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Troisième dimanche du Temps ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 17 janvier 2022

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Partout dans le monde, des chrétiens de différentes confessions se rassemblent pour des temps de prière commune. Ils demandent à Dieu de réaliser ce qui était le désir le plus important du Christ au soir du jeudi Saint : « Qu’ils soient un ! ». Ce problème des divisions entre chrétiens se posait dans les premières communautés. Plusieurs se réclamaient de tel ou tel prédicateur. Les trois lectures de ce dimanche peuvent nous aider à réfléchir sur cette question de la paix et de l’unité. Saint Paul nous parle de la solidarité des chrétiens (2ième lecture). Il rappelle aux communautés de Corinthe mais aussi à chacun de nous une vérité fondamentale: «Vous êtes le Corps du Christ». Chaque baptisé est appelé à mettre le meilleur de lui-même au service du bien commun. C’est fondamental si nous voulons favoriser la bonne entente entre tous les hommes. Dans l’évangile, Jésus se présente comme le libérateur, celui qui vient « porter la bonne nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur. » Nous sommes appelés au-delà de nos différences à être unis dans la diversité. Cette semaine, pour être concret, prenons le temps de mieux connaître l’autre, celui qui est différent de moi dans sa foi : faisons l’effort de découvrir la foi et la pensée d’un chrétien d’une autre confession.

 La première lecture est tirée du livre de Néhémie au chapitre 8

Commentaire

Nous sommes à Jérusalem vers 450 av. J.C. L’Exil à Babylone est fini, le Temple de Jérusalem est enfin reconstruit, (même s’il est moins beau Texte que celui de Salomon) et la vie a repris. Avec l’Exil à Babylone on avait tout perdu et le retour n’a pas été facile : Le grand problème du retour, c’est la difficulté de s’entendre : entre ceux qui reviennent au pays, pleins d’idéal et de projets et ceux qui se sont installés entre temps, ce n’est pas un fossé, c’est un abîme. Ce sont des païens, pour une part, qui ont occupé la place et leurs préoccupations sont à cent lieues des multiples exigences de la loi juive. Esdras et Néhémie vont donc tout faire pour redresser la situation : il faut relever ce peuple, lui redonner le moral.

Histoire La 7e année d’Artaxerxès Ier Longue-Main, roi de Perse de 465 av J.-C à 424 av. J.-C., Esdras fut chargé par le roi de se rendre à Jérusalem pour y faire une enquête civile et religieuse sur les conditions d’existence de la communauté juive et pour l’exhorter à observer la loi de Dieu. Esdras est l’un des chefs des Judéens qui revinrent de Babylone avec Zorobabel. Ce scribe versé dans la loi de Moïse, dont il faisait un sujet d’étude et d’enseignement, descend de Tsadoq et de Phinéas. Il est le personnage principal du Livre d’Esdras et on le retrouve dans le récit de Néhémie du retour d’exil de Babylone dont voici un extrait. Néhémie est juif, né à Babylone au Ve siècle av. J.-C., personnage principal et narrateur du Livre de Néhémie. Selon le récit biblique, il devint échanson d’Artaxerce Longue-main, roi de Perse; obtint de ce prince la permission de rebâtir les murs de Jérusalem (445 av.J.-C.) et il conduit une partie des exilés juifs en Judée après le premier exil en Babylone. Il fonda la grande synagogue et gouverna le peuple hébreu avec beaucoup de sagesse jusqu’à sa mort, arrivée en 424 av.J.-C. On lui attribue le 2e des livres connus sous le nom d’Esdras.

En cliquant sur les mots soulignés en bleu, vous aurez accès à d’autres informations ! (texte ci-dessus)

Comprendre le texte : pour rétablir l’unité de leur communauté, Esdras et Néhémie ne lui font pas la morale, ils lui proposèrent une fête autour de la parole de Dieu.

Texte

Tout le peuple se rassembla comme un seul homme sur la place située devant la Porte des eaux. On demanda au scribe Esdras d’apporter le livre de la loi de Moïse, que le Seigneur avait donnée à Israël. Alors le prêtre Esdras apporta la Loi en présence de l’assemblée, composée des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre. C’était le premier jour du septième mois. Esdras, tourné vers la place de la Porte des eaux, fit la lecture dans le livre, depuis le lever du jour jusqu’à midi, en présence des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre : tout le peuple écoutait la lecture de la Loi.

