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Saint Justin de Naplouse

Posté par diaconos le 1 juin 2024

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Saint Justin de Naplouse

Justin de Naplouse vint au monde à Flavia Neapolis, actuelle Naplouse en Cisjordanie vers le début du IIe siècle fut un apologète et philosphe chrétien. Après s’être essayé à différentes doctrines philosophiques, Justin se convertit au christianisme qu’il considéra comme la forme la plus achevée de l’enseignement philosophique et s’engagea dans une carrière de philosophe et de prêcheur itinérant.

De naissance libre, il était citoyen romain, sa famille paternelle, dont l’ascendance évoque une origine païenne, semble issue de colon grecs romanisés arrivés sur place à la suite de l’écrasement de la révolte. Le fait qu’il déclara appartenir à la race des samaritains rendit plausible l’hypothèse selon laquelle une partie de ses racines furent également présentes de longue date en Samarie.

Il ouvrit une école à Rome où il composa une grande partie de son œuvre apologétique qui, rédigée en langue grecque, à l’exception de deux Apologies adressées à l’empereur Antonien le Pieux et ses fils ainsi que du Dialogue avec Tryphon, considérés comme témoins des premiers jalons dans la séparation entre le christianisme et le judaïsme.

Condamné au terme d’un procès instruit par le préfet et philosophe romain Junius Rusticus, il subit le martyre à une date inconnue de la seconde moitié du IIe siècle. Reconnu Père de l’Église, il est célébré depuis l’Antiquité comme saint et martyr par l’Église orthodoxe le 1er juin, rejointe par l’Église catholique depuis 1969.

Biographie

La documentation biographique concernant Justin est essentiellement constituée des éléments autobiographiques que l’on trouve dans ses écrits, dont les tournures fort stylisées ne peuvent garantir l’authenticité du propos Cette base est complétée par des Actes du martyre de Justin et de ses compagnons, dont trois recensions nous sont parvenues, ainsi que d’éléments rapportés par Eusèbe de Césarée dans son Histoire de l’Église et par Épiphane de Salamine.

D’après l’adresse aux empereurs qui introduit son Apologie, Justin était le fils d’un certain Priscus lui-même fils d’un certain Baccheios, tous deux originaires de Flavia Neapolis, une ville nouvelle de Samarie fondée dans la province de Judée par Vespasien au lendemain de la Grande révolte Juive (66-70) non loin des ruines de Sichem.

Justin, était complètement héllénisé, affirma être non circoncis, car il n’était ni samaritain ni juif de religion. Il ne témoigna d’aucune connaissance particulière de la religion samaritaine, son ignorance de l’hébreu fut en revanche questionnée

Il était au courant de certaines interprétations rabbiniques et de croyances qui leur étaient liées : sa bonne connaissance du judaïsme en général et de la Septante en particulier ainsi que la proximité tant de ses modes de raisonnement que de son exégèse avec les pratiques des rabbins attestèrent soit d’une grande familiarité avec cet univers, soit d’une initiation de bonne heure et approfondie avec des éléments Judéo-chrétiens.

Justin s’assimila à la culture hellénistique dont il étudia la philosophie et aux divinités de laquelle il crut. Après avoir reçu une formation à dominante littéraire, classique à l’époque, il partit à la recherche des réponses aux questions essentielles qu’il se posait : il s’engagea ainsi qu’il l’exposa dans les premiers chapitres du Dialogue avec Tryphon, dans une laborieuse recherche de la vérité auprès de différents maîtres philosophes dont il releva déçu les faiblesses, la suffisance du stoïcien, l’âpreté au gain du péripatéticien et les prétentions encyclopédiques du pythagoricien.

Il trouva enfin un certain contentement auprès d’un platonicien des plus éminents, auprès duquel il adhéra au platonisme moyen dont il estima que ce fut l’unique philosophie qui s’élevait au-dessus des choses matérielles et permit d’ immédiatement accéder à la vision de Dieu, car tel est le but de cette philosophie.

L’acquisition de cet enseignement philosophique de niveau supérieur lui fut précieux par la suite pour dialoguer efficacement avec l’élite intellectuelle de son temps. Peu après la révolte de Bar Kokhba (132-135), qu’au terme de ce parcours éclectique, habituel à l’époque, les nouvelles certitudes de Justin furent bouleversées par la rencontre d’un antique vieillard chrétien, non loin de la mer, dans une ville portuaire de Méditerranée, à Éphèse, Césarée, Naplouse ou Corinthe.

Justin se convertit au christianisme à la rencontre de ce didascale âgé qui lui fit connaître les Écritures et leur véritable sens, rapportant en outre son admiration du comportement exemplaire des chrétiens ainsi que du courage des martyrs devant la mort.

Après cette conversion, tout en continuant de porter le tribon, nom grec du pallium des philosophes, Justin s’engagea dans une carrière de didascale privé et de prêcheur itinérant, enseignant la doctrine chrétienne dans des milieux jusque là peu atteints par les prosélytes, notamment auprès des cercles cultivés.

Julien se présenta comme un philosophe et parlant du christianisme comme d’une forme plus achevée de l’enseignement philosophique, une doctrine conforme à la raison et à la vérité dans la plus pure tradition de la philosophie grecque.

Loin de la superstition, le christianisme fut pour Justin l’école de philosophie par excellence, celle qui intégra la philosophie des autres et fit partie d’une des formes les plus hautes de la pensée, constituant l’aboutissement divin de tout effort de réflexion humaine.

« Prêchant la parole de Dieu et combattant dans ses ouvrages pour la défense de la foi », Justin voyagea beaucoup et, d’après les Actes de Justin, fit deux longs séjours à Rome, entrecoupés d’un retour en Orient.

À Rome, Justin s’opposa au philosophe stoïcien Crescens le Cynique dans une controverse publique dont l’issue l’obligea à quitter la ville et il y composa, vers 155, une des Apologies qui nous est parvenue, adressée à l’empereur Antonin, à ses fils adoptifs Verissymus, le futur Marc Aurèle et Lucius Verus ainsi qu’au Sénat.

Lors de son deuxième séjour, peut-être à l’époque d’Antonien le Pieux, il s’installa dans la capitale et, à l’instar de maîtres valentiniens, carpoceatiens ou de personnalités comme Marcion et les addoptianistes Théodote le Corroyeur suivi de son disciple Théodote le Banquier, ouvrit sa propre école de philosophie au-dessus d’un établissement de thermes.

Il y reçut tout individu désireux de le rencontrer et y enseigna l’exégèse des Écritures en vertu d’un don d’interprétation, une grâce qu’il revendiqua. D’après son témoignage lors de son procès, Justin dit qu’il faisait partie de groupes domestiques de taille encore réduite, provenant tant de la campagne que de la ville et se réunissant en différents lieux de la capitale en des assemblées auxquels les membres étaient libres de s’affilier. Justin mentionna l’existence de prophètes, de  diacres et d’une personne qui préside les célébrations eucharistiques et administre les ressources, l’organisation de ces communautés étaient embryonnaire et les fonctions peu établies.

