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N’ayez pas peur !

Posté par diaconos le 7 février 2021

parabole des talents

La parabole des talents , comme tant d’autres, traite du Royaume de Dieu et du retour du Christ. L’essentiel est de nous préparer à la rencontre et d’être toujours prêts pour accueillir celui qui vient comme un voleur dans la nuit. Il y a  » talents » et « talents » Les talents sont ces dons naturels que chacun a ; ce sont ces aptitudes particulières que nous avons tous à faire remarquablement telle ou telle chose : celui-ci est un peintre de talent mais vois celui-là, c’est un jeune talent.

Au temps de Jésus, un talent était un lingot en argent ou en or qui valait six mille deniers, une somme énorme qui représentait l’équivalent du salaire de six mille journées de travail ; soit le salaire de plus de seize années de labeur ! Ces talents confiés aux serviteurs, à chacun selon ses capacités, sans consignes particulières, par le maître qui partit en voyage, les laissèrent devant leur responsabilité.

Les comptes seront à rendre au retour du maître. Le Maître qui part en voyage en nous ayant confié tous ses biens, c’est Dieu, bien sûr. Et la récompense sera d’avoir part à son Royaume : « Entre dans la joie de ton Maître. » L’histoire des talents est d’abord et avant tout l’histoire d’une peur. Et des peurs, nous en avons toutes et tous. La première chose à faire, est d’abord de se l’avouer. Ayant pris conscience de celle-ci, il y a lieu d’agir nous dit le Christ.

À force d’avoir peur, nous risquons de ne plus rien faire à l’image de l’homme qui n’avait qu’un seul talent : « J’ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.  » (Mt 25, 25) Cet homme a manqué d’audace et de confiance. Il n’a pas pris ses responsabilités. Nous ne sommes pas sur terre pour subir la vie mais pour la vivre à fond et pour ce faire, il y a parfois des risques à prendre.

Cet homme prétend savoir distinguer le bon et le mauvais et, pour lui, le maître est mauvais : « Maître, je savais que tu es un homme dur, tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur. » (Mt 25, 24)  C’est bien là, en chacun de nous, que peut se tenir le commencement de l’échec et du malheur. Croire que Dieu est vraiment Amour, tel est le défi qui nous est proposé.

Le croire et par conséquent sortir de la peur qui nous stérilise. Essayons d’identifier les peurs qui nous font prendre Dieu pour un maître dur. L’un des enjeux majeurs de notre vie est le passage de la peur à la foi, même quand, comme Jésus mis en croix, nous sommes agressés par le pire. C’est bien pour cela que les rencontres de Jésus avec ses disciples commencèrent si souvent par :  » N’ayez pas peur « 

Quiconque a peur, enterre sa vie parce qu’il a trop peur de la perdre. Or, une seule vie nous a été donnée, ne passons pas à côté de celle-ci. Elle vaut tellement la peine d’être vécue en plénitude. Ne rien faire, de façon à ce qu’on n’ait rien à nous reprocher… C’est justement cela qui nous serait reproché sévèrement : « Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents !  » (Mt 25, 30)

Nous avons tous des capacités, des talents. Qu’en faisons-nous ? Les utilisons-nous pour satisfaire notre égoïsme, pour nos intérêts personnels ? Ou bien pour honorer le Seigneur dans la préservation et le développement de notre environnement, pour servir le Seigneur dans les autres, ceux qui nous entourent, ceux qui sont plus mal pris que nous ?