Le scribe Esdras se tenait sur une tribune de bois, construite tout exprès. Esdras ouvrit le livre ; tout le peuple le voyait, car il dominait l’assemblée. Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout. Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand, et tout le peuple, levant les mains, répondit : « Amen ! Amen ! » Puis ils s’inclinèrent et se prosternèrent devant le Seigneur, le visage contre terre. Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu, puis les lévites traduisaient, donnaient le sens, et l’on pouvait comprendre Néhémie le gouverneur, Esdras qui était prêtre et scribe, et les lévites qui donnaient les explications, dirent à tout le peuple : « Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu ! Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! » Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi. Esdras leur dit encore : « Allez, mangez des viandes savoureuses, buvez des boissons aromatisées, et envoyez une part à celui qui n’a rien de prêt. Car ce jour est consacré à notre Dieu ! Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart !

Psaume 19, 8-10.15

Commentaire La charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples » (premier verset ici) : manière de dire que Dieu seul est sage ; pour nous, pas besoin de nous croire malins, laissons-nous guider tout simplement. Et alors, la pratique humble et quotidienne de la Loi peut transformer peu à peu un peuple tout entier. Il n’est donc demandé qu’une pratique humble et quotidienne ; c’est à la portée de tout le monde.

Texte

La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ; la charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples. Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur ; le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard. La crainte qu’il inspire est pure, elle est là pour toujours ; les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables Accueille les paroles de ma bouche, le murmure de mon cœur ; qu’ils parviennent devant toi, Seigneur, mon rocher

La deuxième lecture est tirée de la lettre de saint Paul, apôtre aux Corinthiens

Commentaire  Ce long développement de Paul prouve au moins une chose, c’est que la communauté de Corinthe connaissait exactement les mêmes problèmes que nous. Pour donner une leçon à ses fidèles, Paul a recours à un procédé qui marche mieux que tous les discours, il utilise une fable que tout le monde connaissait et il l’adapte à son objectif. Cette fable qui circulait à l’époque du Christ, on l’appelait « La fable des membres et de l’estomac » (on la trouve racontée dans « L’Histoire Romaine de Tite-Live » ( La Fontaine l’a mise en vers). Un des points marquants de ce développement , c’est que, pas un instant, il ne parle en termes de hiérarchie ou de supériorité ! Paul, au contraire, insiste sur le respect dû à tous : simplement, parce que la plus haute dignité, la seule qui compte, c’est d’être un membre, quel qu’il soit, de l’unique corps du Christ. Le respect, au sens étymologique, c’est une affaire de regard. Dans cet extrait, Saint Paul ici nous donne une formidable leçon de respect : respect des diversités, d’une part, et respect de la dignité de chacun quelle que soit sa fonction.

Texte

 Prenons une comparaison : notre corps forme un tout, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ. Tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés dans l’unique Esprit pour former un seul corps. Tous nous avons été désaltérés par l’unique Esprit. Le corps humain se compose de plusieurs membres, et non pas d’un seul. Le pied aura beau dire : « Je ne suis pas la main, donc je ne fais pas partie du corps », il fait toujours partie du corps. L’oreille aura beau dire : « Je ne suis pas l’œil, donc je ne fais pas partie du corps », elle fait toujours partie du corps.

Si, dans le corps, il n’y avait que les yeux, comment pourrait-on entendre ? S’il n’y avait que les oreilles, comment pourrait-on sentir les odeurs ? Mais, dans le corps, Dieu a disposé les différents membres comme il l’a voulu. S’il n’y en avait qu’un seul, comment cela ferait-il un corps ? Il y a donc à la fois plusieurs membres, et un seul corps. L’oeil ne peut pas dire à la main : « Je n’ai pas besoin de toi » ; la tête ne peut pas dire aux pieds : « Je n’ai pas besoin de vous ». Bien plus, les parties du corps qui paraissent les plus délicates sont indispensables.

Et celles qui passent pour moins respectables, c’est elles que nous traitons avec plus de respect ; celles qui sont moins décentes, nous les traitons plus décemment ; pour celles qui sont décentes, ce n’est pas nécessaire. Dieu a organisé le corps de telle façon qu’on porte plus de respect à ce qui en est le plus dépourvu : l a voulu qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres. Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie.

Or, vous êtes le corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes les membres de ce corps. Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l’Église, il y a premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui sont chargés d’enseigner, puis ceux qui font des miracles, ceux qui ont le don de guérir, ceux qui ont la charge d’assister leurs frères ou de les guider, ceux qui disent des paroles mystérieuses. Tout le monde évidemment n’est pas apôtre, tout le monde n’est pas prophète, ni chargé d’enseigner ; tout le monde n’a pas à faire des miracles, à guérir, à dire des paroles mystérieuses, ou à les interpréter.

  De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

« Aujourd’hui », c’est le premier mot et le mot clé de sa première homélie dans la synagogue de son enfance. Elle ne peut être plus concrète car toute sa personne parle de Dieu. Dieu a tellement aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique. Cette phrase de l’Évangile s’adresse aux auditeurs de Jésus ; aux premiers chrétiens pour lesquels Luc écrit ; aux lecteurs de tous les temps et donc à nous aussi.

