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Quatrième dimanche de l’Avent de l’année C

Posté par diaconos le 13 décembre 2021

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Michel Houyoux

        Michel Houyoux, professeur retraité (chimie, physique et biologie)   du Collège saint Stanislas à Mons Belgique) et diacre permanent dans la province de -Namur-Luxembourg.
# «L’Annonciation, avant d’être faite à Marie, l’Annonciation d’une grossesse miraculeuse fut faite à Sarah, épouse d’Abraham (Genèse 18, 9-15) ainsi qu’à la femme de Manoah, qui enfanta Samson. . De même la cousine de Marie, Élisabeth fut enceinte malgré son âge avancé (Luc 1, 5-25 & 57-80). Paul Verhoeven, membre du Jésus Seminar, souligna certaines incohérences dans le récit des Évangiles ; ces contradictions doivent selon lui conduire à mettre en doute l’idée d’une conception surnaturelle de Jésus.
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Si le miracle de la fécondation par l’Esprit-Saint avait été connu des parents et des frères de Jésus, écrivit Verhoeven, « on ne comprendrait pas pourquoi plus tard, lorsque Jésus se mit à pratiquer des exorcismes, sa famille s’opposa à lui, pense qu’il fut fou et tenta par la force de le traîner à Nazareth L’incrédulité des frères de Jésus, soulignée par l’Évangile de Jean [Jean, VII, 1-5], est incompréhensible s’ils furent au courant du miracle de sa conception..
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Dans le Coran, Le récit coranique reprit l’épisode de l’annonciation dans la sourate 19, versets 17-21. Selon Guillaume Dye, le Coran suivit ile Protévangile de Jacques, apocryphe chrétien du iie siècle Cet événement biblique est célébré par les catholiques et les orthodoxes (l’Annonciation est une des Douze Grandes Fêtes). Célébré le 25 mars (neuf mois avant Noël) par la tradition chrétienne, l’anniversaire de l’Annonciation correspond aux anniversaires des morts d’Adam et de Jésus.
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Si le 25 mars est un dimanche, la fête est décalée au lundi 26. Et si le 25 mars tombe pendant la semaine sainte ou la semaine de Pâques (autrement dit si Pâques a lieu avant le 2 avril), alors l’Annonciation est décalée au deuxième lundi après Pâques .L’annonciation est un des mystères centraux du culte chrétien. C’est en effet le moment où le divin s’incarne en homme : l’ange Gabriel annonce à Marie son nouveau statut de mère du Fils de Dieu, et lui explique qu’elle portera un enfant en son sein tout en restant vierge.
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C’est l’origine de la croyance en une conception virginale qu’il ne faut pas confondre avec le dogme de l’immaculée conception qui est propre au catholicisme (il est rejeté explicitement par la plupart des protestants et des orthodoxes, tout en étant souvent laissé à leur libre appréciation par leurs églises et communautés respectives). Autrement dit, comme l’ont expliqué les théologiens, une femme juive vivant sous la loi de Moïse accepte d’introduire dans le monde celui qui mourra pour les péchés des hommes, c’est-à-dire que la loi, tout en restant valide, cesse d’être le principe théologique essentiel, et laisse la place au salut.
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De toi sortit celui qui doit gouverner Israël

Bethléem, ville natale de Jésus

Ainsi parle le Seigneur : Toi, Bethléem Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois.    Mais Dieu livrera son peuple jusqu’au jour où enfantera, celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les fils d’Israël. Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu. Ils habiteront en sécurité, car désormais il sera grand jusqu’aux lointains de la terre,    et lui-même, il sera la paix ! (Mi 5, 1-4a)

Bethléem Ephrata,,  la féconde, est l’ancien nom de cette ville, située à 8 kilomètres au sud de Jérusalem ; Bethléem, maison du pain, en est le nom plus récent. Ce dernier était déjà connu à l’époque des patriarches, mais le premier fut usité encore plus tard. L’un et l’autre font allusion à la grande fertilité de la contrée environnante, couverte de champs de blé, de vignes et de beaux vergers. Michée juxtaposa les deux noms, ce ne fut pas simplement pour distinguer cette ville d’une autre de même nom, Bethléem de Zabulon.

