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Vendredi après l’Epiphanie — Année B

Posté par diaconos le 8 janvier 2021

À l’instant même, la lèpre le quitta

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# D’après Irénée de Lyon, Jésus montra sa divinité par ce miracle. Il invitait les incrédules, par les miracles qu’il faisait, à rendre gloire à son Père, et, aux Pharisiens qui n’accueillaient pas la venue du Fils de Dieu et qui, pour cette raison, ne croyaient pas à la rémission des péchés accomplie par lui. Le Fils de l’homme a, sur la terre, le pouvoir de remettre les péchés. Après avoir parlé ainsi, Jésus ordonna au paralytique de prendre le grabat sur lequel il gisait et de s’en retourner à sa maison. Par l’accomplissement de ce miracle, il confondit les incrédules et fit comprendre qu’il fut lui-même la Voix de Dieu. C’est pour avoir transgressés les commandements qu’il étaient devenu pécheur, et la paralysie avait été la conséquence des péchés. Ainsi, en remettant les péchés, Jésus n’a pas seulement guéri l’homme, il a aussi révélé clairement qui il était. Personne ne peut remettre les péchés, sinon Dieu seul, et si le Seigneur les remettait et guérissait l’homme, il est clair qu’il était le Verbe de Dieu devenu Fils de l’homme, ayant reçu du Père le pouvoir de remettre les péchés. Jean Chrysostome cite la Bible qui dit que Jésus est venu en ce monde pour sauver les pécheurs.

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre ; voyant Jésus, il tomba face contre terre et le supplia :  » Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Jésus étendit la main et le toucha en disant : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta.
Alors Jésus lui ordonna de ne le dire à personne : « Va plutôt te montrer au prêtre et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit ; ce sera pour tous un témoignage. » De plus en plus, on parlait de Jésus. De grandes foules accouraient pour l’entendre et se faire guérir de leurs maladies. Mais lui se retirait dans les endroits déserts, et il priait.  (Lc 5, 12-16)

Guérisons d’un lépreux et d’un paralytique

Jésus, de la barque de Simon, annonça la Parole de Dieu. Jésus, pressé par la foule, au bord du lac, avisa deux barques, dont les pêcheurs descendirent.  Il monta dans celle de Simon et enseigna la multitude. Après avoir achevé son enseignement, Jésus ordonna à Simon de jeter le filet. Bien qu’ils eussent travaillé toute la nuit inutilement, Simon obéit, et son filet se remplit tellement qu’il menaça de se rompre. Leurs compagnons dans l’autre barque vinrent à leur aide. Les deux barques furent près d’enfoncer.

Jésus institua des pêcheurs d’hommes. Simon demanda à Jésus de se retirer de lui pécheur. Il fut saisi de crainte, ainsi que Jacques et Jean. Jésus le rassura, et lui annonça qu’il sera désormais pêcheur d’hommes. Les disciples, laissant tout, suivirent Jésus.

 Luc n’établit pas de lien chronologique entre ce qu’il  raconta : Jésus était au bord du lac de Génézareth ; la foule le pressait et écoutait. Il monta sur une barque qui se trouvait là et qui était à Simon ; il le pria de s’éloigner à une petite distance du rivage, de manière à pouvoir être vu et entendu de toute la foule assemblée.

« Avance en pleine eau », dit Jésus à Simon. « Jeter vos filets », s’adressèrent aux autres pêcheurs qui furent avec lui et qui prirent part dans l’action symbolique qui eut lieu. Ce récit ne rapporta le même fait que celui de Matthieu et celui de Marc, c’est-à-dire qu’il ne renferma la vocation des premiers disciples de Jésus.

Seulement, Matthieu et Mac ne firent que rapporter brièvement le fait de la vocation, tandis Simon lui répondit :  » de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. «  Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » Luc raconta le miracle qui  symbolisa d’une manière saisissante cette parole de Jésus. 

Tandis que sa renommée se répandit parmi les foules, que sa popularité s’accrut, Jésus chercha la solitude dans les déserts où il  se retira et, pria. Jésus déploya tant de forces physiques et morales, qu’il dut souvent venir retremper son âme dans la communion avec son Père des cieux. Ces temps de retraite permettaient en même temps à l’agitation produite par la vue de ses miracles de se calmer.

Luc fut celui des évangélistes qui releva le plus fréquemment ce côté intime de la vie de Jésus  (Luc 3.21 ; Luc 6.12 ; Luc 9.18 ; Luc 9.29 ; Luc 11.1 ; Luc 22.41 ; Luc 22.44).

 Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Catéchèse : Je veux ! Sois purifié ! (Mc 1, 40-45)

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  À l’instant même, la lèpre le quitta

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◊ Regnum Christi  : cliquez ici pour lire l’article → À l’instant même, la lèpre le quitta

◊  Gloire à Dieu : cliquez ici pour lire l’article →  Miracle de Jésus : à l’instant même, la lèpre le quitta

« À l’instant même, la lèpre le quitta. » – Lectio Divina -

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jeudi après l’Epiphanie, — Année B

Posté par diaconos le 7 janvier 2021

Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture

jeudi après l'Epiphanie, — Année B dans comportements Médecin-Guéris-Toi-Toi-Même-300x225

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture.
On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.
Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. » Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. (Lc 4, 14-22a)

Médecin, guéris-toi toi-même

Un témoignage favorable rendu par tous à Jésus, à la suite de ce qu’ils entendirent ; un étonnement, de cette grâce divine qu’il leur annonça et qui respira dans toutes ses paroles ; et, d’autre part, une question qui supposa le doute, la défiance, et qui signifia : Quoi ? Cette œuvre divine pour la délivrance de tout ce qui souffre dans notre humanité serait accomplie par ce jeune homme que nous avons vu grandir au milieu de nous, ce fils du charpentier Joseph dont nous connaissons tous la famille !

La réflexion, la critique, succédant à une première impression favorable mais superficielle, produisirent des dispositions différentes qui allèrent jusqu’à l’incrédulité, jusqu’à la fureur  : « Comment pouvez-vous croire, vous qui tirez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez point la gloire qui vient de Dieu seul ? (Jn 5, 44)

Les interprètes, qui n’admirent pas un tel revirement dans les sentiments du peuple, supposèrent celui-ci divisé en deux partis, dont l’un éprouva les impressions d’abord décrites, tandis que l’autre exprima ses doutes sur le fils de Joseph.

 Jésus pensa que ses concitoyens lui appliqueront le proverbe : « Médecin, guéris-toi toi-même. parce que, jusqu’ici, il avait exercé son ministère hors de Nazareth, qui devait y avoir les premiers droits : « Guéris-toi toi-même et les tiens, avant d’exercer au loin ta puissance  ». Ils firent allusion aux miracles accomplis à Capharnaüm. Il y eut peut-être même dans leur pensée un doute ironique à cet égard.

Les exégètes qui estimèrent que le proverbe : Médecin, guéris-toi toi-même », fut appliqué à Jésus lui-même, expliquèrent ainsi la pensée de ses auditeurs : « Si tu veux que nous croyions en toi et en la mission que tu t’attribues, sors d’abord de l’obscurité où nous t’avons toujours vu, montre-nous l’autorité et la puissance à laquelle tu prétends, en sortant de l’humble condition dans laquelle nous te voyons ».

Ce fut une manière de lui demander des miracles. Mais Jésus, ainsi mis en demeure, n’en fit pas ; car là où ses paroles ne rencontrèrent que l’incrédulité, ses miracles ne créèrent pas la foi. C’est ce que l’Évangile nous dit expressément au sujet d’une autre visite de Jésus à Nazareth :  » Et il ne fit pas beaucoup de miracles dans ce lieu, à cause de leur incrédulité.’ (Mt 13, 58)

Personne n’eut plus de difficulté à reconnaître les dons de Dieu dans un homme que ceux qui vivent familièrement avec lui. Ce qui est devant les yeux empêche de voir les choses spirituelles  : « Et ils disaient: N’est-ce pas là Jésus, le fils de Joseph, celui dont nous connaissons le père et la mère? Comment donc dit-il: Je suis descendu du ciel ? » (Jn 6 42)

Diacre Michel Houyoux

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◊ Découvre le cœur de Dieu dans la Parole de Dieu ! : cliquez ici pour lire l’article → Médecin guéris-toi toi-même

◊ Église catholique de a Somme : cliquez ici pour lire l’article → Il m’a consacré par l’onction,  il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres

Abbé François Piecard : « Aujourd’hui, s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre ! »

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lundi après l’Epiphanie, — Année B

Posté par diaconos le 4 janvier 2021

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Jésus appelle ses premiers disciples

# Les Apôtres, sont les douze disciples choisis par Jésus de Nazareth. Selon la tradition chrétienne, Jésus a aussi distingué soixante-dix disciples, qui devinrent évêques d’une ville par la suite. Tous ces disciples prêchèrent la Bonne Nouvelle, expression qui donna naissance au mot évangile, après la rédaction des textes dans les années 65-100.

