hommes ne vous haïssent comme ils m’ont haï, ne les craignez donc pas ! On ne craignit pas ce qui fut inévitable et prévu ; on s’apprêta à l’affronter avec calme.

Les maisons, en Orient, sont surmontées d’une plateforme, d’où l’on pourrait au besoin parler à un nombreux auditoire. Mais l’expression est figurée et proverbiale et indique la grande publicité à donner à l’Évangile, qui ne renferme pas de mystères.  D’excellents interprètes comme Stier, Olshausen et d’autres pensèrent que Jésus opposa à la crainte des hommes, non la crainte de Dieu, mais la crainte du diable.  Ce fut lui, pensèrent-ils, qui détruisit l’âme et le corps. Et quel encouragement y aurait-il pour les disciples dans cette crainte du diable, qui les aurait au contraire asservis ?

Qui ne vit que Jésus, continuant son discours, appela à la confiance en Dieu, qui fut inséparable de la crainte de Dieu ? Puisqu’il ne se peut pas que les hommes ne vous haïssent comme ils m’ont haï, ne les craignez donc pas ! On ne craint pas ce qui est inévitable et prévu ; on s’apprête à l’affronter avec calme.  Il faut que la vérité fût proclamée dans ce monde, et vous fûtes ses témoins. Les maisons, en Orient, sont surmontées d’une plateforme, d’où l’on pourrait au besoin parler à un nombreux auditoire. Mais l’expression est figurée et proverbiale et indique la grande publicité à donner à l’Évangile, qui ne renferme pas de mystères.

Nouveau motif de ne pas craindre, alors même que la proclamation courageuse de la vérité pourrait vous coûter la vie. À cette crainte sans raison d’être, opposez la seule crainte raisonnable, celle du souverain Juge. Combien de martyrs cette parole a soutenu jusqu’à leur dernier soupir ! D’excellents interprètes (Stier, Olshausen et d’autres) pensèrent que Jésus opposa à la crainte des hommes la crainte de Satan. Ce fut lui, pensèrent-ils, qui détruit l’âme et le corps.

Quel encouragement y aurait-il pour les disciples dans cette crainte du diable, qui les aurait au contraire asservis ? Qui ne vit que Jésus, continuant son discours appela à la confiance en Dieu, qui fut inséparable de la crainte de Dieu ?  Contre la crainte des hommes il n’y a qu’un remède, la confiance en Dieu. Pour inspirer aux siens cette confiance, Jésus leur montra la divine Providence qui étendit ses soins aux moindres êtres.

Ces petits passereaux qui eurent si peu de valeur que deux se vendent pour un sou (assarion, la dixième partie de la drachme ou du denier romain), pas un seul ne périt sans la volonté de Celui qui lui a donné la vie. Combien plus vous, enfants et serviteurs de Dieu, devez-vous avoir la confiance que pas le moindre mal, fut-ce la perte d’un de vos cheveux, ne peut vous atteindre sans cette même volonté divine !   Confesser Jésus-Christ devant les hommes, se déclarer à lui et pour lui, ou le renier par lâcheté ou manque d’amour, c’est là ce qui divise notre humanité en deux parts.

Mais c’est là aussi ce qui la divisera devant Dieu au jour du jugement. Et il ne faut pas oublier qu’il y a diverses manières de confesser ou de renier Jésus. Qui est cet homme qui fait dépendre de la confession de son nom, de la fidélité à sa personne, toute la vie religieuse et morale, et même la destinée éternelle de ceux qui l’écoutent ?

Diacre Michel Houyoux


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Mardi de la quatorzième semaine du Temps Ordinaire – Année Impaire

Posté par diaconos le 8 juillet 2025

 

↪ Jésus dit : « La moisson est abondante, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson. » (Luc 10:2) ⤑ Le champ de blé est une image de notre vie. Une bonne graine a été semée en ce monde, elle a germé, poussé peu à peu. Et maintenant, nous dit Jésus, nous sommes comme un champ de blé au soleil, avec une abondance d’épis. C’est une promesse de bon pain : nous allons nous régaler et vivre.