L’intention du prophète, en se servant du vieux nom, consacré par les souvenirs de l’histoire patriarcale, qu’il rappela fut de donner plus d’ampleur et de solennité au discours. Petite pour être entre les milliers… L’idée ne fut pas que Bethléem ne fut pas au nombre des milliers. Le terme milliers désigna les grandes divisions, les branches de chaque tribu qui comptaient chacune environ un millier de chefs de famille.

Les mots sortira pour moi signifient que l’apparition du Messie est destinée à accomplir les desseins de Dieu. Cette pensée garantit la réalisation des promesses qui le concernent Dieu y fut intéressé. Le terme sortir de… désignant la naissance du Messie comme ayant eut lieu à Bethléem, ainsi que les Juifs l’ont toujours reconnu jusqu’à l’époque de Jésus. Les rabbins ne contestèrent, ce sens que depuis J-C et dans le but d’enlever au christianisme la preuve qu’il tirait de la naissance de Jésus à Bethléem en faveur de sa dignité messianique.

Ils prétendirent que ce passage annonçait simplement que le Messie devait sortir de la famille de David. Mais pourquoi le prophète Michée  insista-il dans ce cas si expressément sur la localité de Bethléem, puisque, depuis des siècles et pendant toute la période qui sépara David du Messie, la famille de David n’habita plus à Bethléem, mais à Jérusalem ? Pourquoi surtout appuiera-il comme il le fit sur sa petitesse, circonstance qui n’eut aucun intérêt, si le Messie n’en sortit pas  directement ?

Michée vit en esprit le grand prince de l’avenir sortant non de Sion, la citadelle royale de Jérusalem, mais de la pauvre bourgade où le premier David avait été appelé par l’Éternel à quitter son troupeau pour monter sur le trône. C’est un trait de ressemblance avec son grand ancêtre. Mais le fait qu’il naquit  à Bethléem et non à Jérusalem, supposa  que, lors de son apparition, la famille royale fut revenue à l’état de pauvreté et d’obscurité qui était autrefois le sien à Bethléem.

Ce terme peu usuel de dominateur rappela celui de domination. ; et le titre de dominateur d’Israël est opposé à celui de juge d’Israël. La gloire et la grandeur divines du premier contrastèrent avec les humiliations du second.

Le terme sortir de… désigne la naissance du Messie comme ayant eu lieu à Bethléem, ainsi que les Juifs l’ont toujours reconnu jusqu’à l’époque de J-C Les rabbins n’en contestèrent pas ce sens que depuis J-C et dans le but d’enlever au christianisme la preuve qu’il tira de la naissance de Jésus à Bethléem en faveur de sa dignité messianique. Ils prétendirent que ce passage annonçait simplement que le Messie devait sortir de la famille de David.

Pourquoi le prophète Michée insista-t-il dans ce cas sur la localité de Bethléem, puisque, depuis des siècles et pendant toute la période qui sépara David du Messie, la famille de David n’habita plus à Bethléem, mais à Jérusalem?  Celle qui doit enfanter, la mère du Messie, on pourrait appliquer ce terme à la communauté d’Israël : les douleurs de l’exil furent pour elle comme les souffrances de l’enfantement du Messie ; la naissance de l’enfant fut l’image de l’avènement du Libérateur, fruit de toutes ces douleurs.

Le type de Rachel enfantant Benjamin, que le prophète Michée s’en souvint en écrivant et que rappela le nom d’Ephrata ; car Rachel fut le symbole de la communauté israélite.  Les fils d’Israël désignèrent Juda, la tribu royale, demeurée attachée à la maison de David, en face du royaume infidèle des dix tribus. Elle était, au temps de Michée, le corps de la nation et elle forma le noyau du peuple restauré, auquel se rallièrent les autres tribus. Ainsi se réalisa en la personne de Jésus le modèle offert par David, son aïeul, quand, après avoir régné sur Juda, il vit toutes les tribus d’Israël se joindre à lui et le reconnaître pour roi, en lui disant :  »Nous sommes tes os et ta chair » (2 Sm 5, 1)

L’activité de Jésus pour le bien de son peuple, dans laquelle il déploya à la fois une puissance et une douceur divines. Elle est décrite comme celui d’un berger paissant son troupeau, type fréquent de la royauté : le berger étant debout, appuyé sur son bâton et veillant sur le troupeau ; celui-ci reposant à ses pieds, en pleine sécurité et à l’abri de toute attaque. (Mi 4, 4)Dans la force… dans la majesté du nom de l’Éternel.

