• Accueil
  • > Recherche : monde tu fais

Résultats de votre recherche

Troisième dimanche de Pâques – Année C

Posté par diaconos le 19 mai 2025

La vérité est comme le soleil. Elle fait tout voir et ne se laisse pas regarder. Et oui, la vérité finit toujours pas éclater. Ce n'est qu'une question de temps. Et quand elle éclate, elle peut nous libérer ou mettre fin à tout ce pourquoi on s'est tellement battu.

La vérité est comme le soleil. Elle fait tout voir et ne se laisse pas regarder. Et oui, la vérité finit toujours pas éclater. Ce n’est qu’une question de temps. Et quand elle éclate, elle peut nous libérer ou mettre fin à tout ce pourquoi on s’est tellement battu.

 

 

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :     « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé.  en vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. pouvait pas se révéler au monde qui le haïssait ; puis il annonce plus explicitement la raison de sa manière d’agir.

Mais ici, aux grandes promesses qu’il venait de faire aux siens , Jésus ajouta la déclaration expresse que la communion de l’âme avec Dieu résulte de son union avec lui, Jésus : « Nous viendrons à lui et nous ferons notre demeure chez lui. » Dieu avait établi sa demeure visible au milieu d’Israël (Lv 26.11-12 ; Ez 37.26-28), il avait habité au milieu de son peuple par la Parole faite chair, maintenant il promit de faire de chaque fidèle sa demeure, son tabernacle, son temple (1 Co 3.16 ; 1 Co 6.19).

Jésus ne répondit pas directement à la question et pourtant il la résolut de la manière la plus profonde. Pour la troisième fois, il dévoila, dans le cœur même de ceux qui l’aiment, les causes morales pour lesquelles il se manifestait à eux. C’était dire clairement pourquoi il ne pouvait pas se révéler au monde qui le haïssait ; puis il annonça plus explicitement la raison de sa manière d’agir.

Mais ici, aux grandes promesses qu’il venait de faire aux siens, Jésus ajouta la déclaration expresse que la communion de l’âme avec Dieu résulte de son union avec lui, Jésus : « Nous viendrons à lui et nous ferons notre demeure chez lui » Dieu avait établi sa demeure visible au milieu d’Israël (Lv 26, 11-12 ;  Ez 37, 26-28), il avait habité au milieu de son peuple par la Parole faite chair (Jn 1, 14), il promit de faire de chaque fidèle sa demeure, son tabernacle, son temple (1 Co 3, 16 ; 1 Co 6 , 19).

« Ce n’est plus la manifestation extérieure de la majesté divine, mais la révélation intime de la Grâce. Ce qui sera un jour le privilège de L’Église sauvée (Ap 21, 3) doit être dès maintenant réalisé par l’Esprit dans l’âme de chaque croyant. » (LuthardtLes paroles de Jésus sont les paroles de Dieu même. Or, comment le Sauveur pourrait-il se manifester à celui qui ne l’aime pas et qui rejette ses paroles ? Cette conclusion devait être évidente pour le disciple qui avait posé la question.

« Je vous ai dit ces choses, demeurant avec vous » Il y eut une pause dans le discours. Jésus jeta ainsi un regard en arrière sur les grandes consolations qu’offre aux siens l’espoir de la réunion future dans la maison du Père et la perspective de son retour prochain par le Saint-Esprit En même temps, ces mots : pendant que je demeure avec vous, firent pressentir son départ prochain. Mais, sil se hâta d’ajouter : « Voici un puissant secours qui pourvoira à tout dans votre vie intérieure et dans vos travaux »

Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez. (Jn 14, 23-29)

La Promesse de l’Esprit

Jésus ne répondit pas directement à la question, et pourtant il la résolut de la manière la plus profonde. Pour la troisième fois, il dévoila, dans le cœur même de ceux qui l’aiment, les causes morales pour lesquelles il se manifeste à eux. C’était déjà dire clairement pourquoi il ne pouvait pas se révéler au monde qui le haïssait ; puis il annonça plus explicitement la raison de sa manière d’agir.

Mais aux grandes promesses qu’il fit aux siens, Jésus ajouta la déclaration expresse que la communion de l’âme avec Dieu résulte de son union avec lui, Jésus :  « Nous viendrons à lui et nous ferons notre demeure chez lui. »

Dieu avait établi sa demeure visible au milieu d’Israël (Lv 26, 11-12 ; Ez 37, 26-28), il avait habité au milieu de son peuple par la Parole faite chair (Jn 1, 14)), il promit de faire de chaque fidèle sa demeure, son tabernacle, son temple (1 Co 3, 16 ; 1 Co 6, 19). Il promit avec une autorité solennelle : « En vérité, en vérité, la communication de l’Esprit et des grâces qui en résulteront pour les disciples »

Cette promesse, en même temps, ajouta à la perspective encore éloignée de la réunion dans la maison du Père, celle d’une prochaine réunion en esprit : les disciples reverront Jésus qui va les quitter pour s’en aller au Père. Que fallait-il entendre par ces œuvres semblables à celles de Jésus, et plus grandes encore, qu’accompliront ceux qui auront cru en lui ?

