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lundi après l’Epiphanie, — Année B

Posté par diaconos le 4 janvier 2021

 lundi après l'Epiphanie, — Année B dans Catéchèse appel-des-4-premiers-disciples

Jésus appelle ses premiers disciples

# Les Apôtres, sont les douze disciples choisis par Jésus de Nazareth. Selon la tradition chrétienne, Jésus a aussi distingué soixante-dix disciples, qui devinrent évêques d’une ville par la suite. Tous ces disciples prêchèrent la Bonne Nouvelle, expression qui donna naissance au mot évangile, après la rédaction des textes dans les années 65-100.

Paul de Tarse fut considéré comme le treizième apôtre par la tradition chrétienne : il est qualifié d’Apôtre des Gentils. Les catholiques et les orthodoxes considèrent les évêques comme les successeurs des apôtres, et accordent une importance particulière au fait que les évêques se situent dans la succession apostolique, que la tradition à laquelle ils se rattachent remonte aux apôtres dans la succession des personnes et des doctrines.

La théologie du groupe chrétien constitué autour des Douze est très vaguement connue par le livre des Actes des Apôtres, les discours prêtés à Pierre lors de la Pentecôte ou devant le Sanhédrin. La christologie est peu développée. Aucune rupture sensible avec le judaïsme officiel ne s’esquisse et rien n’est retrouvé de la polémique attribuée à Jésus contre les Pharisiens, le Sabbat et les offrandes au Temple.

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations !
Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée.
À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »

Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple. Sa renommée se répandit dans toute la Syrie. On lui amena tous ceux qui souffraient, atteints de maladies et de tourments de toutes sortes : possédés, épileptiques, paralysés.
Et il les guérit. De grandes foules le suivirent, venues de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée, et de l’autre côté du Jourdain. (Mt 4, 12-17.23-25)

Le ministère du Messie

Après l’emprisonnement de Jean-Baptiste, Jésus se retira en Galilée ; il quitta Nazareth et s’établit à Capernaüm ; ainsi s’accomplissait la promesse faite par Ésaïe à la terre de Zabulon et de Nephthali, qu’une grande lumière se lèverait sur elle. Jésus, marchant sur les bords du lac, vit Pierre et André son frère occupés à pêcher ; il les appela à le suivre, leur annonçant qu’il les fera pêcheurs d’hommes ; ils obéirent à l’instant. Plus loin, il rencontra deux autres frères, Jacques et Jean, auxquels il adressa la même vocation ; et eux, quittant tout, s’attachèrent à lui.

Matthieu donna un aperçu du ministère de Jésus. Jésus parcourut toute la Galilée, prêchant et guérissant. Sa renommée se répandit dans la Syrie entière, de toutes parts on lui amena les malades, de grandes foules le suivirent. Marc et Luc placèrent ce retour en Galilée immédiatement après le baptême et la tentation de Jésus. Luc raconta son séjour à Nazareth, que Matthieu ne fit qu’indiquer.

L’Évangile de Jean nota  que expressément que  Jean n’avait pas encore été mis en prison. Son intention fut de rectifier la confusion qui se produisit dans la tradition : « Jean aussi baptisait à Enon, près de Salim, parce qu’il y avait là beaucoup d’eau; et on y venait pour être baptisé. » (Jnn 3, 24) Il raconta ensuite un second retour en Galilée par la Samarie.  Ce retour eut lieu en décembre : « Ne dites-vous pas : “Encore quatre mois et ce sera la moisson” ? Et moi, je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs déjà dorés pour la moisson. Dès maintenant » (Jn 4, 35)

 Il est manifeste, dit M. Godet, que ces deux premiers retours de Judée en Galilée ont été fondus en un par nos synoptiques comme ils l’étaient probablement dans la tradition, ce qui a fait disparaître dans la narration ordinaire presque tous les faits qui les avaient séparés.