Il fut revêtu de la force divine pour défendre son troupeau contre loups et voleurs ; plus que cela : il fut tellement uni à Dieu que la plénitude de la puissance et de la majesté divines eut resplendit en lui. La paix résuma tous les bienfaits du règne de Jésus pour son peuple maintenant réuni. Il fut lui-même cette paix ; il la porta en lui, il en fut la source :  »Ce fut lui qui est notre paix ». La paix est toujours le signe des descriptions prophétiques du règne de Dieu.

La protection qu’accorda Jésus à son peuple contre les ennemis étrangers. Michée prit comme type des ennemis des derniers temps, le peuple de son époque le plus redoutable à Israël, celui qui représentait alors la puissance de ce monde, hostile à Dieu et à son règne : l’Assyrie.  Sept pasteurs et huit princes : ces chiffres sont symboliques : sept est le nombre de la perfection, celui des œuvres que Dieu accomplit ; huit, qui va au-delà, indique une surabondance de forces dépassant le strict nécessaire pour la victoire.

Cette forme (sept… huit…) est une imitation de la forme semblable qu’employa Amos pour exprimer le nombre surabondant des péchés qui provoquent le jugement de Dieu : À cause de trois crimes de… et à cause de quatre… (Am 1, 3) Les pasteurs sont des princes de race royale, comme le pasteur suprême, le Messie ; les princes furent des chefs choisis au sein du peuple pour marcher avec eux à sa tête contre l’ennemi.

Le peuple de Dieu ne se borne pas à repousser les attaques de l’ennemi ; il le poursuit jusque dans son pays et en fait la conquête : Assur lui est asservi. Ils paîtront (gouverneront). La terre de Nimrod : parallèle de la terre d’Assur. L’Assyrie est ici nommée le pays de Nimrod, parce que celui-ci fut le fondateur de la première monarchie universelle (Babel), dont la puissance assyrienne fut l’une des branches (Genèse 10.9-11). Le nom de Nimrod représente mieux qu’aucun autre la puissance terrestre dans son opposition au règne de Dieu. Les portes désignent non les frontières d’Assur, mais les villes et forteresses qui sont le cœur même du pays.

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◊ Mouvement des Cursillos francophones du Canada  : cliquez ici pour lire l’article →   Quatrième dimanche de l’Avent, Année C

Frère Thibaut de Pontavice :  » la Visitation »

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Mercredi de la première Semaine de l’Avent —Année C

Posté par diaconos le 1 décembre 2021

 Le Seigneur préparera un festin et essuiera les larmes sur tous les visages

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Du livre du prophète Isaïe

En ce jour-là, le Seigneur de l’univers préparera pour tous les peuples, sur sa montagne, un festin de viandes grasses et de vins capiteux, un festin de viandes succulentes et de vins décantés. Sur cette montagne, il fera disparaître le voile de deuil qui enveloppe tous les peuples et le linceul qui couvre toutes les nations. Il fera disparaître la mort pour toujours.

Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur tous les visages, et par toute la terre il effacera l’humiliation de son peuple. Le Seigneur a parlé. Et ce jour-là, on dira : « Voici notre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés ; c’est lui le Seigneur, en lui nous espérions ; exultons, réjouissons-nous : il nous a sauvés ! » Car la main du Seigneur reposera sur cette montagne.» (Is 25, 6-10a)

Le salut préparé par l’Éternel  pour tous les peuples sur la montagne de Sion

Après avoir donné essor aux sentiments d’adoration qui remplissent son cœur , le prophète Isaïe termina la première partie de la prophétie par la description de la félicité des élus ; ce tableau est le développement de la promesse. Tous les peuples participeront au banquet, mais une gloire spéciale en rejaillira sur Israël, puisque c’est à Jérusalem qu’il aura lieu.

« Les soixante-dix anciens sur le Sinaï virent Dieu et ils mangèrent et burent »  (Ex 24, 11). Les repas qu’on célébrait après les sacrifices de prospérité et lors des grandes fêtes annuelles furent les types, présents à la pensée du prophète, du grand banquet auquel toutes les nations seront invitées un jour et par lequel elles célébreront la victoire du Christ sur le monde et la mort.