Paul de Tarse fut considéré comme le treizième apôtre par la tradition chrétienne : il est qualifié d’Apôtre des Gentils. Les catholiques et les orthodoxes considèrent les évêques comme les successeurs des apôtres, et accordent une importance particulière au fait que les évêques se situent dans la succession apostolique, que la tradition à laquelle ils se rattachent remonte aux apôtres dans la succession des personnes et des doctrines.

La théologie du groupe chrétien constitué autour des Douze est très vaguement connue par le livre des Actes des Apôtres, les discours prêtés à Pierre lors de la Pentecôte ou devant le Sanhédrin. La christologie est peu développée. Aucune rupture sensible avec le judaïsme officiel ne s’esquisse et rien n’est retrouvé de la polémique attribuée à Jésus contre les Pharisiens, le Sabbat et les offrandes au Temple.

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations !
Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée.
À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »

Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple. Sa renommée se répandit dans toute la Syrie. On lui amena tous ceux qui souffraient, atteints de maladies et de tourments de toutes sortes : possédés, épileptiques, paralysés.
Et il les guérit. De grandes foules le suivirent, venues de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée, et de l’autre côté du Jourdain. (Mt 4, 12-17.23-25)

Le ministère du Messie

Après l’emprisonnement de Jean-Baptiste, Jésus se retira en Galilée ; il quitta Nazareth et s’établit à Capernaüm ; ainsi s’accomplissait la promesse faite par Ésaïe à la terre de Zabulon et de Nephthali, qu’une grande lumière se lèverait sur elle. Jésus, marchant sur les bords du lac, vit Pierre et André son frère occupés à pêcher ; il les appela à le suivre, leur annonçant qu’il les fera pêcheurs d’hommes ; ils obéirent à l’instant. Plus loin, il rencontra deux autres frères, Jacques et Jean, auxquels il adressa la même vocation ; et eux, quittant tout, s’attachèrent à lui.

Matthieu donna un aperçu du ministère de Jésus. Jésus parcourut toute la Galilée, prêchant et guérissant. Sa renommée se répandit dans la Syrie entière, de toutes parts on lui amena les malades, de grandes foules le suivirent. Marc et Luc placèrent ce retour en Galilée immédiatement après le baptême et la tentation de Jésus. Luc raconta son séjour à Nazareth, que Matthieu ne fit qu’indiquer.

L’Évangile de Jean nota  que expressément que  Jean n’avait pas encore été mis en prison. Son intention fut de rectifier la confusion qui se produisit dans la tradition : « Jean aussi baptisait à Enon, près de Salim, parce qu’il y avait là beaucoup d’eau; et on y venait pour être baptisé. » (Jnn 3, 24) Il raconta ensuite un second retour en Galilée par la Samarie.  Ce retour eut lieu en décembre : « Ne dites-vous pas : “Encore quatre mois et ce sera la moisson” ? Et moi, je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs déjà dorés pour la moisson. Dès maintenant » (Jn 4, 35)

 Il est manifeste, dit M. Godet, que ces deux premiers retours de Judée en Galilée ont été fondus en un par nos synoptiques comme ils l’étaient probablement dans la tradition, ce qui a fait disparaître dans la narration ordinaire presque tous les faits qui les avaient séparés.

Cette confusion  amena les synoptiques à rapprocher des événements d’époques différentes. La mention du retour de Jésus en Galilée avec la puissance de l’Esprit qu’il reçut au baptême et par lequel il  vaincut au désert, se rapporta au premier retour. L’emprisonnement de Jean fut le motif du second retour. Celui-ci fut suivi de la prédication de Jésus à Nazareth et de la translation du domicile de Jésus à Capharnaüm. Le récit de Luc donna la raison pour laquelle Jésus quitta Nazareth, où il demeura dans son enfance avec ses parents :  » Il vint habiter dans une ville appelée Nazareth, pour que soit accomplie la parole dite par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen. » (Mt 2, 23)

Capharnaoum ainsi portent les plus anciens manuscrits, et l’on supposa ce nom formé de l’hébreu Caphar-Nachoum, qui signifie « village de consolation », ou, selon d’autres interprètes, bourg de Nahum, par allusion au prophète de ce nom. Ce lieu n’est pas connu dans l’Ancien Testament, mais c’était, au temps de Jésus, une ville de commerce florissante, surtout parce que, située au nord-ouest de la mer de Tibériade, ou lac de Génézareth, elle se trouvait sur la route de Damas, à Ptolémaïs.

