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Saint Martin de Tours

Posté par diaconos le 10 novembre 2023

St Martin de Tours - Angélus de Benoit XVI - Jardinier de Dieu

Martin de Tours n’acquit dans l’€mpire romain à Savaria, dans la province romaine de Panomie (actuelle Hongrie, en l’an 316. Sa vie est essentiellement connue par la Vita sancti Martini (Vie de saint Martin) écrite en 396-397 par Sulpice-sévère, qui fut l’un de ses disciples. La dévotion à Martin se manifeste à travers une relique, le manteau ou la chape de Martin, qu’il partagea avec un déshérité transi de froid. Dès le cinquième siècle, le culte martinien donna lieu à une série d’images successives relatant les faits et gestes du saint.

Il introduisit le monachisme en Gaule moyenne, le monachisme martinien s’ancrant autour de la Loire, tandis que les monachismes lérinien et cassinite se développèrent dans la Gaule méridionale.Son culte se répandit partout en Europe occidentale, depuis l’Italie, puis surtout en Gaule où il devint le patron des dynasties mérovingiennes et carololingiennes. Saint Martin compte parmi les patrons secondaires de la France.Il est le patron notamment de Tours, Buenos Aires, Vevey, de la cathédrale de Mayence, de celle d’Utrecht, de celle de Lucques et de la basilique San Martino.

Jusqu’à la réforme du calendrier des saints de la fin du 20e siècle, on célébrait deux fêtes de saint Martin : la Saint-Martin d’été ou Saint Martin le bouillant, le quatre juillet, commémoraison de la consécration épiscopale de Martin en l’an 371 au cours de laquelle un globe de feu était apparu au-dessus de Martin, et la Saint-Martin d’hiver, le onze novembre. Seule le 11 novembre est aujourd’hui inscrit au calendrier liturgique universel, la Saint-Martin d’été restant une coutume particulière ou locale.Son père était un tribun militaire de l’Empire romain, chargé de l’administration de l’armée, il suivit son père à Pavie, en Italie du nord lorsque ce dernier y fut muté.

À l’école, l’enfant fut en contact avec des chrétiens en cette époque marquée par le développement du christianisme. Vers l’âge de dix ans, il voulut se convertir à cette religion, car il se sentit attiré par le service du Christ. En tant que fils de magistrat militaire, Martin suit son père au gré des affectations de garnison ; il fut héréditairement lié à la carrière de son père, voué au culte impérial. Ce père fut irrité de voir son fils tourné vers le christianisme : alors que l’âge légal de l’enrôlement est de dix-sept ans, il força son fils de quinze ans à entrer dans l’armée.

En tant que fils de vétéran, il reçut le grade de circitori avec une double solde. Le circitorétait chargé de mener la ronde de nuit et d’inspecter les postes de garde de la garnison. Le jeune homme avait un esclave, et il le traita comme son propre frère. Affecté en Gaule, à Amiens, un soir de l’hiver de l’an 334, Martin partagea son manteau militaire avec un déshérité transi de froid, car il n’a déjà plus de solde après avoir généreusement distribué son argent. Il tranche son manteau ou tout du moins la doublure de sa pelisse : le manteau appartenait à l’armée, mais chaque soldat pouvait le doubler à l’intérieur par un tissu ou une fourrure, à ses frais.

La nuit suivante le Christ lui apparut en songe vêtu de ce même pan de manteau. Il avait alors 18 ans. Le reste de son manteau, appelé cape sera placé plus tard, à la vénération des fidèles, dans une pièce dont le nom est à l’origine du mot chapelle. Ce fut le temps où les Barbares étaient aux frontières de l’Empire, composées de mercenaires d’origine germanique. En mars 354, Martin participa à la campagne sur le Rhin contre les Alamans à Civitas Vangionum en Rhénanie ; ses convictions religieuses lui interdirent de verser le sang et il refusa de se battre.

Pour prouver qu’il ne fut pas un lâche et qu’il croyait à la providence et à la protection divine, il proposea de servir de bouclier humain. Il fut enchaîné et exposé à l’ennemi mais, pour une raison inexpliquée, les barbares demandèrent la paix. Il s’agit évidemment d’un récit miraculeux tels qu’ils furent abondamment développés sept cents ans plus tard dans La Légende dorée de Jacques de Voragine. Le genre fut d’une grande popularité durant tout le Moyen Âge.