Si nous agissons de cette façon, nous faisons fructifier les talents que le Seigneur nous a donnés, nous remplissons notre cruche personnelle jusqu’au bord. Et, quand le Seigneur reviendra, nous pourrons lui dire en toute vérité :  » Voilà, Seigneur, avec mes capacités et avec les dons de ta création, je te présente ce que j’en ai fait ; j’ai agi de mon mieux et j’ai fait tout mon possible : je te l’offre comme un beau cadeau. «  Et le Seigneur nous dira :  » Viens, bon et fidèle serviteur ; entre dans mon royaume de lumière. « 

Luc raconta dans son évangile qu’un jour Jésus montant vers Jérusalem essaya de réconforter son petit groupe de disciples en l’appelant de ce terme affectueux « petit troupeau « . N’aie pas peur ! Ne crains pas, petit troupeau. (Lc 12, 31-48) Aujourd’hui, Jésus me redit cette même parole, en mes moments d’épreuves… Aujourd’hui, Jésus redit cela à L’Église en ses crises…

Le troupeau, guidé par son berger, est une image traditionnelle dans la Bible pour exprimer que Dieu aime et protège son peuple. Pour quelle raison devons-nous bannir la peur selon Jésus ? Parce que votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume, nous dit Jésus. Votre vie a un sens pour Dieu, même si pour une raison ou pour une autre, elle a une apparence d’échec, même si vous êtes lâchés par vos amis, incompris de tous.

Toute la vie de Jésus proclame que Dieu donne son Royaume aux pauvres, aux paumés, aux trébuchants et aux personnes qui l’ont abandonné, quelle qu’en soit la raison, elles peuvent avec l’aide de Jésus, revenir sur la bonne voie. Le Royaume est un don du Père qui a trouvé bon de vous combler. En nous détachant des valeurs et des succès illusoires, notre cœur peut trouver son trésor et bannir toute crainte, être heureux.

Jésus nous suggère de concevoir notre vie comme un rendez-vous d’amour.  Préparons notre cœur pour quelqu’un qui vient. Oui, Dieu vient vers chacun de nous, il s’approche, il vient à notre rencontre, il est là devant notre porte. Le recevrons-nous chaleureusement ? Son amour est sur nous. Notre espoir est-il en lui ? Dieu vient lui-même, à nous, en Jésus Christ. Ses paroles ne cessent de chercher le chemin de nos cœurs. Il veille sur nous.

Il nous libère de nos peurs. Il n’est pas facile d’être disciple de Jésus et d’annoncer un message selon lequel l’amour seul sauvera le monde ; tant d’intérêts s’y opposent. Jésus nous invite à ne pas avoir peur. Jésus sait où se trouvent les vraies valeurs. Pour lui, la vie terrestre est peu de chose, par rapport à la vie éternelle qu’il connaît bien, comme fils de Dieu.

Aussi, c’est sans crainte que nous pouvons lier notre cause à celle de Jésus qui nous assure qu’il se sentira alors lié à son tour avec nous lors du jugement final. Notre seule peur, affirme le Christ, devrait être de perdre la foi ! Notre seule crainte devrait être de ne pas avoir le courage de professer et de vivre de notre foi. Osez proclamer votre foi là où vous vivez ! Osez témoigner du Christ dans votre famille, dans votre quartier.

N’ayez pas une sorte de foi souterraine que personne ne pourrait constater. N’ayez pas honte d’agir ou de parler en tant que croyants ; au besoin, osez confesser vos convictions chrétiennes en public. Si vous ne pouvez pas vous débarrasser de votre peur, regardez d’où vient la plus grande menace : de Dieu ou des hommes ?

Jésus ne nous menace pas de nous envoyer en enfer, il nous rappelle que si nous le perdons, nous nous perdrons nous-mêmes : « Celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux.  » (Mt 10, 33) Une fois de plus, nous constatons que c’est nous qui composons, dès maintenant, notre jugement.

Jésus ne se sépare que des personnes qui se sont séparées de lui. Il ne renie que celles qui ont d’abord commencé à le renier le premier ! Cependant pas de panique ! Aucun reniement n’est fatal, ni définitif. Aucun péché, même le plus grave, n’est impardonnable, à condition de se prononcer r clairement pour Jésus, de croire sincèrement que Jésus sauve et pardonne.