Cette confusion  amena les synoptiques à rapprocher des événements d’époques différentes. La mention du retour de Jésus en Galilée avec la puissance de l’Esprit qu’il reçut au baptême et par lequel il  vaincut au désert, se rapporta au premier retour. L’emprisonnement de Jean fut le motif du second retour. Celui-ci fut suivi de la prédication de Jésus à Nazareth et de la translation du domicile de Jésus à Capharnaüm. Le récit de Luc donna la raison pour laquelle Jésus quitta Nazareth, où il demeura dans son enfance avec ses parents :  » Il vint habiter dans une ville appelée Nazareth, pour que soit accomplie la parole dite par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen. » (Mt 2, 23)

Capharnaoum ainsi portent les plus anciens manuscrits, et l’on supposa ce nom formé de l’hébreu Caphar-Nachoum, qui signifie « village de consolation », ou, selon d’autres interprètes, bourg de Nahum, par allusion au prophète de ce nom. Ce lieu n’est pas connu dans l’Ancien Testament, mais c’était, au temps de Jésus, une ville de commerce florissante, surtout parce que, située au nord-ouest de la mer de Tibériade, ou lac de Génézareth, elle se trouvait sur la route de Damas, à Ptolémaïs.

La prédiction de Jésus fut si bien accomplie, que les voyageurs et les archéologues discutèrent encore sur l’emplacement de Capernaüm. Il faut le chercher probablement en un lieu nommé Tell Houm, où l’on trouva quelques cabanes bâties par des bédouins pillards au milieu de nombreuses ruines recouvertes d’épines, à une centaine de pas du lac.

Matthieu remarqua encore que Capernaüm était situé sur les confins des deux tribus de Zabulon et de Nephthali qui occupaient  le nord-ouest de la Palestine. librement cité d’après l’hébreu et les Septante. Matthieu ne fit que répéter, après le prophète, le nom de ces contrées plongées dans de profondes ténèbres et destinées à voir bientôt une grande lumière.

Voici, d’après l’hébreu, la prophétie d’Ésaïe : « Car il ne fera pas toujours sombre là où est maintenant l’angoisse. Comme les premiers temps ont couvert d’opprobre la terre de Zabulon et la terre de Nephthali, ainsi les derniers temps couvriront de gloire le chemin de la mer, la contrée au-delà du Jourdain, le district des Gentils. Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière ; ceux qui étaient assis dans la région de l’ombre de la mort, la lumière a resplendi sur eux ».

Ainsi, toutes les contrées voisines du Jourdain à l’est, et de la mer à l’ouest, et jusqu’au district ou à la Galilée des gentils, ainsi appelée parce qu’elle confinait vers le nord aux régions païennes de la Phénicie, auront part à la grande lumière annoncée par le prophète. Matthieu vit dans l’établissement de Jésus à Capernaüm et dans le ministère qu’il exerça en ces contrées à demi païennes, l’accomplissement de la prophétie d’Isaïe.

Le sens historique et premier de cette prédiction concerna la délivrance de ce pays opprimé et souvent dévasté par les fréquentes guerres d’Israël avec les Syriens et plus tard avec les Assyriens. Matthieu eut un plaisir particulier à montrer Jésus consacrant ses premiers travaux aux contrées les plus obscures et les plus misérables ; ce fut le caractère de toute son œuvre de s’abaisser vers les plus humbles et de  chercher ce qui était perdu.

Quelques versions françaises (celles de Rilliet, de Edmond Stapfer, de Pau-Vevey, d’Ostervald révisé et de Lausanne) rendirent par un vocatif les premiers mots de ce passage : ‘Terre de Zabulon, terre de Nephthali ! »

Ces mots : sur le chemin de la mer ne doivent pas s’appliquer à la mer de Tibériade, mais ils rappellent que :

la grande route des caravanes qui se rendent de Damas et de Palmyre à la côte de la Méditerranée coupe, dans son extrémité septentrionale, le bassin du lac de Génézareth. On peut s’imaginer quelle devait être la prospérité d’une contrée si privilégiée, et l’on ne s’étonnera pas trop de l’immense population qui parait y avoir été accumulée du temps de la domination des Romains. Lorsque Jésus, repoussé par ses concitoyens, quitta Nazareth et vint fixer son séjour près du lac de Tibériade, ce ne fut point, on peut le croire, le charme de cette nature, les délices de ce climat qui l’attirèrent sur ce rivage. Le Fils de l’homme venait chercher et sauver ce qui était perdu. Ce qui l’attirait sans doute, c’étaient ces grandes populations actives et industrieuses, mais absorbées dans les intérêts grossiers de la terre ; c’étaient ces foules misérables et errantes comme des brebis qui n’ont point de berger et pour lesquelles il était saisi de compassion. Félix Bovet, Voyage en Terre Sainte,