On y releva la présence notable de personnes fortunées qui venaient en aide aux veuves, orphelins et plus généralement aux personnes dans le besoin.

Ce fut à Rome que Justin composa la plupart de ses œuvres, son Dialogue avec le juif Tryphon fut composé entre ses deux séjours romains, et il exerça une certaine influence au sein la communauté chrétienne locale au point que, bien qu’on ne puisse en définitive en mesurer la portée réelle.

On lui attribua un rôle important dans l’exclusion de Marcion dont il condamna virulemment le dithéisme et contre lequel il composa un traité. Justin dénia la qualité de chrétien à Simon le Sage et à son disciple Ménandre qui se trouvaient à Rome.

Procès et exécution

Bien qu’il fut bien intégré au sein de l’élite culturelle romaine, les prises de position de Justin l’amenèrent à comparaître devant les autorités de la Ville. Probablement assez proche des procès-verbaux originaux, ces comptes-rendus exposèrent pour la première fois, du point de vue d’un accusé chrétien, le problème du fondement légal en droit romain d’une persécution.

Si l’on suit les Actes de Justin, le maître chrétien aurait contrevenu à des ordonnances impies sur l’idolâtrie, une nouvelle législation édictée par Marc Aurèle, ordonnant aux sujets d’un Empire mis à mal par différentes menaces de sacrifier aux dieux dans le but de reconstituer une union sacrée et la pax deodorum. Les contrevenants refusant de rejoindre la communauté et son espace sacrificiel furent alors considérés comme séditieux.

Une autre version, reprise par Eusèbe, évoqua une affaire plus locale l’opposant à son collègue philosophe Crescens qui l’aurait dénoncé aux autorités ainsi que certains de ses disciples, soupçonnant la propagation prosélyte d’une doctrine déviante, matérialisée par ses Apologies en défense du christianisme.

En tout état de cause, Justin comparut devant le préfet de la ville qui était chargé tant de l’application de la loi que du maintien de l’ordre. À cette époque, le philosophe stoicien J938

Runius Rusticus, maître et ami de l’empereur Marc Aurèle, qui exerça la fonction, entre 163 et 168. Justin comparut en présence de six autres chrétiens, une femme nommée Charitô et son père Chariton, ainsi que quatre hommes dont l’esclave impérial Evelpistos, originaire de Cappadoce, le Phrygien Hiérax, Pæon et Liberianus, lors d’un procès qui nous est connu par les Actes de Justin.

L’interrogatoire mené par Rusticus montra que celui-ci considère Justin comme un pair et l’interroge lui-même comme un philosophe. L’interrogatoire des accusés, qui plaça le débat sur un plan philosophique plutôt que religieux, laissa transparaître la crainte d’un prosélytisme que récusèrent les compagnons de Justin. Ce fut sa profession de foi devant le magistrat qui, teintée d’eschatologie, entraîna la condamnation à mort de Justin.

Suivant la tradition, Justin subit le m artyre avec six de ses compagnons à une date imprécise de la seconde moitié du IIe siècle, le Chronicon d’Eusèbe évoquant l’année 154 et le Chronicon Pascale, l’année 165, peu après que Justin adressa à Marc Aurèle une Apologie dont le contenu contribua à sa condamnation. Ses disciples Tatien le Syrien, originaire de l’Adiabène, puis Rhodon, originaire d’Asie Mineure, poursuivirent son enseignement à Rome et on doit au premier un Diatessaron, une harmonisation des quatre évangiles qui fut en usage dans les Églises de langue syriaque jusqu’au Ve siècle.

Le Martyrologe hiéronymien fixe la célébration du martyre de Justin à la date du 14 avril. Depuis la réforme liturgique de 1969-1971, l’Église catholique romaine célèbre Justin comme saint le premier juin, tout comme l’Église orthodoxe.

Diacre Michel Houyoux

Vidéo Saint Julien : cliquez ici https://youtu.be/rUaAp4Cbrt4

Publié dans Catéchèse, comportements, fêtes religieuses, Foi, Histoire, L'Église, Page jeunesse, Paroisses, Religion, Rencontrer Dieu, Temps ordinaire, Vie des saints | Pas de Commentaires »

Saint Madeleine Sophie Barat

Posté par diaconos le 26 mai 2024

Saint Madeleine Sophie Barat Visionary Founder Pray for Us

Saint Madeleine Sophie Barat

La persécution religieuse est bien antérieure au début de la guerre d’Espagne. Dès la proclamation de la Seconde république, les débordements firent de nombreuses victimes parmi le clergé catholique, tandis que des couvents et des églises furent attaqués et brûlés. En Espagne, au cours de la persécution menée contre les prêtres et les religieux au cours de la guerre civile, en 1936, six bienheureux martyrs : – à Montserrat en Catalogne, Charles Navarro, des Clercs réguliers des Écoles religieuses, et Germain Gonzalvo And+QSreu, prêtres,  dans la région de Valence, à Alzira, Vincent Pelufo Corts, prêtre , et Josèphe Moscardo Montalva, vierge ; à Bolbaite, Vincent Sicluna Hernandez, prêtre.

Les prêtres et les religieuses furent parmi les premières victimes des massacres ayant eu lieu, au début de la guerre civile, dans les zones loyalistes et notamment en Catalogne, lors de la Terreur rouge. Selon l’historien Benoît Pellistrandi, l’essentiel des assassinats de prêtres et religieux eut lieu en août, septembre, octobre 1936, à un moment où l’appareil d’État s’effondrait et faisait place à des règlements de comptes de villages et de quartiers, où on tuait autant d’instituteurs républicains, humanistes et laïcs, que de curés. Miliciens républicains revêtus des vêtements cléricaux des prêtres qu’ils exécutèrent. D’après Antonio Montero, treize évêques, 4 184 prêtres, 2 365 moines et 283 religieuses furent assassinés pendant cette période.

Selon l’historien Guy Hermet, les victimes qui ne portaient pas l’habit religieux furent plus nombreuses encore et le simple fait d’être repéré comme catholique notoire constitua une preuve de culpabilité. Selon l’historien Batolomé Bennassar, le soulèvement du 18 juillet ne fut pas la source de la persécution. Dès 1931, des centaines d’églises furent détruites. Pour cet universitaire, il existait bel et bien un projet de destruction de l’Église catholique et de la religion et impute une grande responsabilité aux anarchistes, particulièrement actifs en Aragon, Catalogne et à Valence.

Cette affirmation fut contredite par l’historien Benoît Pellistrandi selon lequel, il n’y a pas eu en Espagne de plan concerté et organisé de persécution antichrétienne. Durant l’été 1936, de nombreux massacres ont lieu de part et d’autre. À Badajoz, le 15 août, jour de la fête religieuse de l’Assomption, les troupes franquistes massacrèrent entre 2 000 et 4 000 civils ; de 7 000 à 8 000 religieux, prêtres, religieuses ainsi que 2 000 phalangistes furent exécutés en zone républicaine, loin des zones de combat ou en dehors du cadre de représailles à des exactions du camp adverse.

