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Personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste

Posté par diaconos le 10 décembre 2020

Méditations sur les textes du Jour " - Page 26

# Jean Baptiste est un personnage important du christianisme et de l’islam. Sur le plan historique, son existence fut attestée par un passage de Flavius Josèphe, il fut un prédicateur juif du temps de Jésus de Nazareth. L’Évangile selon Jean localisa l’activité du Baptiste sur les rives du Jourdain et à Béthanie au-delà du Jourdain. Jésus y vécut un temps et y recrua ses premiers apôtres. Les Évangiles synoptiques synchronisèrent le début de l’activité de Jésus avec l’emprisonnement de Jean. L’audience de Jean Baptiste nea cessa de croître, au point de susciter la réaction d’Hérode Antipas craignant qu’il ne suscita une révolution. Dans les Évangiles synoptiques, le Baptiste fut mis à mort, parce qu’il critiqua le mariage d’Antipas avec rodiade. Dans le christianisme, Jean le Baptiste est le prophète qui annonça la venue de Jésus de Nazareth. Il le baptisa sur les bords du Jourdain. Précurseur du Messie, il est présenté dans les synoptiques comme partageant beaucoup de traits avec le prophète Élie. L’Église en a fait un saint et lui a consacré deux fêtes : le 24 juin qui commémore sa naissance, et le 29 août qui célèbre la mémoire de sa décapitation.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus déclarait aux foules : « Amen, je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que lui.

Depuis les jours de Jean le Baptiste jusqu’à présent, le royaume des Cieux subit la violence, et des violents cherchent à s’en emparer. Tous les Prophètes, ainsi que la Loi, ont prophétisé jusqu’à Jean. Et, si vous voulez bien comprendre, c’est lui, le prophète Élie qui doit venir. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »  (Mt 11, 11-15)

Celui qui a des oreilles, qu’il entende !

Ceux qui sont nés de femme, ce sont tous les hommes, mais cet hébraïsme exprime l’idée de l’homme faible, mortel, pécheur. : « L’homme né de la femme ! Sa vie est courte, sans cesse agitée. » (Jb 14 1) Nul parmi les hommes de l’ancienne alliance, n’e fut plus grand que Jean-Baptiste.  Mais telle est la supériorité absolue de ce royaume des cieux établi sur la terre par le Fils de Dieu, que là celui-là même qui est en soi plus petit que le précurseur, est plus grand que lui.

La raison en est que le rapport tout nouveau dans lequel L’homme pécheur entre avec Dieu par sa communion avec Jésus-Christ, par sa réconciliation au moyen du sacrifice de la croix par la régénération qu’opère en lui l’Esprit-Saint, est spécifiquement différent du rapport que les justes ou même les prophètes de l’Ancien Testament soutenaient avec Dieu. Cela ne signifie pas que Jean-Baptiste ne dut pas avoir part à la plénitude de ce royaume de Dieu, mais Jésus marque ici d’une manière absolue le caractère divers des deux alliances sur la terre, or Jean appartenait encore à l’ancienne.

Ces paroles appartiennent encore au discours que Jésus prononça à la louange de Jean. Ce fut à lui, à sa puissante prédication de la repentance qu’il attribua ces besoins religieux si profonds, qui attirèrent à lui les gens et qui en amenèrent un grand nombre à saisir le royaume des cieux avec une sorte de violence morale.

Qu’on se souvienne de ces foules qui se pressèrent autour de Jésus, qui lui laissèrent à peine le temps de prendre un repas, qui le forcèrent souvent à se retirer au désert, pour y trouver quelque repos, qu’on se rappelle aussi la soif de pardon qui tourmenta les péagers et les pécheurs qui vinrent à lui malgré tous les obstacles  ; que l’on considère les dures conditions que Jésus mit à l’entrée dans le royaume et les saintes violences qu’il exigea de ses disciples :  » Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne. » (Mt 5, 29-30)

Ce fut avec une joie intime que Jésus dut prononcer ces paroles. Ils ne l’eurent pas compris, ceux qui entendirent sa pensée comme une plainte ou un blâme contre de prétendus ennemis qui violentèrent son royaume par la persécution ou contre d’autres violents qui en empêchèrent les progrès par un faux zèle. Tous les prophètes et la loi prophétisèrent jusqu’à Jean ; il fut cet Élie qui vint.

