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Le porc dans les textes bibliques

Posté par diaconos le 10 mai 2022

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»Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent » (Mt 7,6). Les porcs étaient déclarés comme étant des animaux impurs. Il était expressément défendu aux Israélites de manger de la chair du porc (Lv 11, 7 : Dt 14, 8). Les divers noms de cet animal sont utilisés, dans de nombreuses langues parlées dans le monde, pour désigner des personnes physiquement et moralement sales. Le porc représente l’homme naturel, l’homme charnel, l’homme non régénéré. Celui qui se complet dans le mal, la souillure, le péché.

Les choses saintes, il les méprise, il s’en moque, il ne leur accorde aucun intérêt. Jésus le souligne dans ce passage de l’évangile de Matthieu. Vous pouvez remarquer que non seulement ils bafouent les choses saintes, mais ils font la guerre à ceux qui les aiment ! Jésus ne nous demande pas de juger les personnes mais d’avoir du discernement et de la sagesse dans la manière de témoigner aux pécheurs. Chiens et pourceaux, dans ce texte sont des pluriels, c’est comme pour nous indiquer que lorsqu’ils sont en groupe, il est difficile de les atteindre.

Le fils prodigue au plus bas de sa déchéance n’avait qu’une seule envie : manger la nourriture des pourceaux (Lc 15, 15.16). Quelle misère lorsque l’homme déchu n’a pas d’autre envie que de se nourrir de choses sales et souillées, qui le souillent encore plus ! Lorsque Jésus a délivré le possédé de Gadara, il a permis aux démons d’aller dans les pourceaux qui paissaient près de ce lieu (Mt 8,31), comme pour nous rappeler que l’impureté est un lieu de refuge pour les démons. Le dicton qui dit : « Chassez le naturel, il revient au galop » trouve un écho dans ces paroles de Pierre : « Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai : le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier » (2 P 2,22).

Ce verset nous enseigne que nous avons besoin d’autre chose que d’une nouvelle religion, que d’un petit lavage extérieur, que d’une sainteté apparente et superficielle ; nous avons besoin d’une complète régénération. Nous devons naître de nouveau et être débarrassés de notre vieille nature. Pour qu’un porc ne se comporte plus comme un porc, il ne suffit pas de le laver, de lui mettre un joli nœud rose autour du cou, il faut que sa nature soit changée. Certes, cela est humainement impossible, mais Dieu peut le faire, comme le déclare Pierre : « Nous avons été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible… » (1 P 1,23).

La régénération est ici en­vi­sa­gée comme mo­tif d’un vrai amour fra­ter­nel : elle en fait un de­voir sa­cré, en le ren­dant pos­sible. Le moyen de ce re­nou­vel­le­ment n’est pas ter­restre (semence corruptible) ; la vie nou­velle ne vient pas de ce monde, mais de Dieu, c’est sa parole, semence incorruptible, qui agit par le Saint-Es­prit et crée la vie dans les âmes. Cette Pa­role est vivante et permanente (les mots pour l’éternité du texte reçu, quoi­qu’ils se lisent dans plu­sieurs ma­jusc, ne sont pas authentiques, et c’est pour cela que la vie qui en pro­vient est im­pé­ris­sable comme tout ce qui est di­vin.

La parole du Dieu vivant et qui demeure pré­sente cette for­mule mais dans Hébreux 4.12 :  « La parole vivante. » Dans ce pas­sage, un grand nombre d’in­ter­prètes rat­tachent l’é­pi­thète à la parole. Merci Seigneur, car Jésus est venu donner sa vie pour m’arracher à la boue du péché et faire de moi une nouvelle créature.  Le de­voir de ne pas ju­ger a ses li­mites, il n’ex­clut pas ce­lui de dis­cer­ner. Tel est le seul rap­port ad­mis­sible entre cette pa­role et celles qui pré­cèdent. Ce qui est saint, ce sont les vé­ri­tés de la Pa­role de Dieu, les ex­pé­riences pro­duites dans l’âme par l’Évan­gile et que Jé­sus com­pare à des perles pré­cieuses.