Selon Sulpice-Sévère, Martin servit encore deux années dans l’armée, une unité d’élite de la garde impériale dont il fut membre pendant 20 années ; cela porterait la durée totale de son service à 25 ans, durée légale dans les corps auxiliaires de l’armée romaine, puis il se fit baptiser à Pâques toujours en garnison à Amiens ; cette époque fut un temps de transition, la fin d’un règne et le début d’un autre règne où tous, même les soldats, furent pénétrés par les idées nouvelles.

En l’an 356, ayant pu quitter l’armée il se rendit à Poitiers pour rejoindre Hilaire, évêque de la ville depuis l’an 350. Hilaire avait le même âge que lui et appartenait comme lui à l’aristocratie, mais il devint chrétien tardivement.Son statut d’ancien homme de guerre empêcha Martin de devenir prêtre : aussi refuse-t-il la fonction de diacre que lui proposa l’évêque. Il eut alors un pouvoir de thaumaturge : il ressuscita un mort et opéra de nombreuses guérisons, doublé de celui d’un exorciste.

Au cours du même voyage, il rencontra le Diable. Dans la région des Alpes, il fut un jour attaqué par des brigands. L’un des voleurs lui demande s’il avait peur. Martin lui répondit qu’il n’eut jamais eu autant de courage et il plaignit les brigands. Il se mit à leur expliquer l’Évangile. Les voleurs le délivrèrent et l’un d’eux demanda à Martin de prier pour lui.

La chrétienté était alors déchirée par des courants de pensée qui se combattirent violemment et physiquement ; les ariens, les disciples du prêtre Arius, qui nia que le Christ soit Dieu fils de Dieu au contraire des trinitaires de l’Église orthodoxe ; à cette époque les ariens furent très influents auprès du pouvoir politique. Alors qu’Hilaire, un trinitaire, victime de ses ennemis politiques et religieux, tomba en disgrâce et fut exilé, Martin fut averti en songe qu’il doit rejoindre ses parents en Illistrie afin de les convertir. Il réussit à convertir sa mère mais son père resta étranger à sa foi ; cette position peut du reste n’être que tactique, le père essayant de défendre son statut social privilégié.

En Illyrie, ce fut la foi arienne qui était la foi dominante et Martin, qui était un fervent représentant de la foi trinitaire, eut de violentes disputes avec les ariens, car il fut publiquement fouetté puis expulsé. Il s’enfuit et se réfugia à Milan, mais là aussi les ariens dominaient et Martin fut à nouveau chassé. Il se retira en compagnie d’un prêtre dans l’île déserte de Gallimara, non loin du port d’Albenga et se nourrit de racines et d’herbes sauvages. Martin s’empoisonna accidentellement avec de l’hellébore et il s’en fallut de peu qu’il ne meure.

En l’an 360, avec les décisions du Concile de Nicée, les trinitaires regagnèrent définitivement leur influence politique et Hilaire retrouva son évêché. Martin en fut informé et revint lui-même à Poitiers. Alors âgé de 44 ans, il s’installa en 361 sur un domaine gallo-romain qu’Hilaire lui indiqua près de Poitiers. Martin y créa un petit ermitage,situé à huit km de la ville : l’abbaye de Ligugé, où il fut rejoint par des disciples. Il y créa la première communauté de moines sise en Gaule. Ce premier monastère fut le lieu de l’activité d’évangélisation de Martin pendant dix ans. Il accomplit ses premiers miracles et se fit ainsi reconnaître par le petit peuple comme un saint homme.

En l’an 371 à Tours, l’évêque Lidoire mourut ; les habitants voulurent choisir Martin mais celui-ci refusa. Les habitants l’enlevèrent et le proclamèrent évêque le 4 juillet 371 sans son consentement ; Martin se soumit en pensant qu’il s’agit là sans aucun doute de la volonté divine. Un cas identique de contrainte face à un non-consentement se reproduisit en l’an 435 pour Echer de Lyon. Les autres évêques ne l’aimèrent guère car il avait un aspect pitoyable dû aux mortifications et aux privations excessives qu’il s’infligea, il porta des vêtements rustiques et grossiers.