↪ Jésus dit : « La moisson est abondante, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson. » (Luc 10:2)
⤑ Le champ de blé est une image de notre vie. Une bonne graine a été semée en ce monde, elle a germé, poussé peu à peu. Et maintenant, nous dit Jésus, nous sommes comme un champ de blé au soleil, avec une abondance d’épis. C’est une promesse de bon pain : nous allons nous régaler et vivre.

 De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, voici qu’on présenta à Jésus un possédé qui était sourd-muet. Lorsque le démon eut été expulsé, le sourd-muet se mit à parler. Les foules furent dans l’admiration, et elles disaient : « Jamais rien de pareil ne s’est vu en Israël ! » Mais les pharisiens disaient : « C’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. »

  Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant l’Évangile du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger.

    Il dit alors à ses disciples :« La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » (Mt 9,32-38)

Guérison d’un sourd-muet

Jésus étant ressorti du territoire de Tyr, revint vers la mer par la Décapole. On lui amena un sourd-muet, auquel on le pria d’imposer les mains. Jésus l’ayant tiré hors de la foule, toucha ses oreilles et sa langue, et levant les yeux au ciel, il dit en soupirant : « Effata !» L’infirme fut complètement guériJésus défendit à ceux qui furent présents de raconter ce miracle, mais plus il le leur défendit, plus ils le publièrent. Dans un étonnement extrême, ils s’écrièrent : « Il a tout bien fait !» Jésus s’était avancé jusqu’aux limites septentrionales de la Galilée, où commençait le territoire de Tyr.

Maintenant, au lieu de revenir immédiatement sur ses pas, il fit un détour plus au nord, par Sidon, ou, comme d’autres l’entendirent, par le territoire de Sidon, pour revenir vers la mer de Galilée, en franchissant le Liban dans la direction de Damas, puis en traversant la Décapole. Marc ne dit pas pourquoi Jésus choisit cette route. Dans ce long voyage en pays païen, il s’entretint d’une manière suivie avec ses disciples. La Décapole était une vaste contrée, située au-delà du Jourdain au nord-est de la Galilée.

Jésus eut abordé une fois cette contrée ; il avait dû se retirer à la prière des habitants, mais y laissa un témoin de sa puissance : « Alors ils se mirent à supplier Jésus de quitter leur territoire.» Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui. Il n’y consentit pas, mais il lui dit : « Rentre à la maison, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde.» (Mc 5, 17-19) Jésus prit à part le sourd-muet pour être seul avec le malade, entrer en rapport personnel avec lui et lui laisser une impression d’autant plus profonde de sa guérison ? L’Évangile présente divers faits analogues. À l’ordinaire Jésus guérissait uniquement par la parole. En agissant autrement, quel peut être son but ?

Les uns pensèrent qu’il voulut suppléer à ce qui manqua à la foi du malade ; l’encourager en lui montrant qu’il s’occupait de lui avec intérêt. D’autres supposent qu’il eut en vue les témoins de la guérison et s’accommoda à leurs idées sur l’efficacité de certains moyens, afin de prévenir en eux la superstition qui put s’attacher au miracle. Seulement il faut remarquer avec Olshausen que, même là où Jésus ne guérit pas uniquement par la parole, il n’employa jamais des moyens étrangers à sa personne ; en elle résidait exclusivement la puissance divine qui rendait la santé aux malades et même la vie aux morts.

Il y eut une grande solennité dans l’accomplissement de ce miracle. Jésus, comme il le faisait souvent, leva les yeux au ciel, où son regard chercha auprès de Dieu toute lumière et toute puissance. Il soupira, soit en faisant monter vers Dieu son ardente prière, soit par la douleur qu’il éprouva en prenant sur lui son nos infirmités ; enfin il prononça la parole puissante qui rendit à ce malheureux l’usage de l’ouïe et de la parole : Ephphatha ! (Ouvre-toi !)

Diacre Michel Houyoux

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◊ Radio Don Bosco : cliquez ici pour lire l’article → Mardi, Quatrième semaine du Temps Ordinaire — Année impaire

◊ Catholique.org. : cliquez ici pour lire l’article →Guérison d’un sourd-muet – Les méditations

Vidéo   Pasteur Parc Pernot : cliquez ici pour regarder la vidéo → https://youtu.be/QsBb0-lh4jY

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