Le mot synagogue signifie réunion, assemblée et, par extension, le lieu où l’on se réunit. Depuis l’exil subsistait dans les synagogues, indépendamment des grandes assemblées solennelles dans le temple de Jérusalem, un culte qui consistait surtout dans la lecture et l’explication de la loi et des prophètes. Chaque Israélite qualifié pour cela pouvait y prendre la parole, avec l’autorisation de celui qui présidait l’assemblée

Jésus, et après lui les apôtres, saisirent fréquemment cette occasion d’annoncer l’Évangile à leur peuple : « Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge. » (Lc 4, 15)  La bonne nouvelle de ce royaume de justice et de paix qu’il venait fonder sur la terre (comparer Matthieu 3.2, seconde note). Prêcher et guérir, telle fut l’action de Jésus, ce fut ainsi qu’il se manifesta comme Sauveur. Et telle fut sa double action dans le monde moral.

 La Décapole fut une province située au-delà du Jourdain, au nord-est de la Palestine et qui comprenait dix villes principales. On désigna ainsi la Pérée. Matthieu mit un soin particulier à montrer ces grandes foules qui suivirent alors Jésus ; elles formèrent l »auditoire de Jésus pour le discours qu’il prononça.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Hozana : cliquez ici pour lire l’article → Le royaume des Cieux est tout proche

◊ Paroisse vivante : cliquez ici pour lire l’article →  Repentez-vous, dit Jésus, car le Royaume de Dieu est proche !

◊  KT42  : cliquez ici pour lire l’article → Caté : Jésus appelle ses disciples

Campus protestant : « Les quatre premiers disciples de Jésus »

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Le Baptême du Seigneur — Année B

Posté par diaconos le 4 janvier 2021

Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie

Mgr Hervé GIRAUD on Twitter: "Lc 3,22 Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi,  je trouve ma joie. #twittomelie Il en est de l'amour comme de la joie : sa

# Le lieu du Jourdain a une signification particulière dans la Bible : dans l’Ancien Testament, c’est l’une des limites de la Terre promise aux Hébreux menés par Moïse. Moïse n’ayant pas le droit d’entrer dans la Terre promise, il ne peut pas franchir le Jourdain. Par ailleurs Jean-Baptiste baptise dans le Jourdain un baptême de conversion : les Juifs traversaient le Jourdain pour se faire baptiser par Jean-Baptiste, à travers ce baptême ils se reconnaissaient pécheurs, et pouvaient de nouveau entrer dans la Terre Promise après leur baptême.

C’est dans ce contexte qu’a lieu d’après les évangiles le baptême de Jésus-Christ. Jésus arrive aux bords du Jourdain pour se faire baptiser. L’immersion de Jésus dans le Jourdain a un lien avec le péché. La théologie qui se développe au sein du christianisme voit dans le baptême de Jésus une volonté de Jésus-Christ de prendre en charge le péché du monde. Le récit de ce baptême décrit une théophanie, une manifestation du Dieu de la Trinité : Jésus-Christ, le Fils, se faisant baptiser, une colombe symbolisant l’Esprit Saint et la voix de Dieu le Père.

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là, Jean le Baptiste proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

En ces jours-là, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain. Et aussitôt, en remontant de l’eau, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe. Il y eut une voix venant des cieux : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. » (Mc 1, 7-11)

Tu es mon Fils bien-aimé

Plus la corruption du siècle est grande, plus il importe que les serviteurs de Dieu donnent l’exemple du renoncement à eux-mêmes. Ils prêchent par leur vie plus encore que par leurs paroles. L’évangile de Matthieu  et celui de Luc rapportent avec plus de détails la prédication de Jean-Baptiste ; le récit de Marc, plus abrégé que le leur et s’en rapprochant beaucoup dans les termes qu’il emploie, renferme des traits caractéristiques qui lui sont propres.