Désormais, il ne modifia en rien son train de vie. Il créa un nouvel ermitage à trois km au nord-est des murs de la ville : ce fut l’origine de Marmoutier avec pour règle la pauvreté, la mortification et la prière. Les moines devaient se vêtir d’étoffes grossières sur le modèle de saint Jean-Baptiste qui était habillé de poil de chameau. Ils copiaient des manuscrits, pêchaient dans la Loire ; leur vie est très proche de ce que l’on peut lire dans les Évangiles sur la vie des premiers apôtres, jusqu’aux grottes qui abritent dans les coteaux de la Loire des habitations troglodytes où s’isolèrent des moines ermites. .

Le monastère fut construit en bois ; Martin vécut dans une cabane de bois dans laquelle il repoussa les apparitions diaboliques et conversa avec les anges et les saints : ce fut une vie faite d’un courage viril et militaire que Martin impose à sa communauté.Tout ce monde voyageait à travers les campagnes à pied, à dos d’âne et par la Loire ; car Martin fut toujours escorté de ses moines et disciples, pour des raisons de sécurité car il ne manquait pas de voyager très loin de Tours. Ailleurs l’autorité de l’évêque était limitée à l’enceinte de la cité, avec Martin elle sortit des murs et pénétra profondément à l’intérieur des terres. Martin sembla avoir largement sillonné le territoire de la Gaule ; là où il ne put aller, il envoya ses moines.

À cette époque les campagnes étaient païennes, il les parcourut faisant détruire temples et idoles. Il fait par exemple abattre un pin sacré.Il prêcha avec efficacité les paysans, forçant le respect par l’exemple et le refus de la violence. Il prêcha par la parole et par sa force, il savait parler aux petits et il utilisait à merveille la psychologie par sa connaissance des réalités quotidiennes et l’utilisation de paraboles simples que le petit peuple comprenait.

Il remplaça les sanctuaires païens par des églises et des ermitages et, comprenant fort bien l’homme de la campagne et ses besoins, il se donna les moyens de le convertir alors que la foi chrétienne était essentiellement urbaine. D’après Grégoire de Tours, il fonda les paroisses de Langy ; Langey, Sonnazy, d’Ambroise, de Charnisay, de Tournon, de Candes. Marmoutier servit de centre de formation pour l’évangélisation et la colonisation spirituelle des campagnes ; ce fut pour l’essentiel la première base de propagation du christianisme en Gaule. 

Martin de Tours fut présent à Trêves lorsque les évêques d’Espagne Hydaces et Ithace demandèrent à l’empereur Maxime la condamnation de Priscillien. Celui-ci fut condamné, pour motifs civils, au chef de magie. Rejoint par Ambroise de Milan, délégué par le jeune empereur Valentinien II, Martin demanda la grâce pour Priscillien. Bien qu’Ambroise, menacé de mort par l’empereur, ne le soutint pas,  Martin obtint que les disciples de Priscillien ne fussent pas poursuivis. Le pape Sirice s’éleva contre les procédés de Maxime

 Par la suite, Martin de Tours refusa toujours de participer aux assemblées épiscopales, ce qui, avec ses efforts pour sauver de la mort Priscillien, le fit suspecter d’hérésie. L’empereur Théodose Premier déclara nulles les décisions de Maxime dans cette affaire ; Ithace fut déposé quelques années plus tard et Hydace démissionna de lui-même de sa charge, Marmoutier comptait 80 frères vivant en communauté, issus pour la plupart de l’aristocratie ce qui permettait à Martin de jouir d’une grande influence et de se faire recevoir par les empereurs eux-mêmes. Il existe désormais une complicité entre les empereurs et les évêques, entre le pouvoir de la nouvelle foi et le pouvoir politique.