Il ne faut pas les pré­sen­ter à des hommes si cor­rom­pus que Jé­sus les com­pa­ra à des ani­maux im­purs. Ils ne purent que les fouler aux pieds et elles ne firent qu’ex­ci­ter leur haine et leurs vio­lentes per­sé­cu­tions. Le porc, car il a l’ongle divisé et ne rumine pas ; il vous sera souillé ; vous ne mangerez pas de leur chair, et vous ne toucherez pas leurs corps morts. (Dt 14,8) Ce jeune homme riche et libre dans la mai­son pa­ter­nelle, le voilà dans l’in­di­gence et la ser­vi­tude ; ce fils d’une fa­mille ho­no­rable, le voilà faisant paître des pourceaux, ce qui, outre l’ab­jec­tion du mé­tier, était un ob­jet d’­hor­reur pour un Juif. (L 15,16) Il y a, dans le monde mo­ral, des suites du pé­ché plus dé­gra­dantes en­core.

Le pre­mier de ces dic­tons se trouve dans Proverbes 26, 11 : «  Comme le chien re­tourne à ce qu’il a vomi, ainsi le fou ré­itère sa fo­lie ». Le deuxième n’est pas tiré de la Bible. Ils sont des­ti­nés à mar­quer l’ab­jec­tion de ceux qui re­tombent dans le pé­ché.   »Nous avons été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible » (1 P 1,23) : la régénération est ici envisagée comme mo­tif d’un vrai amour fra­ter­nel. Cette Pa­role est vivante et permanente, et c’est pour cela que la vie qui en pro­vient est im­pé­ris­sable comme tout ce qui est di­vin.

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 La Bible expliquée : « Un chrétien peut-il manger du porc ? »

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Cinquième dimanche de Pâques dans l’année C

Posté par diaconos le 9 mai 2022

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Accomplis-tu pleinement ton ministère ?

Évangile de Jésus Christ selon Jean

Au cours du dernier repas que Jésus prenait avec ses disciples,  quand Judas fut sorti du cénacle, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui.     Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt. Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres., comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres.  » (Jn 13, 31-33a.34à)

Entretien de Jésus avec ses disciples

 Judas sortit pour accomplir son œuvre de ténèbres, causa à Jésus un immense soulagement. Maintenant le Fils de l’homme a été glorifié,  cette vie de renoncement, de souffrances, d’obéissance, de dévouement efficace, d’activité puissante, par laquelle Jésus fut glorifié dans le cœur des personnes qui le reconnurent comme l’envoyé de Dieu. (Jn 11, 4 ; Jn 12, 28).

Cette gloire qu’il a ainsi acquise par l’humilité et la charité resplendira encore de l’éclat le plus pur dans ses humiliations et ses souffrances, en Gethsémané et sur la croix, où il pourra s’écrier de sa voix mourante :  « out est accompli ! »  Son œuvre achevée, il sauva un monde perdu.

 Mais par une telle vie Dieu a été glorifié en lui. La gloire de Dieu, ce sont ses perfections, sa Justice et sa sainteté, sa miséricorde et son amour ; jamais elles n’ont été manifestées d’une manière plus lumineuse qu’en Jésus-Christ, qui nous les révèle dans leur pleine harmonie.

Le sentiment profond d’avoir ainsi glorifié Dieu par sa parfaite obéissance , mais qui, malgré ces témoignages, fuent maintenus par Tischendorf, MM. Weiss et Godet donna à Jésus la victorieuse assurance que Dieu aussi l’admit dans la gloire qui est son essence divine.

Ce fut ainsi que bientôt Jésus dit dans sa dernière prière : « « Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire et maintenant glorifie-moi, toi, Père, auprès de toi, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût » (Jean 17.4-5). Paul indiqua de même l’abaissement et l’obéissance de Jésus comme le chemin qui le conduisit à la gloire divine (Ph 2, 5-11 ; comparez Ép 1.20-23). Et il le glorifia, ajouta Jésus, faisant allusion à sa résurrection, qui fut le premier degré de sa glorification.

Enfin, Jésus ne dit pas : le Fils de Dieu, mais le Fils de l’homme est glorifié  ; car c’est comme Fils de l’homme, membre et chef de notre humanité qu’il  embrassa dans les étreintes de son amour pour la sauver, ce fut comme Fils de l’homme qu’il eut accompli son œuvre et qu’il monta dans sa gloire.  Ainsi, il  rouvrit à notre humanité sauvée le chemin de cette gloire.