Diacre Michel Houyoux

Les deux voies    Éditions Croix du Salut ( 05.06.2013 )

 Les deux voies
7
EAN: 9783841698728
Langue du Livre: Français
By (author) : Michel Houyoux
Nombre de pages: 144
Publié le: 05.06.2013
Catégorie: Christianity

Détails du livre: ISBN-13

Les deux voiesLes deux voies

Choisis le chemin de la Vie. Pour être disciple de Jésus

Il nous faut marcher derrière lui, suivre le même chemin

Auteur le Diacre Michel Houyoux , publié le  5 juin 2013  Broché  Prix : 25, 80€

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€ 25,80

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Jeudi de la quatrième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire de la férie

Posté par diaconos le 4 février 2021

Jésus commença à les envoyer en mission

L'ENVOI EN MISSION DES APOTRES PAR JESUS

# La mission dans le christianisme, est l’annonce de l’Évangile, la formation de disciples et le baptême des croyants. Elle est basée sur la Grande Mission donnée par Jésus dans le Nouveau Testament. La mission dans le christianisme, est l’annonce de l’Évangile, la formation de disciples et le baptême des croyants. Elle est basée sur la Grande Mission donnée par Jésus dans le Nouveau Testament. Bien que les missions chrétiennes aient pris un élan nouveau à partir des grandes découvertes et des progrès de la navigation, on peut parler de cinq grandes périodes de mission : Période apostolique (missions en Asie mineure, en Grèce, dans l’empire romain, en Afrique orientale, en Asie centrale et en Inde).

Le Moyen Âge (missions en Europe du nord, en Extrême-Orient, en direction du monde musulman). les missions catholiques aux XVIe et XVIIe siècles, notamment en direction du continent américain. Les missions catholiques de 1622 à la fin du XVIIIe siècle ou missions pontificales (1re partie). Au XVIIIe les missions protestantes et les missions évangéliques Au XIXe et au XXe siècles, les missions catholique

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là, Jésus appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. »
Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez- y jusqu’à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter,
partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. »
Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir. Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient. » (Mc 6, 7-13)

Mission des douze

 Jésus, parcourant lui-même le pays en enseignant, envoya pour la première fois ses apôtres, deux à deux, après leur avoir donné pouvoir sur les esprits impurs . Il leur donna diverses instructions sur leur équipement et sur la conduite qu’ils durent tenir là où ils furent reçus et là où ils ne le furent pas. Les apôtres prêchèrent la repentance et guérirent les malades.

Dans évangile de Matthieu, la mission que Jésus leur confia fut admirablement préparée par une description de la détresse profonde où Jésus trouva le peuple, semblable à des brebis sans berger. La moisson fut grande, mais il y eut peu d’ouvriers. Jésus envoya ses disciples pour soulager toutes ces misères.

Il commença à les envoyer ; Marc indiqua par là le point de départ d’une mission qui dut se perpétuer et s’étendre à la vie entière des apôtres.  Deux à deux, trait particulier de Marc ; mesure de sagesse et d’amour de la part de Jésus. Par là il s’accommoda à la faiblesse de ses disciples, il répondit à des besoins profonds de leur âme, il prévint les dangers de l’isolement et ceux d’une domination personnelle et exclusive dans leur œuvre. Pouvoir ou autorité. Matthieu et Luc ajoutèrent à ce pouvoir de guérir les démoniaques celui de guérir les maladies.

Il y a quelque chose de plus grand que de prêcher, c’est de faire des prédicateurs ; il y a quelque chose de plus grand que de faire des miracles, c’est de communiquer le pouvoir d’en faire. (Godet)

Pour communiquer à ses apôtres le pouvoir de guérir, il dut leur communiquer aussi une nouvelle mesure de l’Esprit de Dieu ; car, sans une puissance spirituelle, ils n’auraient exercé aucune action semblable.  Jésus ne se borna pas à conférer à ses disciples ces pouvoirs miraculeux, mais qu’il les envoya avant tout pour « prêcher le royaume de Dieu, comme le dirent Matthieu et Luc.