Mais cela n’empêche pas Martin, à la table de l’empereur, de servir en premier le prêtre qui l’accompagne et d’expliquer que le sacerdoce est plus éminent que la pourpre impériale. Un jour, voyant des oiseaux pêcheurs se disputer des poissons, il expliqua à ses disciples que les démons se disputent de la même manière les âmes des chrétiens. Et les oiseaux prirent ainsi le nom de l’évêque ; ce sont les martins-pêcheurs.Vers la fin de sa vie, sa présence fut requise pour réconcilier des clercs à Candes-sur-Loire à l’ouest de Tours ; l’urgence de l’unité de l’Église fit que malgré sa vieillesse, il décida de s’y rendre.

Son intervention fut couronnée de succès, mais, le lendemain, épuisé par cette vie de soldat du Christ, Martin mourut à Candes, à la fin de l’automne, le 8 novembre 397 sur un lit de cendres comme mouraient les saints hommes. Au moment de sa mort, les personnes qui l’entourèrent rapportèrent avoir vu son corps paraître blanc comme neige.Il fut enterré le onze novembre dans le cimetière chrétien extérieur à la ville après une halte en un lieu où sera plus tard construite la chapelle du Petit-Saint-Martin. Son tombeau devient dès lors un lieu de pèlerinage couru de tout le pays. Selon Grégoire ,de Tours, l’évêque Brice fit construire en lan 437 un édifice en bois pour abriter le tombeau et la cape de Martin, appelé pour cette raison chapelle. Constatant le rayonnement de ce sanctuaire, l’évêque Perpétuus fit construire à la place la première basilique Saint Martin hébergeant le tombeau de Martin, dont la dédicace eut lieu le 4 juillet de l’an 470.

Diacre Michel Houyoux

Vidéo Saint Martin de Tours https://youtu.be/9BFVaCR–4o

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Samedi de la trente et unième semaine du Temps Ordinaire -Année A

Posté par diaconos le 10 novembre 2023

La parabole de l'économe infidèle – Sagesse et Finance

# L’Économe infidèle ou le Gérant habile est une parabole de Jésus. Elle relate entre autres le non-attachement aux biens terrestres. Selon Gaudence de Berscia, il faut s’attacher au partage : le Seigneur Jésus est le maître véritable qui enseigne à ses disciples les préceptes nécessaires au salut.

Il a raconté à ses Apôtres d’alors la parabole de l’intendant pour les exhorter, ainsi que tous les croyants d’aujourd’hui, à se montrer fidèles à faire l’aumône». Ce vénérable stipule bel et bien qu’il ne faut pas dépenser en gaspillant, et qu’il faut vivre comme un Pèlerin sur terre. Le croyant doit s’attacher aux biens célestes conclut le saint.

Elle est l’image de la confiance rendue, du respect, de la fidélité et de la prudence. Par ces valeurs éthiques, elle se rapproche des vertus cardinales et des vertus théologales.

Pour le docteur de l’Église Jean Chrysostome, l’économe fidèle est celui qui sait dispenser avec générosité la parole divine et les miracles tels les pasteurs de l’Église. Jean Chrysostome, dans son étude de l’Évangile selon saint Matthieu, dit que le titre d’économe fait aussi référence aux puissants du monde, aux rois qui doivent aider les peuples.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : «Moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.

Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande.

Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ?

Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent.»

Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens, eux qui aimaient l’argent, tournaient Jésus en dérision.

Il leur dit alors : «Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes aux yeux des gens, mais Dieu connaît vos cœurs ; en effet, ce qui est prestigieux pour les gens est une chose abominable aux yeux de Dieu » (Lc 16, 9-15)

Faites-vous des amis avec les richesses injustes

Que sont ces richesses injustes ? Et quels sont les amis que nous devons nous faire par leur moyen ? La raison pour laquelle Jésus appela injustes les biens de ce monde, fut expliquée de manières fort diverses. C’est parce qu’il y a presque toujours, de près ou de loin, quelque injustice dans la manière dont ils furent acquis, ou dans l’usage qu’on en fit.

Comment donc cet économe fut-il injuste ? D’abord, en dissipant le bien de son maître ; puis en en disposant pour son profit personnel. voilà comment la plupart des gens rendent injustes les richesses que Dieu leur confie. Au lieu de se considérer comme des administrateurs qui lui en rendront compte, ils s’en constituent les vrais possesseurs et, oubliant leur responsabilité, ils accumulent ces biens dans leur avarice, en font étalage pour nourrir leur orgueil, ou bien les dissipent pour satisfaire passions.