Diacre Michel Houyoux

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Personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste » – Lectio Divina

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Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple

Posté par diaconos le 4 novembre 2020

 Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple  dans comportements 127280331

# L’exégèse contemporaine concernant le personnage de Jésus confronte les éléments de la vie de Jésus de Nazareth présents dans les textes antiques, essentiellement chrétiens, avec les connaissances historiques générales modernes. Elle soumet donc, depuis le XIXe siècle, les textes du Nouveau Testament à l’analyse dans le but de faire la part de ce qui est compatible avec l’histoire et ce qui ne l’est pas. Les débuts de la recherche historique sur la vie de Jésus sont traités dans l’article Quêtes du Jésus historique. Les thèses contestant son historicité sont regroupées dans l’article Thèse mythiste.

Dans les milieux gréco-romains, on lui donne très tôt le titre de Christos, ce dont témoignent quelques sources païennes ou gréco-romaines. Vers 116, dans ses Annales, l’historien romain Tacite parle de sectateurs de « Christos, qui, sous Tibère, fut livré au supplice par le procurateur Ponce Pilate. Suétone vers 120, mentionne dans la Vie de Claude un Chrestos , dont il est généralement admis qu’il désigne Jésus-Christ qui, selon Suétone aurait été présent à Rome dans les années 4027 lors des troubles « messianistes à caractère politique et anti-romain27 » qui auraient agité la communauté juive de Rome, à l’encontre de laquelle Claude promulgue un édit d’expulsion.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple.
Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ?
Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !” Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ?
S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. »  (Lc 14, 25-33)

Conditions nécessaires pour suivre Jésus

De grandes foules firent cortège à Jésus. Jésus les prévint que pour être son disciple, il fallut être capable de haïr les siens, et porter sa croix en le suivant. Jésus raconta deux paraboles destinées à enseigner la prévoyance.

  1. L’homme qui bâtit une tour:  Jésus invita ceux qui voulurent bâtir une tour, qui calculèrent d’abord la dépense, de peur de s’attirer les moqueries, s’il ne purent venir à bout de leur entreprise.
  2. Que les rois qui firent la guerre fussent prudents, comme un roi qui n’entreprit la guerre que s’il se sentit de force à vaincre.

En conclusion, Jésus s’appuya d’une comparaison qui montra l’importance du rôle des disciples . Celui qui ne renonce pas à tout ne peut être un disciple de Jésus. Les disciples ont un beau rôle, celui du sel, mais s’ils ne le remplissent pas, leur condition sera misérable. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende !

 Aimons notre prochain, nos ennemis mêmes, à plus forte raison nos proches. «  Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi. »  (Mt 10, 37) Jésus supposa que ces affections de la famille, entrant en conflit avec l’amour que nous lui devons, sont devenues un obstacle à notre communion avec lui et nous empêchent de devenir ses disciples.

Nous devons haïr ce mal, cet éloignement de Dieu sous peine de renoncer à l’amour de Jésus :« 53 Le père sera contre le fils et le fils contre son père ; la mère contre sa fille, et la fille contre sa mère : la belle-mère contre sa belle-fille, et la belle-fille contre sa belle-mère. » (Lc 12, 33) C’est exactement par le même principe que toute personne qui souhaite  devenir disciple de Jésus doit haïr sa propre vie, sa personnalité, son moi, dès que l’amour de lui-même s’oppose à l’amour de Dieu.

Enfin, il est évident, d’après ces paroles, que tout chrétien doit être prêt à sacrifier sa vie terrestre tout entière pour la cause de Jésus. Mais qui est-il donc, ce Jésus, qui se pose ainsi comme l’objet de l’amour suprême de tous ses disciples ?