Ainsi ce mot : en me baissant, qui peint si bien l’humble attitude de Jean devant le Seigneur ; ainsi encore, en annonçant que Jésus baptisera de l’Esprit-Saint, Marc n’ajouta pas : et de feu.

Cette prophétie de Jean, relative au baptême de l’Esprit-Saint que dut administrer Jésus, montre que Jean-Baptiste fut initié à la nature spirituelle de son règne ; aucun signe extérieur n’en marqua l’avènement ; l’âme fidèle seule reconnaît la grandeur de Jésus-Christ au-dessus de tous ses serviteurs et la nécessité absolue de ce baptême de l’Esprit, sans lequel tout restera mort en elle.

Marc, dans son récit abrégé, conserva des traits qui lui furent propres : dans le Jourdain ; il vit les cieux se déchirer, expression énergique.  Dans Marc comme dans Luc, la voix divine s’adressa directement à Jésus :  « Tu es mon Fils bien-aimé, en toi je me complais. »

Cette rédaction rend très probablement la forme originaire de la Parole divine. Jésus lui-même dut recevoir ce solennel témoignage qu’il était le Fils bien-aimé du Père, puisqu’il s’était abaissé en acceptant ce baptême des pécheurs et qu’il avait été, en retour, rempli de l’Esprit de Dieu sans mesure.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux   : cliquez ici pour lire l’article → Jean-Baptiste, le Précurseur de Jésus

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◊  La Croix : cliquez ici pour lire l’article → Le Baptême du Seigneur

◊ Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article → Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie

Un curé de campagne : « Pourquoi Jésus a-t-il été baptisé ? »

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La Sainte Famille

Posté par diaconos le 3 janvier 2021

Sainte famille trinite coeur 2

 De nos jours le modèle familial est souvent malmené, la Sainte Famille nous apporte un message de bonheur : nous sommes tous appelés enfants de Dieu, appelés à partager la condition du Fils et à vivre de son Esprit. Le Christ est venu parmi nous pour nous révéler le visage du Père et il a fait de nous tous les enfants de Dieu. Comment vivre cette appartenance d’une manière concrète ?

Ne prions pas Dieu d’une façon machinale : s’adresser à Lui en lui disant « Notre Père », c’est le reconnaître père de tous et par conséquence, les accepter tous comme nos frères et nos sœurs, sans exclusive. Références dans la Bible : 1S 1, 20-28 ; Ps 84 ; 1 Jn 3, 1-24 ; Lc 2, 41-52 Nous sommes tous enfants de Dieu. .

La naissance de Samuel est signe de la volonté de Dieu de poursuivre son projet en dépit de tous les obstacles : de la femme stérile et humiliée naquit celui qui devint le garant de la fidélité du peuple au projet de Dieu à travers tous les bouleversements. Heureuses sont les personnes dont Dieu est la force car des chemins s’ouvrent dans leur cœur. Ces chemins sont les lois du Seigneur.

Sommes-nous conscients, que lorsque nous entrons dans une église pour prier, Jésus y est bien présent dans le Saint Sacrement, conservé dans le Tabernacle ? Si nous en étions vraiment convaincus, nous y viendrions plus fréquemment et nous y trouverions une véritable joie de pouvoir nous y recueillir et prier ce Christ, venu parmi nous pour notre Salut.

 Quel est le fondement de notre union à Dieu ? Nous sommes enfants de Dieu. (1 Jn 3, 1) Et à ce titre, nous participons à sa vie d’une façon qui défie l’imagination. Cette réalité doit se vivre dans le concret. C’est en étant fidèles aux commandements prescrits par Dieu et en faisant ce qui lui plait que nous nous comportons vraiment en enfant de Dieu :   » Voici son commandement : avoir foi en son Fils Jésus Christ et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé « . (1 Jn 3, 23) 

Ce n’est finalement pas très compliqué mais c’est exigeant. Dans ce passage de l’Évangile de Luc, nous y trouvons Jésus au début de l’adolescence, pleinement humain, menant une vie ordinaire dans une petite ville de Galilée. Mais cette page nous donne aussi un aperçu sur la profondeur de sa personne : celle d’une relation filiale et mystérieuse avec son Père des cieux, qui le livre tout entier à la réalisation de son  projet sur le monde.