Quel est alors l’usage que Jésus leur conseille de faire de ces biens, devenus injustes dans leurs mains ? La parabole donne la réponse : Le moment approche où toute personne sera appelée à rendre compte de son administration ; elle doit donc imiter l’économe, qui s’empressa de profiter d’un dernier sursis pour s’assurer des amis qui le reçurent dans leurs maisons : «Moi, je vous dis : Faites-vous des amis(Lc 16, 9)

Quels sont ces amis ? L’un dit : «L’ami suprême que nous devons nous assurer, c’est Dieu lui-même en employant à son service les biens qu’il nous confie.»

«C’est le Seigneur Jésus, qui regarde comme fait à lui-même le bien que nous faisons au plus petit de ses frères»Olshausen. Pour Meyer, Ces amis sont les anges, que Jésus lui-même nous représente comme chargés d’introduire les justes dans le royaume de Dieu.

Mais l’interprétation la plus généralement admise consiste à entendre par ces amis, les personnes : ignorantes à instruire, malheureuses à soulager, pauvres à secourir. Il faut se les attacher par la bienfaisance, par une vraie charité chrétienne. Leur reconnaissance subsistera jusque dans le siècle à venir.

Le sens des deux leçons est donc semblable, mais la dernière convient mieux à la parabole, puisque ce sont les biens que l’intendant administra qui tout à coup manquèrent à l’économe.

Ce mot de tabernacle ou tente est une allusion à la vie des patriarches qui, étrangers et voyageurs, plantaient leurs tentes pour un jour. Dans l’économie future elles seront éternelles ; ce seront les demeures de la maison du Père, l’édifice qui est l’ouvrage de Dieu.

Comme ces amis furent des pauvres et des malheureux secourus, ils se bornèrent à les accueillir avec reconnaissance et avec amour. Dans certains cas aussi ces pauvres assistés purent devenir pour ceux qui leur vinrent en aide les instruments de leur salut.

Les biens qui nous sont confiés, comme ceux qu’administra l’économe, ne sont pas à nous, mais à Dieu. Si, comme lui, nous ne sommes pas fidèles dans l’usage que nous en faisons, Dieu pourrait-il nous donner ce qui est à nous ?

Les biens de la terre sont à Dieu, qui les confie à qui il veut, pour un temps, et ils restent toujours pour nous des biens extérieurs. Le salut, au contraire, la vie éternelle, est à nous, parce qu’elle est un héritage qui nous a été légitimement acquis, et surtout parce qu’elle nous est assimilée de manière à devenir une partie intégrante de notre nature spirituelle et immortelle.

Cette parole remarquable nous ouvre une perspective inattendue sur la dignité que Jésus attribue à l’âme humaine, et aussi sur l’état des enfants de Dieu dans le ciel, où tout ce qu’ils posséderont sera parfaitement identique à leur être et leur sera approprié pour toujours par un progrès sans fin dans la connaissance et l’amour de Dieu.

L’enseignement que Jésus donna ici provoqua les ricanements des pharisiens amis de l’argent. Jésus déclara que la renommée dont ils jouirent parmi les hommes fut en abomination à Dieu qui connut leurs cœurs. La loi qui  domina jusqu’à Jean ne fut pas abolie par la publication de ce royaume de Dieu, qui fut l’objet de l’ardente poursuite d’un grand nombre. Elle subsistera autant que le ciel et la terre.

Diacre Michel Houyoux

Complément

Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Aucun domestique ne peut servir deux maîtres à la fois… (Lc 16, 1-13)

Liens avec d’autres sites chrétiens sur Internet

Diacre Jean-Yves Fortin : cliquez ici pour lire l’article → Notre bien véritable – Parole de Dieu …

Paroisse Notre Dame de l’espérance (Rillieux -le-Pape) : cliquez ici pour lire l’article → Liturgie de la Parole des très jeunes enfants : Digne de …

Vidéo L’économe infidèle https://youtu.be/F7E1k9VBzLM

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Mercredi de la trente et unième semaine du Temps Ordinaire-Année A

Posté par diaconos le 7 novembre 2023

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Trois conditions pour suivre Jésus

# L’exégèse contemporaine concernant le personnage de Jésus confronte les éléments de la vie de Jésus de Nazareth présents dans les textes antiques, essentiellement chrétiens, avec les connaissances historiques générales modernes. Elle soumet donc, depuis le XIXe siècle, les textes du Nouveau Testament à l’analyse dans le but de faire la part de ce qui est compatible avec l’histoire et ce qui ne l’est pas. Les débuts de la recherche historique sur la vie de Jésus sont traités dans l’article Quêtes du Jésus historique. Les thèses contestant son historicité sont regroupées dans l’article Thèse mythiste.