Ainsi le renoncement absolu que Jésus prescrivit ne suffit pas pour faire d’un homme son disciple ; il n’y a pas seulement des affections et des biens à sacrifier, il y a des souffrances à endurer dans cet esprit d’obéissance et d’amour dont Jésus lui-même futt animé, et dont il dut donner l’exemple jusqu’à son dernier soupir.

Ces souffrances ont pour emblème l’instrument qui servit au supplice de Jésus. Comme Jésus, chaque disciple a sa propre croix, qu’il doit porter en le suivant. Or, la croix est toujours et pour tous un instrument d’ignominie, de souffrance et de mort. «  Cet homme a commencé à bâtir, et n’a pu achever » (Lc 14 31)  Le but de cette parabole, comme de la suivante,fut de motiver  l’exhortation à s’examiner soi-même pour voir si l’on est capable de remplir ces sévères conditions.

Être disciple de Jésus, le suivre, l’imiter en toutes choses, jusqu’à la croix, jusqu’à la mort, est une tâche difficile, bien plus au-dessus de nos forces que bâtir une tour ou une forteresse n’est au-dessus de la fortune d’un pauvre ; ce n’est donc pas avec l’enthousiasme éphémère d’une première émotion religieuse qu’on doit s’engager dans cette difficile carrière.

Il faut s’asseoir, se recueillir, calculer la dépense, avant de faire hautement profession d’être disciple de Jésus. Sans cette précaution, on court le risque de provoquer les moqueries du monde et de devenir une cause d’opprobre pour l’Évangile.

La seconde parabole a le même sens que la première, avec cette nuance que la vie chrétienne n’est plus comparée à une tour dont la construction exige une grosse dépense, mais à une guerre périlleuse contre un ennemi dont les forces sont bien supérieures à celles que nous pouvons lui opposer par nous-mêmes. Mieux vaudrait rester en paix avec cet ennemi, que de s’exposer à de honteuses défaites.

Plutôt rester un honnête homme religieusement obscur, que de devenir ce qu’il y a de plus triste au monde, un chrétien inconséquent. (Godet)

 Il y a quelque chose de saisissant dans ce mot répété pour la troisième fois : ne peut être mon disciple. Telle fut la conclusion de tout ce discours.

Diacre Michel Houyoux

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Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui retiennent la Parole et portent du fruit par leur persévérance

Posté par diaconos le 19 septembre 2020

Ne laissons personne en chemin ! (24e samedi temps ordinaire)

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, comme une grande foule se rassemblait, et que de chaque ville on venait vers Jésus, il dit dans une parabole : « Le semeur sortit pour semer la semence, et comme il semait, il en tomba au bord du chemin. Les passants la piétinèrent, et les oiseaux du ciel mangèrent tout. Il en tomba aussi dans les pierres, elle poussa et elle sécha parce qu’elle n’avait pas d’humidité.
Il en tomba aussi au milieu des ronces, et les ronces, en poussant avec elle, l’étouffèrent. Il en tomba enfin dans la bonne terre, elle poussa et elle donna du fruit au  centuple. » Disant cela, il éleva la voix : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »

Ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole. Il leur déclara : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres n’ont que les paraboles. Ainsi, comme il est écrit : Ils regardent sans regarder, ils entendent sans comprendre. Voici ce que signifie la parabole. La semence, c’est la parole de Dieu. Il y a ceux qui sont au bord du chemin : ceux-là ont entendu ; puis le diable survient et il enlève de leur cœur la Parole, pour les empêcher de croire et d’être sauvés.
Il y a ceux qui sont dans les pierres : lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ; mais ils n’ont pas de racines, ils croient pour un moment et, au moment de  ’épreuve, ils abandonnent.

Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont les gens qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ne parviennent pas à maturité. Et ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance. »  (Lc 8, 4-15)

Le semeur sortit pour semer la semence

Une grande foule sui­vit Jé­sus ; mais en outre, de chaque ville, dans la contrée où il pas­sa, de nou­velles foules vinrent à lui. Mat­thieu et Marc dé­crivirent plus exac­te­ment que Luc le lieu et la scène de ce grand ras­sem­ble­ment de peuple et de la pré­di­ca­tion de Jé­sus. Celle-ci eut lieu sur­tout en parabole. Luc em­ploya ce mot au sin­gu­lier parce qu’il n’en rap­porta qu’une.