Copyright 2012 by the author and Südwestdeutscher Verlag für Hochschulschriften. All rights rerseved – Saarbrücken 2012

 Source → Rencontre avec la Parole de Vie : Parole de Dieu–  Éditions Croix du Salut

Commentaire  Ce  récit se situe après le baptême de Jésus et le récit de ses tentations au désert. Quand Jésus affirme « La parole d’Isaïe que je viens de vous lire l’Esprit du Seigneur est sur moi, parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction… c’est en moi qu’elle s’accomplit… », il dit tout simplement « Je suis le Messie, celui que vous attendez ». En disant cela, il ne pouvait que surprendre ses auditeurs. Il y a sûrement eu un temps de silence, le temps qu’on ait compris ce qu’il veut dire.

Note: Luc dit à Théophile qu’il veut lui permettre de vérifier « la solidité des enseignements qu’il a reçus. » Luc reconnaît aussi ne pas avoir été un témoin oculaire des événements ; il n’a pu que s’informer auprès des témoins oculaires, ce qui suppose qu’ils sont encore vivants quand il écrit.

Texte

 Plusieurs ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, tels que nous les ont transmis ceux qui, dès le début, furent les témoins oculaires et sont devenus les serviteurs de la Parole. C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi, après m’être informé soigneusement de tout depuis les origines, d’en écrire pour toi, cher Théophile, un exposé suivi, afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as reçus.

Lorsque Jésus, avec la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues des Juifs, et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l’habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui présenta le livre du prophète Isaïe.

Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres, et aux aveugles qu’ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Catéchèse →  Aujourd’hui, s’accomplit la Parole (Lc 1, 1-4; 4, 14-21)

Liens avec d’autres stes web chrétiens

◊ liturgie dominicale avec des enfants →  Troisième dimanche ordinaire, année C – Eglise catholique du Var

◊ Homélie du Père Jean Compazieu → 3ème dimanche du temps ordin

 Abbé Pierre Desroches : « Aujourd’hui s’accomplit la Parole de Dieu pour vous »

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Nativité du Seigneur — Année C

Posté par diaconos le 20 décembre 2021

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Jésus naquit à Bethléem en Judée

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Généalogie de Jésus, Christ, fils de David, fils d’Abraham. Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères, Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram,    Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone engendra Salmone, Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz, Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed, Jobed engendra Jessé, Jessé engendra le roi David. David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon, Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa, sa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra Ozias, Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Acaz, Acaz engendra Ézékias, Ézékias engendra Manassé, Manassé engendra Amone, Amone engendra Josias, Josias engendra Jékonias et ses frères à l’époque de l’exil à Babylone.

Après l’exil à Babylone, Jékonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel, Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra Azor,    Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim, Akim engendra Élioud, Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra Jacob, Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.

   Le nombre total des générations est donc : depuis Abraham jusqu’à David, quatorze générations ; depuis David jusqu’à l’exil à Babylone, quatorze générations ;depuis l’exil à Babylone jusqu’au Christ, quatorze générations. Voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.

 Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus, (c’est-à-dire : »Le-Seigneur-sauve, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.  »

   Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : « Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel » Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse, mais il ne s’unit pas à elle, jusqu’à ce qu’elle enfante un fils, auquel il donna le nom de Jésus. » (Mt 1, 1-25)

Origine humaine et divine du Messie

Le but de l’Évangile de Matthieu est de mettre en évidence le rapport intime et vivant des deux alliances, de montrer en Jésus-Christ l’accomplissement de toute l’histoire de son peuple. Ce but, Matthieu le manifesta dès les premières lignes de son livre, par cette généalogie dont la signification est marquée d’abord par les deux grands noms de David et d’Abraham ; David, dans la famille duquel devait, selon la prophétie, naître celui dont la royauté serait éternelle.

Abraham, dans la postérité duquel devaient être bénies toutes les familles de la terre, promesse qui n’a de sens et d’accomplissement qu’en Jésus-Christ. Le Fils de Dieu vint prendre sa place dans cette postérité d’Abraham et dans notre humanité qu’il devait renouveler. S’il ne s’était agi pour lui que d’apporter au monde des révélations nouvelles, une longue série de traditions aurait suffi et peut-être aurions-nous trouvé ici, au lieu d’une généalogie, le catalogue des livres de l’Ancien Testament. Mais la bénédiction promise à Abraham devait se réaliser dans sa postérité et consister en une création nouvelle, commencée dans la personne même du Libérateur. De là une généalogie qui n’a pas seulement pour but d’établir la filiation historique de celui-ci.

En remontant jusqu’à David et jusqu’à Abraham, Matthieu indiqua aussi l’origine généalogique de Marie, mère de Jésus. Il affirma que le fils de David, fils Abraham , descendit de ces personnages par sa mère, puisque Joseph ne dut pas son père.