En enjoignant à ses disciples de ne pas faire de provisions pour le chemin, Jésus éleva leurs pensées vers d’autres richesses : en partant pour leur mission sans secours humains ils durent vivre du trésor de leur Père céleste. Plus tard, Jésus leur prouva qu’il ne les eut pas trompés  : « Il leur dit encore: Quand je vous ai envoyés sans bourse, sans sac, et sans souliers, avez-vous manqué de quelque chose? Ils répondirent: De rien » (Lc 22, 35)

Jésus, qui lui-même n’eut pas un lieu où reposer sa tête, plaça ses disciples au point de vue de la foi pure. Comme ouvriers de Dieu,  ils durent attendre de lui leur subsistance. Pour exercer et éprouver leur foi, Jésus les envoya sans les précautions que prit et que dut prendre l’homme du monde. Il fut possible que tel des disciples eût eu encore avec lui quelque argent.

Demeurez dans cette maison jusqu’à ce que vous partiez de ce lieu, de cette ville. Par là Jésus leur déconseilla sagement de quitter des hôtes qui les reçurent, pour aller chez d’autres ; et en même temps il leur donna une indication de la manière dont Dieu pourvut à leurs besoins, par l’hospitalité de ceux à qui ils annoncèrent la parole. Le témoignage qui serait ainsi rendu signifierait que le message du salut était parvenu à ces gens-là et qu’ils l’avaient repoussé par endurcissement.

Exhorter les hommes à se repentir  ne fut pas tout le contenu de la prédication des apôtres ; mais ce fut par là que dut commencer toujours et partout le renouvellement de la vie religieuse et morale.  Oindre d’huile  fut un moyen curatif très fréquemment employé en Orient ; ce qui ne veut pas dire que les apôtres opérassent les guérisons uniquement par ce moyen, puisque Marc raconta une action miraculeuse. Elle servit de moyen de communication aux puissances spirituelles qui opérèrent la guérison.

Ce fut dans le même but que Jésus lui-même se servit quelquefois de la salive ou d’un attouchement pour opérer une guérison : «  Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle » (Jn 9, 6)  Des interprètes  attribuèrent à l’emploi de l’huile une signification symbolique ; car, partout dans l’Écriture, l’huile est l’image du Saint-Esprit, par la puissance duquel les apôtres agirent.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article →  Il commença à les envoyer en mission

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Prédication de la Pasteure  Agnès Adeline-Schaeffer

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Mercredi de la quatrième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 3 février 2021

Un prophète n’est méprisé que dans son pays

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# L’islam est une religion s’appuyant sur le dogme du monothéisme absolu et prenant sa source dans le Coran, considéré comme le réceptacle de la parole de Dieu révélée, au VIIe siècle en Arabie, à Mahomet, proclamé par les adhérents de l’islam comme étant le dernier prophète de Dieu. Un adepte de l’islam est appelé un musulman ; il a des devoirs cultuels. Les musulmans croient que Dieu est unique et indivisible et que l’islam est la religion naturelle au sens où elle n’a pas besoin de la foi en l’unicité divine pour constater l’existence de Dieu.

En 2015, le nombre de musulmans dans le monde est estimé à 1,8 milliard, soit 24 % de la population mondiale, ce qui fait de l’islam la deuxième religion du monde après le christianisme et devant l’hindouisme. L’islam se répartit en différents courants, dont les principaux sont le sunnisme, qui représente 90 % des musulmans, le chiisme et le kharidjisme. L’islam est le troisième grand courant monothéiste de la famille des religions abrahamiques, après le judaïsme et le christianisme, avec lesquels il possède des éléments communs. Le Coran reconnaît l’origine divine de l’ensemble des livres sacrés de ces religions, tout en estimant qu’ils seraient, dans leurs interprétations actuelles, le résultat d’une falsification partielle

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ?
Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. »
Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Et il s’étonna de leur manque de foi. Alors Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant. (Mc 6, 1-6)

Visite à Nazareth

Comme Jésus, faisant une visite à Nazareth, enseignait dans la synagogue, beaucoup de gens s’étonnèrent de sa sagesse et de sa puissance ; mais ce qui les empêcha de recevoir sa parole, ce fut que son humble position et celle de sa famille leur fut bien connue. Jésus leur rappela ce proverbe : qu’un prophète n’est méconnu que dans sa patrie. À cause de leur incrédulité, il ne fit là que peu de miracles.