Ce ne sont sûrement pas des œuvres extérieures, des miracles matériels, plus étonnants encore que les siens comme le crurent quelques exégètes ; mais bien des miracles spirituels, que les apôtres firent, quand leur parole, animée de l’Esprit de Dieu, régénérera les âmes, fondera l’Église et portera la lumière et la vie au milieu de toutes les nations.

Ces œuvres plus grandes, Jésus lui-même ne pouvait les faire, parce que l’Esprit n’était pas encore. (Jn 7, 39) Mais bientôt elles seront possibles et se produiront réellement, dit Jésus, parce que je vais au PèreQuand il reprit possession de sa gloire et que toute puissance lui fut donnée au ciel et sur la terre (Mt 28, 18), il accomplit lui-même dans ses disciples la parole qu’il prononça. Il le fit en répondant à toutes leurs prières et en répandant sur eux le Saint-Esprit de la Pentecôte.

Les disciples restèrent avec Jésus dans un rapport plus intime et plus vivant que jamais. Eux, sur la terre, prièrent en son nom, et lui leur accorda toutes leur demandes. Grâce à son action puissante, ils accomplirent ses œuvres, et même de plus grandes, afin que le Père fut glorifié dans le Fils (Jn 13, 32)Jésus donna à la prière un caractère tout spécial et tout nouveau pour ses disciples, il s’agit de la prière qui s’adresse à Dieu en son nom, et il insistera encore sur cette parole (Jn 15, 16 ; Jn 16, 23).

Quel en est le sens ? En son nom, ne signifie pas seulement : sur son ordre, en son autorité, par ses mérites ; dans le style des Écritures le nom désigne l’être, révélé dans son essence et toutes ses propriétés. Prier au nom de Jésus, ce fut comme le dit Keil, dont monsieur Godet adopta l’interprétation, prier en nous replongeant avec foi dans la connaissance que nous avons reçue de lui comme Fils de Dieu abaissé et glorifié  ou, mieux encore, c’est prier en Jésus lui-même, le seul médiateur qui nous ouvre l’accès au trône de la grâce, c’est prier dans une communion intime avec lui, selon sa volonté, par son Esprit, qui seul nous communique la puissance d’accomplir cet acte religieux.

Quand celui qui prie ainsi se sent devenu un avec Jésus, il est certain d’être exaucé ( Rm 8, 26)Jésus dit : « Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez et il vous sera fait »Les paroles de Jésus sont les paroles de Dieu même. Or, comment le Sauveur pourrait-il se manifester à celui qui ne l’aime pas et qui rejette ses paroles ? Cette conclusion fut évidente pour le disciple qui avait posé la question.

Jésus jeta un regard en arrière sur les grandes consolations qu’offre aux siens l’espoir de la réunion future dans la maison du Père et la perspective de son retour prochain par le Saint Esprit. En même temps, ces mots : pendant que je demeure avec vous, firent pressentir son départ.  Jésus se hâta d’ajouter : « Voici un puissant secours qui pourvoira à tout dans votre vie intérieure et dans vos travaux » L’aide fut désignée comme l’Esprit de vérité ; ici Jésus le nomma l’Esprit-Saint. La vérité divine n’est jamais, dans les Écritures, une froide doctrine destinée à éclairer l’intelligence seule, elle est une vie qui pénètre la conscience et le cœur et les sanctifieL’Esprit qui crée cette vie en nous est saint, comme Dieu est saint.

Jésus dit : « Cet Esprit, mon Père l’enverra en mon nom »Car il prendra ma place auprès de vous, parce que les disciples demandèrent l’Esprit au nom de Jésus ; il le demanda pour eux, il glorifiera le nom de Jésus qui est la source unique du salut ; parce que le Père envoie l’Esprit à ceux qui aiment Jésus et que Jésus aime.

Pour cela, il vous fera ressouvenir, il rendra lumineuses et vivantes en vous toutes les choses, toutes les paroles que Jésus nous a dites. L’Esprit fait ressouvenir non seulement par la mémoire, mais par le cœur. De cette double déclaration de Jésus il résulte que l’Esprit n’enseigne pas des choses étrangères à la parole de Jésus, il enseigne, au contraire par cette Parole

Il n’y a donc rien dans ce passage qui soit favorable à la doctrine catholique de la tradition ecclésiastique, élevée à côté ou au-dessus de la Parole, ni aux illusions du mysticisme qui rêve une illumination de l’Esprit supérieure à la Parole révélée. Jésus fonda par cette promesse la souveraine autorité de l’enseignement apostolique qu’il égale au sien (17, 18-20).e Sauveur, pressentant toutes les difficultés et toutes les craintes qui pourront encore assaillir le cœur de ses disciples, leur fait part d’une grâce suprême, d’un bien sans lequel il n’y a point pour l’homme de bonheur, avec lequel il ne saurait jamais être malheureux : la paix.

Jésus fit allusion dans ces paroles à la formule de salutation par laquelle les Israélites s’abordaient ou se quittaient (Jn20, 26).La plupart des commentateurs allemands prirent le mot de paix dans le sens de l’hébreu schalôm, bien-être, prospérité, salut, et pensèrent que Jésus présenta aux siens tous les fruits objectifs de son œuvre, en un mot, le salut éternel. Mais non, ce qu’il leur donna, ce fut la paix intérieure d’une âme remplie d’une douce confiance en son Dieu Sauveur.

