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Saint Ephrem le Syrien

Posté par diaconos le 9 juin 2024

St Ephrem the Syrian – Damascene Gallery

 

Éphrem le Syriaque ou Éphrem de Nisibe, vint au monde vers l’an 306 à Nisibe en Turquie, à la frontière syrienne. , était un diacre de langue syriaque et un théologien du IVe siècle dans la région de l’Assyrie. Plusieurs dénominations chrétiennes, dont les Églises orthodoxes et catholiques, le vénèrent en tant que saint.

En se fondant sur l’hymnologie d’Éphrem, la critique interne suggère que ses deux parents faisaient partie de la communauté chrétienne croissante de la ville, bien que plus tard des hagiographes aient écrit que son père était un prêtre païen qui, de colère en voyant son fils converti, l’aurait chassé de sa maison.

On parlait de nombreuses langues à Nisibe au temps d’Éphrem, surtout des dialectes araméens. La communauté chrétienne se servait du dialecte syriaque. Diverses religions païennes, le judaïsme et quelques-unes des premières sectes chrétiennes rivalisaient entre elles pour gagner les cœurs et les esprits du peuple. C’était une époque de grande tension religieuse et politique.

Père de l’Église et il est reconnu depuis 1920 en tant que Docteur de l’Église par l’Église catholique. Il est l’auteur de plusieurs hymnes et poèmes. Le diacre Éphrem était chargé de l’École théologique de Nisibe lorsque surgirent les Perses.

Il se réfugia avec ses élèves à Amida puis à Édesse en l’an 363 où il demeura jusqu’à sa mort en 373. Il mena une vie de contemplation, qu’il entretint par une austérité extrême. C’est de cette flamme intérieure que jaillit ce lyrisme qui fit de lui la  cithare du Saint Esprit ou la harpe du Saint-Esprit, selon les traductions.

Il est fêté le 28 janvier par les Églises de rite byzantine, et le 9 juin par l’Église latine. De plus, il est fêté le septième samedi avant Pâques par l’Église syriaque orthodoxe, le 18 juin par les Églises maronite, chaldéenne et latine, selon l’ancien calendrier ainsi que le 22 juillet dans l’Église copte orthodoxe.

Rôle et œuvres

Diacre, théologien et auteur prolifique d’hymnes en langue syriaque, il est important autant pour l’Église latine que pour les Églises orientales. Il fut reconnu comme Docteur de l’Église catholique. Il est vénéré comme un saint par les chrétiens du monde entier, mais particulièrement parmi ceux de Syrie.

Éphrem écrivit avec la plus grande variété des hymnes, des poésies et des homélies en vers, aussi bien que des commentaires bibliques en prose. Il s’agissait pour ces derniers d’ouvrages de théologie pratique pour l’édification de l’Église en des temps troublés.

Ses œuvres étaient si populaires qu’elles étaient lues à l’office au titre d’écritures inspirées, comme on le fit un certain temps pour le pasteur d’Hermas et les Épîtres de Clément Romain, et que durant des siècles après sa mort, des auteurs chrétiens rédigèrent sous son nom des centaines d’ouvrages pseudépigraphiques.

Les écrits d’Éphrem témoignent d’une expression de la foi chrétienne encore primitive mais vibrante, peu influencée par les modes de pensée européens et plus enracinée dans les façons de parler de l’Orient

En 298 l’empereur romain, Dioclétien signa avec son homologue de Perse, Narseh, un traité qui transférait Nisibe aux Romains. La persécution violente et le martyre de chrétiens sous Dioclétien étaient un souvenir vivace de l’Église nisibienne dans la jeunesse d’Éphrem.

Jacques, le premier évêque de Nisibe, fut nommé en l’an 308. Jacob de Nisibe fut un des signataires au premier de Nicée en l’an 325. Éphrem fut baptisé quand il était jeune homme et il est entré dans l’ordre des fils de l’alliance, une forme inhabituelle du proto-monachisme syriaque.

