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XXX dimanche du temps ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 22 octobre 2019

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

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En ce temps-là, à ceux qui étaient convaincus que c’était juste et méprisaient les autres, Jésus dit la parabole suivante : « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était un pharisien, et l’autre, un public (c.-à-d., un percepteur d’impôt). Le pharisien se leva et pria en lui-même : « Mon Dieu, je te remercie, car je ne suis pas comme les autres hommes. -Ils sont des voleurs, injustes, adultérins, ou comme ce publicain.

Je jeûne deux fois par semaine et je paie un dixième de ce que je gagne. Le publicain, par contre, était à distance et n’avait même pas le courage de regarder le ciel ; mais il se frappait la poitrine en disant : « Mon Dieu, montre-toi au pécheur que je suis !  Je vous le déclare : quand il est rentré dans sa maison, c’était lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Celui qui se lèvera sera abaissé ; celui qui se lèvera sera élevé. (Lc 18,9-14).

Homélie

Plus un être est déficient, endommagé, malade,  défiguré… plus Dieu l’aime. Plus un être peut mériter le mépris, plus il a besoin d’être aimé d’un amour libre. Le vrai Dieu, le seul Jésus révélé, est le Dieu des perdus, des rejetés, des condamnés, des marginalisés, des indifférents. Mépriser ! Comment Dieu aurait-il pu mépriser l’une de ses créatures ?

« Le Seigneur ne fait aucune différence entre les hommes. Il ne désavantage pas les pauvres. Il écoute la prière des opprimés, il ne méprise pas la supplication de l’orphelin, ni les plaintes répétées de la veuve » (Si 35, 16-17) C’est une certitude : le cri des hommes est toujours entendu par Dieu. Dieu écoute et accueille celui qui le sert de tout son cœur.

L’amour le plus pur et le plus gratuit va à l’être qui en a le plus besoin… et qui, à tout le moins, ne peut pas rendre l’amour. Dieu, en tout cas, est ainsi. Amour sans calcul et sans retour. L’amour absolu.  Jésus a dit une parabole pour certains hommes qui étaient convaincus de leur justice et méprisaient tous les autres. Un pharisien et un publicain sont tous deux allés au Temple pour prier. (Lc 18,9-10)

Le pharisien a vraiment prié et sa prière peut être considérée comme humble : il est conscient de sa justice, mais il sait que c’est un don de Dieu. Il remercie Dieu pour la grâce qu’il a reçue d’être un homme juste : « Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes, je jeûne deux fois par semaine et je verse un dixième de ce que je gagne.  «  (Lc 18,11-12)

Son attitude n’est pas très différente de celle de Paul dans sa lettre à Timothée : « J’ai livré le bon combat, je suis à la fin de ma course, j’ai gardé ma foi… » (2 Tm 4,7) Quant au publicain, il n’osa même pas regarder au ciel. Il dit simplement : « Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis !  » (Lc 18,13b)

Il est certain que personne dans notre assemblée ne se reconnaît dans ce pharisien prétentieux et méprisant : les pharisiens sont toujours les autres. Il est également difficile de se reconnaître dans ce publicain qui appartient à la catégorie des pécheurs publics. Pourtant, si nous avons l’humilité de nous laisser interpeller par la parole de Jésus, nous pourrions peut-être découvrir qu’il y a en nous un pharisien qui s’ignore et aussi un publicain qui pourrait vraiment se reconnaître comme tel.

Devant Dieu, nous sommes tous au même point : pécheurs, incapables de nous sauver, nous devons nous confier à l’amour du Christ. Quelle est notre attitude dans la prière : celle du pharisien ou celle du publicain ? Notre foi, notre charité, nos efforts sont-ils pour nous des raisons de fierté ? Sommes-nous heureux avec nous-mêmes, au lieu d’être heureux avec Dieu ?

Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis juste une parole et je serai guéri. Croyons-nous parfois que nous ne sommes pas vraiment dignes et croyons-nous que Jésus seul nous sauve avec une parole de pardon ?  » Le Seigneur écoute les personnes qui l’appellent : Il les libère de toute angoisse. Il est proche du cœur brisé, sauvant l’esprit inconsolable  » (Ps 33, 18-19). Partageons avec les personnes que nous rencontrerons cette certitude que nous sommes tous écoutés et aimés de Dieu, attentifs à toutes nos demandes.

En conclusion  Rappelons-nous que tout pardon vient de Dieu. Lui seul peut justifier, arranger les choses. Il suffit que l’homme se reconnaisse lui-même comme pécheur. Par-dessus tout, il nous suffit de croire que la miséricorde de Dieu est disproportionnée par rapport à notre misère. Amen.

Diacre Michel Houyoux

Complément

Dans cette parabole, Jésus nous met en présence de ces deux hommes dont les dispositions morales sont totalement aux deux pôles extrêmes de la vie religieuse, et leur fait exprimer clairement leurs pensées. Le pharisien est un homme pieux et honnête qui respecte la loi juive et la met en pratique : il est en matière de religion pour une stricte observance qui pratique encore plus que la loi l’exige. Il est venu au Temple pour rendre grâce à Dieu, d’abord pour le mal qu’il ne fait pas, puis pour tout le bien qu’il fait.

« Il priait pour lui-même. « (v   sa pensée, s’arrêtant complaisamment sur lui-même, ne s’éleva pas vers Dieu. Dans son examen de conscience, il prend comme mesure, non pas la loi de Dieu, mais d’autres hommes (v 11b) ; et ces hommes, exagèrent leurs vices au point de les calomnier (voleurs, injustes, adultères…), car ils ne sont pas tous comme il les décrit. Enfin, son dernier mot trahit un profond mépris pour le public.

La prière du Pharisien et celle du publicain

La prière du Pharisien et celle du publicain

Dans sa prière, le pharisien rappela à Dieu qu’il jeûnait deux fois par semaine et qu’il donnait un dixième de ce qu’il gagnait au Temple. Jeûner deux fois par semaine (lundi et jeudi), et donner une dîme de tous ses revenus, était le devoir de tout Israélite. Peut-être auriez-vous voulu que Dieu le félicita pour son attitude ?

Quant au publicain, il appartenait à la catégorie des pécheurs publics. Tout chez cet homme montra sa repentance la plus profonde pour ses péchés, son attitude et ses paroles : il était à distance du sanctuaire ; il n’osait même pas lever les yeux vers le ciel, de peur d’y rencontrer son juge ; il se frappait la poitrine, en signe de douleur profonde.

Sa prière fut une humble confession et une supplication ardente. Il n’eut pas beaucoup de mots, ce fut un cri du cœur. D’un côté, un homme plein de lui-même et de ses mérites (le pharisien) qui crut que Dieu lui dut le féliciter, et de l’autre, un homme (le publicain) qui connaissait sa misère morale et qui sut qu’il pourrait être pardonné : il compta humblement sur Dieu pour être sauvé ; il eut pleine confiance et espéra  bénéficier de la grâce de Dieu. Il savait que Dieu aime librement !

Devant Dieu, nous sommes tous au même point de ce publicain. Pécheurs, nous ne pouvons pas nous sauver nous-mêmes ! Nous devons nous confier à l’amour du Christ.

* Quelle est votre attitude dans la prière : celle du pharisien ou celle du publicain ?

* Pensez-vous que seul Jésus peut vous sauver avec une parole de pardon ? (Sacrement de la Réconciliation)

Où êtes-vous avec l’amour de Dieu et de vos frères et sœurs ? 

Liens externes

◊   Liturgie : cliquez ici pour lire l’article → Trentième dimanche ordinaire, année C

◊  Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article → La parabole du Pharisien et du publicain - Lc 18 (9-14)

Le pharisien et le publicain en nous / Christian Beaulieu

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XXIXème Dimanche du temps ordinaire – année C

Posté par diaconos le 15 octobre 2019

Dieu rendra justice à ses élus qui crient vers lui

La prière est un pouvoir. Elle touche les forces éternelles et les met en mouvement ; elle pousse Dieu à l'action. C'est le ministère intérieur devant Dieu qui est le plus craint par Satan parce que la prière est une puissance, l'épanouissement d'un travail spirituel intense qui résulte en de grandes œuvres visibles.