De ces hauteurs de sa gloire, Jésus revint à ses pauvres disciples qu’il  quitta bientôt : « Je suis peu de temps encore avec vous » et sympathisant à leur tristesse, c’est avec une effusion de tendresse qu’il leur parla : « petits enfants !  »(C’est le seul passage dans les évangiles où Jésus employa ce terme.

Il sentit le vide immense et douloureux qu’il laissa dans leur cœur et dans leur vie : « Vous me chercherez, avec un ardent désir de retrouver nos relations actuelles (Jean 20.15.) Mais le moment de la réunion éternelle n fut pas’ venu ; il leur resta à accomplir une tâche importante.

 Dans cette tristesse de la séparation, Jésus fit à ses disciples, comme première compensation de son absence, un don infiniment précieux : l’amour fraternel. Il s’agissait  d’un commandement ; mais ce commandement Jésus se chargea lui-même d’accomplir dans leur cœur et dans leur vie.

Il est nouveau parce qu’il renferme tous les autres commandements de la loi (Luther), parce que Jésus l’a renouvelé (Calvin), parce qu’il renouvelle l’homme (Augustin), parce qu’il est toujours nouveau (Olshausen), parce qu’il est le principe d’une vie nouvelle (de Wette), parce qu’il établit la différence qu’il y a entre l’amour fraternel (les uns les autres) et la charité pour le prochain (Grotius et d’autres).

Diacre Michel Houyoux

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La biche gracieuse dans les textes bibliques

Posté par diaconos le 8 mai 2022

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Une histoire riche La Bible et les animaux

 » Nephthali est une biche en liberté »(Gn 49, 21). De nombreux versets, dans la Bible, font référence à cet animal craintif, gracieux, agile, élancé, symbole de l’amour et de la liberté.Jacob annonce que son fils Nephtali sera épris de liberté. Faisant écho à cette prophétie, nous pouvons entendre cette parole de l’évangile : « Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres «  (Jn 8, 36). L’apôtre Paul reprend cela en ces mots : «  C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis  » (Gl n, 1). Cette image de la liberté, portée par cet animal, se retrouve dans cette parole : « Il rend mes pieds semblables à ceux des biches, et il me place sur mes lieux élevés » (2 S 22,34 ; Ps 18.34 ; Ha 3,19).

Fuyant le danger, pour conserver sa liberté, la biche s’élance vers les lieux élevés. Nous y trouvons comme une invitation à nous rapprocher de Dieu pour échapper aux séductions d’ici-bas, et ainsi conserver notre liberté.Si, pour tout ce qui vit sur cette terre, l’eau est un élément vital, pour la biche ce besoin est encore plus fort. La biche ne supporte pas la sécheresse. Ce besoin est souligné par ce verset : « Comme une biche soupire après des courants d’eau, ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu !  » (Ps 42,2).

Tout comme la biche soupire après l’eau vive du ruisseau, ainsi notre nouvelle nature soupire après l’eau pure de la Parole vivifiée par l’Esprit. « Heureux l’homme qui…trouve son plaisir dans l’Écriture.  Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau » (Ps 1, 1.3) . L’image d’une biche abandonnant son faon  ce qui est contraire à sa sollicitude envers ses petits – montre la gravité de la sécheresse et ses terribles conséquences : « Même la biche met bas et abandonne sa portée  » (Jr 14,; 5). De même lorsque la sécheresse spirituelle touche les parents, les enfants risquent d’en subir les conséquences.
Le Cantique des cantiques, allégorie de l’amour de Dieu pour son peuple, compare le bien-aimé au faon des biches. «  Mon bien-aimé  est semblable à la gazelle ou au faon des biches  » (Ct 2,9 ; 2, 17 ; 8,14). Dans les Proverbes, c’est l’épouse qui est comparée à une biche : « Biche des amours, gazelle pleine de grâce » (Pr 5,19). Symbole de l’amour, la biche nous rappelle que le lien qui nous unit à Christ est celui de l’amour : « Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier » (1 Jn 4,19). Et cet amour devient notre identité aux yeux du monde : « « A ceci tous connaîtront… si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jn 13, 35). 