Jacob le nomma professeur, titre très respecté chez les chrétiens syriaques. Il fut ordonné diacre, et à l’occasion de son baptême. Il commença à composer des hymnes et écrire des commentaires bibliques dans le cadre de ses fonctions éducatives.

Dans ses hymnes, il parle quelquefois de lui-même comme d’un berger de brebis, de son évêque comme d’un pasteur et de sa communauté comme d’un bercail. La tradition populaire vit en Éphrem le fondateur de l’école de Nisibe, qui dans les siècles suivants fut le centre éducatif de l’Église orientale.

En l’an 337 mourut l’empereur Constantin, qui favorisa le christianisme dans l’Empire romain. Saisissant cette occasion, Clapour II de Perse commença une série d’attaques dans le Nord de la Mésopotamie romaine.

Nisibe fut assiégée en 338, 346 et 350. Éphrem affirma que, pendant le premier siège, ce fut l’évêque Jacob qui a défendit la ville par ses prières. Cet évêque pour lequel Éphrem avait beaucoup d’affection mourut peu après et Babou dirigea l’Église dans ces temps troublés, remplis d’escarmouches de frontière.

Lors du troisième siège, en l’an 350, Chapour détourna le cours de la rivière Mygdonius pour faire crouler les murs de Nisibe. Les Nisibéniens réparèrent rapidement les murs tandis que la cavalerie d’éléphants de l’armée perse s’embourbait dans la terre humide.

Éphrem célébra le sauvetage miraculeux de la ville dans un hymne où il la comparait à l’Arche de Noé flottant en sécurité au-dessus de l’inondation. Un important lien physique avec le temps où vécut Éphrem est le baptistère de Nisibe.

L’inscription dit qu’il fut construit en 359 sous l’évêque Vologèse. C’était l’année où Chapour recommença à ravager la région. Les villes autour de Nisibe furent détruites l’une après l’autre et leurs habitants tués ou expulsés.

L’Ouest de l’Empire romain était l’objet de graves préoccupations tandis que Constance et Julien luttaient pour le pouvoir. Finalement, après la mort de Constance, Julien se mit en marche vers la Mésopotamie.

Il s’avança dans une campagne imprudente vers la capitale perse, Ctésiphon, au cours de laquelle, submergé par le nombre, il fut contraint à une retraite immédiate. Julien périt à cette occasion et l’armée élut Jovien comme nouvel empereur.

À la différence de son prédécesseur, Jovien était chrétien nicéen. Les circonstances le contraignirent à demander à Chapour un armistice et à céder Nisibe à la Perse, avec la clause que la communauté chrétienne de la ville pourrait partir.

L’évêque Abraham, successeur de Vologèse, conduisit ses fidèles en exil. Éphrem se retrouva au milieu d’un grand nombre de réfugiés qui avaient fui vers l’ouest, d’abord à Amida, et qui s’étaient installés finalement à Édesse en l’an 363. Éphrem, vers la fin de la cinquantaine, se remit au travail dans sa nouvelle Église et continua son enseignement à l’école d’Ed esse.

Au cœur du monde de langue syriaque, cette ville abritait un grand nombre de philosophies et de religions rivales. Éphrem remarqua que les chrétiens fidèles à l’orthodoxie nicéenne étaient appelés  palutiens à Édesse, d’après le nom d’un ancien évêque.

Les différentes sectes : ariennes, marcionites, manichéennes, bardaisanites et gnostiques, se proclamaient chacune comme la vraie Église. Dans cette confusion, Éphrem écrivit un grand nombre d’hymnes pour défendre l’orthodoxie nicéenne, et chanter la Vierge Marie, l’Église et l’incarnation. Un auteur syriaque tardif, Jacques de Saroug écrivit qu’Éphrem utilisa des chœurs entièrement féminins pour faire chanter sur le forum d’Édesse ses hymnes adaptées aux mélodies populaires syriaques.