Jésus faussa intentionnellement compagnie à ses parents lors du pèlerinage à Jérusalem. Aujourd’hui l’on dirait qu’il a fugué. Peut-on le définir fugueur quand on apprend qu’ils le retrouvèrent trois jours plus tard dans le temple, assis au milieu des docteurs de la Loi, les écoutant et leur posant des questions ?

La réaction de ses parents, lors des retrouvailles, révéla qu’ils  accusèrent le coup. Sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela,  vois comme nous avons souffert, en te cherchant, ton père et moi. » Et Jésus répondit :  » Comment se fait-il que vous m’avez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C’est chez mon Père que je dois être.  » ( Lc 2, 48-49 )

Ce fut sa première parole importante, rapportée par Luc dans son récit. Cette parole au début de son adolescence, nous révéler qu’il prit, très tôt, conscience de son identité profonde et de sa vocation. Pas plus qu’il n’appartint pas à ses parents, il fut pleinement Fils de Dieu dans son être, il se devait à son Père et à sa mission.

Tâchons de découvrir tout ce qu’il y a de positif dans les crises de croissance de nos enfants, encourageons-les à aller de l’avant, à ne pas craindre l’avenir, osons leur affirmer que nous avons confiance en eux et aidons-les à découvrir les appels que Dieu leur adresse. Confions-les à Dieu par notre prière fervente et reconnaissante. Dieu les considère avec un amour infini et gratuit. Il considère chacun chaque personne comme étant son enfant

Diacre Michel Houyoux

Rencontre avec la Parole de Vie

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Année B : Source d’Amour

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         Éditions Croix du Salut ( 09.07.2012 )

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L’Avent de l’année A avait mis l’accent sur Abraham, le père des croyants. Celui de l’année B nous fera connaître le grand prophète Isaïe. Au cours de cette année liturgique, nous méditerons des extraits de l’Évangile de Marc et de Jean. En célébrant chaque année la liturgie de l’Avent, l’Église actualise cette attente du Sauveur. « Dieu est Amour. » Ces trois petits mots nous révèlent la vraie nature de Dieu. Noël nous invite à reconnaître Dieu venu habiter parmi nous. En recevant le baptême de Jean qui lie son sort à celui des pécheurs qu’il vient sauver, Jésus manifeste son amour pour tous et pour son Père qui l’envoie. C’est merveilleux ! Nous sommes tous regardés par Dieu avec bienveillance : un regard qui nous fait exister, un regard qui épanouit, stimule, entraîne, fortifie et dynamise. Il est grand et merveilleux l’amour dont le Père nous comble en son Fils, le Bon Pasteur . C’est tout au long de sa vie que Jésus s’est donné. Il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu Aimer Dieu, aimer son prochain, nous aimer les uns les autres comme le Christ nous aime, aimer jusqu’au don de soi-même : telle est la demande su Seigneur.

Détails du livre:

ISBN-13: 978-3-8416-9809-4
ISBN-10: 3841698093
EAN: 9783841698094
Langue du Livre: Français
Auteur : Michel Houyoux
Nombre de pages: 252
Publié le: 09.07.2012
Catégorie: Christianisme

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L’Épiphanie du Seigneur — Année B

Posté par diaconos le 3 janvier 2021

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Nous sommes venus d’Orient adorer le roi

# Dans l’Église arménienne, la fête est une des plus grandes fêtes de l’année car Noël n’est pas fêté le 25 décembre mais, selon l’usage chrétien ancien, le 6 janvier. Cela correspond aussi aux anciennes traditions des premières églises chrétiennes (antérieures à la conversion de l’Empire romain), et même aux traditions familiales de l’époque, selon lesquelles un enfant ne devient le fils de son père que le jour de sa présentation à lui et la reconnaissance du fils par son père, et ce jour-là, on rend aussi grâce à la mère pour cet enfant reconnu par son père et qui se soumet à sa volonté. La nativité fêtée prend alors une signification plus théologique que dans l’Église catholique romaine, puisque c’est aussi traditionnellement la date par laquelle il reçoit du père la révélation de sa mission prophétique : ce qui est fêté est plus la naissance du « Christ sauveur » et la manifestation de Dieu (théophanie), que celle de l’enfant Jésus, même si cette célébration est directement liée à sa naissance. L’église arménienne procède à la bénédiction des eaux comme dans la tradition byzantine.