« Comme une biche brame. » (Ps 42,2)  : au­cune image ne sau­rait mieux rendre la dé­tresse de l’âme, pour la­quelle le monde, sans Dieu, n’est qu’un im­mense dé­sert. La condi­tion du bon­heur  et ce bon­heur lui-même (Ps 1, 1-3)  » Heureux » - Ce terme est sou­vent em­ployé dans les Psaumes  : Oh ! Bonheur de l’homme… Comme le dis­cours de Jé­sus sur la mon­tagne, le pre­mier psaume s’ouvre par une béatitude. La condi­tion du bon­heur est dé­crite d’a­bord d’une ma­nière né­ga­tive, sans doute parce que, le pé­ché ré­gnant par­tout, le fi­dèle doit com­men­cer par ne pas agir comme le grand nombre. La pre­mière chose qui frappe en lui, c’est qu’il ne marche pas selon le conseil…

Mais elle le prie de re­ve­nir avant la fin du jour, pas­ser au moins la soi­rée avec elle. Le soir est en Orient le mo­ment où l’on sort ; c’est l’­heure où, avec le so­leil qui dis­pa­raît, s’é­va­nouit toute ombre par­ti­cu­lière. Alors le bien-aimé re­vien­dra, aussi leste et agile qu’il va re­par­tir main­te­nant.  Les montagnes de séparation. On a en­tendu aussi : les mon­tagnes de par­fum. Le terme est obs­cur. Dans le sens que nous adop­tons, Su­lam­mith fe­rait al­lu­sion aux énormes cre­vasses qui se creusent dans les mon­tagnes du dé­sert de Juda. Biche, gazelle sont des images fa­mi­lières aux poètes orien­taux, quand ils cé­lèbrent les grâces de la femme. .

L’a­mour, un amour sem­blable à ce­lui de Jé­sus, est la seule preuve que l’­homme est sous une in­fluence di­vine, qui triomphe de tous les pen­chants égoïstes de son cœur. La connais­sance peut être ac­quise par des pé­cheurs en­dur­cis, la foi s’al­lie sou­vent à une vie as­ser­vie aux pas­sions, les œuvres sont ac­com­plies par di­vers mo­tifs ; l’a­mour seul, unis­sant les en­fants de Dieu les uns aux autres, comme il les unit à leur Sau­veur et, par lui, au Père cé­leste, est une marque cer­taine de leur par­ti­ci­pa­tion à la na­ture di­vine. À ceci, dit Jé­sus, tous connaîtront ; et plus loin il voit dans cette unité des siens un moyen d’a­me­ner le monde à la foi (Jn 13, 35). 

◊ Livre des Cantiques : Cliquez ici pour lire l’article → Voici mon bien-aimé qui vient. Il bondit sur les montagnes

◊ Psaume 21 : cliquez ici pour lire l’article → SOUFFRANCES ET ESPOIR DU JUSTE 

◊ Du Siracide, chapitre trois cliquez ici pour lire l’article → L’idéal du sage, c’est une oreille qui écoute.

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◊ Pleins Feux : cliquez ici pour lire l’article → LE BESTIAIRE DE LA BIBLE

◊ La Croix   : cliquez ici pour lire l’article → De l’agneau à la colombe, la Bible et les animaux

♥ Les animaux dans la Bible

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Mardi de la troisième semaine du temps pascal dans l’année C

Posté par diaconos le 3 mai 2022

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Évangile de Jésus Christ selon  Jean

En ce temps-là,     Jésus dit à Thomas :  « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. » Philippe lui dit : « « Seigneur, montre nous le Père ; cela nous suffit. »  Jésus lui répond : «  Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : ‘Montre nous le Père’ ?  Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres.     Croyez moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. 

Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père, et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.     Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai. »  (Jn 14, 6-14)

Jésus révéla la parfaite liberté de l’Esprit dans son action

 Par ce contraste profond entre la chair et l’Esprit, reproduisant nécessairement chacun son semblable, Jésus expliqua et motiva la sentence qui précède. Le mot chair désigne l’homme naturel, tel qu’il naît, grandit et vit, depuis que, par la chute, le péché a envahi notre humanité . Le mot est pris ici dans son sens moral mais il renferme, en outre, la notion de l’infirmité, de la souffrance et de la mort qui sont la suite du péché. Or, d’un tel homme assujetti à la chair, il ne peut naître que des êtres en tout semblables à lui.