Ce banquet est l’image de la joie parfaite dans la communion avec Dieu. Le même symbole se retrouve dans la sainte Cène. Le Nouveau Testament présente la félicité des élus sous l’image d’un festin de noce (Mt 22, 1-14) Vins pris sur la lie et clarifiés : vins vieux, qu’on a longtemps laissés sur la lie pour leur conserver leur force et leur couleur, puis soigneusement filtrés.

L’humanité, assujettie à la souffrance et à la mort, est comme couverte d’un voile de deuil mais cette servitude doit un jour cesser.  »La mort sera pour toujours abolie ; on ne mourra plus. » (Os 13, 14). L’opprobre de son peuple fut la captivité et l’assujettissement aux païens (Sophonie 3. 18-20).

L’Éternel couvrit Sion de sa protection, tandis que les ennemis d’Israël furent humiliés. Moab fut le type de tous les ennemis du peuple de Dieu (comme Édom représenta tout le monde païen. Isaïe le choisit entre tous, à cause de son ancienne et persistante hostilité contre Juda et surtout de son indomptable orgueil. Ce choix indiqua un temps où Moab était encore assez puissant pour faire souffrir Israël ; il en fut ainsi à l’époque d’Isaïe

Diacre Michel Houyoux

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 La multiplication des pains

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Samedi de la trente-et-unième Semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 6 novembre 2021

Saluez-vous les uns les autres par un geste de paix

Le geste de paix crée la discorde

Serrer la main à des inconnus montre que nous sommes tous frères et qu’on peut compter les uns sur les autres.

# L’Épître aux Romains est une lettre du Nouveau Testament envoyée par l’apôtre Paul à l’Église de Rome. Elle est la plus longue des épîtres de Paul et la plus explicite sur son enseignement. Les idées qu’elle développe forment en effet le fondement de la doctrine des Églises chrétiennes au sujet de la justification par la foi.
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Les interprétations de cette épître sont à l’origine de diverses évolutions du monde chrétien et plus particulièrement de la Réforme protestante. Le contenu se situe dans deux registres. D’une part, il s’agit d’une lettre adressée à une communauté rencontrant des difficultés ; d’autre part, l’auteur expose sa vision du salut et de la foi. Le thème central est la fidélité de Dieu dans sa promesse à Abraham, qui se manifeste dans le salut par la foi. Juifs et non-Juifs sont déclarés justes devant Dieu par la foi en Jésus (Rm 3: 21-26) .
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La justification : tous les humains sont coupables devant Dieu et méritent sa colère (Rm 2: 1 – 3: 20), mais il y a une bonne nouvelle : la promesse de salut en Christ pour qui croit ; sa mort lave du péché dont la conséquence est la mort. (Rm 3: 21 – 5: 21) Unis à Jésus, les chrétiens expriment l’action du Saint-Esprit qui leur permet de mener une vie juste ici-bas (Rm 6-8). Enfin la réconciliation et la sensibilité à l’autre au-delà des barrières culturelles. On trouve également des conseils pour la résolution de conflits dans l’église (Rm 14: 1 – 15:6) : prendre exemple sur Christ. (Rm 15: 1-6). Paul rappelle l’enseignement de Jésus : l’amour pour son prochain accomplit l’objectif de la loi (Rm 13: 8 – 10).
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L’Épître aux Romains fut commentée par Origène, Jean Chrysostome et Théodoret de Cyr. Son interprétation fut largement débattue au Ve siècle, lors de la crise pélagienne à propos de la gratuité du salut, puis approfondie au Moyen Âge par Pierre Abélard et Thomas d’Aquin . Aux yeux de nombre d’historiens, les commentaires de l’épître aux Romains en 1516 par Martin Luther ont été le point de départ doctrinal de la Réforme protestante. Jean Calvin et Philippe Mélanchthon considèrent l’épître aux Romains comme « donnant le sommaire de la doctrine chrétienne ».
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Depuis, les exégètes et théologiens protestants n’ont cessé de la commenter, en particulier Karl Barth, dont l’influence fut décisive sur la pensée théologique contemporaine. Paul invita aussi à ne pas critiquer les autres selon leurs pratiques extérieures qui sont secondaires (14,1-18) mais à choisir des attitudes favorisant la communion fraternelle, de tel manière à ce que les forts portent plus d’égards aux faibles (14,19-15,13). Paul s’adresse en fin à ses frères de Rome, à cœur ouvert, pour leur faire part de sa vocation et de ses projets de visites (15,14-33). Il termine sa lettre par des salutations à ses frères et sœurs en Christ (16,1-16) et un avertissement contre ceux qui sont la cause de scandales et de divisions (16,17-18). Dieu appelle tout homme à la foi, les juifs comme les non-juifs
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 De l’épître aux Romains