Mais ce premier but atteint, la généalogie de Joseph n’était pas inutile pour les Israélite. Durant tout le temps de sa vie, Jésus fut envisagé comme fils de Joseph et il devait l’être en vertu des plus hautes convenances. Mais, de plus, il y avait dans cette opinion ceci de fondé, que Joseph conférait à son fils adoptif un droit légal théocratique à la royauté, d’abord parce qu’il était lui-même descendant de David et ensuite parce que, en épousant Marie qui était héritière du nom de sa famille , il entrait légalement dans la lignée de sa femme et en prenait le nom.

Le but de Matthieu fut de constater la double origine de Jésus-Christ, telle qu’elle fut révélée par le témoignage du Nouveau Testament et en même temps sa naissance surnaturelle.  Christ, en hébreu Maschiah, signifie OINT. Ce nom indiquait dans l’Ancien Testament la dignité royale, parce qu’on oignait d’huile, symbole de l’Esprit de Dieu, les rois, qui étaient ainsi consacrés pour leur charge. Il en était de même des sacrificateurs et des prophètes.

Jésus-Christ qui, pour réaliser l’idée de l’ancienne alliance dans la nouvelle, remplissait ces trois charges, il était l’oint de l’Éternel. Lui-même, en prêchant dès l’entrée de son ministère un royaume de Dieu dont il était le Chef, a donné à cette notion toute sa vérité et sa spiritualité. Aussi, dans son Église, le titre de Christ devint peu à peu un nom propre.

Ce n’est pas sans intention que les écrivains sacrés l’appelèrent Jésus, le Christ, ou lui donnent ce double nom de Jésus-Christ, comme le fit Matthieu dès la première ligne. Les exégètes se donnèrent beaucoup de peine pour retrouver la division d’après laquelle Matthieu établissait ces trois séries de quatorze générations.

Les générations de la première période, d’Abraham à David, furent énumérées, sans omission ; elles sont au nombre de quatorze. Dans la seconde période, Matthieu retrancha quatre rois de Juda : Achazia, Joas, Amazia, entre Joram et Ozias , Joachim, entre Josias et Jechonias. Une autre particularité de cette généalogie est la mention de quatre femmes : Thamar, Rahab, Ruth, Bath-Scheba.

L’intention de Matthieu fut de relever le fait que ces femmes ne furent admises que par une dispensation très exceptionnelle à l’honneur d’être comptées parmi les ancêtres de Jésus, leur situation paraissant les en exclure d’une manière absolue. L’économie de la grâce se montra ainsi en germe dans l’ancienne alliance.

Le but de Matthieu, dans cette récapitulation des membres de la généalogie en trois séries de quatorze, fut de faire ressortir le plan suivi par Dieu dans la manière dont il conduisit les destinées du peuple élu. Quatorze générations s’étaient succédé depuis Abraham, à qui la promesse avait été faite, jusqu’à David, à qui elle avait été renouvelée, avec cette affirmation que Jésus naîtrait de sa race. Quatorze générations s’étaient succédées depuis la fondation de la royauté théocratique jusqu’à son effondrement, lors de la déportation à Babylone.

Joseph voyant que Marie, sa fiancée, était enceinte, prit la résolution de la répudier secrètement. Mais un ange lui révéla en songe le mystère de cette conception qui provint du Saint-Esprit et lui ordonna d’appeler l’enfant qui naîtra de Marie Jésus, car il sera le Sauveur. Matthieu montra dans cet événement l’accomplissement de la prophétie d’Ésaïe concernant Emmanuel. Joseph obéit, prit Marie sa femme, mais ne la connut pas jusqu’à la naissance de Jésus.

Depuis ce grand châtiment, une nouvelle période de quatorze générations venait de se terminer : n’était-on pas en droit d’attendre quelque événement extraordinaire, voire même la venue de celui qui devait restaurer le trône de David ? L’apparition de Jésus à ce moment précis de l’histoire n’était-elle pas, pour l’Israélite croyant, une preuve qu’il était bien le Christ annoncé par les prophètes ?

Toutes les générations d’Abraham jusqu’à David, furent quatorze générations ; et de David jusqu’à la déportation à Babylone, quatorze générations ; et depuis la déportation à Babylone jusqu’au Christ, quatorze générations.

La qualité de juste attribuée à Joseph imposait à sa conscience deux devoirs contradictoires, sources de douloureux combats. D’une part, il ne pouvait pas épouser Marie, ne sachant pas ou ne croyant pas le mystère de sa grossesse ; d’autre part, il ne voulait pas l’exposer publiquement à l’ignominie et moins encore aux rigueurs de la loi qui prononçait dans ce cas la peine de mort . Il résolut de se séparer d’elle secrètement.