Le gouvernement légal ne condamna pas un seul instant ces crimes commis par ses propres partisans que ce fussent par les milices syndicales, les patrouilles de l’aube, ou par de simples meneurs pour lesquels le simple fait de porter la soutane vaut arrêt de mort. Des actes d’une grande violence frappèrent les religieuses ou les jeunes filles des organisations catholiques tombées entre les mains des républicains. La conséquence immédiate fut le ralliement de nombreux centristes catholiques aux militaires insurgés. En septembre 1936, l’archevêque de Salamanque fut le premier hiérarque catholique à apporter son soutien aux rebelles nationalistes.

Une circonstance tragique présida à sa naissance. Dans la nuit du 12 au 13, un incendie éclata dans la maison voisine de celle de Jacques Barat. Le danger fut si menaçant que sa femme qui attendait son troisième enfant, donne le jour prématurément de deux mois, à la petite Sophie. Elle était si chétive qu’on la fit immédiatement baptiser, à l’église saint Thibault, de crainte qu’elle ne vive pas, et l’on choisit son frère aîné, Louis Barat, comme parrain. Il était âgé d’une quinzaine d’années et se destinait à la prêtrise.

Sophie Barat vint au monde le 12 décembre 1779 que Sophie vient au monde dans une famille relativement modeste, mais instruite. Son père Jacques Barat était tonnelier, cultivateur et vigneron à Joigny dans l’Yvonne. Il sut s’élever de la condition de vigneron de son père et a fait fructifier son commerce, tout en devenant propriétaire d’une petite maison. Sa mère, née Madeleine Fouffé, était d’une naissance un peu moins modeste. Instruite pour son temps, elle donna à ses trois enfants une éducation qui fera de deux d’entre eux des personnalités marquantes dans le monde catholique.

Grâce à des soins assidus, Sophie se fortifie et montre très vite une intelligence peu commune : « Je n’avais que dix-sept mois quand je m’aperçus que j’existais, écrit-elle dans ses mémoires . Louis lui fait suivre le soir à la maison les cours qu’il donne aux jeunes gens du collège de Joigny, tant dans le domaine des sciences exactes que dans les domaines de la littérature ou de la religion.

Montée à Paris et rencontre avec le père Varin

Jeune diacre du diocèse de Sens, régent au collège de Joigny, Louis Barat prêta dans un premier temps le serment à la Constitution civile du clergé mais se rétracte en 1792. Il fit alors partie du clergé réfractaire fidèle au pape et à la monarchie. Emprisonné, il échappe à la guillotine et retrouva sa liberté à la chute de Robespierre, il fut ordonné prêtre en 1795 et décida d’aller exercer son ministère à Paris. Il demanda à ses parents d’emmener sa sœur qui avait 15 ans pour tenir son petit ménage et lui donner une éducation supérieure et théologique sous sa conduite rigoureuse.

Âgée de 9 ans quand éclata la Révolution française et de 14 ans quand Robespierre fut renversé, la jeune Sophie fut profondément marquée par la Terreur qui joua un rôle important dans sa vie spirituelle. Ce fut pour en réparer les excès et les erreurs qu’elle souhaita voir se créer une nouvelle forme de vie religieuse. Elle vit dans la Révolution française un régime qui atteignit les droits de Dieu et outragé le Cœur du Christ dans la mesure où il entrava les modalités habituelles du culte, contrarié les formes traditionnelles de la transmission de la foi, brisé les cadres ecclésiastiques anciens et empêché le clergé de tenir son rôle.

Le 17 juillet 1794, les jeunes prêtres Charles de Broglie, Joseph Varin (1769-1850), Charles Leblanc et les frères Léonor et Xavier de Tournély s’étaient regroupés pour constituer la Société du Sacré-Cœur, pour préparer la restauration de la Compagnie de Jésus en France. « Saint Ignace sera glorifié de compter pour enfants les enfants du Sacré-Cœur » écrivit l’abbé Léonor de Tournély, qui eut en projet de créer une Société de femmes dévouées à assurer par le Sacré-Coeur l’éducation des jeunes filles, et en rédigea les bases : « Se dévouer au Cœur de Jésus, ressusciter l’amour de Jésus dans les âmes et la lumière de sa doctrine dans les esprits ; pour cela prendre les sentiments et les dispositions intérieures de ce Cœur divin et les répandre par le moyen de l’éducation de la jeunesse ».

Il mourut le 9 juillet 1797 avant d’avoir pu réaliser son projet. L’idée fut reprise par son confrère Joseph Varin. Louis Barat, qui avait rallié ces prêtres et qui était devenu l’auxiliaire de l’abbé Varin, lui présenta sa sœur Sophie. « J’allai voir Mademoiselle Sophie Bara », et je trouvai une personne très délicate de tempérament, extrêmement modeste et d’une grande timidité. Quelle pierre fondamentale ! me dis-je en moi-même. » racontait l’abbé Varin ,En effet, c’était sur elle que Dieu voulait édifier la Société de son Cœur. » Le noviciat commença presque aussitôt. De Paris, Sophie, envoya à sa mère une broderie du Sacré-Cœur, qui s’appuya sur l’Écriture, la théologie, la tradition et tout son élan mystique.

Le pape Grégoire XVI approuva les constitutions en 1843. Les constitutions de 1852. Le vingt et un novembre 1800, Sophie et ses compagnes prononcèrent leurs premiers vœux lors de la fondation de la Congrégation des Sœurs du Sacré-Cœur. La Société prit corps avec l’ouverture de la maison d’Amiens en octobre 1801. Sophie fit profession religieuse le jour de la Pentecôte, le 7 juin 1802.De toute la France arrivèrent très vite de nouvelles jeunes filles à former. Successivement, de petites communautés assemblées dans le même but que le Sacré-Cœur demandèrent à s’y rattacher. À ces maisons multipliées, il fallait une autorité centrale.

La nomination d’une supérieure générale s’imposa en très peu de temps. Le 18 janvier 1806,  Madame Barat» fut élue, elle n’avait pas encore vingt-sept ans. Avant de s’appeler Société du Sacré-Cœur de Jésus, la congrégation s’appela Dilette di Gesù, puis en 1804 Dames de l’association de l’Instruction chrétienne. Le 10 mars 1807, l’empereur Napoléon approuva par décret la fondation de l’Association de l’Instruction chrétienne peu avant de disperser le 1er novembre 1807 les Pères de la Foi, suspects de royalisme.

En 1814, après que le pape Pie VII eut rétabli la Compagnie de Jésus, l’association prit son nom définitif. Après quelques difficultés dans la rédaction des constitutions, certaines mères ayant fait prendre une orientation différente des vues d’origine, Sophie réussit à revenir aux intentions primitives avec d’autant plus de vigueur que, parallèlement, la Compagnie de Jésus ayant été rétablie, les Pères de la Foi, dont l’abbé Varin, y entrèrent. Ce fut avec son aide qu’elle établit les premières constitutions en novembre 1815. À partir de 1815, la Société du Sacré-Cœur entra dans une phase de consolidation et d’affirmation qui apaisa progressivement les conflits.