                                 Il y a dans ces termes ac­cu­mu­lés quelque chose de fa­mi­lier et de so­len­nel à la fois qui ex­cite l’at­ten­tion. ( Meyer)

Les grains de se­mence tom­bés le long du chemin durent être fou­lés par les pas­sants. Luc seul  re­leva ce trait, que Jé­sus n’ex­pliqua pas en­suite, mais qui n’en fut pas moins l’une des causes pour les­quelles cette par­tie de la se­mence resta im­pro­duc­tive. Le roc re­cou­vert d’une lé­gère couche de terre : ce fut ce que les deux autres évan­gé­listes appelèrent des en­droits ro­cailleux.

Le manque d’humidité, ex­pres­sion par­ti­cu­lière à Luc, que Mat­thieu et Marc rem­placèrent par celle de manque de profondeur, et par celle-ci : n’avoir point de racine. Ces trois causes de sté­ri­lité, qui se com­plétèrent, se trou­vèrent réel­le­ment dans la na­ture du sol.  Luc in­diqua par ces mots « produire au centuple » le plus haut de­gré de pro­duc­ti­vité, tan­dis que Mat­thieu et Marc si­gnalèrent aussi les de­grés in­fé­rieurs : cent, soixante, trente.

Se­lon les trois évan­gé­listes, Jé­sus ajouta im­mé­dia­te­ment à la pa­ra­bole ce sé­rieux aver­tis­se­ment ; mais Luc seul re­marqua qu’il le fit à haute voix : il s’écriait, il éle­vait la voix.Dans les ré­cits de Marc et de Luc, Jé­sus pro­nonça des pa­roles qui ne ré­pondirent pas à la ques­tion des dis­ciples. Ceux-ci de­man­dèrent  à Jésus l’ex­pli­ca­tion de la parabole, explication qu’il leur donna plus tard.

Pour Mat­thieu, les dis­ciples  posèrent à Jésus une autre ques­tion en­core : «  Pour­quoi leur parles-tu en pa­ra­boles ?  » C’est à cette pre­mière ques­tion im­por­tante que Jé­sus répondit d’a­bord : après quoi, re­ve­nant à la se­conde, il leur in­diqua le sens de la pa­ra­bole.

Luc iden­ti­fia la pa­role di­vine avec les ef­fets pro­duits par elle, et ceux-ci avec les per­sonnes en qui le phé­no­mène s’ac­com­plit. De là ces ex­pres­sions in­usi­tées : « ceux qui furent semés le long du chemin » ; ceux qui furent sur le roc ; ils n’eurent pas de racine ; ils furent étouffés ; et ce ne fut ensuite que Luc fit res­sor­tir le sens spi­ri­tuel de l’i­mage.

N’y a-t-il pas dans cette ma­nière ir­ré­gu­lière de s’ex­pri­mer : l’in­ten­tion de faire re­mon­ter jus­qu’à nous la res­pon­sa­bi­lité de l’ac­tion di­verse qu’exerça la pa­role di­vine ? C’est lui qui consent à être sauvé par elle, ou qui reste vo­lon­tai­re­ment dans la sté­ri­lité et la mort.

Les deux pre­miers évan­giles in­diquent, comme sens mo­ral des épines, les in­quié­tudes et les ri­chesses ; Luc y ajouta les plaisirs, qui furent cer­tai­ne­ment l’une des prin­ci­pales causes de l’i­nef­fi­ca­cité de la pa­role sainte.