« Ce sens est rendu évident par le cœur des disciples qui devaient être préservé du trouble, des tristesses et des craintes que leur inspirait la pensée de rester dans ce monde, seuls, sans leur céleste ami.» (Godet) Il leur laissa la paix, comme le plus précieux des legs à son départ. Il fit plus : il leur donna actuellement et réellement sa paix, la paix inaltérable et profonde dont il jouissait lui-même et qu’il puisait constamment dans la communion de son Père. Il leur fit part encore de sa joie  car tout ce qui est à lui appartient à ses rachetés. (Jn 15, 11 ; Jn 17,13),

Le monde en fut réduit à de vains souhaits, à de trompeuses promesses, souvent intéressées. Jésus donna réellement, abondamment et par l’amour le plus pur. Ces paroles inspirèrent aux disciples la plus entière confiance en lui. Jésus, à la fin du discours, revint ainsi à son point de départ ; après avoir donné aux siens tous les secours les plus puissants pour dissiper le trouble et les craintes qui pouvaient encore assaillir leur cœur. (Jn 14, 28)

Les disciples n’avaient que trop bien entendu cette parole : : « Je m’en vais », mais ils avaient moins bien saisi celle-ci : je reviens à vous ; de là leur tristesse et leur trouble. Jésus, plongeant un regard dans leur cœur, leur fit sentir que leur amour pour lui devrait leur faire de son élévation auprès du Père un motif de joie. Ils prendraient part à la joie qu’il éprouve lui-même de quitter ce monde de péché et de souffrance pour retourner auprès du Père et partager sa félicité et sa gloire.

C’est ici le seul passage des évangiles où Jésus pensa à lui-même, et tira de son propre repos le motif d’une exhortation. « Jésus trouva le moyen de leur faire de la joie un devoir de tendresse. Il en appela uniquement à leur cœur d’amis » (Godet) Tholuck, R. Stier, MM. Luthardt, Weiss et d’autres exégètes comprirent cette belle pensée. Ils pensèrent que Jésus invita ses disciples à considérer l’intérêt qu’ils eurent à son élévation, qui lui permit de leur assurer une protection plus puissante , ne tiennent pas compte de cette parole : si vous m’aimiez. de Wette, Meyer (Jn 16, 7) 

Parce que : il faut remarquer avant tout cette particule importante, car elle nous montre que Jésus, dans cette parole : le Père est plus grand que moi, donne simplement la raison pour laquelle ses disciples doivent se réjouir de son retour auprès de son Père. En isolant cette déclaration de son contexte, on l’a sollicitée en sens divers pour éclairer par son moyen le mystère des relations du Fils avec son Père.

Mais quel sujet de joie les disciples auraient-ils bien trouvé dans une théorie abstraite à laquelle ils n’auraient rien compris ? Jésus s’exprima ainsi, en ayant conscience qu’il est le Fils de Dieu, celui qui reçut du Père d’avoir la vie en lui-même, et en même temps qu’il est la Parole faite chair. (Jn 5, 26Celui qui, existant en forme de Dieu, s’est dépouillé lui-même en prenant une forme de serviteur fait à la ressemblance des hommes, et qui allait  s’abaisser encore en devenant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix (Ph 2, 6-8).

Dans cette position qui était alors la sienne, il éprouvait en son âme sainte, un sentiment profond de son humiliation qu’il ne pouvait s’empêcher d’exprimer parfois et qui le faisait soupirer après le terme de l’épreuve (Lc 12, 50)Comment donc n’aurait-il pas éprouvé une joie profonde et sainte à l’aspect si prochain de son élévation auprès du Père ? C’était pour lui rentrer en possession de la gloire éternelle, objet de sa dernière prière (Jn 17, 5) ; c’était sa réintégration dans toutes les prérogatives divines dont il allait jouir dans une pleine communion d’essence et d’amour avec Dieu, son Père. Cette joie il invite ses disciples à la partager avec lui.

Obéissant à son invitation, l’apôtre Paul, après avoir décrit le profond abaissement de Jésus, célébra son élévation avec amour, et la joie qu’il exprima dans ce chant de triomphe est celle de l’Église tout entière (Ep 1, 20-23)« L’état présent de Jésus, avec la gloire céleste dans laquelle il allait être reçu. C’est comme s’il disait : Vous désirez de me retenir dans le monde ; mais il vaut mieux que je monte au ciel ». (Luther, Calvin,Luthardt, Godet)

Diacre Michel Houyoux

Liens avec des sites chrétiens

Agence web Cibles : cliquez ici pour lire l’article Troisième dimanche de Pâques – Année C

Christus Vivit : cliquez ici pour lire l’article Homélie – 3ème dimanche de Pâques – année C

Vidéo Missionnaires de la Miséricorde divine : cliquez ici https://youtu.be/1av5c6PLjwY

Publié dans Bible, Catéchèse, comportements, Dieu, Disciples de Jésus, Enseignement, évangiles, Foi, Homélies, L'Église, La messe du dimanche, Liturgie, Messages, Nouveau Testament, Page jeunesse, Paroisses, Religion, Temps pascal | Pas de Commentaires »

Cinquième dimanche de Pâques – Année C

Posté par diaconos le 12 mai 2025

« Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres (Jean 13:34). Le « commandement » d’aimer son prochain n’était pas nouveau, mais Jésus l’a amplifié en lui donnant une dimension spirituelle, pour qu’on l’observe « dans l’esprit de la loi », nous disant d’être motivés par l’amour, entre individus, ayant le genre d’amour que lui, Jésus, avait.

« Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres (Jean 13:34). Le « commandement » d’aimer son prochain n’était pas nouveau, mais Jésus l’a amplifié en lui donnant une dimension spirituelle, pour qu’on l’observe « dans l’esprit de la loi », nous disant d’être motivés par l’amour, entre individus, ayant le genre d’amour que lui, Jésus, avait.

Mes petits enfants, je suis pour peu de temps encore avec vous. Vous me chercherez; et, comme j’ai dit aux Juifs: Vous ne pouvez venir où je vais, je vous le dis aussi maintenant. 34Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. 35A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres.

Au cours du dernier repas que Jésus prenait avec ses disciples, quand Judas fut sorti du cénacle, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt.

Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jn 13, 31-33a.34-35)

Entretien de Jésus avec ses disciples

« Quand donc il fut sorti, Jésus dit : Maintenant le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. » Maintenant ! Le départ du traître, sorti pour accomplir son œuvre de ténèbres, cause à Jésus un immense soulagement. Maintenant le Fils de l’homme a été glorifié.

Cette gloire qu’il a ainsi acquise par l’humilité et la charité resplendira encore de l’éclat le plus pur dans ses humiliations et ses souffrances, en Gethsémani et sur la croix, où il pourra s’écrier de sa voix mourante : Tout est accompli ! Son œuvre sera achevée, il aura sauvé un monde perdu.

Mais par une telle vie Dieu a été glorifié en lui. La gloire de Dieu, ce sont ses perfections, sa Justice et sa sainteté, sa miséricorde et son amour ; jamais elles n’ont été manifestées d’une manière plus lumineuse qu’en Jésus-Christ, qui nous les révèle dans leur pleine harmonie.

Or le sentiment profond d’avoir ainsi glorifié Dieu par sa parfaite obéissance, mais qui, malgré ces témoignages, furent maintenus par Tischendorf, Weiss et Godet donne à Jésus la victorieuse assurance que Dieu aussi l’admettra dans la gloire qui est son essence divine.

Ce futainsi que Jésus eut dit dans sa dernière prière : « Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire et maintenant glorifie-moi, toi, Père, auprès de toi, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût » (Jn 17, 4-5).

Paul indiqua de même l’abaissement et l’obéissance de Jésus comme le chemin qui l’a conduit à la gloire divine (Ph 2, 5-11 ;Ep 1, 20-23)Et il le glorifia ajouta Jésus, faisant allusion à sa résurrection, qui sera le premier degré de sa glorification.

Enfin, Jésus eut dit : « LFils de l’homme est glorifié »(Mt 8, 20) ; car le Fils de l’homme, membre et chef de notre humanité a embrassé dans les étreintes de son amour pour la sauver, comme Fils de l’homme, il accomplit son œuvre et il monta dans sa gloire. Et ainsi, il a rouvert à notre humanité sauvée le chemin de cette gloire.

De ces hauteurs de sa gloire, Jésus revint à ses disciples qu’il quittera bientôt : « Je suis peu de temps encore avec vous »  Sympathisant à leur tristesse, ce fut avec une effusion de tendresse qu’il leur dit : « Petits enfants ! »

Il sentit le vide immense et douloureux qu’il laissa dans leur cœur et dans leur vie : «  Vous me chercherez, avec un ardent désir de retrouver nos relations actuelles » (Jn 20, 15 ; Lc 17, 22). Mais le moment de la réunion éternelle n’était pas encore venu ; il vous restera à accomplir votre tâche et comme j’ai dit aux Juifs, mais dans un sens bien différent , je vous le dis aussi maintenant : vous ne pouvez venir où je vais. (Jn 7, 34 ; Jn 8, 21)

Jésus, dans ses dernières communications intimes, s’appliqua à les consoler de cette séparation et à élever leur cœur à la pensée d’une communion invisible et spirituelle avec lui . (Jn 14, 1) Cela arriva avec l’institution de la Cène (Jn 20, 15 : Lc 17, 22).

Mais le moment de la réunion éternelle n’étant pas venu ; il vous restera à accomplir votre tâche et comme j’ai dit aux Juifs, mais dans un sens bien différent (Jn 7, 34 ; Jn 8, 21), je vous le dis aussi maintenant : vous ne pouvez venir où je vais.Jésus, dans ses dernières communications intimes, s’appliqua à les consoler de cette séparation (Jn 14, 1) et à élever leur cœur à la pensée d’une communion invisible et spirituelle avec lui.

L’amour, un amour semblable à celui de Jésus, est la seule preuve que l’homme est sous une influence divine, qui triomphe de tous les penchants égoïstes de son cœur. La connaissance peut être acquise par des pécheurs endurcis, la foi s’allie souvent à une vie asservie aux passions, les œuvres sont accomplies par divers motifs ; l’amour seul, unissant les enfants de Dieu les uns aux autres, comme il les unit à leur Sauveur et, par lui, au Père céleste, est une marque certaine de leur participation à la nature divine.