Ce terme fils de David rappela à Joseph les promesses faites à la maison de ce roi d’Israël et qui s’accomplirent. Sa foi à la Parole de Dieu lui vint en aide dans ses doutes. L’épouser publiquement, suivant le cérémonial en usage.

Chez les Hébreux, les fiançailles étaient regardées comme équivalentes au mariage. Ce fait divin, que Matthieu indiqua, fut révélé à Joseph par un ange de Dieu, dans le but spécial de dissiper tous ses doutes. De par l’Esprit-Saint indique la cause efficiente de l’existence humaine de Jésus. Cet Esprit de Dieu qui se mouvait sur les eaux du chaos pour y créer la vie et l’harmonie, cet Esprit, source de toute existence, fut, par un acte de la puissance créatrice qui lui est propre, l’agent du miracle.

Par là, Marie aurait échappé à la peine prescrite par la loi et à une procédure publique, mais non à l’opprobre de sa situation. Humblement résignée à toute la volonté de Dieu fut-t-elle abandonnée de lui dans cette épreuve ? Non, Dieu dut-il envoyer pour sa délivrance et pour l’accomplissement de ses propres desseins un ange du ciel, il le fit.

Diacre Michel Houyoux

 Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → La joie de Noël c’est la joie d’un peuple libéré

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Il est né le divin Enfant (Lc 2, 1-14)

Liens avec d’autres sites chrétiens

◊ Blog de l’Abbé Eric de Beukelaer : cliquez ici pour lire l’article →  Le début d’un monde nouveau – Nativité du Seigneur, Année C

◊ Paroisse orthodoxe francophone de Genève   : cliquez ici pour lire l’article →   La Nativité de notre Seigneur 

♥ Les plus beaux chants de Noël

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Vendredi de la troisième semaine de l’Avent de l’année année B

Posté par diaconos le 17 décembre 2021

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Généalogie de Jésus, Christ

Fils de David, fils d’Abraham. Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères, Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram, Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone engendra Salmone,    Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz, Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed, Jobed engendra Jessé, Jessé engendra le roi David.

David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon, Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa, sa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra Ozias, Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Acaz, Acaz engendra Ézékias, Ezékias engendra Manassé, Manassé engendra Amone, Amone engendra Josias, Josias engendra Jékonias et ses frères à l’époque de l’exil à Babylone.

   Après l’exil à Babylone, Jékonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel, Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra Azor, Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim, Akim engendra Élioud, Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra Jacob,    Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.

   Le nombre total des générations est donc : depuis Abraham jusqu’à David, quatorze générations ; depuis David jusqu’à l’exil à Babylone, quatorze générations ; depuis l’exil à Babylone jusqu’au Christ, quatorze générations.

Origine humaine et divine du Messie

Le but de l’Évangile de Matthieu est de mettre en évidence le rapport intime et vivant des deux alliances, de montrer en Jésus-Christ l’accomplissement de toute l’histoire de son peuple. Ce but, Matthieu le manifesta dès les premières lignes de son livre, par cette généalogie dont la signification fut marquée d’abord par les deux grands noms de David et d’Abraham ; David, dans la famille duquel devait, selon la prophétie, naître celui dont la royauté serait éternelle.

Abraham, dans la postérité duquel devaient être bénies toutes les familles de la terre, promesse qui n’a de sens et d’accomplissement qu’en Jésus-Christ Le Fils de Dieu vint prendre sa place dans cette postérité d’Abraham et dans notre humanité qu’il devait renouveler. S’il ne s’était agi pour lui que d’apporter au monde des révélations nouvelles, une longue série de traditions aurait suffi et peut-être aurions-nous trouvé au lieu d’une généalogie, le catalogue des livres de l’Ancien Testament.

La bénédiction promise à Abraham se réalisa dans sa postérité et consista en une création nouvelle, commencée dans la personne même de jésus. De là une généalogie qui n’a pas seulement pour but d’établir la filiation historique de celui-ci. Mais, objecte-t-on, cette généalogie est celle de Joseph et dès lors ne répond plus au but que vous lui attribuez. Matthieu en jugea autrement, puisque il mit un soin particulier à écarter la paternité de Joseph et qu’il conserva la généalogie.

En remontant jusqu’à David et jusqu’à Abraham, il indiqua l’origine généalogique de Marie, mère de Jésus. Il affirma que le fils de David, fils Abraham, descendit de ces personnages par sa mère, puisque Joseph ne fut pas son père.  La généalogie de Joseph n’était pas inutile pour les Israélites. Durant tout le temps de sa vie, Jésus fut envisagé comme fils de Joseph  et il le fut en vertu des plus hautes convenances.