03 Saluez de ma part Prisca et Aquilas, mes compagnons de travail en Jésus Christ, 04 eux qui ont risqué leur tête pour me sauver la vie ; je ne suis d’ailleurs pas seul à leur être reconnaissant, toutes les Églises des nations le sont aussi. 05 Saluez l’Église qui se rassemble dans leur maison. Saluez mon cher Épénète, qui fut le premier à croire au Christ dans la province d’Asie.

06 Saluez Marie, qui s’est donné beaucoup de peine pour vous. 07 Saluez Andronicos et Junias qui sont de ma parenté. Ils furent mes compagnons de captivité. Ce sont des apôtres bien connus ; ils ont même appartenu au Christ avant moi. 08 Saluez Ampliatus, qui m’est cher dans le Seigneur. 09 Saluez Urbain, notre compagnon de travail dans le Christ, et mon cher Stakys.16 Saluez-vous les uns les autres par un baiser de paix. Toutes les Églises du Christ vous saluent.

22 Moi aussi, Tertius, à qui cette lettre a été dictée, je vous salue dans le Seigneur. 23 Gaïus vous salue, lui qui me donne l’hospitalité, à moi et à toute l’Église. Éraste, le trésorier de la ville, et notre frère Quartus vous saluent. 25 À Celui qui peut vous rendre forts selon mon Évangile qui proclame Jésus Christ : révélation d’un mystère gardé depuis toujours dans le silence,

26 mystère maintenant manifesté au moyen des écrits prophétiques, selon l’ordre du Dieu éternel, mystère porté à la connaissance de toutes les nations pour les amener à l’obéissance de la foi, 27 à Celui qui est le seul sage, Dieu, par Jésus Christ, à lui la gloire pour les siècles. Amen. (Rm 16, 3-9.16.22-27)

Salutations à divers chrétiens de Rome

Paul recommanda aux Romains Phœbé, diaconesse de l’Église de Cenchrées, pour qu’ils lui fassent bon accueil et lui prêtent l’assistance dont elle pourra avoir besoin. Il fit saluer Prisca et Aquilas, qui exposèrent leur vie pour lui, ainsi que l’Église qui fut dans leur maison. Il envoya encore des salutations à des frères et à des sœurs, qu’il désigna et à des groupes de chrétiens. Il les invita à se saluer réciproquement par un saint baiser et leur annonça que toutes les Églises les saluèrent.

Dans une grande ville telle que Rome, les chrétiens durent s’assembler de bonne heure, en différents quartiers et en diverses maisons particulières. Chacune de ces assemblées était une Église : Paul ne craignit pas de lui donner ce nom. Ce qui n’empêchait pas ces diverses Églises de former un seul corps en Christ. Ce ne fut pas seulement à Rome mais à Éphèse et à Colosses, que ces Églises se trouvèrent dans des maisons particulières.

Epaïnète fut l’un des premiers gagné à Christ dans la province d’Asie. Il fut un fruit du ministère de Priscille et Aquilas, avant l’arrivée de Paul à Éphèse. Il leur fut étroitement associé et il se rendit avec eux d’Éphèse à Rome.  Junia fut l’épouse ou la sœur d’Andronicus. La plupart des interprètes donnèrent au mot parents le sens de compatriote, parce qu’ils eurent peine à admettre que Paul eût plusieurs parents, tant à Rome que dans son entourage à Corinthe. Andronicus et Junias furent les compagnons de captivité de l’apôtre Paul.

Paul affirma qu’ils se distinguèrent parmi les apôtres de Jérusalem, les douze, les eurent en haute estime. Combien d’autres noms que nous ignorons se trouveront écrits dans les cieux !  Les chrétiens de ceux d’Aristobule, dont ses esclaves, qui formaient sa maison, ne furent connus que par le nom de leur maître. Ces esclaves trouvaient, dans les compassions de Dieu en Jésus-Christ, la liberté, la dignité, l’amour et la gloire éternelle.