Le passage à un nouveau régime politique, le rétablissement de la royauté surtout, permirent d’user de l’appellation de Sacré-Cœur à laquelle on ne faisait auparavant référence qu’entre soi. La Société pouvait désormais porter un nom qui exprimait son charisme et sa raison d’être. Les constitutions furent approuvées en 1816 par le pape Pie VII et la Société du Sacré-Cœur de Jésus fut reconnue par un bref du pape Léon XII le 22 décembre 1826. La révolution de 1830 amena le transfert du noviciat hors de France. L’extension internationale créa de nouvelles exigences. L’adaptation des constitutions, trop alignées sur celles de la Compagnie de Jésus, suscita de nouveau une menace de crise.

L’obéissance de Sophie, la dignité de son attitude, la qualité de ses relations avec les papes successifs, notamment avec Grégoire XVI, permirent de franchir une nouvelle fois les obstacles. Le pape Grégoire XVI approuva les nouvelles constitutions en 1843 et à partir de cette date, les fondations se multiplièrent en France, en Irlande, en Angleterre, en Belgique, en Autriche, en Suisse et en Espagne. Ces institutions donnaient ainsi dans toute l’Europe un enseignement uniquement en français, il en sera ainsi jusque dans les années 1970 pour les jeunes filles des classes élevées. En 1850, Sophie Barat rencontra à Rome le pape Pie IX, qui approuva les réformes qu’elle lui proposa, concernant notamment la nomination de supérieures provinciales.

Développement de la congrégation à travers le monde

La congrégation fut consacrée à l’éducation des jeunes filles. Le premier pensionnat dont Sophie Barat prit la direction fut installé à Amiens en octobre 1801, puis vint Grenoble en 1805. Sophie reçut la bénédiction de Pie VII à Lyon. L’extension se poursuivit à Poitiers, et Niort et en 1808, Beauvais, Chambéry, Lyon, Bordeaux, Le Mans, Autun, Besançon, Turin , Metz, Lille, Perpignan, Avignon, Rome, Bruxelles, en 1836, Marseille, Nantes, Tours, Montréal en 1842, Algérie en 1844, Laval, Montpellier, Nancy Galicie.

Sophie eut une vie très itinérante et mouvementée. À partir de 1806 et pendant tout le reste de sa vie, au moins jusqu’en 1852, elle alla de maison en maison pour fonder, agréger des communautés qui demandèrent la fusion, communiquer l’esprit» de la congrégation, dynamiser et renforcer l’unité Philippe Duchesne seconda Sophie. Elle avait prononcé ses vœux en 1805, peu après la création de la congrégation, et apporté une dot importante. La rencontre avec Monseigneur Guillaume -Vallentin Dubourg, venu recevoir la consécration épiscopale en 1816 comme premier évêque de Louisiane fut déterminante.

Il demanda des religieuses pour l’éducation féminine dans son diocèse d’Amérique nouvellement créé. Le 19 mars 1818, pour Madame Duchesne, ce fut le grand départ pour la Louisiane. De là, elle développa considérablement la congrégation. Philippine Duchesne fut béatifié par le pape Pie XII le 12 mai 1940 et canonisée le 3 juillet 1988 par le pape Jean-Paul II. En mai 1865, la congrégation comprenait 3 539 religieuses réparties en 99 communautés à travers le monde. Le 21 mai 1865, Sophie Barat annonça sa mort prochaine : « Je me suis empressée de venir aujourd’hui car Jeudi nous allons au Ciel… »

Sophie Barat mourut à Paris, dans la maison mère du boulevard des Invalides, aujourd’hui musé Rodin, le jour de l’Ascension, le 25 mai 1865. Sa dernière pensée, consignée dans son testament, résume bien toute sa vie : « L’amour du Cœur de Jésus, pour le salut des âmes, selon le but de notre vocation ».

Déplacements successifs de son corps

Sophie Barat fut inhumée le 29 mai 1865 au cimetière de Conflans, un quartier de la ville de Charenton-le-Pont aux portes de Paris où elle avait fondé un pensionnat en 1832 dans une partie du château de Conflans, propriété de l’archevêque de Paris, et étendu cet établissement à proximité dans des bâtiments construits autour de 1850 à l’emplacement d’un ancien couvent de Bénédictines fermé à la Révolution. Durant l’instruction du dossier permettant l’introduction de sa cause de canonisation, une première exhumation de son corps pour permettre l’examen de ses restes eut lieu le 2 octobre 1893. Grande fut la surprise de constater la conservation inexpliquée de son corps.

Après avoir été installé dans la chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs de Conflans, le corps fut de nouveau inhumé à Conflans dans un nouveau cercueil le 26 octobre 1893. Le 30 avril 1904, les congrégations religieuses quittèrent la France à la suite du vote de la loi du 5 juillet leur interdisant l’enseignement et les expropriant. Le cercueil de Sophie fut transporté dans l’«établissement de la congrégation à Jette en Belgique. Sophie fut alors inhumée dans la crypte de la grande chapelle de cet établissement.

Entre le 27 juillet 1908 et le 13 août 1908, le cercueil fut ouvert à plusieurs reprises en vue de la béatification. Cette fois encore, son corps fut trouvé intact. Un masque du visage fut réalisé. Le 30 avril 1909, le corps fut déposé dans la châsse en bronze doré dans laquelle elle repose depuis. Au début de 1934, une chapelle consacrée à sainte Madeleine-Sophie Barat fut construite près de la chapelle de Jette. La châsse y fut transférée le 11 septembre 1934. Le 2 octobre 1982, la congrégation quitta Jette, seules quelques sœurs restèrent au Petit château, bâtiment qui avait été acheté par Sophie, et assurèrent l’entretien de la châsse.

Fin 1993, la grande chapelle néogothique de Jette est démolie, la petite chapelle consacrée à Madeleine-Sophie n’est plus accessible. Le 17 février 1994, la châsse est alors déménagée provisoirement dans un salon du Petit château. Le 24 mai 1998, la châsse fut transportée à Bruxelles, rue de l’Abondance, dans la maison provinciale de Belgique-Pays-Bas. De façon à éviter de nouveaux déplacements de la châsse, la direction de la congrégation décida d’installer la châsse dans un lieu définitif. En septembre 2007, la décision fut prise de l’installer dans la chapelle du Sacré-Cœur de l’église Saint François Xavier à Paris.