La prière est un pouvoir. Elle touche les forces éternelles et les met en mouvement ; elle pousse Dieu à l’action. C’est le ministère intérieur devant Dieu qui est le plus craint par Satan parce que la prière est une puissance, l’épanouissement d’un travail spirituel intense qui résulte en de grandes œuvres visibles.

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

18 Jésus leur adressa une parabole, pour montrer qu’il faut toujours prier, et ne point se relâcher.

Il dit : Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait point Dieu et qui n’avait d’égard pour personne.

Il y avait aussi dans cette ville une veuve qui venait lui dire : Fais-moi justice de ma partie adverse.

Pendant longtemps il refusa. Mais ensuite il dit en lui-même : Quoique je ne craigne point Dieu et que je n’aie d’égard pour personne,

néanmoins, parce que cette veuve m’importune, je lui ferai justice, afin qu’elle ne vienne pas sans cesse me rompre la tête.

Le Seigneur ajouta : Entendez ce que dit le juge inique.

Et Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et tardera-t-il à leur égard ?

Je vous le dis, il leur fera promptement justice. Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? (Lc 18,1-8)

Homélie Nous devons prier sans cesse et sans découragement !

La prière sans se lasser, dans la foi et la confiance, est le thème central des textes d’aujourd’hui.  « Nous devons prier sans cesse et sans découragement » (Lc 18,1b), nous dis-tu, Seigneur. De la première lecture du livre de l’Exode, nous apprenons une leçon de persévérance et une certitude : Dieu ne sauve pas l’homme sans homme.

La prière persévérante croise constamment le chemin de notre fidélité, petite ou grande, mais aussi de notre infidélité, subtile ou insidieuse. Mais surtout, elle reste un signe discret de notre désir de salut en nous. Comme il est beau, Seigneur, de savoir que tu comprends nos difficultés.

La parabole de ce dimanche nous montre de façon paradoxale la récompense que Dieu réserve à ceux qui s’abandonnent à Lui. Nous avons deux personnes importantes dans cette histoire : d’un côté un juge qui ne craint pas Dieu et n’a aucun respect pour personne et de l’autre une veuve faible, mais convaincue de ses droits et déterminée, jusqu’au bout, à les affirmer.

En fin de compte, le juge donne à la veuve ce qu’elle demande, simplement pour ne plus l’ennuyer. Dans la première lecture, nous avons un autre exemple de prière constante et patiente : la prière de Moïse. Outre cette cohérence, Moïse et la veuve de l’Évangile ont quelque chose en commun. Ils sont tous deux du côté des faibles et des opprimés.

La veuve, parce qu’elle en fait partie, et Moïse, parce qu’elle appartient à un peuple d’opprimés. Dieu écoute toujours les prières de ces petits. Contrairement à ce juge méchant et sans scrupules qui finit, par égoïsme, par céder à cette veuve, Dieu, qui est infiniment bienveillant, fera promptement justice à ceux qui l’aiment et l’invoquent.  C’est la prière persévérante qui est efficace.

Contrairement à ce juge, Dieu est Père. Alors Jésus nous l’a révélé et nous a appris à prier avec lui : « Quand tu pries, dis Père » (Mt 6,9) La prière à laquelle Dieu répond est la prière persistante et obstinée qui ne renonce jamais à l’assurance aimante : « Père, je t’aime assez pour croire que tu peux me donner ce que je demande, beaucoup mieux et peut-être plus que je te demande, comment et quand tu veux dans ton amour infini ».

« Toutes les techniques de prière sont bonnes quand elles mettent l’homme en contact avec Dieu  » (Dr Carrel).