Paul les fit saluer comme ses frères, avec une vive affection. Aristobule fut le petit-fils d’Hérode le Grand, le frère d’Hérode Agrippa 1er, qui habitait alors Rome.  Les salutations de Paul, effusions de son amour fraternel, avaient aussi pour but d’unir les chrétiens à qui il les adressait en une famille dont les membres ne devaient pas craindre entre eux les démonstrations d’une cordiale affection.

L’usage de se saluer par un saint baiser devint l’un des actes les plus touchants du culte chrétien. Avant la célébration de la cène, les fidèles se saluaient par ce que Tertullien appela le baiser de paix» et scellaient ainsi leur union en Christ. Au moment où il écrivit, Paul venait de visiter les Églises d’Asie-Mineure et de Grèce. Il leur avait fait part de son projet d’aller à Rome et de son intention d’écrire aux chrétiens de cette ville. Il les il les salua, à son arrivée à Rome, au nom de toutes les Églises du Christ. Il sut l’intérêt et l’affection qu’elles leur portèrent.

Salutations et doxologie finale

Paul dictait ses lettres et se contentait d’écrire de sa main le vœu final et la signature. Arrivé au terme de cette longue épître, il interrompit sa dictée pour laisser à son secrétaire le plaisir de saluer lui-même les destinataires et de leur apprendre que ce fut lui qui tint la plume. Tertius était Romain.

Les écrits des prophètes de l’Ancienne Alliance, dont le sens profond se découvrait aux chrétiens., fut trop marqué pour que Paul pensa à des écrits parus durant ces temps infinis où Dieu se tut. Il s’agit d’écrits inspirés de la Nouvelle Alliance, dans lesquels les témoins du Christ exposèrent la révélation qu’ils reçurent en leur Jésus. Ces écrits furent compris dans l’expression : écrits prophétiques.

Paul comptait dans leur nombre l’épître qu’il termina aux Éphésiens La publication du mystère eut lieu selon l’ordre du Dieu éternel : Paul l’appela éternel en regard de ces temps infinis pendant lesquels le mystère fut tenu secret et parce que, de toute éternité, Dieu avait conçu le projet de sauver les hommes. Il montra combien ce secret fut important quand il ajouta que, dès le commencement du monde, il fut caché par tant de siècles. Vrai fut qu’il ne contint pas une sagesse qui fut enflée et brave.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ?

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◊ Père Philippe de Forges  : cliquez ici pour lire l’article →  Saluez-vous les uns les autres par un baiser de paix

Prédication du pasteur Marc Pernot :  » Soyez le Moïse et le lévite les uns et les autres »

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Jeudi de la vingt-septième Semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 7 octobre 2021

Evangile et Homélie du Jeudi 09 Mars 2017. Demandez, on vous donnera ;  cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. - Chorale  Belgo-Burundaise CSFA