À ceci, dit Jésus, tous connaîtront ; et plus loin il vit dans cette unité des siens un moyen d’amener le monde à la foi (Jn 17, 21).

Diacre Michel Houyoux

Liens avec des sites chrétiens

Puiser à la Source : cliquez ici pour lire l’article → Cinquième dimanche de Pâques

Jardinier de Dieu  : cliquez ici pour lire l’article→ Prière Universelle – 5ème dimanche de Pâques – année C

Vidéo  MARYLINE ORCEL : cliquez ici https://youtu.be/E4HyzAzJ0bs  

Publié dans Bible, Catéchèse, Dieu, Disciples de Jésus, Enseignement, évangiles, Foi, Histoire, Histoire du Salut, La messe du dimanche, Liturgie, Nouveau Testament, Page jeunesse, Religion, Temps pascal | Pas de Commentaires »

Lundi de la quatrième Semaine du Temps Pascal

Posté par diaconos le 12 mai 2025

 

Dans la Bible, "le bon berger" fait référence à Jésus-Christ, qui déclare dans Jean 10:11 : « Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. » Cela souligne le rôle protecteur et sacrificiel de Jésus envers ses fidèles. Le concept de berger est également symbolique, représentant la guidance et le soin apportés à ceux qui suivent.

Dans la Bible, « le bon berger » fait référence à Jésus-Christ, qui déclare dans Jean 10:11 : « Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. » Cela souligne le rôle protecteur et sacrificiel de Jésus envers ses fidèles. Le concept de berger est également symbolique, représentant la guidance et le soin apportés à ceux qui suivent.

# Le Bon Pasteur est un des vocables, ou « titres », par lesquels Jésus s’identifie (Jn 10. 11). Il fait partie des sept paroles Je suis… que l’on trouve uniquement dans l’Évangile selon Jean et fait allusion à un aspect de la mission de Jésus : celui qui rassemble, guide, recherche (celui qui est égaré) et donne sa vie pour les autres. Il fait paître ses brebis ou ramène la brebis égarée. Cette appellation est à l’origine du mot « pasteur » en usage dans le christianisme.

Cette image se réfère toujours à Dieu dans l’Ancien Testament. Le thème du Bon Pasteur connaît une large diffusion dans l’art grec antique, où il est appliqué à l’Hermès criophore, mais aussi aux porteurs d’offrande, puis dans l’art romain au sein duquel il est particulièrement utilisé dans un contexte funéraire, selon des formules dont s’inspira pleinement l’art chrétien naissant. Ce thème aurait lui-même des prototypes sumériens. L’iconographie chrétienne figure le Christ , agneau de Dieu, porté par Jean le Baptiste, puis Jésus devint à son tour le Bon Pasteur qui rassemble les brebis égarées.Ce thème a inspiré de nombreux artistes chrétiens. Les Sœurs de Jésus Bon Pasteur forment une congrégation religieuse fondée en Italie au XXe siècle par le père Giacomo Alberione.

 De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, Jésus déclara : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »

Jésus employa cette image pour s’adresser aux pharisiens, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait. C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance.» (Jn 10, 1-10)

Les faux bergers et le vrai berger

La conduite des Juifs qui cherchaient à annuler l’impression produite par la guérison de l’aveugle, soit en niant le miracle, soit en persécutant celui qui en fut l’objet, obligea Jésus de leur dire de sévères vérités sur leur propre aveuglement. Jésus dit alors :« Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles.  Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous aveugles, nous aussi ?  Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : “Nous voyons !”, votre péché demeure. » (Jn 9, 39-41)

Il s’efforça de faire sentir à ces orgueilleux persécuteurs qu’ils ne furent pas moins coupables comme conducteurs du peuple que comme individus. Ses premiers mots furent  solennels : « En vérité, en vérité. » Cette belle allégorie, que Jésus emprunta aux mœurs pastorales de l’Orient, était familière à ses auditeurs. Afin de préserver leurs troupeaux des bêtes féroces ou des voleurs, les bergers les réunissaient en pleine campagne, dans un bercail à ciel ouvert, entouré d’un mur.

On y ménageait une porte, à laquelle se tenait un serviteur bien armé, qui faisait la garde et ne laissait entrer que les bergers à lui connus. Sur le matin, venaient ces bergers ; chacun appelait ses propres brebis qui, connaissant sa voix, le suivaient pour s’en aller au pâturage. Jésus lui-même exposa, dans son discours, le sens spirituel qu’il attacha à cette allégorie.  Dans l’exposé premier de la parabole sont déjà sous-entendues les applications que Jésus fit des deux traits principaux : la porte et le berger légitime.

La porte représente Jésus lui-même ; et le berger, ne peut être un autre que le bon Berger ; de lui seul on peut dire avec vérité que « les brebis lui appartiennent » et « qu’il les appelle par leur nom ». Le bercail des brebis, c’est le peuple de Dieu, Israël, dont Jéhovah, par l’organe de ses prophètes, s’était proclamé le berger et auquel il avait promis l’envoi de bergers selon son cœur.  La porte, par laquelle doit entrer tout vrai berger des brebis, ne représente pas seulement l’autorisation divine donnant l’accès légitime au bercail (Tholuck, Godet et d’autres), mais Christ lui-même. es vrais conducteurs du peuple de Dieu ne peuvent entrer que par lui dans leur vocation ; c’est lui qui les en rend capables et les y appelle ; lui qui établit une relation intime entre eux et les brebis.