Deux traits furent par­ti­cu­liers à Luc : c’est d’a­bord ce cœur honnête et bon, dans le­quel ces der­niers au­di­teurs re­çurent et retinrent la pa­role ; ce fut en­suite cette patience Il ne faut pas sou­le­ver la ques­tion dog­ma­tique de sa­voir si un homme peut, avant d’a­voir en­tendu et reçu la pa­role di­vine, por­ter en lui un cœur hon­nête et bon. Nous présentons, à des de­grés très di­vers, des dis­po­si­tions bonnes ou mau­vaises à l’é­gard de la vé­rité.

D’ailleurs, la bonne terre qui pro­duit du fruit eut déjà subi une pré­pa­ra­tion par le la­bou­rage, l’en­grais, égaliser le terrain avant les se­mailles. Ainsi il y a une action pré­ve­nante de la grâce de Dieu qui éclaire toute personne sur ses be­soins, sa pau­vreté, la rend humble, sin­cère, al­té­rée de jus­tice et de lu­mière, et la pré­pare pour le mo­ment où l’Évangile lui sera an­noncé.

Diacre Michel Houyoux

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Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux  : cliquez ici pour lire l’article  →   Catéchèse sur la parabole du semeur (Mt 13, 1-23)

◊ Diacre Michel Houyoux  : cliquez ici pour lire l’article  →  Celui qui reçoit la Parole de Dieu et la comprend, portera beaucoup de fruits  (Mt 13, 23)

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◊ Véronique Beylen : cliquez ici pour lire l’article →  Et ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui   porteront du fruit par leur persévérance

◊ Regnum Christi   : cliquez ici pour lire l’article → Et ce qui est tombé dans la bonne terrece sont les  gens qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux

Abbé Pierre Desroches ; « La Parabole du semeur »

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De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde

Posté par diaconos le 28 juillet 2020

De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde  dans Catéchèse purgatoire-678x381

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, laissant les foules, Jésus vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. »  Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ; le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais. L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde.
Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ; ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! » (Mt 13, 36-43)

Parabole du semeur

Avec quelle as­su­rance Jé­sus at­tri­bua à son ac­tion sur ce monde, tout le bien qui s’y trouva, tous les  fils du royaume !  Dans la pa­ra­bole du se­meur, où il s’a­git de ré­pandre dans la terre une se­mence qui re­pré­sente la  Pa­role de Dieu,Jé­sus-Christ, tout en res­tant le pre­mier et le grand se­meur, put consi­dé­rer tous ses ser­vi­teurs fi­dèles comme des conti­nua­teurs de son œuvre. Mais ici, où cette se­mence re­pré­sente des hommes  en­gen­drés par la pa­role de la vé­rité, pro­duc­tions vi­vantes de la pre­mière se­mence, créa­tions de l’Es­prit de Dieu,  Jésus fut le seul qui puisse en rem­plir ce champ qui est le monde ; en ce sens, se­mer la bonne se­mence fut son œuvre ex­clu­sive.

Cette œuvre, il l’ac­com­plit de tout temps, comme Pa­role éter­nelle au sein de notre hu­ma­nité  ; il l’ac­com­plis­sait alors sur la terre, où il était venu opé­rer une créa­tion nou­velle, et il l’ac­com­plira jus­qu’à la fin des temps. Le monde ! il faut don­ner une at­ten­tion par­ti­cu­lière à cette pa­role qui est la clef de la pa­ra­bole.

Jé­sus n’en­tendit pas par là la par­tie mau­vaise, mondaine de l’­hu­ma­nité, par op­po­si­tion au peuple de Dieu ; mais bien cette hu­ma­nité tout en­tière, qu’il ap­pela à bon droit son royaume, et qui fut des­ti­née par la mi­sé­ri­corde di­vine à re­ce­voir la bonne se­mence et à de­ve­nir le « royaume des cieux »  De tout temps il y  eut des in­ter­prètes qui, mé­con­nurent ce trait fon­da­men­tal de la pa­ra­bole : le champ c’est le monde, y sub­sti­tuèrent di­vers sens tout dif­fé­rent : le champ c’est l’Église.