Dans les milieux gréco-romains, on lui donne très tôt le titre de Christos, ce dont témoignent quelques sources païennes ou gréco-romaines. Vers 116, dans ses Annales, l’historien romain Tacite parle de sectateurs de Christos, qui, sous Tibère, fut livré au supplice par le procurateur Ponce Pilate.Suétone vers 120, mentionne dans la Vie de Claude un Chrestos , dont il est généralement admis qu’il désigne Jésus-Christ qui, selon Suétone aurait été présent à Rome dans les années 4027 lors des troubles « messianistes à caractère politique et anti-romain27 » qui auraient agité la communauté juive de Rome, à l’encontre de laquelle Claude promulgue un édit d’expulsion.

 De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : «Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple. Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense

Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tus ceux qui le verront vont se moquer de lui : “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever!” Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple.» (Lc 14, 25-33)

Conditions nécessaires pour suivre Jésus

De grandes foules firent cortège à Jésus. Jésus les prévint que pour être son disciple, il fallut être capable de haïr les siens, et porter sa croix en le suivant. Jésus raconta deux paraboles destinées à enseigner la prévoyance.

  1. L’homme qui bâtit une tour: Jésus invita ceux qui voulurent bâtir une tour, qui calculèrent d’abord la dépense, de peur de s’attirer les moqueries, s’il ne purent venir à bout de leur entreprise.Que les rois qui firent la guerre fussent prudents, comme un roi qui n’entreprit la guerre que s’il se sentit de force à vaincre.

En conclusion, Jésus s’appuya d’une comparaison qui montra l’importance du rôle des disciples . Celui qui ne renonce pas à tout ne peut être un disciple de Jésus. Les disciples ont un beau rôle, celui du sel, mais s’ils ne le remplissent pas, leur condition sera misérable. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ! Aimons notre prochain, nos ennemis mêmes, à plus forte raison nos proches. «Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi.» (Mt 10, 37).

Jésus supposa que ces affections de la famille, entrant en conflit avec l’amour que nous lui devons, sont devenues un obstacle à notre communion avec lui et nous empêchent de devenir ses disciples. Tous devons haïr ce mal, cet éloignement de Dieu sous peine de renoncer à l’amour de Jésus : «Le père sera contre le fils et le fils contre son père ; la mère contre sa fille, et la fille contre sa mère : la belle-mère contre sa belle-fille, et la belle-fille contre sa belle-mère.» (Lc 12, 33)

C’est exactement par le même principe que toute personne qui souhaite devenir disciple de Jésus doit haïr sa propre vie, sa personnalité, son moi, dès que l’amour de lui-même s’oppose à l’amour de Dieu. Enfin, il est évident, d’après ces paroles, que tout chrétien doit être prêt à sacrifier sa vie terrestre tout entière pour la cause de Jésus. Mais qui est-il donc, ce Jésus, qui se pose ainsi comme l’objet de l’amour suprême de tous ses disciples ?

Ainsi le renoncement absolu que Jésus prescrivit ne suffit pas pour faire d’un homme son disciple ; il n’y a pas seulement des affections et des biens à sacrifier, il y a des souffrances à endurer dans cet esprit d’obéissance et d’amour dont Jésus lui-même futt animé, et dont il dut donner l’exemple jusqu’à son dernier soupir. Ces souffrances ont pour emblème l’instrument qui servit au supplice de Jésus. Comme Jésus, chaque disciple a sa propre croix, qu’il doit porter en le suivant. Or, la croix est toujours et pour tous un instrument d’ignominie, de souffrance et de mort.