Cette église se trouve à côté des bâtiments où Sophie a vécu : le siège de la congrégation, aujourd’hui musée Rodin et l’établissement d’enseignement pour les jeunes filles, aujourd’hui lycée Vixtor-Dury. La date fut fixée au vendredi 19 juin 2009, fête du Sacré-Cœur. Ce fut ce jour-là qu’eut lieu une très importante cérémonie, présidée par le cardinal André-Vingt-Trois, archevêque de Paris, entouré de Monseigneur Georges Gilson, archevêque émérite de Sens-Auxerre, Monseigneur Yves Patenôtre, archevêque titulaire de Sens-Auxerre, Monseigneur Antoine Hérouard, secrétaire général de la Conférence des évêques de France, Monseigneur Patrick Chauvet, curé de Saint-François Xavier, d’une quarantaine de prêtres, de quelques centaines de religieuses de la Société du Sacré-Cœur de Jésus, et de plus de 1 000 fidèles.

Affaire du masque

En 1993, le masque mortuaire et le moulage en argent des mains de la sainte furent dérobés au couvent de Jette à l’occasion de la démolition de la chapelle. Deux ans plus tard, début 1995, ces objets furent retrouvés chez le baron Benoît de Beauvoisin. Inculpé de recel, celui-ci fut condamné en février 1996, par le tribunal correctionnel de Bruxelles, à six mois de prison et 1 000 FB d’amende ; Alfred Collins fut reconnu coupable du vol et condamné à deux ans de prison et 1 000 FB d’amende.

Sophie versus Madeleine-Sophie

Dans son acte de baptême, ses parents lui donnent deux prénoms : Magdelaine, suivi de Sophie. L’usage de l’époque était de placer le prénom usuel en dernier. C’est ainsi que de sa naissance à l’entrée dans sa communauté, elle fut appelée par son prénom Sophie, de même pendant toute sa vie, sa famille et ses amis l’appelaient toujours Sophie. Sa sainte patronne est sainte Sophie, veuve chrétienne martyrisée avec ses trois filles sous le règne de l’empereur romain Hadrien vers 140.

En juin 1801 à Amiens, avec trois autres sœurs, elle fit ses vœux au sein de la communauté créée par le père Joseph Varin. Elle fut alors appelée sœur Sophie au sein de la communauté. Le 21 décembre 1802, le père Joseph Varin la nomma supérieure de la communauté. Dès cet instant et jusqu’à sa mort, elle sera appelée mère Barat au sein de la communauté. Sophie Barat a une dévotion particulière pour sainte Madeleine, le prénom de sa mère. À partir de son élection de supérieure générale en 1806, elle déclara explicitement que sainte Madeleine est sa patronne et elle désira qu’on célèbre sa fête le 22 juillet : jour de la fête de sainte Madeleine.

Sa signature est Sophie Barat ou Sophie tout court jusqu’en 1809, lors qu’apparut la signature Barat sans prénom, qui fut en concurrence avec Sophie Barat jusqu’en 1818 où elle signa ensuite toujours Barat, sans prénom, sans initiale. C’est après sa mort qu’elle devint connue comme Madeleine-Sophie Barat. Au sein de sa congrégation, on l’appelait habituellement Madeleine-Sophie et ce fut sous le nom de  Madeleine-Sophie Barat que son procès en canonisation fut instruit dès 1872.

Béatification et canonisation

Dès le mois de mai 1870, le pape exprima son désir de voir introduire la cause de la mère Barat. Sophie Barat laissa une correspondance qui témoigne de son inlassable activité, plus de quatorze mille lettres furent versées au dossier du procès de béatification. Les différentes étapes en sont les suivantes : 25 mai 1865, en la fête de l’Ascension : Madeleine Sophie Barat mourut à Paris, mai 1870 : le pape Pie IX exprima à la supérieure, mère Goetz, son désir personnel de voir introduire la cause de la mère Barat.

En mai 1872 : le procès informatif s’ouvrit au sein du diocèse de Paris. août 1872 : le procès informatif ouvrit au sein du diocèse de Rome ; 18 juillet 1879 : le pape Léon XIII signa le décret pour l’Introduction de la cause. La Mère Barat fut désormais vénérable ; le 12 février 1905 : le pape Pie X promulgua le décret d’héroïcité des vertus ;  en décembre 1907 : le décret pour l’approbation de deux miracles celui d’une autrichienne, la sœur Lippe en août 1882 et celui de la jeune élève Nancy Bakewell à Saint-Louis aux États-Unis fut promulgué.

Le 24 mai 1908 : un bref du pape Pie X proclama la béatification de la mère Barat, désormais  bienheureuse, sa fête est fixée au 25 mai ; 28 décembre 1924 : le pape Pie XI promulgua le décret des deux miracles pour la mère Barat (le premier pour l’allemande Marie de Salm le 30 août 1912, et le second pour l’américaine Rose Coyne à New York en mai 1919 et le curé d’Ars  ; fin janvier 1925 : Rome annonce que la canonisation aura lieu le 25 mai ; le dimanche 24 mai 1925 : le pape Pie XI canonisa « sainte Madeleine-Sophie Barat et de  sainte Marie-Madeleine Postel, fondatrice des religieuses des Écoles chrétiennes de la Miséricorde.

En trois semaines, la piété française vit la canonisation le 10 mai des 32 religieuses d’Orange, martyres en 1794 ; le 17, de Thérèse de l’Enfant-Jésus ; le 24 des mères Marie-Madeleine Postel, fondatrice de la Congrégation des sœurs des Écoles chrétiennes de la Miséricorde en 1807 et Barat ; le 31, du père Jean Eudes et du curé d’Ars. Comme pour tous les autres fondateurs d’ordre religieux qui ont été canonisés, une statue, réalisée en 1934 par le sculpteur Enrico Quattrini, lui est dédiée dans la basilique Saint-Pierre de Rome.

Son œuvre

En 1806, Sophie Barat est élue supérieure de la Congrégation des sœurs du Sacré-Coeur parce que c’est elle qui réunit les qualités pour cette place : son union intime avec Dieu, sa douceur, sa prudence, son dévouement entier à la congrégation, la sagesse de son gouvernement qu’on avait déjà éprouvée, tous les talents réunis dans un âge où tant d’autres ne font que donner des promesses font croire que Dieu l’avait suscitée dans son amour pour la fondation de la congrégation.

Sophie Barat a fait preuve ensuite d’une étonnante capacité d’adaptation face aux difficultés des situations qu’elle a traversées. Au sein de sa congrégation, elle a été aux prises avec une contestation qui s’est manifestée à deux reprises entre 1809 et 1815 et entre 1839 et 1843. Dans les deux cas, les dissensions portaient sur la spiritualité du Sacré-Coeur et sur la forme de vie religieuse qu’elle avait voulu instaurer. Chaque fois, Sophie a fait face avec simplicité et humilité en tenant dans les épreuves grâce à une prière profondément enracinée en Jésus-Christ, sachant à la fois pardonner et maintenir son œuvre dans l’esprit des origines.