Alors, en pré­sence de la ques­tion em­pres­sée des ser­vi­teurs : « Veux-tu que nous al­lions la cueillir » ? Et de la ré­ponse ca­té­go­rique de Jé­sus : « Non »  ! Ils se ré­si­gnèrent à ne voir dans l’Église chré­tienne que cette confu­sion per­pé­tuelle de l’i­vraie et du fro­ment, des  fils du royaume  et des « fils du ma­lin , dont le monde offre le spec­tacle et dont la pa­ra­bole  de l’ivraie se­rait l’i­mage.

Ainsi Cal­vin, mal­gré ses prin­cipes ri­gou­reux de dis­ci­pline, as­sez peu conci­liables avec la dé­fense de Jé­sus s’il s’a­git ici de l’Église, se console de la confu­sion qui y reste, en écri­vant ces mots :

Mais cette so­lu­tion doit nous suf­fire que Christ ne parle point ici (dans sa dé­fense) de l’of­fice des pas­teurs ou des ma­gis­trats, mais ôte seule­ment le scan­dale qui trouble les in­firmes, quand ils voient que l’Église ne consiste pas seule­ment en des élus, mais qu’il y a aussi des mé­chantes ca­nailles.

— commentaire sur cette parabole

D’autre part, il y  eut tou­jours, de­puis les do­na­tistes d’A­frique jus­qu’aux hommes du Ré­veil, des chré­tiens qui pensèrent pou­voir consti­tuer des Églises triées, sou­mises à une sé­vère dis­ci­pline, es­ti­mant que la dé­fense de  Jésus ne concer­na que l’­hu­ma­nité re­belle et hos­tile à l’Évan­gile. Ce mot, dans la pen­sée de Jésus, eut une si­gni­fi­ca­tion plus éten­due et plus uni­ver­selle, em­bras­sant l’­hu­ma­nité tout en­tière, dans la­quelle la puis­sance des té­nèbres est en lutte constante avec l’Évan­gile du sa­lut.

Dès lors Jésus pres­crivit à ses ser­vi­teurs, dans des vues pleines de sa­gesse et de mi­sé­ri­corde. Il ne leur de­manda pas de voir avec in­dif­fé­rence l’er­reur, le men­songe, le pé­ché, toutes les cor­rup­tions et les ini­qui­tés que l’en­nemi du royaume de Dieu sème dans le monde ; il leur or­donna au contraire de les com­battre avec toute la puis­sance et l’­éner­gie que donnent les armes spi­ri­tuelles de la Pa­role et de l’Es­prit de Dieu.

Mais ce qu’il leur in­ter­dit d’une ma­nière ab­so­lue, ce fut de re­cou­rir dans cette lutte aux armes char­nelles, d’y faire in­ter­ve­nir le pou­voir sé­cu­lier, d’em­ployer la contrainte, d’u­ser de moyens ma­té­riels de ré­pres­sion et de  propagande. pro­pa­gande.

La rai­son de cette in­ter­dic­tion est in­di­quée par la pa­ra­bole : le fro­ment et l’i­vraie re­pré­sentent des hommes  ; or, ar­ra­cher celle-ci, la dé­truire avant le temps, ce se­rait exer­cer un ju­ge­ment qui n’ap­par­tient qu’à Dieu. Ce que Jé­sus  eut prévu , arriva : en s’i­ma­gi­nant cueillir l’i­vraie, ces ser­vi­teurs, déso­béis­sant à son ordre, ar­ra­chèrent le fro­ment. Ce sont les es­prits les plus nobles, les plus in­dé­pen­dants, les plus pieux qui devinrent leurs vic­times.