Après avoir résidé dix ans à Édesse, et alors qu’il avait dépassé la soixantaine, Éphrem succomba à la peste pendant qu’il prodiguait ses soins spirituels aux malades. Il mourut le neuf juin.

Diacre Michel Houyoux

Vidéo KTO Éphrem le Syrien ; cliquez ici https://youtu.be/YOUja9mX2cs

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Dixième dimanche du Temps Ordinaire – Année Paire

Posté par diaconos le 4 juin 2024

Belzebuth by hydropix | Dark fantasy art, Fantastik kitaplar, Fantastik ...

Le récit de l’Expulsion des démons. Belzébuth : Seigneur des mouches est un dieu du monde sémite vraisemblablement vénéré à Éqrôn ou Accaron). Dans des sources principalement bibliques et postérieures aux textes vétéro-testamentaires, Belzébuth est un démon et un des princes couronnés de l’Enfer. Les Philistins anciens l’adoraient sous le nom de « Baal-Zebub ». Baal, appellation commune pour les dieux dans les mondes philistins et phéniciens, signifie « maître » ou « propriétaire ». D’après la Bible, « Baal-Zebub » était une divinité adorée par les Philistins, des oracles. En ougaritique zbl b’l ars signifie prince, maître de la terre.

Pour Thomas Kelly Cheyne, le nom originel de la déité pourrait être Baal-Zebul, Zebul signifiant « élevé » ou « prince », et signifier quelque chose comme le « prince Baal » ou le « maître des princes » ou le« propriétaire de la haute demeure ». L’existence d’une divinité portant ce nom a été attestée, plus au nord, vers l’actuelle Syrie. Le nom originel aurait ensuite été transformé en Baal-Zebub. Différentes hypothèses existent quant à l’origine et au sens de cette seconde partie du nom,

Zebûb ou Zoubeb ou zboub, qui signifie « mouche » ou « moustique » ou « petit insecte ». L’hypothèse principale voit dans cette déformation une ironie consistant à pointer du doigt le nuisible et l’inutile, d’où le nom de « seigneur des mouches » pour s’en moquer et réduire l’importance des divinités païennes, les “Baal“ cananéens, les maîtres, qui s’opposent à l’amour de Dieu. Dans le même esprit, il a été proposé qu’il s’agirait d’une variante de Zabal, fumier ; la divinité serait alors nommée « seigneur du fumier », déformation donnée par les Israélites à un dieu ennemi, référence aux sacrifices qui lui sont faits, zabal portant le sens d’enfumer.

Le culte de Belzébuth est évoqué dans le deuxième livre des Rois dans la querelle qui oppose le roi Ochozias au prophète Élie. Dans cet épisode de la vie d’Élie, Belzébuth est une divinité païenne adorée à Éqron. Le nom de Belzébuth apparaît à plusieurs endroits dans le Nouveau Testament et laisse entendre qu’au premier siècle le monde sémite tient Belzébuth comme le chef des démons. Un glissement sémantique s’est effectué entre les écrits vétéro-testamentaires et les Évangiles ; de divinité païenne, Belzébuth est maintenant considéré comme un démon.

# Le récit de l’Expulsion des démons chez les Gadaréniens se trouve dans les trois Évangiles synoptiques. La scène semble se situer à Gadara, aujourd’hui Umm Qeis en Jordanie, non loin du lac de Tibériade, ou à Gérasa. Saint Jean Chrysostome raconte que ce miracle montre toute la miséricorde, l’œil providentiel qu’a Dieu pour les humains. Et il rajouta : «Nous apprenons encore par cette histoire que Dieu ne veille pas seulement en général sur nous tous, mais sur chacun de nous en particulier. Jésus-Christ le déclara expressément à-ses disciples lorsqu’il leur dit : « Tous les cheveux de votre tête ont été comptés » (Mt 10, 30).