Mais, de plus, il y avait dans cette opinion ceci de fondé, que Joseph conférait à son fils adoptif un droit légal théocratique à la royauté, d’abord parce qu’il était lui-même descendant de David et ensuite parce que, en épousant Marie, il entra légalement dans la lignée de sa femme et en prit le nom.

Le but de Matthieu fut de constater la double origine de Jésus-Christ, telle qu’elle fut révélée par le témoignage unanime du Nouveau Testament, savoir, sa descendance de David .  Jésus, en hébreu Jehoschoua, même nom que celui de Josué Exode 24.13, signifie Jéhova est Sauveur et le récit qui va suivre (verset 21) rend le lecteur attentif à la belle signification de ce nom !

Christ, en hébreu Maschiah, grec Messias Jean 1.42 ; Jean 4.25 signifie OINT. Ce nom indiquait dans l’Ancien Testament la dignité royale, parce qu’on oignait d’huile, symbole de l’Esprit de Dieu, les rois, qui étaient ainsi consacrés pour leur charge. Il en était de même des sacrificateurs et des prophètes.

Jésus-Christ qui, pour réaliser l’idée de l’ancienne alliance dans la nouvelle, a rempli ces trois charges, était donc, par excellence, l’oint de l’Éternel et c’est sous ce nom de Messie, emprunté surtout au Psaumes 2 et à Daniel 9.25-26, que son peuple l’attendait. Lui-même, en prêchant dès l’entrée de son ministère un royaume de Dieu dont il était le Chef, a donné à cette notion toute sa vérité et sa spiritualité.

Aussi, dans son Église, le titre de Christ devint peu à peu un nom propre, mais sans rien perdre de sa haute signification. Ce n’est point sans intention que les écrivains sacrés l’appellent tantôt Jésus, tantôt le Christ, ou lui donnent ce double nom de Jésus-Christ, comme le fait notre Évangile dès la première ligne.

Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle est né Jésus, qui est appelé Christ. Il faut remarquer le soin avec lequel ces derniers mots de la généalogie écartent l’idée que Joseph fut le père de Jésus. Il est bien appelé mari ou époux de Marie.   La généalogie de Joseph n’était pas inutile pour les Israélites.

Durant tout le temps de sa vie, Jésus fut envisagé comme fils de Joseph  et il le fut en vertu des plus hautes convenances. Mais, de plus, il y avait dans cette opinion ceci de fondé, que Joseph conférait à son fils adoptif un droit légal théocratique à la royauté, d’abord parce qu’il était lui-même descendant de David et ensuite parce que, en épousant Marie, il entra légalement dans la lignée de sa femme et en prit le nom.

Le but de Matthieu fut de constater la double origine de Jésus-Christ, telle qu’elle fut révélée par le témoignage unanime du Nouveau Testament, savoir, sa descendance de David . Christ signifie OINT. Ce nom indiquait dans l’Ancien Testament la dignité royale, parce qu’on oignait d’huile, symbole de l’Esprit de Dieu, les rois, qui étaient ainsi consacrés pour leur charge. Il en était de même des sacrificateurs et des prophètes.

Les exégètes se donnèrent beaucoup de peine pour retrouver la division d’après laquelle l’auteur établissait ces trois séries de quatorze générations. Les générations de la première période, d’Abraham à David,furent énumérées, sans omission, elles sont au nombre de quatorze. Dans la seconde période, l’auteur retrancha quatre rois de Juda : Achazia, Joas, Amazia, entre Joram et Ozias et Jojakim, entre Josias et Jechonias.

 Les uns pensèrent que l’omission fut faite dans la dernière série. Les autres (Calvin) considérèrent Jechonias comme le premier de la troisième série et pensèrent que le nom omis fut celui de Jojakim, dans la seconde série. Ce nom se trouve dans quelques manuscrits.

Une autre particularité de cette généalogie fut la mention de quatre femmes : Thamar, Rahab, Ruth, Bath-Scheba. L’intention de Matthieu fut de relever le fait que ces femmes ne furent admises que par une dispensation très exceptionnelle à l’honneur d’être comptées parmi les ancêtres du Messie.

Le but de Matthieu, dans cette récapitulation des membres de la généalogie en trois séries de quatorze, fut de faire ressortir le plan suivi par Dieu dans la manière dont il conduisit les destinées du peuple élu. Quatorze générations s’étaient succédé depuis Abraham, à qui la promesse fut faite, jusqu’à David, à qui elle fut renouvelée, avec cette affirmation que le Messie naîtrait de sa race.

Quatorze générations s’étaient succédées depuis la fondation de la royauté théocratique jusqu’à son effondrement, lors de la déportation à Babylone.

