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Quatrième dimanche de Carême -Laetare

Posté par diaconos le 14 mars 2021

L'Evangile au Qotidien :
# Il semble que, dès l’Antiquité chrétienne, le quatrième dimanche de Carême, dit dimanche de Lætare, ait revêtu le caractère particulier d’une pause au milieu du Carême (de même que le dimanche de Gaudete pendant l’Avent). Le nom provient de l’incipit de l’introïtLaetare, « Laetare Jerusalem » (Réjouis-toi, Jérusalem). Autrefois, le Pape, contrairement aux autres dimanches du Carême, venait à cheval à la station qui, ce jour-là, se faisait à Sainte-Croix-de-Jérusalem où l’on vénérait la Croix glorieuse.
Le terme « dimanche de Laetare » est utilisé par la plupart des rites liturgiques latins (comme la tradition du catholicisme et l’anglicanisme), et par certaines confessions protestantes qui prennent leurs origines dans le rite de l’Église européenne. La lætare, en Belgique, est une fête traditionnelle célébrée principalement à Stavelot, en province de Liège, pendant 3 jours (samedi, dimanche et lundi). C’est une tradition multiséculaire remontant à 1502. Tout comme le dimanche Gaudete de l’Avent, l’Église célèbre sa joie et les vêtements liturgiques peuvent exceptionnellement être roses (un mélange de violet et blanc) au lieu de violets ce jour-là.
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De l’Évangile selon saint Jean

Jésus dit à Nicodème : «De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique: ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en Lui échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

« Et le Jugement, le voici : quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient reconnues comme des œuvres de Dieu».
« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique » (Jn 3, 14-21)
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Auteur +PÈRE MARIE LANDRY C+MPS

Dieu tout-puissant, toi qui connais toutes choses, ne regarde pas le péché de ton peuple, mais écoute sa demande de pardon. Sans ta grâce, la vie ne pourra jamais retrouver la route que tu lui as tracée.Seigneur, de nuit Nicodème est venu te trouver pour savoir comment renaître face à son Créateur, comment retrouver le chemin jusqu’à son Père. Toi, tu l’invites à naître de l’eau et de l’Esprit (Jn 3, 5), tu l’invites à s’ouvrir à l’Esprit Saint qui trace le chemin de chacun. Seigneur, je te le demande, accorde-moi d’entendre et de suivre ta voix.

Réjouis-toi, Jérusalem, et rassemblez-vous, vous tous qui l’aimezx

Aujourd’hui la liturgie nous offre à l’avance un parfum de la joie pascale. Les vêtements liturgiques sont roses. C’est le dimanche de « lætare »  qui nous invite à une joie paisible. «Réjouis-toi, Jérusalem, et rassemblez-vous, vous tous qui l’aimez…», crie le chant d’ouverture.

Dieu veut que nous soyons heureux. La psychologie la plus basique nous dit qu’une personne qui n’est pas heureuse finit par être un malade du corps et de l’esprit. Cela dit, notre joie doit être une joie qui a des bonnes bases, elle doit être l’expression de la paix d’une vie qui a un sens. Sinon, la joie dégénèrerait et deviendrait superficielle et stupide.
Sainte Thérèse les distinguait avec justesse entre « sainte joie » et « folle joie ». La dernière étant une joie extérieure qui ne dure que très peu et qui nous laisse un goût amer.
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Ce sont des jours difficiles pour la vie de la foi. Mais ce sont des temps passionnants également. Nous expérimentons, d’une certaine manière, l’exil de Babylone, celui que chante le psaume. Nous pouvons nous aussi vivre une expérience d’exil «nous pleurions, en nous souvenant de Sion» (Ps 136, 1).
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Les difficultés extérieures, et surtout, le péché, peuvent nous amener sur les rivages de Babylone. Mais malgré tout, il y a des raisons pour garder l’espérance, et Dieu continue à nous dire : «Que ma langue s’attache à mon palais, si je cesse de penser à toi» (Ps 136, 6).
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Nous pouvons vivre toujours heureux car Dieu nous aime à la folie, tellement «qu’il a donné son Fils unique» (Jn 3, 16). Bientôt, nous accompagnerons ce Fils unique dans son chemin de mort et résurrection. Nous contemplerons l’amour de Celui qui nous aime jusqu’au point de se donner pour nous tous, pour toi et pour moi. Et nous serons remplis d’amour en voyant « Celui qu’ils ont transpercé » (Jn 19, 37) et grandira en nous une joie que personne ne pourra nous enlever.
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La vraie joie qui remplit notre vie n’est pas le résultat de nos efforts personnels. Saint Paul nous le rappelle : elle ne vient pas de nous, c’est un don de Dieu, nous sommes son œuvre (Col 1, 11). Laissons Dieu nous aimer et aimons-le en retour, et notre joie sera grande tant dans notre vie que lors de la prochaine Pâque. N’oublions pas de nous laisser caresser et transformer par Dieu en faisant une bonne confession avant Pâques.
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Il est donc clair que, réduits à nos seules forces, nous ne pouvons rien faire. Alors, Seigneur, pour vivre dans la lumière, accorde-moi la grâce d’écouter l’Esprit que tu nous communiques par tes paroles, tes exemples et les sacrements et d’obéir à sa demande.Nous ne pouvons rien seul alors levons nos veux lever les yeux vers la croix rédemptrice d’où nous recevrons l’Esprit et sa lumière.
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Compléments

Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Quatrième dimanche de Carême, de Lætare — Année B

    Homélie Quatrième dimanche de Carême -Laetare

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Premier dimanche du Carême – Année B

Posté par diaconos le 21 février 2021

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Jésus est tenté par Satan

# Le nom « satan » apparaît dans la Bible hébraïque. Dans quatre passages de la Bible, le nom śāṭan est utilisé pour désigner des créatures célestes : livre des Nombres 22:22 et 22:32, Premier livre des Chroniques 21.1, livre de Zacharie 3.1 et livre de Job, chapitre 1 et 2. Dans les Nombres et les Chroniques, śāṭān apparaît à la forme indéfinie. Dans les Nombres, il désigne un ange de Yahweh placé sur le chemin du prophète Balaam pour empêcher son ânesse d’avancer. Il est l’envoyé de Yahweh et n’a rien en commun avec Satan tel qu’on le concevra plus tard. Dans les deux premiers chapitres du livre de Job, où le terme revient 14 fois, il apparaît toujours à la forme définie.
Satan apparaît également comme une figure allégorique dans le troisième chapitre du livre de Zacharie. Dans la quatrième vision de Zacharie, le grand prêtre Josué se tint devant l’ange de Yahweh avec satan pour l’accuser. Dans le premier livre des Chroniques le mot satan apparaît à la forme indéfinie. Ce passage indique que c’est Satan qui a incité David à recenser le peuple. Dans le passage parallèle du second livre de Samuel, ce fut Yahweh qui fut à l’origine de ce recensement
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De l’Évangile selon saint Marc

Jésus venait d’être baptisé. Aussitôt l’Esprit le pousse au désert. Et dans le désert il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient. Après l’arrestation de Jean Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu; il disait: «Les temps sont accomplis: le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle».«Aussitôt l’Esprit le pousse au désert. Et dans le désert il resta quarante jours, tenté par Satan» (Mc 1, 12-15)
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Auteur  +PÈRE MARIE LANDRY C+MPS