L’abbé Antoni Carol i Hostench axa son homélie sur la liberté humaine. Pour lui autant est grand le pouvoir divin concrétisé par ce miracle, autant est importante la liberté donnée aux personnes de croire en Dieu, ou de ne pas croire, et ce malgré les preuves apportées. Umm Qeis est une ville de Jordanie, dans la province jordanienne d’Irbid à 20 km au nord-ouest de la capitale provinciale Irbid et à 3 km au sud du Yarmouk. Elle est construite à l’emplacement de l’antique ville de Gadara . La ville s’est aussi appelée Antioche ou Antiochia Sémiramis et Séleucie, et faisait partie des cités de la Décapole.

# L’Église considère qu’elle est à l’image de Jésus et est donc elle-même un signe de contradiction, qui comme le Christ rencontre partout de l’opposition. (Ac 28, 22). Le même raisonnement s’applique à ses membres. Selon la Tradition, la plupart des apôtres du groupe des douze moururent de mort violente, exécutés en raison de leur foi : Pierre, André, Philippe, tous trois crucifiés,, Matthieu, Jude, Jacques de Zébédée, Barthélemy, Thomas et Simon le Zélote. De même, les premiers saints furent des martyrs.

Les premiers chrétiens, considérés comme une secte pernicieuse par plusieurs autorités de l’Empire romain, furent en bute à une forte opposition. Ils furent parfois accusés d’être cannibales, car mangeant le Corps du Christ ou athées, ils n’honorèrent pas les dieux romains. Néron en fit des boucs-émissaires, et ses successeurs les regardèrent avec méfiance. Tertullien indiqua : «Elles ne servent à rien, vos cruautés les plus raffinées. Elles sont plutôt un attrait pour notre secte.» Les religieux et religieuses, par leur mode de vie particulier, deviennent selon le pape Benoît XVI, un signe de contradiction pour le monde, dont la logique est souvent inspirée par le matérialisme, l’égoïsme et l’individualisme.

De l’Évangile selon Marc

En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. » Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : «Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons.» Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : «Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir.   Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir.

Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés. Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours.» Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : «Il est possédé par un esprit impur.»

Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : «Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent.»
Mais il leur répond : «Qui est ma mère ? qui sont mes frères ?» Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : «Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère.» (Mc 3, 20-35)

Jésus en butte à l’opposition des siens et des scribes

L’accusation des scribes fut introduite par Marc sans que le fait qui en fut l’occasion fusse raconté, tandis que Matthieu et Luc lr racontèrent dans la guérison d’un démoniaque. Marc attribua l’accusation aux scribes, tandis que Matthieu la mit dans la bouche des pharisiens. L’hostilité qui se manifesta contre Jésus ne fut pas locale et accidentelle : elle eut ses inspirateurs à Jérusalem, d’où des émissaires furent envoyés en Galilée pour combattre l’influence de Jésus. Il ne s’agissait pas seulement d’une parole qu’ils laissèrent échapper alors, mais d’une opinion qu’ils cherchaient à répandre parmi la foule. C’était le jugement qu’on portait sur Jésus à Jérusalem, siège principal de la sagesse des scribes (Jn 8, 48; Jn 10, 20).

Marc appela paraboles les diverses images si frappantes dont Jésus se servit dans ce discours pour réfuter l’accusation impie de ses adversaires. Jésus les appela à lui. Sans attendre une attaque directe de leur part, il provoqua lui-même l’occasion de leur montrer l’absurdité de leur accusation.

Les arguments de Jésus furent les mêmes que dans Matthieu, mais l’ordre en fut plus clair ; d’abord une question directe  «Comment Satan peut-il chasser Satan ?» Puis les deux images d’un royaume, d’une maison divisés contre eux-mêmes. Enfin la comparaison frappante de Satan avec l’homme fort dont nul ne peut piller le bien les ustensiles, outils, armes, si d’abord il ne l’a lié (Mt 12, 29 ; Lc 11, 22). Par ces derniers mots, qui rappellent encore une fois l’odieux blasphème prononcé contre Jésus, Marc motiva la déclaration sévère que Jésus fit entendre contre quiconque aura blasphémé l’Esprit Saint. Il n’y aura pas pour lui de pardon, parce qu’il est coupable d’un péché éternel, qui durera toujours, qui ne peut être effacé, ayant sa cause permanente dans l’endurcissement (Mt 12,32). Marc ne fit pas mention, comme Matthieu et Luc, du blasphème contre le fils de l’homme.