C’est par sa Parole dans la Bible que Dieu nous enseigne, corrige nos erreurs et nous éduque à la justice. La Bible est la nourriture qui soutient notre conversation avec Dieu et renforce notre foi. Les Écritures nous donnent la Sagesse et la méditation biblique est la meilleure façon de mûrir la foi. (Deuxième lecture : Tm 3, 16-17)

« Croire en Dieu le créateur du monde, c’est accepter sa parole, s’en nourrir et surtout adhérer à sa personne. Bref, il faut toujours prier sans se lasser de la patience dans la foi : « Mais quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ?  « (Lc 18,8)

La prière et la vie chrétienne sont inséparables parce que c’est le même amour, le même amour pour tous les hommes, le même amour dont Jésus nous a tant aimés. « Quoi que vous demandiez au Père en mon nom, il vous l’accordera. Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres » (Jn 15, 16-17) Amen.
Diacre Michel Houyoux

Complément

Pour encourager ses disciples à prier avec persévérance, Jésus leur offrit l’exemple d’une pauvre veuve qui, avec insistance, obtint justice d’un juge qui, ne craignant ni Dieu ni les hommes, le rend juste pour son égoïsme et pour se libérer de ses malaises.

Si les plaintes persistantes de la pauvre veuve ont eu pour effet d’exaspérer ce juge sans scrupules et de décider finalement de rendre justice, plus une prière persistante aura un effet sur Dieu qui nous aime infiniment et veut nous satisfaire !

Dites-moi pourquoi vous priez ? Priez pour changer Dieu ou pour que votre prière vous transforme et vous aide à entrer avec foi dans son projet pour vous et pour les autres, ce qui n’est pas toujours conforme à ce que vous voulez.

La perte du sens de la prière est un signe très clair d’une diminution de la foi qui justifie la préoccupation de Jésus. La position des chrétiens dans le monde leur fait ressentir ce besoin pressant de prière en tout temps ; sans elle, chacun d’eux serait comme cette pauvre veuve, opprimée et ayant besoin de toute protection.

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La promesse de Dieu est certaine, infaillible. Auras-tu le courage de persévérer jusqu’au bout en gardant la vraie foi que toi seul peux garder en communion avec Jésus Christ ?

Ils prient avec joie et confiance et surtout ils persévèrent

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Source de l’image : cliquez ici →Sites chrétiens pour enfant – La Maison Arc-en-Ciel

Priez avec foi, c’est-à-dire priez pour entrer dans les plans de Dieu pour vous ; priez pour vous laisser transformer par Lui et entrer ainsi dans la patience de Dieu avec les autres et avec vous-mêmes.

Diacre Michel Houyoux

Liens externes

◊ La Croix : cliquez ici pour lire l’article →  Dieu nous fait justice

◊  CFRT : cliquez ici pour lire l’article → Homélie de la messe du 29ème dimanche du temps ordinaire

 Prie avec foi et persévérance !

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La prière en parabole nous invite à la persévérance.

Posté par diaconos le 14 mars 2017

Pour être l"ami de Jésus, n'aie pas peur de dire que tu crois en lui. N'aie pas peur de témoigner de sa bonté

Pour être l »ami de Jésus, n’aie pas peur de dire que tu crois en lui. N’aie pas peur de témoigner de sa bonté