Ce qui est  sous l’action puissante et créatrice de l’Esprit de Dieu est un être de nature spirituelle affranchi de la domination de la chair pénétré et dirigé par le même principe qui lui a donné la vie, le Saint-Esprit. Jésus parla d’êtres personnels. Pour dissiper si possible l’étonnement de Nicodème, Jésus décrivit l’action de l’Esprit par une comparaison empruntée à la nature. Cette comparaison s’offrait à lui dans le terme même qui, en hébreu et en grec, désigne l’esprit et qui signifie en même temps vent. Il personnifie le vent (il souffle où il veut) et fit remarquer qu’on le constata par ses effets (le bruit), bien qu’on ne sache ni d’où il vint ni où il alla.

Il en est de même de l’œuvre de l’Esprit ; celui en qui elle s’accomplit a conscience de la transformation qui s’opère en lui, il la constate par ses effets, mais il ignore de quelle manière elle s’accomplit. Toute vie est un mystère. Nicodème demanda ; « Comment  ? »  À cette question, il ne saurait y avoir de réponse propre à satisfaire une curiosité tout intellectuelle. Qu’il se replia sur lui-même qu’il s’arrêta au fait d’expérience et qu’il se demanda : « Suis-je né d’en haut ? »

Par l’image qu’il eut choisie, Jésus révéla la parfaite liberté de l’Esprit dans son action : «  Il souffle où il veut  », et souvent là même où les personnes le soupçonnent le moins. Jésus enseigna encore par la même image que ceux en qui cet Esprit opère ne savent pas jusqu’où il les conduira. Il ouvre ainsi devant eux de grandes et glorieuses perspectives. Pour dissiper si possible l’étonnement de Nicodème, Jésus décrivit l’action de l’Esprit par une comparaison empruntée à la nature. Cette comparaison s’offrit à lui dans le terme même qui désigne l’esprit et qui signifie en même temps vent. Il personnifie le vent (il souffle où il veut) et fait remarquer qu’on le constate par ses effets (le bruit), bien qu’on ne sache ni d’où il vient ni où il va.

Il en est de même de l’œuvre de l’Esprit ; celui en qui elle s’accomplit a conscience de la transformation qui s’opère en lui, il la constate par ses effets, mais il ignore de quelle manière elle s’accomplit. Toute vie est un mystère. Nicodème  demanda ; «   comment ? » À cette question, il ne saurait y avoir de réponse propre à satisfaire une curiosité tout intellectuelle. Qu’il se replia sur lui-même qu’il s’arrêta au fait d’expérience et qu’il se demanda :  » Suis-je né d’en haut ? »

Par l’image qu’il eut choisie, Jésus révéla la parfaite liberté de l’Esprit dans son action : «  Il souffle où il veut », et souvent là même où les personnes le soupçonnent le moins. Jésus enseigna par la même image que ceux en qui cet Esprit opère ne savent pas jusqu’où il les conduira. Il ouvrit devant eux de grandes et glorieuses perspectives. Jésus s’étonna, à son tour, et il ne craignit pas d’exprimer cet étonnement, au risque d’humilier son interlocuteur, en lui fais ant sentir que jusqu’ici il eut négligé la source où il aurait pu puiser les lumières qui lui manquèrent.  Comme docteur d’Israël; Jésus le considéra comme représentant du corps enseignant dans sa nation.

Jésus insista, et il voulut faire sentir à Nicodème qu’il y eut en lui et dans ses pareils mais de l’incrédulité. Non seulement ils ne purent pas pénétrer dans le sens profond des Écritures qui les auraient éclairés, mais voici un témoignage, rendu avec la plus entière certitude, reposant sur une intuition immédiate de la vérité divine, et ce témoignage : « Ils ne le reçoivent pas » . Ils montrèrent ainsi qu’ils furent animés de l’incrédulité qui repoussa les choses divines. Reste une question que les interprètes résolurent de manières diverses. De qui parla Jésus ?

Quelques-uns (Luthardt, Weiss) pensèrent que Jésus associa à son propre témoignage celui de Jean-Baptiste, plusieurs fois rappelé dans les premiers chapitres ne l’Évangile, et qu’il reprocherait ainsi aux pharisiens de ne l’avoir pas reçu. Luther, Bèze, Tholuck pensèrent que Jésus voulut dire : Moi et tous les prophètes, Bengel : Moi et le Saint Esprit ; Chrysostome : Moi dans mon unité avec Dieu. D’autres, n’ont vu dans ce nous qu’un pluriel de majesté ; mais cette forme de langage ne se retrouve pas dans la bouche du Sauveur.