Diacre Michel Houyoux

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Dixième dimanche du Temps Ordinaire – Année Paire

Posté par diaconos le 3 juin 2024

Belzebuth ou Belzebub ou Beelzebuth, by J.A.S. Collin de Plancy, from ...

 Belzéboul, le prince des démons

Le récit de l’Expulsion des démons chez les Gadaréniens se trouve dans les trois Évangiles synoptiques. La scène semble se situer à Gadara, aujourd’hui Umm Qeis en Jordanie, non loin du lac de Tibériade, ou à Gérasa. Saint Jean Chrysostome raconte que ce miracle montre toute la miséricorde, l’œil providentiel qu’a Dieu pour les humains. Et il rajouta : «Nous apprenons encore par cette histoire que Dieu ne veille pas seulement en général sur nous tous, mais sur chacun de nous en particulier. Jésus-Christ le déclara expressément à-ses disciples lorsqu’il leur dit : « Tous les cheveux de votre tête ont été comptés » (Mt 10, 30).

L’abbé Antoni Carol i Hostench axa son homélie sur la liberté humaine. Pour lui autant est grand le pouvoir divin concrétisé par ce miracle, autant est importante la liberté donnée aux personnes de croire en Dieu, ou de ne pas croire, et ce malgré les preuves apportées. Umm Qeis est une ville de Jordanie, dans la province jordanienne d’Irbid à 20 km au nord-ouest de la capitale provinciale Irbid et à 3 km au sud du Yarmouk. Elle est construite à l’emplacement de l’antique ville de Gadara . La ville s’est aussi appelée Antioche ou Antiochia Sémiramis et Séleucie, et faisait partie des cités de la Décapole.

# L’Église considère qu’elle est à l’image de Jésus et est donc elle-même un signe de contradiction, qui comme le Christ rencontre partout de l’opposition. (Ac 28, 22). Le même raisonnement s’applique à ses membres. Selon la Tradition, la plupart des apôtres du groupe des douze moururent de mort violente, exécutés en raison de leur foi : Pierre, André, Philippe, tous trois crucifiés,, Matthieu, Jude, Jacques de Zébédée, Barthélemy, Thomas et Simon le Zélote. De même, les premiers saints furent des martyrs.

Les premiers chrétiens, considérés comme une secte pernicieuse par plusieurs autorités de l’Empire romain, furent en bute à une forte opposition. Ils furent parfois accusés d’être cannibales, car mangeant le Corps du Christ ou athées, ils n’honorèrent pas les dieux romains. Néron en fit des boucs émissaires, et ses successeurs les regardèrent avec méfiance.

Tertullien indiqua : «Elles ne servent à rien, vos cruautés les plus raffinées. Elles sont plutôt un attrait pour notre secte.» Les religieux et religieuses, par leur mode de vie particulier, deviennent selon le pape Benoît XVI, un signe de contradiction pour le monde, dont la logique est souvent inspirée par le matérialisme, l’égoïsme et l’individualisme. 

De l’Évangile selon Marc

En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. » Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : «Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons.» Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : «Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir.   Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir.

Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés. Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours.» Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : «Il est possédé par un esprit impur.»

Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : «Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent.» Mais il leur répond : «Qui est ma mère ? qui sont mes frères ?» Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : «Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère.» (Mc 3, 20-35)

Jésus en butte à l’opposition des siens et des scribes

L’accusation des scribes fut introduite par Marc sans que le fait qui en fut l’occasion fusse raconté, tandis que Matthieu et Luc lr racontèrent dans la guérison d’un démoniaque. Marc attribua l’accusation aux scribes, tandis que Matthieu la mit dans la bouche des pharisiens. L’hostilité qui se manifesta contre Jésus ne fut pas locale et accidentelle : elle eut ses inspirateurs à Jérusalem, d’où des émissaires furent envoyés en Galilée pour combattre l’influence de Jésus. Il ne s’agissait pas seulement d’une parole qu’ils laissèrent échapper alors, mais d’une opinion qu’ils cherchaient à répandre parmi la foule. C’était le jugement qu’on portait sur Jésus à Jérusalem, siège principal de la sagesse des scribes (Jn 8, 48; Jn 10, 20).

Marc appela paraboles les diverses images si frappantes dont Jésus se servit dans ce discours pour réfuter l’accusation impie de ses adversaires. Jésus les appela à lui. Sans attendre une attaque directe de leur part, il provoqua lui-même l’occasion de leur montrer l’absurdité de leur accusation.

Les arguments de Jésus furent les mêmes que dans Matthieu, mais l’ordre en fut plus clair ; d’abord une question directe  «Comment Satan peut-il chasser Satan ?» Puis les deux images d’un royaume, d’une maison divisés contre eux-mêmes. Enfin la comparaison frappante de Satan avec l’homme fort dont nul ne peut piller le bien les ustensiles, outils, armes, si d’abord il ne l’a lié (Mt 12, 29 ; Lc 11, 22). Par ces derniers mots, qui rappellent encore une fois l’odieux blasphème prononcé contre Jésus, Marc motiva la déclaration sévère que Jésus fit entendre contre quiconque aura blasphémé l’Esprit Saint. Il n’y aura pas pour lui de pardon, parce qu’il est coupable d’un péché éternel, qui durera toujours, qui ne peut être effacé, ayant sa cause permanente dans l’endurcissement (Mt 12,32). Marc ne fit pas mention, comme Matthieu et Luc, du blasphème contre le fils de l’homme.

Diacre Michel Houyoux

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Saint Kevin

Posté par diaconos le 2 juin 2024

St. Kevin: June 3 | saints-feast-family

Saint Kevin d’Irlande

 Kevin de Glendalough vint au monde vers l’an 498 (en irlandais : Cóemgen mac Cóemloga) il est un saint catholique et orthodoxe qui était l’abbé de Glendalough dans les montagnes de Wicklow, en Irlande. Dès son enfance, des événements miraculeux jalonnèrent la vie de Kevin. Pendant son enfance, une vache blanche apparut tous les matins et tous les soirs dans la maison de ses parents et lui fournissait du lait. Lorsque Kevin fut assez grand, on l’envoya garder les moutons. Un jour, des pauvres gens le supplièrent de leur donner des moutons. Il fut touché par leur pauvreté et leur donna quatre moutons. Le soir, lorsqu’il compta son troupeau, il y en avait tout à fait autant.

Kevin a été élève de St Petroc de Cornouailles dès l’âge de sept ans et a vécu avec des moines à partir de l’âge de 12 ans. Il a étudié pour devenir prêtre et, après son ordination, Kevin a vécu en ermite dans une grotte partiellement construite par l’homme, où il a été conduit par un ange. Cette grotte est aujourd’hui connue sous le nom de St Kevin’s Bed. La grotte, située à environ 10 mètres au-dessus du lac, mesurant seulement 1,5 mètre de large et 1 mètre de haut, était difficile d’accès par un passage étroit. On suppose qu’il n’utilisait la grotte que pour prier et dormir.