Il en fut autrement des pharisiens qui, indépendants de lui, incrédules et ennemis de sa vérité, s’arrogeaient la qualité de conducteurs du peuple de Dieu. Jésus ne se désignait pas encore ici sous cette image de la porte, bien qu’il le fasse ensuite si expressément.  Celui donc qui entre par Christ est berger des brebis, par opposition  au brigand et au voleur. Il en fut autrement quand Jésus lui-même s’appela le bon berger.

Si Jésus commença par relever les conditions que dut remplir tout berger des brebis, afin de montrer que les chefs du peuple étaient des voleurs, sa pensée, sortant de la généralité, s’attacha au seul berger véritable. Le portier est, comme nous l’avons indiqué, ce serviteur armé qui veillait à l’entrée du bercail. Jésus n’ayant point interprété ce trait de la similitude, les exégètes ont voulu suppléer à son silence.

Les uns donc virent dans ce portier Dieu  qui ouvre l’entrée de son royaume ; d’autres, le Saint-Esprit, qui y prépare les cœurs ; d’autres, Moïse qui par la loi, fraye les voies à l’Évangile  ; d’autres, Christ lui-même, d’autres enfin, Jean-Baptiste, le précurseur de Jésus. De ces diverses interprétations, la dernière est la plus vraisemblable.

Par son appel, le berger opérerait un triage entre les brebis ; celles qui entendent sa voix représenteraient les membres vivants du troupeau, selon l’expression de Calvin, ou, suivant l’explication de M. Godet, ces brebis, que le berger mène dehors, figureraient la sortie du troupeau messianique de l’enclos théocratique dévoué à la ruine.Les brebis, loin de suivre un étranger, fuiront loin de lui, par cette raison qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers. Il y a en tout vrai disciple de Jésus un tact chrétien, un discernement des esprits..

Ce que les auditeurs de Jésus ne comprirent pas,  ce furent les choses spirituelles et morales qu’il enseigna. Ils ne purent ni ne voulurent les comprendre ; car leur aveuglement les rendait incapables de saisir de telles vérités.  Voilà surtout ce que les adversaires ne voulaient ni comprendre ni croire ; c’est que Jésus-Christ fut la porte des brebis, par laquelle seule entrent les vrais bergers  et les brebis elles-mêmes.

Les termes de voleurs et de brigands ne sauraient s’appliquer non plus aux faux messies, qui n’apparurent qu’à une date postérieure. Jésus parla uniquement des chefs actuels de la théocratie, auxquels s’adressa ce discours.  Ne méritaient-ils pas les épithètes de voleurs et de brigands, ces hommes qui s’étaient emparés du peuple de Dieu pour l’opprimer de leur tyrannie ; qui, « ayant enlevé la clef de la science, n’étaient pas entrés eux-mêmes, mais empêchaient d’entrer ceux qui le voulaient.

Ce ne furent pas seulement les âmes pieuses qui refusaient d’écouter les pharisiens et les scribes ; mais, en général, les classes pauvres et souffrantes du peuple, pour lesquelles ces hommes n’avaient ni cœur ni entrailles, qui se sentaient abandonnées comme des brebis qui n’eurent pas de berger et qui tremblaient de crainte sous l’oppression de leurs chefs :  « Ses parents dirent cela parce qu’ils craignaient les Juifs; car les Juifs étaient déjà convenus que, si quelqu’un reconnaissait Jésus pour le Christ, il serait exclu de la synagogue. » (Jn 9, 22)

Jésus vient de dire que les brebis n’écoutèrent pas la voix des faux conducteurs ; il  décrivit  l’heureuse condition des personnes qui viennent à lui. Il est la porte. Si quelqu’un entre par lui ns le bercail des brebis, s’il obtient par lui la réconciliation avec Dieu et l’accès à son royaume, voici les biens immenses dont il jouira : il sera sauvé d’un salut éternel.

Encore une fois, Jésus fit ressortir le contraste entre le voleur  qui n’eut  que des pensées d’injustice, de meurtre, de destruction, et lui-même qui fut pour les siens la source de la vie, de la vie éternelle, qu’il put et voulut leur communiquer en abondance. Par cette affirmation de ses compassions infinies et de son amour pour les brebis, Jésus prépara la révélation qu’il donna en se présentant lui-même comme le bon berger, en l’opposant à l’image du mercenaire.