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De l’Évangile selon saint Matthieu

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent: «Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui». En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d’inquiétude, et tout Jérusalem avec lui.

Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d’Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent: «À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : ‘Et toi, Bethléem en Judée, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d’Israël mon peuple’».

Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant: «Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, avertissez-moi pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui».
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Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l’étoile qu’ils avaient vue se lever les précédait; elle vint s’arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils éprouvèrent une très grande joie.
En entrant dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents: de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. (Mt 2, 1-12)

Auteur  +PÈRE MARIE LANDRY C+MPS

Adoration des mages

«En entrant dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui» Seigneur, je viens te prier, t’ouvrir mon cœur, te recevoir. Les mages étaient des chercheurs infatigables de la vérité, fais que moi aussi je puisse chercher ton visage caché là où je ne m’y attends pas.
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Le prophète Isaïe nous encourage  : « Lève-toi, et resplendis! Car ta lumière paraît, et la gloire de Yahvé s’est levée sur toi » (Is 60,1). Cette lumière qu’avait vue le prophète est l’étoile qu’ont vue les Rois Mages en Orient, avec beaucoup d’autres. Les Mages découvrent sa signification.

wLes autres la contemplent comme quelque chose qui leur parait admirable, mais qui ne les affecte pas. Et, ainsi ils ne réagissent pas. Les Mages se rendent compte que par elle, Dieu leur envoie un message important qui vaut la peine de passer par les désagréments de laisser de côté de choses sûres et de s’aventurer dans un voyage incertain : l’espérance de trouver le Roi les amène à suivre cette étoile qu’avaient annoncée les prophètes et que le peuple d’Israël avait attendu depuis des siècles.

wIls arrivent à Jérusalem, la capitale des juifs. Ils pensent que là on saura leur indiquer le lieu précis où est né son Roi. Effectivement, on leur dira : « A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète » (Mt 2, 5). La nouvelle de l’arrivée des Mages et leur question se propagea par tout Jérusalem en peu de temps: Jérusalem était alors une petite ville, et la présence des Mages avec leur suite a dû être remarqué par tous les habitants, le roi Hérode fut pris d’inquiétude, et tout Jérusalem avec lui (Mt 2, 3).

Jésus-Christ croise la vie de beaucoup de personnes, qui ne s’intéressent pas à lui. Un petit effort aurait changé leurs vies, ils auraient rencontré le Roi de la joie et de la paix. Cela requiert de la bonne volonté de le chercher, de bouger, de demander sans nous décourager, comme les Mages, de sortir de notre apathie, de notre routine, d’apprécier l’immense chance de trouver le Christ.
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Si on ne le trouve pas, on n’a rien trouvé dans la vie, car Lui seul est le Sauveur: trouver Jésus c’est trouver le Chemin qui nous amène à connaître la Vérité qui nous donne la Vie. Et, sans Lui, rien de rien ne vaut la peine. Seigneur, les mages t’ont cherché et t’ont trouvé. Ils ne sont pas restés enfermés dans leur science, pensant pouvoir expliquer le monde avec leur seule intelligence.
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Ils ont mis leur connaissance au service d’une vérité qu’ils savaient plus grande qu’eux, conscients d’être toujours en recherche. Cette humilité leur a permis de te trouver, toi, le Dieu caché. Ouvre mon cœur à ta vérité, à tes goûts, à tes critères, à ta manière de voir les choses. Rends-moi humble pour me convertir chaque jour.
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Contact Père Marie Landry Bivina

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Épiphanie du Seigneur -Solennité

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Les Saints Innocents, martyrs

◊ Venez tous adorer votre Dieu : cliquez ici pour lire l’article → L’Épiphanie du Seigneur

Christine Pellistrandi : « La lumière de l’Épiphanie »

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