1. Un jour, comme Jésus était en prière quelque part, un de ses disciples lorsqu’il eut cessé, lui demanda : « Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean l’a aussi enseigné à ses disciples. 2. Or il leur dit : Quand vous priez, dites : Père ! Que ton nom soit sanctifié. Que ton règne vienne. 3. Donne-nous chaque jour notre pain quotidien, 4. et remets-nous nos péchés, car nous-mêmes aussi nous remettons à quiconque nous doit. Et ne nous induis point en tentation. 5. Et il leur dit : Si quelqu’un d’entre vous a un ami, et qu’il aille vers lui au milieu de la nuit, et lui dise : Ami, prête-moi trois pains ; 6. car un de mes amis est arrivé chez moi de voyage, et je n’ai rien à lui offrir ; 7. et que celui-ci répondant de l’intérieur dise : Ne m’importune pas ; ma porte est déjà fermée et mes petits enfants sont avec moi au lit ; je ne puis me lever pour t’en donner : 8. je vous le dis, si même il ne se lève pas pour lui en donner, parce qu’il est son ami, toutefois, à cause de son importunité, il se lèvera et lui en donnera autant qu’il en aura besoin. 9. Et moi, je vous dis : Demandez, et il vous sera donné ; cherchez, et vous trouverez ; heurtez, et il vous sera ouvert ; 10. car quiconque demande, reçoit ; et qui cherche, trouve ; et à celui qui heurte, il sera ouvert. 11. Or quel père d’entre vous, quand son fils lui demandera du pain, lui donnera une pierre ? Ou encore quand il lui demandera un poisson, lui donnera un serpent au lieu d’un poisson ? 12. Ou encore quand il lui demandera un œuf, lui donnera un scorpion ? 13. Si donc vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père qui est du ciel donnera-t-il l’Esprit-Saint à ceux qui le lui demandent ! (Lc 11, 1-13)

Jésus répondit à cette demande en proposant à ses disciples, comme modèle de leurs prières, celle qu’il prononça devant eux. (versets 2 à 4) et pour les encourager à prier ainsi, Jésus les persuada qu’ils seront certains d’être exaucés. Il leur en donne trois preuves :

  • La persévérance dans la prière avec l’exemple de l’ami importun : cet ami vint à minuit prier son ami de lui prêter trois pains pour les servir à un hôte survenu inopinément. L’autre refusa d’abord, prétextant qu’il était au lit avec ses enfants, mais il finit par céder à cause de l’insistance de son ami. (v5- v8)

Des amis peuvent se demander un service surtout s’il y a urgence. Un ami sincère vous apportera l’assistance dans le besoin. Il est à souhaiter que nous ayons tous connus ce que c’est que d’être appelés au secours par quelqu’un ou d’être aidés par quelqu’un. C’est le signe que cette personne nous considère comme un véritable ami. Jésus veut être notre ami. Mais trop souvent nos cœurs ne sont pas orientés vers cette amitié que Jésus nous propose et des amours ou des intérêts qui ne le concerne pas nous envahissent. Dans notre prière, ouvrons notre cœur et notre vie à de plus grandes choses, à un idéal plus noble, à un amour plus vrai.

  • L’expérience commune : il n’y a qu’à demander, chercher, heurter, car ceux qui le font reçoivent, trouvent et on leur ouvre. (v9, v10.)

Dans cette parabole, Jésus nous montre que si l’amitié n’est pas assez forte pour répondre à la demande d’un ami, cette demande faite avec persévérance finira par le faire fléchir. Jésus veut que nous combattions les tentations de doute et de méfiance quand nos prières ne semblent pas exaucées. Ne doutons jamais de l’amitié de Dieu à notre égard !

  • Leur prière s’adresse à un père qui est le Père céleste. Quel est le père qui donne à son enfant, au lieu d’aliment, une chose inutile, ou des bêtes nuisibles et dangereuses ? Si, malgré la corruption du cœur humain, la relation d’un enfant avec son père donne une telle assurance, quelle confiance celui qui prie ne peut-il pas avoir dans le Père céleste ? Il ne lui refusera certainement pas le Saint-Esprit. (v11-v13)

La bonté de Dieu va toujours plus loin que nos espérances. Nous mettons sa bonté à l’épreuve lorsqu’il nous est demandé d »attendre le Seigneur. Nous faisons tellement confiance à notre bonté et trop peu à celle du Christ et nous oublions combien il souffrit pour nous racheter. Pour toute personne qui croit aux jours difficiles, Jésus a promis :  » Combien plus le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! (Lc 11, 13) Les plus grands dons de Dieu sont encore à venir, et son plus grand don, c’est sa propre vie divine. Recherchons en priorité le Royaume de Dieu et persévérons dans la prière jusqu’à ce qu’il la porte à son accomplissement. Avec sagesse et amour, Dieu répond à toute prière.