 Diacre Michel Houyoux

 Liens avec d’autres sites chrétiens

Dominicains de la province de Suisse : cliquez ici pour lire l’article →  Lundi de la 4ème Semaine du Temps Pascal

Paroisse Notre-Dame de la Bidassoa : cliquez ici pour lire l’article →   MÉDITATION DU LUNDI DE LA QUATRIÈME SEMAINE du TEMPS PASCAL

Le bon berger : cliquez icihttps://youtu.be/t0Yx6Zf05VE

Publié dans Bible, Catéchèse, comportements, Dieu, Disciples de Jésus, Enseignement, évangiles, Foi, Homélies, L'Église, Nouveau Testament, Page jeunesse, Religion, Temps pascal | Pas de Commentaires »

Jeudi de la troisième semaine du Temps Pascal

Posté par diaconos le 8 mai 2025

 

e pain vivant qui est descendu du ciel est une expression qui apparaît dans la Bible, plus précisément dans l'Évangile de Jean. Cette expression est utilisée par Jésus pour se désigner lui-même. Jésus dit qu'il est le pain vivant qui est descendu du ciel et que celui qui mange de ce pain vivra éternellement. Cette expression est une métaphore pour désigner la vie éternelle que Jésus offre à ceux qui croient en lui.

e pain vivant qui est descendu du ciel est une expression qui apparaît dans la Bible, plus précisément dans l’Évangile de Jean. Cette expression est utilisée par Jésus pour se désigner lui-même. Jésus dit qu’il est le pain vivant qui est descendu du ciel et que celui qui mange de ce pain vivra éternellement. Cette expression est une métaphore pour désigner la vie éternelle que Jésus offre à ceux qui croient en lui.

Le Corps du Christ est un concept de la théologie chrétienne, lié à la rédemption, à la vie éternelle, au partage, à la fraternité, ainsi qu’à la transmission de la parole divine. Lors de la messe catholique, le prêtre dit lors de la prière eucharistique : «Au moment d’être livré et d’entrer librement dans sa passion, il prit le pain, il rendit grâce, il le rompit et le donna à ses disciples en disant: «Prenez et mangez en tous: ceci est mon corps livré pour vous» Ce rappel de la Cène, le repas avant la crucifixion de Jésus-Christ est le symbole de la chair donné par le Messie pour sauver l’humanité de ses péchés.

 Juste un peu plus tard dans l’office, le prêtre dit « faisant ici mémoire de la mort et de la résurrection de ton Fils nous t’offrons Seigneur le pain de vie.» Plus que le pardon, le pain comme le stipule l’officiant, est pain de vie, symbole de la résurrection apportée aux humains par Jésus. Le Corps du Christ c’est le don par le Messie du pardon des fautes, c’est la nouvelle parole donnée qui sous entend la résurrection et surtout le pain de vie par cette parole christique qui se veut porteuse de charité, de fraternité.

Moïse sortit le peuple de l’esclavage; Jésus par le don de son corps, par le sacrifice, cherche à faire régner les vertus cardinales et théologales. La Communauté du Pain de Vie fut une communauté nouvelle de l’Église catholique romaine, fondée en 1976 par Pascal et Marie-Annick Pingault et dissoute par Monseigneur Jean-Claude Boulanger le 9 avril 2015

# Pour le docteur de l’Église Jean Chrysostome, Jésus lors de ce miracle se posa comme le créateur du ciel et de la Terre. Il incita également par ce geste à prier avant tout repas, et il voulut montrer l’importance du partage. Des théologiens plus modernes dirent que la multiplication des pains est le symbole de la Parole donnée par le Christ, parole qui a nourri les peuples pour des siècles . Pour saint Éphrem, Jésus donna généreusement sans compter lors de ce miracle. Il donna tellement qu’il en resta douze corbeilles.

Le saint compara également Jésus à Moïse, Moïse qui avait nourri le peuple libéré de l’esclavage avec la manne tombée du ciel. Pour Benoît XVI, ce geste fut le symbole de partage fraternel, mais aussi symbole du chemin que suivirent les apôtres : transmettre la Bonne Nouvelle. Benoit XVI mit en exergue le fait que cette multiplication fut le début de l’Eucharistie qui se perpétue jusqu’à aujourd’hui . Selon certaines interprétations théologiques, il préfigurerait la cène, dernier repas de Jésus avec ses disciples, établissant le rite de l’eucharistie dans lequel le pain est réputé incarner le corps de Jésus, donné en sacrifice sur la croix pour sauver les hommes.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi.
Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui- là seul a vu le Père.
Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit.
Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant,
qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »
(Jn 6, 44-51)

Le Pain vivant descendu du Ciel

Les Juifs, c’est ainsi que Jean désignait ordinairement les chefs du peuple ; voulut -il dire qu’il se trouvait alors des émissaires du sanhédrin dans la synagogue de Capharnaüm où Jésus parlait ? Jean nommait ainsi ceux des Galiléens qui trahissaient par leurs murmures leur opposition contre Jésus. Ce qui les scandalisait, c’est que Jésus se présenta à eux comme le pain descendu du ciel.

Dans leur ignorance, ils voyaient une contradiction entre cette déclaration et la connaissance qu’ils avaient de la famille de Jésus. Ils murmuraient entre eux, sans exprimer ouvertement leur opposition aux paroles qu’ils venaient d’entendre. Jésus ne répondit pas à l’objection de ses auditeurs, en leur révélant le mystère de sa naissance surnaturelle : car l’origine miraculeuse de Jésus ne put être acceptée que par le cœur déjà croyant.

Ces scrupules ne furent pas la cause de leur incrédulité c’est leur incrédulité qui donna naissance à ces scrupules ; Jésus ne s’appliqua pas à les lever. Il insista sur la nécessité d’une œuvre de la grâce divine qui dut s’accomplir en tout homme qui voulut venir à lui et croire en lui.