Jésus partit de la maison de Jaïrus  : « Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. » (Mc 5, 38) Matthieu plaça cette visite de Jésus à Nazareth immédiatement après le grand discours en paraboles.

 Les habitants de Nazareth eurent en vue les miracles que Jésus fit à Capharnaüm et ailleurs et dont ils entendirent parler. Leur étonnement ne causa pas seulement par la sagesse de ses discours, à lui qui ne reçu pas l’instruction des rabbins ; il s’y mêla un sentiment d’envie provoqué par le fait que des dons si extraordinaires furent départis à un homme de si humble condition.

Ils trouvèrent une occasion de chute et d’incrédulité dans cette connaissance qu’ils eurent de Jésus selon la chair, qui les empêcha de le connaître selon l’esprit. «  Dieu manifesté en chair, n’est-ce pas toujours le « grand mystère ?  » (1 Timothée 3, 16)Selon Matthieu, les habitants de Nazareth nommèrent Jésus ‘le fils du charpentier’ ; d’après Marc, simplement le charpentier, sans doute parce qu’ils le virent travailler de ses mains dans l’atelier de son père adoptif.

Telle fut la tradition recueillie par quelques Pères de l’Église (Justin, Dialogue avec Triphon, 88 ; Théodoret, Histoire Ecclésiastique III, 23).  Dans toutes ces occasions où les membres de sa famille furent énumérés, il ne fut plus question de Joseph. Peut-être était-il déjà mort, comme l’admit la tradition.

« Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie, et parmi ses parents et dans sa maison. »  : si ce proverbe fut vrai, appliqué au Prophète saint et sans tache, combien plus le fut-il pour ses serviteurs, dont les infirmités et les défauts ne furent nulle part mieux connus que parmi leurs amis et dans l’intérieur de leurs maisons.

qu’il ne faut pas identifier cette visite de Jésus à Nazareth, racontée par Matthieu et Marc, avec celle que rapporte Luc. , les deux récits sont tellement différents, qu’on est forcé d’y voir deux faits et non un seul. Mais comme il fut difficile d’admettre que, dans l’un et dans l’autre de ces séjours, les habitants de Nazareth firent la même objection et Jésus la même réponse, n’est-il pas probable que ces paroles furent transférées par la tradition apostolique, recueillie telle quelle par les évangélistes ?

Ce petit nombre de malades guéris fut considéré comme peu de chose, tellement la bienfaisante activité de Jésus fut riche et abondante. Jésus s’étonna de l’incrédulité comme il s’étonna de la foi : « Après l’avoir entendu, Jésus fut dans l’étonnement, et il dit à ceux qui le suivaient: Je vous le dis en vérité, même en Israël je n’ai pas trouvé une aussi grande foi.’ (Mt 8, 10)

Leur incrédulité marqua le point culminant des dispositions défavorables que Jésus rencontra chez son peuple ; elle le détermina à accentuer sa retraite en s’éloignant de la contrée. Auparavant, toutefois, il adressa aux Galiléens un dernier appel par la mission des douze.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diaconos : cliquez ici pour lire l’article → Le Royaume de Dieu est tout proche

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◊ Véronique Belen   : cliquez ici pour lire l’article → Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté

◊ À l’écoute des évangiles  : cliquez ici pour lire l’article → Un prophète n’est méprisé que dans son pays

Père Zanotti : « N’est-il pas le fils du charpentier ? »

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5ème dimanche du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 2 février 2021

Jésus guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies

Une pause par jour – 13 janvier 2016 | «Notre-Dame des 3 Vallées

# Les signes et les miracles étaient le fonds de commerce des charismatiques, la preuve de l’intimité de leur relation avec Dieu qui leur accordait ces pouvoirs, écrit Paula Fredriksen. Flavius Josèphe, tout comme certaines sources rabbiniques plus proches et le Nouveau Testament, conserve le souvenir de ces individus. Un certain Eléazar chassait les démons des possédés ; Hanina ben Dosa de Galilée guérissait à distance ; l’historien Geza Vermes vit un parallèle frappant entre ce pouvoir thaumaturgique et celui attribué à Jésus dans l’épisode de la guérison du fils d’un officier, où Jésus fut censé agir à distance.