«Cet homme a commencé à bâtir, et n’a pu achever» (Lc 14 31) Le but de cette parabole, comme de la suivante,fut de motiver  l’exhortation à s’examiner soi-même pour voir si l’on est capable de remplir ces sévères conditions. Être disciple de Jésus, le suivre, l’imiter en toutes choses, jusqu’à la croix, jusqu’à la mort, est une tâche difficile, bien plus au-dessus de nos forces que bâtir une tour ou une forteresse n’est au-dessus de la fortune d’un pauvre ; ce n’est donc pas avec l’enthousiasme éphémère d’une première émotion religieuse qu’on doit s’engager dans cette difficile carrière.

Il faut s’asseoir, se recueillir, calculer la dépense, avant de faire hautement profession d’être disciple de Jésus. Sans cette précaution, on court le risque de provoquer les moqueries du monde et de devenir une cause d’opprobre pour l’Évangile. La seconde parabole a le même sens que la première, avec cette nuance que la vie chrétienne n’est plus comparée à une tour dont la construction exige une grosse dépense, mais à une guerre périlleuse contre un ennemi dont les forces sont bien supérieures à celles que nous pouvons lui opposer par nous-mêmes. Mieux vaudrait rester en paix avec cet ennemi, que de s’exposer à de honteuses défaites.

«Plutôt rester un honnête homme religieusement obscur, que de devenir ce qu’il y a de plus triste au monde, un chrétien inconséquent.» (Godet)  Il y a quelque chose de saisissant dans ce mot répété pour la troisième fois : ne peut être mon disciple. Telle fut la conclusion de tout ce discours.

Diacre Michel Houyoux

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Unit pastorale de saint Lambert (Liège) : cliquez ici pour lire l’article → Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple

Servons la fraternité : cliquez ici pour lire l’article → Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple

Vidéo Église protestante de Genève https://youtu.be/FBrr3l14mZE

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Mardi de la trente-et-unième semaine du Temps Ordinaire – Année A

Posté par diaconos le 6 novembre 2023

Méditation du jour : mardi 3 novembre - Diocèse de Metz

 

# Le Grand souper est une parabole de l’Évangile selon Luc. Jésus veut à travers ses propos inciter à croire et à se réjouir de l’existence de Dieu. Cette parabole est proche dans la forme et le fond de celle des Noces.Le souverain pontife Grégoire le Grand nomma son homélie 36 : « les invités qui se dérobent ». Ce fut ce passage renommé de l’Évangile selon Luc qui fut commenté. Le Pape expliqua que ce repas sera celui de la fin des temps.

Peu y viendront car malheureusement ils préfèrent les nourritures terrestres aux célestes. Saint-Grégoire exhorta à ne pas dédaigner les appels de Dieu, et à mettre au premier plan les volontés divines plutôt que les désirs matériels. Il faut croire en Dieu et ne pas refuser ses préceptes.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

En ce temps-là, au cours du repas chez un chef des pharisiens, en entendant parler Jésus, un des convives lui dit : «Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu !» Jésus lui dit : «Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde. À l’heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : “Venez, tout est prêt.”

Mais ils se mirent tous, unanimement, à s’excuser. Le premier lui dit : “J’ai acheté un champ,et je suis obligé d’aller le voir ; je t’en prie, excuse-moi.” Un autre dit : “J’ai acheté cinq paires de bœufs, et je pars les essayer ; je t’en prie, excuse-moi.”

Un troisième dit : “Je viens de me marier, et c’est pourquoi je ne peux pas venir.” De retour, le serviteur rapporta ces paroles à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : “Dépêche-toi d’aller sur les places et dans les rues de la ville ; les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux, amène-les ici.” Le serviteur revint lui dire : “Maître, ce que tu as ordonné est exécuté, et il reste encore de la place.”

Le maître dit alors au serviteur : “Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie.
Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner.”»

L’invitation à un grand souper

La résurrection des justes, dont Jésus parla, éveilla chez l’un des convives l’espérance du bonheur céleste, de ce banquet dans le royaume de Dieu qui en fut le symbole : «Il en viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi; et ils se mettront à table pour le grand banquet.» Jésus répondit à cette exclamation, inspirée par une assurance présomptueuse, en donnant à ses auditeurs un sérieux avertissement. La parabole qu’il prononça leur décrivit comment plusieurs des invités au banquet céleste n’y eurent aucune part, et cela par leur faute.