M. Godet, avec Lange, Hengstenberg, M. Westcott, admit qu’il s’agit des disciples de Jésus, « dont un où plusieurs se trouvaient en ce moment auprès de lui et qui commençaient déjà à devenir les organes de ce doctorat nouveau inauguré par lui. En la personne de Jésus puis dans ses actes et ses paroles, le ciel fut constamment ouvert sous leurs yeux ; Sur ce fondement, ils témoignèrent. Quelle vivacité, quelle fraîcheur dans la déclaration de Jean et d’André, dans celle de Philippe, dans l’exclamation de Nathanaël… ! Jésus ne se sentit plus seul. De là le sentiment de joie profonde, qui se trahit jusque dans la forme du langage.

Luthardt  fit observer que  nous voyons paraître ici cette forme du parallélisme qui constitue le rythme poétique de la langue hébraïque. Ce qui trahit l’émotion et caractérise toujours un moment d’élévation particulière. Nicodème comprit que les choses furent plus avancées qu’il ne le pensa ! Tandis que ses collègues et lui attendirent l’heure solennelle de l’avènement du royaume, ce royaume fut déjà là à leur insu et d’autres y participèrent avant eux.  Les choses terrestres sont celles qui ont lieu sur la terre, à la portée de chacun, quelle qu’en soit d’ailleurs la nature. .

La régénération dont Jésus  parla à Nicodème appartint à ce domaine, parce qu’elle s’accomplit sur la terre et dans notre expérience même, qui peut en éprouver le besoin et savoir quant elle a été réalisée en nous. Les choses célestes sont celles qui ont lieu dans le ciel et qui, par leur nature, appartiennent exclusivement à ce monde invisible où Dieu règne. Ces grands faits du salut s’accompliront aussi sur la terre et deviendront l’objet de la foi des croyants, mais ils n’étaient pas encore révélés quand Jésus en parla à Nicodème ; il put encore les désigner comme des choses célestes, qui même restèrent telles à toujours par leur nature, leur origine et leur destination.

Si nous ne croyons pas quand on nous parle de nous, de notre conscience, de la nécessité d’un renouvellement moral, nous croirons bien moins quand on nous parlera de notre sa rédemption par l’envoi du Fils de Dieu, par sa vie, par sa mort, et par son retour dans la gloire. Toutes les autres vérités de la foi seront reçues avidement par celui qui aura été amené à les désirer, à en avoir faim et soif.   « Et ces choses célestes, nul ne peut vous les révéler, si ce n’est le Fils de l’homme ». C’est ainsi que Meyer d’après de Wette, indiquèrent le sens de ce verset et son rapport avec le verset qui précède.

M. Godet le fit en ces termes qui présentèrent l’autre face de la même vérité : « Sans la foi à mon témoignage, point d’accès pour vous aux choses célestes ».Ces paroles de Jésus reproduisirent la pensée : « Personne ne vit jamais Dieu, le Fils unique qui est dans le sein du Père est celui qui nous l’a fait connaître ».  Personne ne vit jamais Dieu, et, par conséquent, nul ne le connaît dans son essence, fut exprimé : « Personne n’est monté au ciel, ni n’a pu en rapporter la vérité divine. Celui-là seul est excepté qui, par son incarnation, est descendu du ciel, et qui ainsi est devenu le Fils de l’homme.

Lui seul peut vous enseigner les choses célestes que vous devez croire, car, non seulement il est venu du ciel, mais par sa communion intime et indissoluble avec Dieu, il est dans le ciel. »  Quelques interprètes éprouvèrent des scrupules à prendre comme une métaphore l’expression monter au ciel, à cause du terme qui lui fait antithèse : Celui qui est descendu du ciel. Cette dernière expression, comme le remarqua Monsieur Weiss, signifie dans le langage du quatrième Évangile (Jn 16, .28) que Jésus  quitta l’existence céleste, dont il vivait auparavant auprès du Père.

Diacre Michel Houyoux

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Pourquoi Jésus est-il venu ?

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