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Ô Seigneur, me voici en ta présence, en ce lieu et en ce moment précis de ma journée. Ces minutes sont pour toi, je m’abandonne à toi.Jésus, tu sais que je suis faible et que je me fatigue en chemin. Viens à mes côtés comme tu sais le faire et enseigne-moi tes voies. Aujourd’hui l’Église fête le premier dimanche de Carême. L’Évangile nous présente Jésus en train de se préparer à entrer dans sa vie publique. Il s’éloigne dans le désert où il passe quarante jours en priant et en faisant pénitence. Là il est tenté par Satan.
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Nous devons nous préparer pour le Carême. Satan est notre grand ennemi. Il y a des personnes qui ne croient pas en lui, ils disent qu’il est un produit de notre imagination ou que c’est le mal en abstrait dilué chez les personnes et dans le monde. Non !Les Saintes écritures parlent de lui à plusieurs reprises en tant qu’être réel et concret. C’est un ange déchu. Jésus le définit en disant: «Il est menteur et père du mensonge» (Jn 8, 44). Saint Pierre le compare à un lion qui rugit : «Votre adversaire, le démon, comme un lion qui rugit, va et vient, à la recherche de sa proie» (1Pe 5, 8).
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Et Paul VI nous enseigne : «Le démon est l’ennemi numéro un, c’est le tentateur par excellence. »   Nous savons que ce personnage obscur et perturbateur existe vraiment et qu’il continue à agir. Comment? En mentant, en nous trompant. Là où il y a mensonge ou tromperie, il y a action diabolique. «La plus grande victoire du diable est de nous faire croire qu’il n’existe pas» (Baudelaire). Et comment nous ment-il ? Il nous présente des actions perverses comme si elles étaient bonnes, il nous pousse à faire des choses mauvaises, et en troisième lieu, il nous suggère des raisons pour justifier nos péchés. Après nous avoir trompé, il nous remplit d’inquiétude et de tristesse. N’as-tu jamais ressenti cela ?
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Quelle est notre attitude devant la tentation? Avant: rester vigilant, prier et éviter les occasions de pécher. Pendant: résister directement ou indirectement. Après: si tu as gagné, il faut rendre grâce à Dieu. Si tu n’as pas gagné, il faut demander pardon et apprendre de cette expérience. Quelle a été ton attitude jusqu’à maintenant ? La Sainte Vierge Marie a écrasé la tête du serpent infernal.
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Demandons qu’Elle nous donne la force de surmonter les tentations de chaque jour. Merci, Jésus, de venir me sauver. Je te remercie parce que tu n’es pas un Dieu lointain, mais tu viens dans ma vie, au fond de mon être, pour partager avec moi ta vie. Envoie sur moi ton Esprit pour me faire vivre en fils et en fille de Dieu. Je te donne ma vie pour vivre de ta vie car j’ai confiance en toi :Je t’offre mes mains pour faire ton travail, Je t’offre mes pieds pour suivre ton chemin,Je t’offre mes yeux pour voir comme toi,Je t’offre ma langue pour dire tes paroles,Je t’offre mon intelligence pour que tu penses en moi.
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Je t’offre mon esprit pour que tu pries en moi. Surtout je t’offre mon cœur pour qu’en moi tu aimes le Père et tous les hommes. Je t’offre tout ce que je suis pour que tu grandisses en moi,Que ce soit toi le Christ, qui vives, travailles et pries en moi.
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Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Premier dimanche de Carême — Année B

◊  Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Qui cherche, trouve

    Église saint Mathias : « Premier dimanche du Carême – Année B »

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Mardi de la sixième Semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 16 février 2021

Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens...

# Pour le docteur de l’Église Jean Chrysostome, Jésus lors de ce miracle se pose bel et bien comme le créateur du ciel et de la Terre. Il incita par ce geste à prier avant tout repas, et il voulut montrer l’importance du partage. La multiplication des pains est le symbole de la Parole donnée par le Christ, parole qui a nourri les peuples pour des siècles. Pour saint Éphrem, Jésus donna généreusement lors de ce miracle. Il donne tellement qu’il en resta douze corbeilles. Le saint compara Jésus à Moïse, Moïse qui avait nourri le peuple libéré de l’esclavage avec la manne tombée du ciel.

Pour Benoît XVI, ce geste messianique est symbole de partage fraternel, mais aussi symbole du chemin que devront suivre les apôtres à savoir transmettre la Bonne Nouvelle Selon certaines interprétations théologiques, il préfigurerait la cène, dernier repas de Jésus avec ses disciples, établissant le rite de l’eucharistie dans lequel le pain est réputé incarner le corps de Jésus, donné en sacrifice sur la croix pour sauver les hommes. Pour les historiens, les événements évoqués par les évangélistes avec ces deux relations restent énigmatiques bien que certaines hypothèses aient été émises.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là, les disciples avaient oublié d’emporter des pains ; ils n’avaient qu’un seul pain avec eux dans la barque. Or Jésus leur faisait cette recommandation : « Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode ! » Mais ils discutaient entre eux sur ce manque de pains. Jésus s’en rend compte et leur dit : « Pourquoi discutez- vous sur ce manque de pains ? Vous ne saisissez pas ? Vous ne comprenez pas encore ?
Vous avez le cœur endurci ? Vous avez des yeux et vous ne voyez pas, vous avez des oreilles et vous n’entendez pas ! Vous ne vous rappelez pas ? Quand j’ai rompu les cinq pains pour cinq mille personnes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux ? » Ils lui répondirent : « Douze. – Et quand j’en ai rompu sept pour quatre mille, Combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux ? » Ils lui répondirent : « Sept. » Il leur disait : « Vous ne comprenez pas encore ? »  (Mc 8, 14-21)

Prenez garde !