La prédiction de Jésus fut si bien accomplie, que les voyageurs et les archéologues discutèrent encore sur l’emplacement de Capernaüm. Il faut le chercher probablement en un lieu nommé Tell Houm, où l’on trouva quelques cabanes bâties par des bédouins pillards au milieu de nombreuses ruines recouvertes d’épines, à une centaine de pas du lac.

Matthieu remarqua encore que Capernaüm était situé sur les confins des deux tribus de Zabulon et de Nephthali qui occupaient  le nord-ouest de la Palestine. librement cité d’après l’hébreu et les Septante. Matthieu ne fit que répéter, après le prophète, le nom de ces contrées plongées dans de profondes ténèbres et destinées à voir bientôt une grande lumière.

Voici, d’après l’hébreu, la prophétie d’Ésaïe : « Car il ne fera pas toujours sombre là où est maintenant l’angoisse. Comme les premiers temps ont couvert d’opprobre la terre de Zabulon et la terre de Nephthali, ainsi les derniers temps couvriront de gloire le chemin de la mer, la contrée au-delà du Jourdain, le district des Gentils. Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière ; ceux qui étaient assis dans la région de l’ombre de la mort, la lumière a resplendi sur eux ».

Ainsi, toutes les contrées voisines du Jourdain à l’est, et de la mer à l’ouest, et jusqu’au district ou à la Galilée des gentils, ainsi appelée parce qu’elle confinait vers le nord aux régions païennes de la Phénicie, auront part à la grande lumière annoncée par le prophète. Matthieu vit dans l’établissement de Jésus à Capernaüm et dans le ministère qu’il exerça en ces contrées à demi païennes, l’accomplissement de la prophétie d’Isaïe.

Le sens historique et premier de cette prédiction concerna la délivrance de ce pays opprimé et souvent dévasté par les fréquentes guerres d’Israël avec les Syriens et plus tard avec les Assyriens. Matthieu eut un plaisir particulier à montrer Jésus consacrant ses premiers travaux aux contrées les plus obscures et les plus misérables ; ce fut le caractère de toute son œuvre de s’abaisser vers les plus humbles et de  chercher ce qui était perdu.

Quelques versions françaises (celles de Rilliet, de Edmond Stapfer, de Pau-Vevey, d’Ostervald révisé et de Lausanne) rendirent par un vocatif les premiers mots de ce passage : ‘Terre de Zabulon, terre de Nephthali ! »

Ces mots : sur le chemin de la mer ne doivent pas s’appliquer à la mer de Tibériade, mais ils rappellent que :

la grande route des caravanes qui se rendent de Damas et de Palmyre à la côte de la Méditerranée coupe, dans son extrémité septentrionale, le bassin du lac de Génézareth. On peut s’imaginer quelle devait être la prospérité d’une contrée si privilégiée, et l’on ne s’étonnera pas trop de l’immense population qui parait y avoir été accumulée du temps de la domination des Romains. Lorsque Jésus, repoussé par ses concitoyens, quitta Nazareth et vint fixer son séjour près du lac de Tibériade, ce ne fut point, on peut le croire, le charme de cette nature, les délices de ce climat qui l’attirèrent sur ce rivage. Le Fils de l’homme venait chercher et sauver ce qui était perdu. Ce qui l’attirait sans doute, c’étaient ces grandes populations actives et industrieuses, mais absorbées dans les intérêts grossiers de la terre ; c’étaient ces foules misérables et errantes comme des brebis qui n’ont point de berger et pour lesquelles il était saisi de compassion. Félix Bovet, Voyage en Terre Sainte,

Le mot synagogue signifie réunion, assemblée et, par extension, le lieu où l’on se réunit. Depuis l’exil subsistait dans les synagogues, indépendamment des grandes assemblées solennelles dans le temple de Jérusalem, un culte qui consistait surtout dans la lecture et l’explication de la loi et des prophètes. Chaque Israélite qualifié pour cela pouvait y prendre la parole, avec l’autorisation de celui qui présidait l’assemblée

Jésus, et après lui les apôtres, saisirent fréquemment cette occasion d’annoncer l’Évangile à leur peuple : « Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge. » (Lc 4, 15)  La bonne nouvelle de ce royaume de justice et de paix qu’il venait fonder sur la terre (comparer Matthieu 3.2, seconde note). Prêcher et guérir, telle fut l’action de Jésus, ce fut ainsi qu’il se manifesta comme Sauveur. Et telle fut sa double action dans le monde moral.