Seigneur Jésus, apprends-moi à te prier sans jamais me fatiguer, à vivre dans la prière et à ,intercéder pour tous. Apprends-moi à te demander avec foi, sans hésiter en mon cœur, certain d’être exaucé.

Compléments

◊ Pour vos enfants →  Comment pries-tu ?

◊  En paroisse →  Prière à Dieu qui nous sauve

◊ Catéchèse →  Suis-moi ! (Lc 9, 59a)

Liens externes

◊ Persévérons dans la prière → Chemins de vie, chemins de Dieu

◊   Persévérance sans pudeur  → La parabole de l’ami importun

◊  Vidéo  → La prière persévérante

Pierre Desroches : Notre Père écoute nos prières – La veuve et le juge sans justice

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Trentième dimanche du temps ordinaire de l’anné C

Posté par diaconos le 25 octobre 2013

Trentième dimanche du temps ordinaire de l'anné C dans La messe du dimanche 30eme-dimanche-du-temps-ordinaire-annee-c

C’est certain que personne dans nos assemblées ne se reconnaît dans ce pharisien prétentieux et méprisant : les pharisiens, ce sont toujours les autres. Difficile aussi de nous reconnaître dans ce publicain qui appartient à la catégorie des pécheurs publics. Et pourtant, si nous avons l’humilité de nous laisser interpeller par la parole de Jésus, nous pourrions peut-être découvrir qu’il y a en nous un pharisien qui s’ignore et aussi, un publicain qui aurait bien besoin de se reconnaître comme tel. Devant Dieu, nous sommes tous au même point : pécheurs, incapables de nous sauver seuls, nous avons besoin de nous en remettre à l’amour du Christ.

Les lectures choisies pour ce 30ième dimanche du temps ordinaire, proclament l’impartialité de Dieu avec les mots de Ben Sirac le Sage (première lecture) et de l’apôtre Paul (2ième lecture). Dieu ne fait pas de différence entre les hommes ; il regarde le coeur et ne s’arrête pas aux apparences. Il est attentif à l’homme (psaume) et il est proche des personnes qui l’invoquent. Jésus nous rappelle sans cesse l’importance de l’attitude du cœur. Seul compte pour Dieu, l’amour. Seules importent la manière dont nous accomplissons, chaque jour, les petits gestes du service et du partage, et la manière dont nous prions et nous situons devant lui.

Source de l’image

Église catholique du Var


La première lecture est tirée du livre de l’Ecclésiastique

Note 1 : Le livret de l’Ecclésiastique, appelé aussi le Siracide ou encore La Sagesse de Ben Sirac est l’un des livres sapientiaux de l’Ancien Testament écrit vers 200 avant J.-C. Le Siracide tient son nom de son auteur le rabbin Jésus Ben Sirakh (Ben Sira; Ben Sirach). Les Juifs et les protestants considèrent ce livre comme apocryphe. Seuls les Juifs alexandrins et les catholiques l’ont considéré comme un livre saint. L’Ecclésiaste a été conservé et l’Ecclésiastique rejeté, on peut y voir deux visions opposées de la sagesse, élaborées à une époque où de grandes controverses allaient aboutir à la formation des « sectes » juives.

Note 2 : Ben Sirac a ouvert une école de sagesse à Jérusalem vers 180 av. J.C. ; c’est pour cela qu’on l’appelle souvent  Ben Sirac le Sage ; à cette époque la Palestine était sous domination grecque depuis la conquête d’Alexandre en 332.

Note 3:  Le pauvre, l’opprimé, l’orphelin, la veuve : les quatre situations énumérées ici sont les quatre situations-type de pauvreté dans la société de l’Ancien Testament ; ce sont ces quatre catégories de personnes défavorisées que la Loi protège

Commentaire : le plus beau, le plus riche des sacrifices, la plus belle cérémonie ne remplacent pas les dispositions du coeur.

Car le Seigneur est un juge qui ne fait pas de différence entre les hommes. Il ne défavorise pas le pauvre, il écoute la prière de l’opprimé. Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin, ni la plainte répétée de la veuve.