Les disciples oublièrent de prendre avec eux la petite provision de pain dont ils eurent besoin pour cette course au-delà du lac. Marc seul a noté ce détail, qui ne put provenir que d’un témoin oculaire, qu’ils n’eurent qu’un seul pain avec eux. Selon Marc, Jésus mit en garde ses disciples contre le levain des pharisiens et des sadducéens.  Hérode Antipas partageait les principes des sadducéens.

Nullement ; car Jésus put fort bien, en mettant ses disciples en garde contre les principales tendances pernicieuses de son temps, mentionner aussi la plus pernicieuse de toutes, celle qui procédait ♥la cour d’Hérode, de ce monde léger, corrompu, véritable levain qui ne fermenta que trop dans la masse de la nation, puisqu’il y eut tout un parti hostile à Jésus, qu’on désigna sous le nom d’Hérodiens  : « Les pharisiens sortirent, et aussitôt ils se consultèrent avec les hérodiens sur les moyens de le faire périr.’ (Mc 3, 6)

Marc multiplia les termes d’un reproche bien mérité, que Matthieu exprima en un seul mot. Manque d’intelligence, endurcissement du cœur, oubli des plus grands miracles de lJésus, voilà ce que Jésus reprocha à ses disciples. Quelques traducteurs prirent ces dernières phrases  comme des affirmations : « Ayant des yeux, vous ne voyez pas… »

 Marc donna aux paroles de Jésus et des disciples la forme d’un vif dialogue rendu plus actuel encore par ces verbes au présent : ils lui disent, deux fois répétés dans le vrai texte. Après cette sorte de catéchisation sur deux grands miracles, dont furent les témoins, les disciples durent être confondus par cette dernière question : Comment ne comprenez-vous pas ?

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Miracles de la multiplication des pains

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Hozana : cliquez ici pour lire l’article → La multiplication des pains – (Jean 6, 1-16)

◊ Catholique .org. cliquez ici pour lire l’article →  mardi, 6ème semaine du temps ordinaire – Homélie

  « Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode ! » – Lectio Divina -

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Mercredi de la cinquième semaine du temps ordinaire dans l’année B

Posté par diaconos le 10 février 2021

Ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur

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# Notre vie ne consiste pas à faire ce qui nous plaît à chaque instant. Notre existence ne se résume pas à passer d’un caprice futile à un autre. Notre vie a un but. Par le baptême, nous avons choisi de devenir les enfants adoptifs de Dieu et de proclamer au monde entier que Jésus Christ est le Fils du Dieu Vivant, le seul Sauveur de l’humanité, et que l’homme atteindra la vie éternelle par Lui seul. Bien sûr, c’est une tâche difficile dans un monde qui se noie dans le matérialisme et qui perd le sens des valeurs. Néanmoins, c’est dans ce monde que le Seigneur veut que nous soyons des témoins. Nous ne sommes pas baptisés pour fuir le monde, mais plutôt pour le ramener au Christ.

Cela implique de nous charger de la croix du Christ, comme Simon le Cyréen. Notre vie sera belle si elle se passe aux côtés du Christ. Alors elle sera imprégnée de son amour. Le monde nous présente toute sorte de manières de vivre une soi-disant liberté. Le Prince du monde, le Prince du mensonge, veut orienter notre liberté en faisant miroiter un plus grand bien-être. Pourtant, nous savons bien que ce n’est pas par ce chemin que nous arriverons au vrai bonheur. Gardons les idées claires et une volonté ferme pour ne pas succomber à de telles tentations.

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là, appelant de nouveau la foule, Jésus lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. » Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l’interrogeaient sur cette parabole.
Alors il leur dit : « Êtes-vous donc sans intelligence, vous aussi ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? » C’est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments.

Il leur dit encore : « Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur. Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure.Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. » » (Mc 7, 14-23)

Activité de Jésus dans la région de Génézareth

 D’après,  Jésus se trouvait alors dans la contrée de Génésareth, où il enseignait et opérait des guérisons. Ce mot de parabole  désigne le langage figuré dont Jésus se servait dans ses enseignements La demande d’explication ici attribuée aux disciples fut adressée à Jésus par Pierre : « Prenant la parole, Pierre lui dit : « Explique-nous cette parabole. » (Mt 15, 15)

Marc, l’interpréta de sa prédication en omettant fréquemment le nom de Pierre parce que lui-même le passa sous silence par modestie. Jésus, en déclarant d’une manière si absolue que rien d’extérieur ne souillait l’homme, voulut-il dire qu’il n’exista pas de souillure légale et abolir ainsi d’un mot toutes les distinctions que fit la loi entre les aliments qu’elle déclara purs ou impurs ? Cette conséquence ressortit du principe qu’il posa ici, mais tel ne fut pas son but immédiat.