Qui ne vit quelle lu­gubre sé­rie de per­sé­cu­tions, d’i­ni­qui­tés et de crimes furent épar­gnés à l’­hu­ma­nité, si tous avaient com­pris et ob­servé cette seule pa­role de Jé­sus  :  » Laissez-les croître ensemble jusqu’à la moisson ! »

Ce mé­lange, tout af­fli­geant qu’il fut, doit ser­vir au sa­lut des uns, à l’é­preuve et à la pa­tience des autres. Mais la confu­sion ne du­rera pas tou­jours ; il vient, le jour de la moisson, et alors ce que les ser­vi­teurs dé­si­rent sera accompli, non par des hommes faillibles et pé­cheurs, mais par la main des anges exé­cu­tant la jus­tice de Dieu.. Dans la pa­ra­bole du se­meur, la se­mence est la pa­role de Dieu, tom­bant dans le cœur d’­hommes di­ver­se­ment dis­po­sés. Ici, c’est cette même pa­role qui a pro­duit des ef­fets contraires se­lon qu’elle a été re­çue ou re­pous­sée ; et ces ef­fets de la pa­role di­vine sont iden­ti­fiés dans un lan­gage plein de har­diesse avec les hommes eux-mêmes qui les éprouvent.

Les uns sont fils du royaume ; ils y ont été in­tro­duits et ont été en­gen­drés par la pa­role, ils sont ani­més de l’es­prit de ce royaume : « Il disait : Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. » (Mt 3, 2). Les autres sont fils du malin, de ce­lui qui sème l’i­vraie ; ils sont sous son in­fluence , ani­més de son es­prit : « Vous, vous êtes du diable, c’est lui votre père, et vous cherchez à réaliser les convoitises de votre père. Depuis le commencement, il a été un meurtrier. Il ne s’est pas tenu dans la vérité, parce qu’il n’y a pas en lui de vérité. Quand il dit le mensonge, il le tire de lui-même, parce qu’il est menteur et père du mensonge. » ( Jn 8, 44)

Les ser­vi­teurs, qui, dans la pa­ra­bole, re­pré­sentent les dis­ciples de Jé­sus, avaient de­mandé avec éton­ne­ment et dou­leur :  » D’où vient qu’il y a de l’ivraie ? » Main­te­nant que nous sa­vons ce qu’est le champ, nous pou­vons dire que c’est là la ques­tion des ques­tions, le pro­blème dé­so­lant de toute phi­lo­so­phie et de toute théo­lo­gie : d’où vient le mal dans ce monde qui est le champ de Dieu, et où il n’a pu se­mer que le bien ?  La ré­ponse de Jésus  écarta d’un mot tous les sys­tèmes qui, d’une fa­çon ou d’une autre, font re­mon­ter le mal jus­qu’à Dieu, et qui par là touchent au blas­phème.

Le mal ne vient pas non plus de l’­homme, il n’est pas es­sen­tiel à sa na­ture : donc il y a pour lui es­poir de gué­ri­son. Il vient du de­hors, d’un ennemi qui est le démon. Cet en­sei­gne­ment de Jé­sus est conforme à toute l’Écri­ture, conforme aussi à la saine rai­son :

Le pé­ché, qui n’existe que dans une vo­lonté vi­vante et per­son­nelle, ne peut avoir son ori­gine que dans une vo­lonté per­son­nelle qui en a été la source.

— R. Stier

Nous ne nions pas qu’on puisse être chré­tien sans ad­mettre l’exis­tence per­son­nelle du diable, mais on ne peut nier non plus que pour cela il faille faus­ser tous les prin­cipes d’une saine exé­gèse ou re­je­ter l’au­to­rité de Jé­sus-Christ lui-même. La fournaise du feu qu’il ne faut pas ma­té­ria­li­ser, est l’a­chè­ve­ment de l’i­mage de l’i­vraie qu’on brûle.  Les der­niers mots : dans le royaume de leur Père, montrent qu’au sein de cette gloire le vrai élé­ment de la fé­li­cité sera l’amour éter­nel de Dieu. ! pour­quoi le Sau­veur qui vient d’ap­pe­ler son royaume (verset 41) ce champ du monde, qu’il pu­ri­fie de toute souillure, le nomme-t-il main­te­nant le royaume du Père ?

Diacre Michel Houyoux

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◊ Hozana ; cliquez ici pour lire l’article → De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu

◊ Regnum Christi ; cliquez ici pour lire l’article → La parabole de l’ivraie

Prédication du Professeur Nicolas Cochand

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