Femme étonnamment ouverte aux besoins de son temps, elle fut attentive à y répondre de son mieux. Elle a travaillé à donner aux femmes un rôle de premier plan pour la reconstitution du tissu social. Elle a aussi révélé de remarquables qualités relationnelles, manifestant de l’aisance aussi bien avec les grands de ce monde qu’avec les enfants et leurs familles. Les plus pauvres savaient trouver auprès d’elle accueil et soutien. Le principe était simple: ouvrir des pensionnats payants d’élite pour les jeunes filles de la haute bourgeoisie afin de financer des œuvres, comme des écoles d’externes, pour les classes plus modestes.

Elle, qui dans son adolescence avait rêvé de la vie du Carmel a su concilier, au cours de sa longue vie, action et contemplation. Elle a créé une vie apostolique nouvelle fondée sur l’intériorité et l’union au Cœur de Jésus. Son activité apostolique fut très intense : de très nombreux voyages à travers l’Europe, tout en gouvernant au quotidien la congrégation, et pas moins de 14 000 lettres autographes. Ces lettres, réunies après sa mort, témoignent de son attention affectueuse à chacune, de sa prudence, de son zèle.

L’influence de Sophie s’est exercée dans deux sens. Elle et sa société ont pris une part importante dans l’extension de la dévotion au Sacré-Cœur, qui devait prendre une place de choix à partir du milieu du XIXe siècle. L’importance attachée à l’éducation solide des filles de la bourgeoisie s’est révélée une intuition fructueuse puisqu’elle contribua à faire en grande partie échapper les familles de ce milieu à la désagrégation religieuse qui allait affecter les élites françaises gagnées par le positivisme et l’anticléricalisme.

L’ouverture des lycées napoléoniens, puis républicains, aux filles, œuvre du ministre de l’Instruction publique Victor Duruy, pour ne pas laisser le monopole de l’éducation des filles de la bourgeoisie aux congrégations, est, en un certain sens, un hommage paradoxal rendu à l’intuition de Sophie. L’institut, qui leur est confisqué par la Troisième république, du boulevard des Invalides est du reste renommé lycée Victor-Duruy et sera, jusqu’à la mixité des années 1970, un lycée de jeunes filles des plus prestigieux de la capitale.

Correspondance

Grâce à ses archives, la Société du Sacré-Cœur (Rome et Potiers) a regroupé en 68 volumes les 14 000 lettres rédigées par Sophie Barat. Par ailleurs, Jeanne de Charry (rscj) a publié en 1982 l’ouvrage : Joseph Varin, Lettres à sainte Madeleine-Sophie Barat (1801-1849). Cet ouvrage, de 396 pages, contient le texte intégral des lettres, avec notes et index analytique.

Autres écrits

  • Souvenirs du premier noviciat de Poitiers, 1 vol. – Lettres circulaires adressées aux religieuses, 2 vol.- Lettres adressées à toute la Société, Rome, maison mère, 1960, 256 pages. – Lettres pour les supérieures, leur conseil et les économes, Rochampton, 1904, 349 pages.- Conférences aux religieuses, Rochampton, 1900, 2 vol., 454 et 477 pages. - Lettres choisies adressées aux religieuses, 5 vol. – 1804-1822, Rochampton, 1920, 475 pages. – 1823-1837, Rome, maison mère, 1928, 491 pages. – 1838-1850, Rome, maison mère, 1940, 415 pages. – 1851-1860, Rome, maison mère, 1955, 419 pages. En  1860-1865, Rome, maison mère, 1957, 278 pages. - Lettres choisies pour les seules supérieures, 5 vol. – En 1816-1850, Rome, maison mère, 1922, 300 pages. – 1850-1865, Rome, maison mère, 1928, 491 pages. – série complémentaire, 1826-1857, Rome, maison mère, 1954, 478 page -  Correspondance Sainte Madeleine-Sophie Barat – Sainte Philippine Duchesne, éd. Jeanne de Charry, 4 vol., 1988-2000. Écrits de Poitiers, préface par Monseigneur Albert Rouet, archevêque de Poitiers, éditions Robert Favreau, in collection Trésors poitevins, 2011.

Iconographie

Sophie Barat a toujours refusé qu’on la photographie ou qu’on peigne son portrait, au prétexte que : « Ce n’est pas mon visage qu’il faut reproduire. C’est mon affection pour vous qu’il faudrait photographier ; vous auriez alors quelque chose » Les seuls portraits connus sont celui réalisé par le peintre Savinien Petit, qui avait rencontré Sophie Barat et qui a réalisé son portrait après sa mort, ainsi qu’une photo prise à son décès. Toutes les images pieuses la représentant sont donc interprétées à partir de ces portraits ou du masque mortuaire réalisé en 1908.

Articles connexes

Sur les autres projets Wikimedia : Madeleine-Sophie Barat, sur Wikimedia Commons - Liste d’ordres religieux catholiques -  Liste des saints dont le corps est visible à Paris

Vidéo Sainte Madeleine-Sophie Barat : cliquez ici  →  https://youtu.be/b6vP4P3-7yg

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Lundi de la septième Semaine du Temps Pascal

Posté par diaconos le 13 mai 2024

Lundi de la septième Semaine du Temps Pascal dans Bible IllustrationCoul-7-300x300

# La foi chrétienne (catholique, orthodoxe, protestante, évangélique) est la croyance en la Trinité divine, ( Dieu le Père, Jésus-Christ, son fils et le Saint-Esprit) et en la certitude de la rédemption des péchés apportée par la passion et la résurrection de Jésus. Elle est exprimée de manière synthétique dans les différentes versions du credo (« je crois » en latin). Le credo a deux versions principales : le symbole de Nicée-Constantinople et le symbole des apôtres. Diverses confessions de foi chrétiennes présentent un résumé des croyances chrétiennes particulières selon les dénominations. La foi chrétienne est basée sur la Bible. La foi biblique est donc d’abord affaire de confiance en Dieu, avant de concerner une croyance ou un contenu dogmatique.

Dans les Évangiles, Jésus compare le croyant à un homme qui construit sa maison sur le roc et qui lui confère ainsi un caractère vraiment indestructible. Il donne à Simon, le premier disciple à reconnaître en lui le Messie et fils de Dieu, le surnom de « Pierre », allusion à la foi qui fait de lui un roc. Outre le credo, le catholicisme se caractérise par le « dépôt de la foi », qui englobe les Écritures et la Tradition, tandis que le protestantisme et le christianisme évangélique ne se fie qu’aux Écritures.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, les disciples de Jésus lui dirent : « Voici que tu parles ouvertement et non plus en images. Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et tu n’as pas besoin qu’on t’interroge : voilà pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. » Jésus leur répondit : « Maintenant vous croyez ! Voici que l’heure vient – déjà elle est venue où vous serez dispersés chacun de son côté, et vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi. Je vous ai parlé ainsi, afin qu’en moi vous ayez la paix. Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde. » (Jn 16, 29-33)