L’erreur des pharisiens fut de ne pas comprendre que toutes les prescriptions de la loi relatives à une souillure ou à une pureté légales n’eurent d’autre but que de révéler à l’homme la souillure ou la pureté morales. Ils prirent le moyen pour le but et, en s’attachant à la lettre de la loi, ils la matérialisèrent et tombèrent dans un pauvre formalisme.

Jésus voulut rétablir  la distinction entre une souillure légale et la souillure morale. Les aliments dont il s’agit ne font qu’entretenir la vie animale, et tout ce qui ne sert pas à la nutrition fut rejeté ; et cet acte purifia les aliments eux-mêmes. En poursuivant sa pensée jusqu’à ces détails matériels, Jésus voulut faire sentir à ses auditeurs combien les interprétations pharisaïques de la loi la rabaissèrent et la dégradèrent.

Très souvent Marc employa cette tournure : il disait, introduisant par là, non un discours nouveau, mais une pensée nouvelle dans le discours. Ici cette pensée nouvelle fut l’idée vraie et morale de la souillure opposée aux idées fausses que s’en firent les Juifs d’après la loi mal comprise. Tous les vices et les péchés que Jésus énuméra souillèrent  l’homme, parce qu’ils furent en lui, dans son cœur.

Marc présenta beaucoup mieux cette énumération des péchés de l’homme :

  1. Que les mauvaises pensées sont l’élément générateur (Romains 1, 21) dont tous les autres péchés ne sont que la réalisation.
  2. Que les deux premiers termes (adultères, fornications) indiquent les péchés qui ont leur source dans la sensualité.
  3. Que les meurtres, les larcins, les cupidités proviennent d’une ambition dépravée, à moins qu’on ne veuille attribuer le premier de ces péchés à la haine.
  4. Que les vices qui suivent sont des passions mauvaises, indépendantes des actes par lesquels elles se manifestent. Les méchancetés sont l’effet de cette malice qui se complaît à faire le mal, la fraude exprime ici, moins des actes d’injustice que la duplicité, la fausseté du caractère, tout ce qui est contraire à la droiture..

La dissolution ne signifie pas ici l’impudicité, car cette idée a déjà été exprimée pleinement par deux termes ; ce mot indique plutôt, comme dans les auteurs classiques, l’insolence avec laquelle l’homme corrompu s’abandonne à sa dépravation ; l’œil envieux  est l’envie méchante qu’on porte à un homme et à laquelle la croyance populaire en plus d’un pays, attribue une influence malfaisante ; la calomnie, grec le blasphème, pourrait être une parole impie prononcée contre Dieu, mais, comme tout, dans cette énumération, se borne aux rapports des hommes entre eux, il vaut mieux entendre par là une parole offensante, outrageante, adressée au prochain ; l’orgueil est littéralement, d’après le grec, la disposition de l’esprit superbe qui veut paraître au-dessus des autres ; la folie enfin, ne signifie point ici l’aliénation mentale, mais, comme fréquemment en hébreu, l’impiété qui est une suprême déraison

Il est peu de passages de l’Écriture qui nous révèlent d’une manière plus complète la corruption naturelle du cœur de l’homme, que ce discours de Jésus-Christ. D’où il ne faudrait pas conclure toutefois que tout mal moral dans le monde procède de l’homme. Il y eut un royaume des ténèbres qui exerce sur lui son influence, comme aussi une puissance de la grâce divine qui put le régénérer ; et alors, de ce même cœur d’où sortirent les mauvaises pensées et les péchés sortirent aussi les bons sentiments et les bonnes actions.

Diacre Michel Houyoux

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◊  Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Homélies du Père Gilbert Adam
◊ Père Raphaël O.P. (Rwanda) : cliquez ici pour lire l’article → Ce qui sort de l’homme,  c’est cela qui le rend impur

Père Andrés ZUNIGA de la paroisse de Carpentras

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