Personne n’y arrive autrement. C ette œuvre qu’il désigna en ces mots : « Tout ce que le Père me donne viendra à moi », il la caractérisa comme un attrait du Père vers Jésus. Dieu lui donne les âmes en les attirant à lui.

 Dieu a, dans sa main puissante, mille moyens d’exercer cette action de sa miséricorde sur les âmes. Tantôt ce sont les douloureuses expériences de la vie, la souffrance, la pensée de la mort, qui leur font éprouver avec tristesse le besoin d’un consolateur, d’un Sauveur ; tantôt c’est le sentiment amer du péché qui se réveille en elles et qui leur inspire ce cri d’angoisse : «Que ferai-je pour être sauvé ?» Et dès que Jésus se présente, elles le reconnaissent comme Celui après qui elles soupiraient.

Mais le grand moyen de Dieu pour attirer les hommes à Jésus, c’est sa Parole et son Esprit, qui agit incessamment dans notre humanité et qui saisit les moments favorables pour accomplir son œuvre.

L’expérience seule, cette grande conciliatrice des contrastes, peut nous instruire à cet égard ; elle apprend aux humbles à dire avec un réformateur : « Nous voulons, parce qu’il nous est donné de vouloir ».

« C’est Dieu qui opère en vous la volonté et l’exécution, selon son bon plaisir, malgré l’apparente contradiction : « Opérez votre propre salut avec crainte et tremblement » (Ph 2.12-13).

Quoi qu’il en soit, dès qu’un pauvre pécheur a ainsi été attiré à Jésus, qui se charge d’achever en lui l’œuvre divine jusqu’à la fin : « Et moi, je le ressusciterai au dernier jour.» Jésus affirma, avec une joyeuse certitude :«Quiconque a ainsi entendu le Père et a été instruit, vient à lui et trouve en lui son Sauveur.»

L’enseignement que les hommes ont reçu de Dieu n’est que préparatoire, destiné à les amener au Fils qui, lui seul, a vu le Père de toute éternité , car il vient de Dieu. «C’est donc en lui, qui est l’image de Dieu, la splendeur de sa gloire, que les croyants voient Dieu» (Jn 1, 14).

Jésus affirma ; «C’est moi qui suis le pain de la vie.» Après cette instruction profonde, provoquée par les murmures des Juifs, Jésus revint à son enseignement sur la vie éternelle qu’il communiqua aux croyants en se donnant lui-même à eux comme le pain de la vie.

Jésus renvoya aux Juifs leur objection : «La manne qui a nourri leurs pères dans le désert ne les a pas empêchés de mourir.» Mais il y a un autre pain qui affranchit de la mort, c’est celui qui est descendu du ciel et qui communique la vie éternelle.

Jésus résuma tout ce qu’il vint de dire en affirmant :«Je suis ce pain vivant » et par conséquent vivifiant, puisqu’il fait vivre éternellement ceux qui se l’approprient par la foi et par une communion vivante avec lui.

«Le pain de la vie et le pain vivant, celui qui est la vie divine réalisée dans une personne humaine. qui descend du ciel en général et qui est descendu du ciel dans un sens historique et concret, en la personne de Christ  ; l’expression négative : ne meure pas, et la grande affirmation positive : vivra éternellement»(Meyer)

Par ces paroles, Jésus présenta sa pensée sous un aspect nouveau et passa à la dernière partie de son discours. Dans la précédente, il a parlé, à diverses reprises, du pain de vie, d’un pain descendu du ciel et qui communique la vie éternelle à ceux qui en mangent ; il a déclaré que ce pain vivifiant, c’est lui-même, et que le moyen d’en vivre, c’est de croire en lui.

«Donner sa chair et son sang » ne peut désigner autre chose que sa mort, et une mort violente, dans laquelle son sang qui fut répandu. En effet, la chair et le sang, c’est la nature humaine vivante ; les donner, c’est se livrer à la mort ; les donner de ce monde qui est dans la mort, c’est le racheter et le sauver.

Le moyen, pour nous, de nous approprier les fruits de la mort de Jésus, c’est d’entrer avec lui, par la foi, dans une communion intime et personnelle,. C’est ce que Jésus exprimer par ses mots : «Manger sa chair et boire son sang ».

Telle fut l’interprétation de la plupart des exégètes. Il en est une autre qui consiste à voir dans tout ce passage, non la mort de Jésus spécialement, mais sa personne et sa vie en général, qu’il offre à ceux qui croient en lui, comme la source de leur vie spirituelle.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites chrétiens

Opus Dei : cliquez ici pour lire l’article →« Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel

Opus Dei : cliquez ici pour lire l’article → Au fil de l’Évangile de la fête du Corpus Christi : le pain vivant descendu du ciel

 Vidéo Lectio Divina : cliquez ici → https://youtu.be/_bNnFd1UNWo

Publié dans Bible, Catéchèse, comportements, DESSINS ET BIBLE, Dieu, Disciples de Jésus, Enseignement, évangiles, Foi, Histoire, Histoire du Salut, Homélies, L'Église, Messages, Page jeunesse, Paroisses, Religion, Temps pascal | Pas de Commentaires »

1...34567...46
 

Passion Templiers |
CITATIONS de Benoît XVI |
La pastorale Vauban |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | chrifsossi
| La Mosquée de Méru
| Une Paroisse virtuelle en F...