 Les dernières paroles de Jésus firent, sur l’esprit des disciples, une impression profonde ; ils comprirent enfin, dans une certaine mesure, ce que  Jésus leur révéla sur sa personne ; ils professèrent unanimement leur foi, qui reçut une lumière si vive. Chacun des termes dont ils se servirent releva des paroles mêmes que Jésus prononça. Ce fut d’abord la promesse de Jésus que les disciples considérèrent comme déjà accomplie ; ce fut ensuite la conviction que Jésus savait toutes choses et qu’ils n’eurent plus besoin de l’interroger, parce qu’il  connut les pensées de leur cœur et répondit spontanément à toutes les questions qu’ils lui adressèrent ; ce fut enfin la confession de leur foi à la grande révélation sur l’origine divine de Jésus : « Nous croyons que tu es venu de Dieu. »

Tout cela ne fut pas remis à l’avenir, mais exista réellement dans leur cœur. Jésus, avec une joie profonde, approuva et encouragea la sincère profession de la foi de ses disciples. Seulement, il y ajouta un sérieux avertissement pour les porter à la vigilance. De nombreux exégètes et plusieurs éditeurs du texte firent de cette parole de Jésus une question : « Croyez-vous maintenant ? » Jésus considéra la profession de foi des disciples comme prématurée et les avertit de leur défection imminente, cette  interprétation ne tint aucun compte des paroles pleines de paix et d’encouragement qui terminèrent ce discours, ni du fait que, dans la prière sacerdotale que fit  Jésus rendit à la foi de ses disciples un témoignage plein de confiance.

«Que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères.» (Lc 22, 32) Cet avertissement était destiné à provoquer dans l’âme des disciples la défiance d’eux-mêmes, la vigilance, la prière ; par ces moyens, ils auraient pu prévenir une chute profonde et douloureuse. Si la foi des disciples supporta mal le rude choc qui les atteignit, cette foi ne défaillit pas, parce que Jésus la soutint par sa prière.  Jésus ajouta  : « Vous me laisserez seul  !  » Cette tristesse concerna ses  disciples plus que lui-même ; car, quant à lui, la solitude profonde où il  se trouva fut remplie par la présence et l’amour de son Père qui était toujours avec lui. Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. (Jn 8, 29)

 Les dernières paroles de Jésus à ses disciples furent des paroles de paix, de courage, de victoire ! Tout ce qu’il leur eut dit jusqu’ici n’eurent d’autre but que celui-ci : qu’en Jésus , ils eurent la paix.  La paix, la paix du cœur, ce bien suprême avec lequel aucun homme ne peut être malheureux, la paix, toujours puisée en Jésus, dans une communion intime et vivante avec lui, tel fut l’héritage que Jésus leur laissa.. Il y eut un redoutable adversaire de cette paix : le monde, ce monde ennemi de Dieu et de sa vérité, ce monde au milieu duquel Jésus les laissa. Jésus vit sa victoire sur le monde déjà accomplie par sa mort, par sa résurrection, par sa gloire.  Ce fut là que les disciples puisèrent toujours le courage que ces paroles leur inspira.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites Web chrétiens

◊  Dominicains (Province de Suisse) : cliquez ici pour lire l’article → Lundi de la 7ème semaine du Temps Pascal

◊  La Croix : cliquez ici pour lire l’article →  Lundi de la 7e semaine du temps pascal (Jn 16, 29-33)

Vidéo Père Santiago de Chili : cliquez ici   https://youtu.be/GAMX6l3hJPk,

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Samedi de la cinquième semaine du Temps de Pâques – Année Paire

Posté par diaconos le 2 mai 2024

Jésus est le chemin, la vérité et la vie - IMAGE BIBLIQUE - IMAGES ...

# Dans la théologie chrétienne, on parle de communion mystique pour décrire le lien existentiel personnel étroit, la communion qui unit le chrétien à Jésus-Christ et par laquelle il partage les bienfaits salvateurs de sa vie, de sa mort et de sa résurrection. Cette communion est dite mystique parce qu’elle s’accomplit de manière mystérieuse et surnaturelle. Au sein du christianisme, il existe différentes approches du thème de la communion mystique.

Dans le catholicisme romain, l’anglicanisme et le luthéranisme, cette union est établie par le baptême et nourrie par les sacrements, qui sont considérés comme les moyens privilégiés par lesquels la grâce est communiquée. Le mysticisme met tellement l’accent sur l’identification du Christ avec le chrétien qu’il prétend qu’une sorte de fusion complète a lieu, bien qu’ils restent des personnes distinctes. Le rationalisme religieux imagine Dieu comme une réalité immanente au monde et à l’esprit humain.

Le Christ est immanent à la nature et à l’esprit humains. Par conséquent, le salut est pensé de manière universelle, indépendamment de la foi consciente de l’homme en Christ. C’est pourquoi il cite souvent le texte biblique :«De même qu’en Adam tous meurent, de même en Christ tous seront rendus vivants» (1 Co 15, 22).

Le Vrai cep est une parabole donnée par Jésus-Christ. Elle est citée dans l’Évangile selon saint Jean. Elle parle de l’importance pour le croyant de rester attacher au vrai cep qui symbolise le Christ, cela pour porter du fruit en abondance. Les fruits, étant à l’image de la relation entre le sarment et le plant principal par la sève qui circule entre les deux, peuvent faire référence à beaucoup d’autres passages bibliques comme celui des fruits de l’Esprit en Galate 5 verset 22.

Pour saint Augustin, les sarments sont dans la vigne afin de recevoir d’elle leur principe de vie. Les humains doivent rester attacher aux vertus données, à la parole transmise par le Christ afin de donner des fruits sains. Benoît XVI dans un commentaire, aborde le sujet de la liberté et des préceptes divins. Mélanger les deux n’est pas incompatible. Il faut écouter Dieu et il nous donnera la force pour créer et marcher dans notre chemin. La récolte spirituelle sera alors abondante.

Que signifie être chrétien ?

Cette page de l’Évangile de Jean nous conduit au cœur même de la foi : Jésus explique enfin à ses disciples ce que signifie être son disciple. Jésus n’est pas seulement un guide ou un compagnon, un ami ou un frère. Il est notre vie. Il est vivant en chacun de nous et nous fait vivre sa vie divine. Il nous enseigne qu’il est la vraie vigne, mais pas la seule ; il est le cep, le tronc auquel il veut rattacher tous ceux qu’il appelle à la vie : «Je suis la vigne et vous êtes les sarments».

Nous, chrétiens, sommes unis à Lui par la foi et le baptême. Dieu attend de nous que nous devenions une vigne vivante qui porte du fruit. Cela n’est possible que si nous sommes unis au Christ ; en quelques lignes, un mot revient sept fois, et c’est le verbe «demeurez en moi», nous dit Jésus. Les chrétiens sont des hommes et des femmes qui demeurent dans le Christ. Cela soulève inévitablement une question : demeurer en Jésus oui, mais comment ? Comment être sûr de le rencontrer ?»

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus dit à Thomas : «Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu.» Philippe lui dit : «Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : «Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père.

Comment peux-tu dire : ‘Montre-nous le Père’ ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.

Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père, et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai,
afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai.» (Jn 14, 6-14)

Fondons notre foi sur les paroles de Jésus

«Par ce si, Jésus ne nie pas positivement la connaissance que ses disciples ont de lui et du Père, mais il sollicite leurs âmes au progrès.» (Bengel) Bien plus, Il affirma que dès à présent, après l’instruction profonde qu’il leur donna, ils connurent le Père et qu’ils le virent en lui. Les disciples n’avaient que les premiers rudiments de cette connaissance ; mais il y eut une grande sagesse pédagogique à les encourager ainsi, en leur supposant plus de lumières qu’ils n’en eurent ; et la Parole divine que Jésus répandit dans leur âme y restera comme le principe vivifiant de la connaissance qui leur manqua encore.

Cette interprétation fut celle qu’admirent Tholuck, Meyer, MM. Luthardt et Godet. D’autres exégètes (Chrysostome, Lücke) estimant que Jésus ne pouvait, dès cette époque, parler ainsi à ses disciples, pensèrent que ce fut là une sorte d’indication anticipée de ce qui leur fut accordé par l’Esprit à la Pentecôte.

La parole de Jésus : «Vous l’avez vu», comprise par Philippe comme si Dieu pouvait exister pour lui à côté ou en dehors de Jésus, lui inspira le désir de voir une théophanie ou révélation extraordinaire de Dieu, comme la demandait Moïse : «Je t’en prie, laisse-moi contempler ta gloire.» (Ex 33, 18); et il exprima naïvement ce désir à Jésus. «Cela nous suffit, ajouta-t-il nous n’avions plus aucun doute que le Père ne se révéla pleinement par toi.»

Ce fut avec tristesse que Jésus reprocha à Philippe de ne l’avoir pas connu, malgré toutes les expériences que, depuis si longtemps, il avait pu faire auprès de lui. Il l’appela affectueusement par son nom : Philippe, afin de l’inviter à réfléchir sur la demande qu’il venait de lui adresser.

Celui qui a vu Jésus a vu le Père, le Dieu qui est sainteté et amour, et dont Jésus était sur la terre la parfaite manifestation. Philippe demandait à voir, Jésus l’exhorta à croire. Ce fut uniquement par la foi qu’il put pénétrer dans ce mystère de l’unité absolue du Père et du Fils qui lui permit de voir le Père dans le Fils.

Ces paroles de Jésus exprimèrent, tout ensemble, l’intime unité d’essence et le rapport mutuel vivant, actif, qu’il y a entre le Père et le Fils, Jésus le prouva en déclarant que c’est le Père qui parle et agit en lui. es paroles et les œuvres de Jésus, ces paroles qui sont esprit et vie, ces œuvres de puissance divine et d’amour divin, telle est la démonstration irrécusable que le Père était en lui, parlait et agissait par lui.

«Pas une de ses paroles qu’il tire de lui-même. Pas une de ses œuvres que Dieu lui-même n’opère par lui. De sa propre sagesse, rien. Par la force de Dieu, tout !» (Godet)

Après avoir donné à Philippe cette instruction profonde, Jésus se tourna vers tous ses disciples et il les exhorta à le croire quand il leur déclara qu’il est dans le Père et que le Père est en lui, à le croire sur la seule autorité de sa parole.

Mais il ajouta avec tristesse que si leur foi fut encore trop obscure et trop faible pour se fonder uniquement sur sa parole, ils durent au moins le croire à cause de ses œuvres mêmes, considérées en elles-mêmes.

Il entendit par là ses miracles : «Si je n’accomplis pas les œuvres de mon Père, vous n’avez pas besoin de croire en moi. Mais si, au contraire, je les accomplis, même si vous ne voulez pas me croire, laissez-vous au moins convaincre par mes œuvres, pour que vous reconnaissiez et que vous compreniez que le Père est en moi et que je suis dans le Père.» (Jn 10, 37-38)

La foi, fondée sur ces œuvres, ne fut pas encore la vraie foi, mais elle put conduire à la foi immédiate. Jésus revint au discours plein de consolation qu’il adressa à ses disciples au sujet de son départ , et dans lequel il fut interrompu par Thomas et par Philippe. Et comme il leur montra, en répondant à la requête de celui-ci, que le Père se manifestait pleinement en lui dans ses paroles et dans ses œuvres.

Il leur fit maintenant une magnifique promesse qui leur donna de sa divinité et de la pleine révélation de Dieu en lui une preuve propre à créer une intime conviction : celui qui croit en lui fera lui aussi les mêmes œuvres et en fera de plus grandes encore. Il promit avec une autorité solennelle :

«En vérité, en vérité, la communication de l’Esprit et des grâces qui en résulteront pour les disciples.» Cette promesse, en même temps, ajouta à la perspective encore éloignée de la réunion dans la maison du Père, celle d’une prochaine réunion en esprit : les disciples revirent Jésus qui les quittera pour s’en aller au Père.

Ce ne furent pas des œuvres extérieures, des miracles matériels, plus étonnants encore que les siens comme le crurent quelques exégètes ; mais bien des miracles spirituels, que les apôtres firent, quand leur parole, animée de l’Esprit de Dieu, régénéra les âmes, fonda l’Église et porta la lumière et la vie au milieu de toutes les nations. «Le livre des Actes est le commentaire de cette parole.» (Meyer)

Ces oeuvres plus grandes, Jésus lui-même ne put les faire, parce que  l’Esprit n’était pas encore (Jn 7, 39). Quand il reprit possession de sa gloire et que toute puissance lui fut donnée au ciel et sur la terre, il eut accompli lui-même dans ses disciples la parole qu’il prononça. Il le fit en répondant à toutes leurs prières et en répandant sur eux le Saint-Esprit de la Pentecôte.

Les disciples restèrent avec Jésus dans un rapport plus intime et plus vivant que jamais. Eux, sur la terre prièrent en son nom, et lui leur accorda toutes leurs demandes. Grâce à son action puissante, ils accomplirent ses œuvres, et même de plus grandes, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.

Prier au nom de Jésus, c’est donc, comme le dit Keil, dont M. Godet adopta l’interprétation, prier en nous replongeant avec foi dans la connaissance que nous avons reçue de lui comme Fils de Dieu abaissé et glorifié, c’est prier dans une communion intime avec lui, selon sa volonté, par son Esprit, qui seul nous communique la puissance d’accomplir cet acte religieux.

Quand celui qui prie ainsi se sent devenu un avec Jésus, il est certain d’être exaucé. Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez et il vous sera fait».

Diacre Michel Houx

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◊ Diocèse de Valleyfield : cliquez ici pour lire l’article →samedi 5e semaine de Pâques- faire vibrer le mot paix

◊ Abbaye de Scourmont (Belgique) : cliquez ici pour lire l’article → Homélie pour le samedi de la cinquième semaine de Pâques

Vidéo  Étudier la Bible : cliquez ici pour lire l’article → https://youtu.be/MPnBm5Y4AMQ

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