D’autres charismatiques commandaient à la nature : Honi, le traceur de cercles (« Onias » dans Josèphe), et son petit-fils Hanan furent réputés pour faire venir la pluie. Ces faiseurs de pluie étaient conscients de leur relation privilégiée avec Dieu : Hanan le faiseur de pluie alla même jusqu’à prier pour que son auditoire fît la distinction entre lui et celui qui accorda la pluie, le Père au ciel. De manière générale, les historiens admirent que Jésus se présenta lui-même comme un guérisseur et un exorciste dans une action de salut en accord avec sa parole de libération. Le miracle joue un rôle important dans la conversion au christianisme.

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever.

La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou  possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était.

Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. » Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons. » (Mc 1, 29-39)

Nombreuses guérisons de Jésus

Matthieu, aussi bien que Marc, indiquèrent que Jésus opéra la guérison de la belle-mère de Simon à la demande de ses disciples. Tandis que Marc dit qu’ils lui parlèrent d’elle aussitôt, Luc remarqua qu’ils l’interrogèrent ou le consultèrent au sujet de la malade. Ainsi ils s’habituèrent à avoir recours à lui dans toutes leurs détresses.

Ils attendirent, pour lui amener leurs malades, que le sabbat fût passé, parce qu’ils estimèrent que c’eût été violer le repos de ce jour :  » Les Juifs dirent donc à celui qui avait été guéri: C’est le sabbat; il ne t’est pas permis d’emporter ton lit.  » (Jn 5, 10). Les évangélistes distinguèrent les malades d’avec les démoniaques   »  Le soir, on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades. » (Mt 8, 16)

Toute la ville signifie la plupart de ses habitants  qui se pressèrent à la porte de la demeure où Jésus se trouva. Il leur imposa le silence pour les empêcher de parler de lui, parce qu’ils le connurent, et que, dés lors, ils lui auraient rendu un témoignage que Jésus rejeta. Ce passage  montre combien de miracles Jésus accomplit qui ne sont pas racontés dans les évangiles.

Jean en fit lui-même l’observation et plusieurs autres passages des évangiles firent allusion à de nombreuses guérisons qui ne furent qu’indiquées. Toute l’activité de Jésus fut de même infiniment plus riche que ne le rapportèrent les récits évangéliques. Marc et Luc eurent seuls ce récit.  Le premier  conserva divers traits qui lui furent particuliers.

Il sortit de sa demeure où il eut opéré les guérisons citées ici. Il se retira dans un lieu désert pour y retremper son âme dans la communion de Dieu, son Père : là il pria. Cette mention des prières de Jésus qui revient assez fréquemment dans les évangiles, éclaire d’une vive lumière les rapports de Jésus avec son Père durant le temps de son abaissement sur la terre. Il avait besoin de la prière : combien plus ses disciples !

Ceux qui furent  avec Simon, étaient ses condisciples Jacques et Jean. Ils allèrent à sa recherche dans l’intention de le ramener vers la foule qui l’avait entouré la veille : tous  cherchèrent Jésus.   Jésus se laissa troubler dans sa retraite et son recueillement ; et s’il ne se rendit pas à leurs désirs, ce fut pour porter ailleurs son activité dévouée.

Sorti de sa demeure  avec l’intention de quitter pour quelque temps Capharnaüm afin de prêcher dans les diverses bourgades de la Galilée. Tel fut le premier sens qui s’offre à l’esprit d’après le contexte et qui est admis par plusieurs interprètes. D’autres pensèrent que ce mot signifie : c’est pour cela que je suis sorti, issu du sein du Père et venu dans le monde pour prêcher l’Évangile en tous lieux.

Prêcher la vérité divine et faire du bien en détruisant le royaume des ténèbres, telle fut la double activité de Jésus.

Diacre Michel Houyoux

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Charismes et guérisons, Sans langue de buis

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