# La prière chrétienne est un échange avec Dieu, fondé sur la Bible. Selon le Nouveau Testament, le croyant peut parler à Dieu comme à un père, « au Nom du Seigneur Jésus-Christ ». La prière chrétienne se réalise seul, en groupe, en tout lieu et en tout temps. Elle prend différentes formes selon les Églises.
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Le Notre Père est la prière commune à tous les chrétiens, directement tirée des évangiles (Matthieu, 6: 9-13 et Luc, 11: 2-4), et enseignée par Jésus à ses premiers disciples. La prière qui s’appuie sur les promesses de la Bible est un acte fondamental de la foi chrétienne, vécue comme une action de Grâce et de communion avec Dieu, une communion d’esprits entre Dieu et les siens1.
C’est «Dieu le Père» que le croyant prie «au Nom du Seigneur Jésus-Christ». Dans la Bible, Jésus a parfois associée la prière à la méditation, des lectures de textes bibliques, au jeûne et à des veilles. Elle est effectuée de façon individuelle ou communautaire, en tout lieu et à l’église, en position assise, debout, couchée ou à genoux. Dans les Églises catholiques et orthodoxes la prière est faite à Dieu le Père, à Jésus Christ son Fils, au Saint Esprit, et les prières adressées aux Saints et à la Vierge Marie5 sont dites des prières d’intercession.
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Il est demandé à la communauté des saints, ou à la Sainte Vierge Marie, Reine des Saints, de prier la Sainte Trinité pour celui qui lui demande son intercession. Les catholiques et orthodoxes ne prient pas de la même manière Dieu le Père, Jésus le Fils et le Saint Esprit, que les saints ou la Vierge Marie. Ils prient Le Père, Jésus ou l’Esprit Saint comme Dieu, et les saints ou la Sainte Vierge comme une personne qui, parce qu’il est ou elle est tout(e) proche de Dieu, pourra intercéder.
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Cette distinction n’est pas toujours visible ou comprise de prime abord. La prière à la communion des saints est une spécificité de la foi chrétienne catholique et chrétienne orthodoxe. L’utilisation d’objets de cultes (crucifix, icônes, chapelets, statues, etc.) est courante mais pas obligatoire. Les cultures et les milieux sociaux ont également une grande influence sur les manières de prier. Elles s’appuient sur des liturgies précises et selon des rites particuliers (signe de croix avec les mains, génuflexion, prosternation…
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.Dans le protestantisme, la prière est adressée à Dieu seul, au nom de Jésus . Dans la Communion anglicane et dans certaines Églises méthodistes, le Livre de la prière commune est utilisé comme guide de prière. Dans les églises catholiques, orthodoxes et protestantes, des moines peuvent consacrer leur vie exclusivement à la prière. Dans le christianisme évangélique, les miracles et la guérison par la foi sont possibles avec la foi et la prière, par le Saint-Esprit18. Le biblicisme fait en sorte que les miracles décrits dans la bible sont encore d’actualité et peuvent être présents dans la vie du croyant.

 De l’évangile selon Luc

05 Jésus leur dit encore : « Imaginez que l’un de vous ait un ami et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander : “Mon ami, prête-moi trois pains, 06 car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir.” 07 Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond : “Ne viens pas m’importuner ! La porte est déjà fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose.”

08 Eh bien ! je vous le dis : même s’il ne se lève pas pour donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu’il lui faut. 09 Moi, je vous dis : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. 10 En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira.

11 Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ? 12 ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ? 13 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »  (Lc 11, 5-13)

Jésus enseigna l’efficacité de la prière

Luc assigna à la prière du Seigneur une place tout autre que Matthieu.  Selon ce dernier, elle fait partie du sermon sur la montagne, tandis que, d’après  Luc, elle fut enseignée plus tard à la demande expresse d’un disciple. Un grand nombre d’excellents exégètes (Calvin, Ebrard, de Wette, Olshausen, Neander, Godet) en conclurent que Matthieu, selon son habitude de grouper certains enseignements homogènes de Jésus, avait introduit cette prière dans le discours sur la montagne.

Dans ces instructions sur les diverses manifestations de la piété, l’aumône, la prière, le jeûne, après avoir condamné les prières hypocrites, faites avec ostentation et en  usant de vaines redite, Jésus ajoutât : « Vous, mes disciples, priez ainsi » et que, au milieu de la foule qui l’entourait, les yeux levés vers le ciel, il prononçât d’un ton pénétré cette prière si profonde dans sa simplicité, si riche dans sa brièveté.

Tholuck, Meyer, Stier, Gess et d’autres virent une confirmation de leur opinion dans le fait que Matthieu seul conserva dans sa plénitude ce  modèle de prière. Jésus enseigna l’efficacité de la prière, soit par des analogies, soit par des contrastes, comme dans la parabole . Cette parabole renferme à la fois une promesse et une exhortation.

La promesse pourrait se traduire ainsi : « Si un homme, par pur égoïsme et pour se délivrer d’un solliciteur, lui accorde sa demande, même au temps le plus inopportun (minuit), combien plus Dieu, qui connaît tous vos besoins et qui est amour ! »Quant à l’exhortation, c’est le solliciteur lui-même qui la fit entendre par son exemple : « Puisque, dans les circonstances les plus défavorables, mais pressés par vos besoins, vous ne craignez pas d’importuner avec insistance un homme que vous savez si peu généreux, pourquoi ne faites-vous pas de même envers Dieu qui, dans sa miséricorde infinie, est toujours prêt à vous accorder bien au-delà de toutes vos prières. 

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