Chez les irlandais, il ne céda en popularité qu’à saint <Patrick. À Glendalough en Irlande, l’an 622, saint Kévin abbé fonda dans un site admirable le célèbre monastère de Glendalough, près de Dublin ,où il fut le père et le chef d’un grand nombre de moines. . Ceux qui s’y rendaient sept fois en pèlerinage gagnaient autant d’indulgences que s’ils faisaient le pèlerinage des sept basiliques romaines. En anglais : Site de la commune de Glendalough, Monastic City  Sa légende est peu fiable, car il nous reste très peu de témoignages contemporains pour la vérifier. Elle dit qu’il descendait d’une lignée royale et qu’on lui donna le nom de Kevin, qui signifie : juste engendré

Il fut instruit par le Gallois saint Pétroc de Bodmin qui résida un temps en Irlande. Il vécut à Disert-Coemgen pendant un temps et plus tard il établit une église à Glendalough. Ce lieu devint un centre monastique qui essaima et qui fut à l’origine de plusieurs autres monastères. Pendant sept ans, Kevin a vécu au plus près de la nature, avec pour compagnons les oiseaux et les animaux. Pendant cette période, il était pieds nus, ne portait que des peaux de bêtes, dormait sur des pierres et mangeait peu d’orties et d’herbes. Il passait son temps à prier, et bientôt des disciples furent attirés par Kevin en tant que saint homme, ce qui entraîna la construction d’un campement au bord du lac, entouré d’un mur, appelé la Cellule de Kevin.

Après que sa communauté se soit développée en un séminaire de saints et d’érudits, avec plusieurs autres monastères, Kevin se retira à nouveau dans la solitude, ne retournant à son monastère d’origine qu’après quatre ans pour y mener une vie de prière, de jeûne et d’enseignement jusqu’à sa mort, le 3 juin 618, à l’âge de 120 ans. L’établissement monastique de Glendalough est devenu l’un des grands centres spirituels du christianisme en Irlande et a prospéré pendant un millier d’années après la mort de saint Kevin. Saint Kevin de Glendalough est connu pour son cheminement de la solitude à la communaut

L’histoire la plus connue de saint Kevin est représentée avec un merle sur sa main tendue. L’histoire raconte que pendant le Carême, alors que Kevin tendait les bras pour prier, un merle construisit un nid dans sa main et y déposa un œuf. Il resta dans cette position jusqu’à ce que l’oisillon ait éclos et quitté le nid. Cette histoire fut racontée dans un célèbre poème de Seamus Heaney, lauréat du prix Nobel. Kevin se tenait parfois dans les eaux froides du lac, récitant des psaumes en guise de veille et de pénitence, comme le faisaient les saints irlandais. Un jour, il a laissé tomber son livre de psaumes dans le lac, mais une loutre le lui a rendu intact.

En période de sécheresse, Kevin a pu nourrir ses moines avec du saumon qu’une loutre lui apportait chaque jour, mais lorsque l’un des moines a eu l’idée de fabriquer des gants avec la peau de la loutre, celle-ci n’est jamais revenue. Un jeune homme épileptique eut la vision qu’il serait guéri en mangeant une pomme. Comme il n’y avait pas de pommiers dans les environs, Kevin ordonna à un saule de produire des pommes, et 20 pommes apparurent sur l’arbre. Par la suite, Glendalough, avec ses sept églises, devint l’un des principaux pèlerinages d’Irlande. On trouve à Glendalough, dans la paroi de la falaise qui domine le lac, l’étroite cavité où il avait l’habitude de se retirer pour prier. Dans l’église catholique romaine et dans l’église orthodoxe, son jour de fête est le trois juin. Il est présenté comme un protecteur des animaux. Saint Kevin est également le patron de la ville de Dublin.

Une prière

Dieu d’amour, nous prions pour que tous ceux qui suivent le chemin de saint Kevin soient inspirés à se rapprocher de toi dans la nature et à s’occuper de tout ce dont tu nous entoures dans un esprit de douceur et de gratitude. Nous te remercions pour des personnes comme le saint ermite Kevin qui nous inspirent en communiquant leur amour pour toi en musique et en poésie. Puissions-nous répondre par une dévotion plus profonde à notre Seigneur Jésus-Christ et par un service aimant de nos voisins. Au nom de Jésus, Amen.

Diacre Michel Houyoux

Youtube Saint Kevin, Abbé de Glendalough : cliquez ici https://youtu.be/OmRzHUYnPZg

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