Jésus décrivit plus d’une fois l’ingratitude et la révolte de son peuple par cette similitude, en en modifiant certains détails. L’homme qui fit un grand souper, c’est Dieu, dont la miséricorde infinie offre à l’homme, perdu dans sa misère, le privilège de rentrer en communion avec lui, et de trouver auprès de lui tous les biens qui peuvent rassasier sa faim et remplir son cœur de la joie d’un banquet céleste.

L’invitation à ce grand souper retentit fréquemment et longtemps en Israël par le ministère des prophètes. Son serviteur, c’est Jésus lui-même, envoyé dans l’accomplissement des temps pour réintégrerd’une manière plus pressante et plus solennelle l’invitation. Seul il put dire : «C’est déjà prêté», car lui-même avait tout préparé, tout accompli pour le salut de l’’humanité perdue.

Les termes dont il se servit exprimèrent la parfaite gratuité de ce salut. Mais ils se mirent tous unanimement à s’excuser. Le premier lui dit : «J’ai acheté un champ, et il me faut nécessairement sortir pour le voir ; je te prie, tiens-moi pour excusé.» Ces termes firent ressortir ce qu’il y eut dans une telle conduite de surprenant, d’ingrat, d’injurieux pour celui qui invita. Ce fut l’inimitié du cœur de l’homme contre Dieu prise sur le fait.

Les excuses différèrent, mais l’esprit fut le même. Il y eut une gradation : le premier se crut sous la nécessité de refuser ; le second eut dit qu’il partit pour éprouver ses bœufs ; le troisième ne chercha aucune excuse, il se sentit dispensé par l’importance de ce que son mariage le retint, et il se contenta de répondre : «Je ne puis.» Tous les motifs allégués furent honnêtes, légitimes, plausibles pour ces gens : ce furent les possessions, les affaires, les affections de famille. Mais comme il n’y eut aucune incompatibilité entre ces choses-là et la communion avec Dieu, elles ne furent que de vains prétextes. Le vrai obstacle fut dans le cœur de l’homme.

Le serviteur, de retour de sa mission, rendit compte au maître des refus qu’il essuya. La colère du maître de la maison ne fut que trop justifiée par la secrète inimitié des gens qui méprisèrent son invitation. Plus l’amour de Dieu est grand, plus sa colère sera terrible. La seconde invitation s’adressa à tous les malheureux ici désignés, qui n’eurent d’autre retraite que les places et les rues de la ville. Le serviteur, ayant reçu l’ordre de son maître, repartit pour faire la seconde invitation, et que ce fut après son retour qu’il prononça ces paroles.

«Non, le serviteur, repoussé par les premiers invités, fit lui-même ce que le maître lui commanda, en sorte qu’il put répondre aussitôt : c’est fait, ce que tu as ordonné. Ce sens s’applique admirablement à Jésus ; il a pleinement accompli ce conseil de Dieu qui lui était connu, d’annoncer l’Évangile aux pauvres.» (Meyer) Mais quelle révélation de la miséricorde infinie de Dieu, dans ces dernières paroles ajoutées par le serviteur : et il y eut encore de la place ! S’il en fut un plus pauvre, plus misérable encore que ces derniers invités, il reprit courage et se dit : «Il y a aussi de la place pour moi.»

«Dieu ne force personne, mais il fait qu’on veut» (Gaussen) Qui aurait pu croire que jamais on chercherait dans ces paroles une légitimation de l’horrible contrainte par le fer et le feu ! Ces dernières paroles, conclusion de la parabole, font partie de celle-ci, et dites par le maître de la maison.Elles expriment toute la sévérité de Dieu, à la fin de cette parabole destinée à révéler tout son amour. «Car je vous dis qu’aucun de ces hommes qui ont été invités ne goûtera de mon souper.»

Ces dernières paroles, conclusion de la parabole, furent dites par le maître de la maison..

Diacre Michel Houyoux

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Vidéo Frère Sébastien-Mariehttps://youtu.be/2lyg9ltd7RU

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