Celui qui sert Dieu de tout son coeur est bien accueilli, et sa prière parvient jusqu’au ciel. La prière du pauvre traverse les nuées ;tant qu’elle n’a pas atteint son but, il demeure inconsolable. Il ne s’arrête pas avant que le Très-Haut ait jeté les yeux sur lui, prononcé en faveur des justes et rendu justice.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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Psaume 34,2-3.16.18-19.23.

Commentaire : nous retrouvons dans ces quelques versets quelque chose que nous avons entendu dans la première lecture : cette même découverte d’un Dieu proche de l’homme et, en particulier, de l’homme qui souffre ; « Le Seigneur est proche du coeur brisé »

Le Seigneur entend le cri des personnes qui l’appellent. « De toutes les angoisses, il les délivre. Il est proche du cœur brisé, il sauve l’esprit abattu » (Ps 33, 18-19) Apprenons du psalmiste à relever la tête. Partageons avec les gens que nous rencontrerons cette certitude d’être tous écoutés et aimés de Dieu, attentif à toutes nos supplications.

Copyright 2012 by the author and Südwestdeutscher Verlag für Hochschulschriften. All rights rerseved – Saarbrücken 2012  

  Auteur : cliquez ici →    Michel Houyoux    Source →     Rencontre avec la Parole de Vie / 978-3-8416-9800-1

Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres.Je me glorifierai dans le Seigneur : que les pauvres m’entendent et soient en fête !

Le Seigneur regarde les justes, il écoute, attentif à leurs cris.Le Seigneur entend ceux qui l’appellent : de toutes leurs angoisses, il les délivre.

Il est proche du coeur brisé, il sauve l’esprit abattu. Le Seigneur rachètera ses serviteurs : pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

La deuxième lecture est tirée de la lettre de saint Paul Apôtre à Timothée au chapitre 4,6-8.16-18.

Commentaire : ces quelques versets  sont le testament de Paul, son dernier adieu à Timothée. Paul est dans sa prison à Rome, il sait maintenant qu’il n’en sortira que pour être exécuté ; le moment du grand départ est arrivé. Paul dresse ici son bilan.

Car moi, me voici déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu. Je me suis bien battu, j’ai tenu jusqu’au bout de la course, je suis resté fidèle. Je n’ai plus qu’à recevoir la récompense du vainqueur : dans sa justice, le Seigneur, le juge impartial, me la remettra en ce jour-là, comme à tous ceux qui auront désiré avec amour sa manifestation dans la gloire. La première fois que j’ai présenté ma défense, personne ne m’a soutenu : tous m’ont abandonné. Que Dieu ne leur en tienne pas rigueur. Le Seigneur, lui, m’a assisté. Il m’a rempli de force pour que je puisse annoncer jusqu’au bout l’Évangile et le faire entendre à toutes les nations païennes. J’ai échappé à la gueule du lion ; le Seigneur me fera encore échapper à tout ce qu’on fait pour me nuire. Il me sauvera et me fera entrer au ciel, dans son Royaume. A lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc au chapitre 18,9-14.

Commentaire : Jésus nous décrit ici deux attitudes différentes, très typées, schématisées et il veut nous faire réfléchir sur notre propre attitude : nous allons découvrir probablement que nous adoptons l’une ou l’autre suivant les jours. Dans cet extrait, il est question des dispositions du cœur. Cette parabole est une superbe mise en images de la première béatitude : « Heureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux ».
Jésus dit une parabole pour certains hommes qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient tous les autres : « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain.

Le pharisien se tenait là et priait en lui-même : ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes : voleurs, injustes, adultères, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’ Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : ‘Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis !’ Quand ce dernier rentra chez lui, c’est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste, et non pas l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. ».

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Compléments

◊ Catéchèse → Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. (Lc 18, 9-14)

◊ Anniversaire de la naissance de Chiara Luce Badano →  29 octobre 1971

Liens externes

◊ Préparer la messe dominicale avec des enfants →Trentième dimanche ordinaire, année C

Le pharisien et le publicain

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