Diacre Michel Houyoux

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Quarta domenica di Avvento dell’anno C

Posté par diaconos le 14 décembre 2021

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# L’Annunciazione, prima di essere fatta a Maria, fu fatta a Sara, moglie di Abramo (Genesi 18:9-15) e alla moglie di Manoa, che partorì Sansone. Allo stesso modo, la cugina di Maria, Elisabetta, rimase incinta nonostante la sua età avanzata (Luca 1:5-25 & 57-80). Paul Verhoeven, membro del Jesus Seminar, ha evidenziato alcune incongruenze nel racconto evangelico che, secondo lui, dovrebbero mettere in dubbio l’idea di una concezione soprannaturale di Gesù.esù cominciò a fare esorcismi, la sua famiglia si oppose, pensò che fosse pazzo e cercò di trascinarlo con la forza a Nazareth ». L’incredulità dei fratelli di Gesù, evidenziata dal Vangelo di Giovanni [Giovanni, VII, 1-5], è incomprensibile se erano a conoscenza del miracolo della sua concezione .

Nel Corano, la narrazione coranica racconta l’episodio dell’annuncio nella sura 19, versetti 17-21. Secondo Guillaume Dye, il Corano ha seguito il Vangelo di Giacomo, un apocrifo cristiano del primo secolo. Questo evento biblico è celebrato dai cattolici e dagli ortodossi (l’Annunciazione è una delle dodici grandi feste). Celebrata il 25 marzo (nove mesi prima di Natale) dalla tradizione cristiana, l’anniversario dell’Annunciazione corrisponde agli anniversari della morte di Adamo e di Gesù.

Se il 25 marzo è una domenica, la celebrazione viene spostata a lunedì 26 marzo. E se il 25 marzo cade durante la Settimana Santa o la Settimana Santa (cioè se la Pasqua cade prima del 2 aprile), allora l’Annunciazione viene spostata al secondo lunedì dopo Pasqua. L’Annunciazione è uno dei misteri centrali del culto cristiano. L’Annunciazione è uno dei misteri centrali del culto cristiano. È il momento in cui il divino si incarna nell’uomo: l’angelo Gabriele annuncia a Maria il suo nuovo status di madre del Figlio di Dio, e le spiega che non solo darà alla luce un figlio, ma anche una figlia di Dio

La festa è spostata a lunedì 26. E se il 25 marzo cade durante la Settimana Santa o la Settimana di Pasqua (cioè se la Pasqua è prima del 2 aprile), allora l’Annunciazione viene spostata al secondo lunedì dopo Pasqua. L’Annunciazione è uno dei misteri centrali del culto cristiano. L’Annunciazione è uno dei misteri centrali del culto cristiano. È il momento in cui il divino si incarna nell’uomo: l’angelo Gabriele annuncia a Maria il suo nuovo status di madre del Figlio di Dio, e le spiega che darà alla luce un bambino nel suo grembo rimanendo vergine.

Questa è l’origine della credenza in una concezione verginale, che non deve essere confusa con il dogma dell’immacolata concezione, che è specifico del cattolicesimo (è esplicitamente rifiutato dalla maggior parte dei protestanti e degli ortodossi, mentre è spesso lasciato alla discrezione delle loro rispettive chiese e comunità). In altre parole, come hanno spiegato i teologi, una donna ebrea che vive sotto la Legge di Mosè accetta di mettere al mondo colui che morirà per i peccati degli uomini, cioè la Legge, pur rimanendo valida, cessa di essere il principio teologico essenziale, e fa posto alla salvezza.

Da te uscì colui che doveva governare Israele

Betlemme, il luogo di nascita di Gesù : così dice il Signore : Tu, Betlemme Efrata, il più piccolo dei clan di Giuda, da te uscirà per me colui che dovrà governare Israele. Le sue origini risalgono ai tempi antichi, ai giorni passati.  Ma Dio libererà il suo popolo fino al giorno in cui colei che deve partorire partorirà, e quelli dei suoi fratelli che rimangono si uniranno ai figli d’Israele. Egli si alzerà e sarà il loro pastore per la potenza del Signore, per la maestà del nome del Signore suo Dio. Abiteranno in sicurezza, perché d’ora in poi egli sarà grande fino ai confini della terra, ed egli stesso sarà la pace ! (Mi 5 1-4a)

Il termine « da… » si riferisce alla nascita del Messia come avvenuta a Betlemme, come gli ebrei hanno sempre riconosciuto fino all’epoca di Cristo. I rabbini hanno contestato questo significato solo dopo Cristo e per togliere al cristianesimo la prova che esso traeva dalla nascita di Gesù a Betlemme a favore della sua dignità messianica. Essi sostenevano che questo passaggio annunciava semplicemente che il Messia sarebbe venuto dalla famiglia di Davide.