 La Décapole fut une province située au-delà du Jourdain, au nord-est de la Palestine et qui comprenait dix villes principales. On désigna ainsi la Pérée. Matthieu mit un soin particulier à montrer ces grandes foules qui suivirent alors Jésus ; elles formèrent l »auditoire de Jésus pour le discours qu’il prononça.

Diacre Michel Houyoux

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Campus protestant : « Les quatre premiers disciples de Jésus »

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Le Baptême du Seigneur — Année B

Posté par diaconos le 4 janvier 2021

Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie

Mgr Hervé GIRAUD on Twitter: "Lc 3,22 Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi,  je trouve ma joie. #twittomelie Il en est de l'amour comme de la joie : sa

# Le lieu du Jourdain a une signification particulière dans la Bible : dans l’Ancien Testament, c’est l’une des limites de la Terre promise aux Hébreux menés par Moïse. Moïse n’ayant pas le droit d’entrer dans la Terre promise, il ne peut pas franchir le Jourdain. Par ailleurs Jean-Baptiste baptise dans le Jourdain un baptême de conversion : les Juifs traversaient le Jourdain pour se faire baptiser par Jean-Baptiste, à travers ce baptême ils se reconnaissaient pécheurs, et pouvaient de nouveau entrer dans la Terre Promise après leur baptême.

C’est dans ce contexte qu’a lieu d’après les évangiles le baptême de Jésus-Christ. Jésus arrive aux bords du Jourdain pour se faire baptiser. L’immersion de Jésus dans le Jourdain a un lien avec le péché. La théologie qui se développe au sein du christianisme voit dans le baptême de Jésus une volonté de Jésus-Christ de prendre en charge le péché du monde. Le récit de ce baptême décrit une théophanie, une manifestation du Dieu de la Trinité : Jésus-Christ, le Fils, se faisant baptiser, une colombe symbolisant l’Esprit Saint et la voix de Dieu le Père.

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là, Jean le Baptiste proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

En ces jours-là, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain. Et aussitôt, en remontant de l’eau, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe. Il y eut une voix venant des cieux : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. » (Mc 1, 7-11)

Tu es mon Fils bien-aimé

Plus la corruption du siècle est grande, plus il importe que les serviteurs de Dieu donnent l’exemple du renoncement à eux-mêmes. Ils prêchent par leur vie plus encore que par leurs paroles. L’évangile de Matthieu  et celui de Luc rapportent avec plus de détails la prédication de Jean-Baptiste ; le récit de Marc, plus abrégé que le leur et s’en rapprochant beaucoup dans les termes qu’il emploie, renferme des traits caractéristiques qui lui sont propres.

Ainsi ce mot : en me baissant, qui peint si bien l’humble attitude de Jean devant le Seigneur ; ainsi encore, en annonçant que Jésus baptisera de l’Esprit-Saint, Marc n’ajouta pas : et de feu.

Cette prophétie de Jean, relative au baptême de l’Esprit-Saint que dut administrer Jésus, montre que Jean-Baptiste fut initié à la nature spirituelle de son règne ; aucun signe extérieur n’en marqua l’avènement ; l’âme fidèle seule reconnaît la grandeur de Jésus-Christ au-dessus de tous ses serviteurs et la nécessité absolue de ce baptême de l’Esprit, sans lequel tout restera mort en elle.

Marc, dans son récit abrégé, conserva des traits qui lui furent propres : dans le Jourdain ; il vit les cieux se déchirer, expression énergique.  Dans Marc comme dans Luc, la voix divine s’adressa directement à Jésus :  « Tu es mon Fils bien-aimé, en toi je me complais. »

Cette rédaction rend très probablement la forme originaire de la Parole divine. Jésus lui-même dut recevoir ce solennel témoignage qu’il était le Fils bien-aimé du Père, puisqu’il s’était abaissé en acceptant ce baptême des pécheurs et qu’il avait été, en retour, rempli de l’Esprit de Dieu sans mesure.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux   : cliquez ici pour lire l’article → Jean-Baptiste, le Précurseur de Jésus

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◊  La Croix : cliquez ici pour lire l’article → Le Baptême du Seigneur

◊ Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article → Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie

Un curé de campagne : « Pourquoi Jésus a-t-il été baptisé ? »

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