Perché il profeta Michea ha insistito sulla località di Betlemme in questo caso, dato che per secoli e durante tutto il periodo tra Davide e il Messia, la famiglia di Davide non viveva più a Betlemme, ma a Gerusalemme ? Il dolore dell’esilio era per lei come la sofferenza della nascita del Messia; la nascita del bambino era l’immagine dell’avvento del Liberatore, il frutto di tutto questo dolore.

Betlemme Efrata, la feconda, è il nome antico di questa città, situata a 8 chilometri a sud di Gerusalemme; Betlemme, casa del pane, è il nome più recente. Quest’ultimo era già noto al tempo dei patriarchi, ma il primo fu usato anche più tardi. Entrambi i nomi si riferiscono alla grande fertilità della regione circostante, che è coperta di campi di grano, viti e bei frutteti. Michea giustappone i due nomi, non semplicemente per distinguere questa città da un’altra con lo stesso nome, Betlemme di Zabulon.

 L’intenzione del profeta nell’usare il vecchio nome, consacrato dai ricordi della storia patriarcale, che egli richiamava, era di dare più ampiezza e solennità al discorso. L’idea non era che Betlemme non fosse tra le migliaia. Il termine migliaia si riferiva alle grandi divisioni, i rami di ogni tribù, ognuno dei quali aveva circa mille capi famiglia. Le parole uscirà per me significano che l’apparizione del Messia è destinata a realizzare i propositi di Dio.

Questo pensiero garantisce l’adempimento delle promesse che lo riguardano Dio era interessato. Il termine « venuta » si riferisce alla nascita del Messia come avvenuta a Betlemme, come gli ebrei hanno sempre riconosciuto fino al tempo di Gesù. I rabbini hanno contestato questo significato solo dal tempo di Gesù Cristo, e solo per togliere al cristianesimo la prova che traeva dalla nascita di Gesù a Betlemme a favore della sua dignità messianica.

 Essi sostenevano che questo passaggio annunciava semplicemente che il Messia sarebbe venuto dalla famiglia di Davide. Ma perché il profeta Michea ha insistito in questo caso così espressamente sulla località di Betlemme, dal momento che, per secoli e durante tutto il periodo che separò Davide dal Messia, la famiglia di Davide non visse più a Betlemme, ma a Gerusalemme? Perché, soprattutto, insistere come lui sulla sua bassezza, una circostanza che non aveva alcun interesse, se il Messia non proveniva direttamente da essa ?

Michea vedeva nella sua mente il grande principe del futuro uscire non da Sion, la cittadella reale di Gerusalemme, ma dal povero villaggio dove il primo Davide era stato chiamato dal Signore per lasciare il suo gregge e salire sul trono. Questo è un tratto di somiglianza con il suo grande antenato. Ma il fatto che fosse nato a Betlemme, e non a Gerusalemme, implicava che, al suo apparire, la famiglia reale era tornata allo stato di povertà e oscurità che era stato il loro a Betlemme.

Il termine insolito dominatore richiamava quello di dominatore; e il titolo di dominatore d’Israele si oppone a quello di giudice d’Israele. La gloria e la grandezza divine del primo contrastano con le umiliazioni del secondo.

La protezione di Gesù del suo popolo contro i nemici stranieri. Michea prese come tipo dei nemici degli ultimi tempi, il popolo del suo tempo che era il più temibile per Israele, quello che rappresentava il potere di questo mondo, ostile a Dio e al suo regno: l’Assiria. Sette pastori e otto principi: questi numeri sono simbolici: sette è il numero della perfezione, il numero delle opere che Dio compie; otto, che va oltre, indica una sovrabbondanza di forze oltre lo stretto necessario per la vittoria.

Questa forma (sette… otto…) è un’imitazione della forma simile usata da Amos per esprimere la sovrabbondanza di peccati che provocano il giudizio di Dio: Per tre delitti di… e per quattro… (Am 1,3) I pastori sono principi della razza reale, come il pastore supremo, il Messia; i principi erano capi scelti tra il popolo per marciare con loro alla testa contro il nemico.

Il popolo di Dio non si limita a respingere gli attacchi del nemico; lo insegue nella propria terra e la conquista: Assur gli è schiavo. Essi governeranno (governano). La terra di Nimrod : parallela alla terra di Ashur. L’Assiria è qui chiamata la terra di Nimrod, perché egli fu il fondatore della prima monarchia universale (Babele), di cui la potenza assira fu uno dei rami (Genesi 10:9-11). Il nome Nimrod rappresenta meglio di ogni altro il potere terreno nella sua opposizione al regno di Dio. Le porte non si riferiscono ai confini di Ashur, ma alle città e alle fortezze che sono il cuore stesso del paese.

Il Diacono Michel Houyoux

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Padre Fernando Armellini :  Quarta domenica di Avvento dell’anno C

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