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Samedi de la vingt-neuvième Semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 23 octobre 2021

Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même

3e dimanche de carême C

Michel Houyoux

# Le Figuier stérile est une parabole du Christ racontée dans l’évangile selon Luc, 13:6-9. Elle ne doit pas être confondue avec une autre parabole, celle du Figuier en bourgeons, prononcée avant la Passion. Elle aborde les sujets du pardon et de l’importance de donner du fruit. Dans le domaine de l’exégèse biblique, elle fait partie du Sondergut de cet évangile. L’interprétation traditionnelle est que le maître représente Dieu le Père et le vigneron Jésus-Christ.

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Le figuier est un symbole fréquent de la terre d’Israël. Jésus propose une dernière chance au peuple d’Israël, et par là-même à l’humanité, pour la repentance, dans une perspective eschatologique. Les exégètes mettent cette parabole en parallèle avec la péricope du figuier maudit. Grégoire le Grand, docteur de l’Église, consacre une partie de son homélie 31 à cette parabole. Il dit clairement qu’il faut demander pardon à Dieu pour ses fautes.
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L’homme que représente le figuier est trop dans la désobéissance des commandements apportés par le Christ, et ne donne plus de fruits à cause de ses fautes. Seule la repentance pourra le sauver. Cette parabole précède celle de la femme courbée, et lui est relativement similaire dans la pensée. Le Figuier stérile est une parabole du Christ racontée dans l’évangile selon Luc, 13, 6-9. Elle aborde les sujets du pardon et de l’importance de donner du fruit. L’interprétation traditionnelle est que le maître représente Dieu le Père et le vigneron Jésus-Christ.
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Le figuier est un symbole fréquent de la terre d’Israël. Jésus propose une dernière chance au peuple d’Israël, et par là-même à l’humanité, pour la repentance, dans une perspective eschatologique. Les exégètes mettent cette parabole en parallèle avec la péricope du figuier maudit. Grégoire le Grand, docteur de l’Église, consacre une partie de son homélie 31 à cette parabole. I
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l dit clairement qu’il faut demander pardon à Dieu pour ses fautes. L’homme que représente le figuier est trop dans la désobéissance des commandements apportés par le Christ, et ne donne plus de fruits à cause de ses fautes. Seule la repentance pourra le sauver 1. Cette parabole précède celle de la femme courbée, et lui est relativement similaire dans la pensée.

De l’évangile selon Luc

01 À ce moment, des gens qui se trouvaient là rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient. 02 Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? 03 Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. 04 Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?

05 Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. » 06 Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas. 07 Il dit alors à son vigneron : “Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?” 08 Mais le vigneron lui répondit : “Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. 09 Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.” » (Lc 13, 1-9)

Parabole de la vigne stérile

Cette parabole est une admirable illustration des exhortations qui précèdent. Le propriétaire de la vigne, c’est Dieu. Le figuier représente le peuple juif. Cet arbre est très fertile en Orient et produit plusieurs récoltes par an. En outre, le figuier de la parabole est planté dans le terrain le plus favorable à sa fertilité, une vigne. Le maître était donc en droit d’attendre de lui beaucoup de fruits. Telle était la condition d’Israël, que Dieu avait favorisé de toutes manières. Le vigneron, auquel le propriétaire du figuier adressa cette plainte, ce fut Jésus, qui  se révéla à nous par sa miséricordieuse intercession.

Dieu chercha du fruit sur ce figuier, il en cherche en tout homme ; nul ne peut se soustraire à l’obligation de porter du fruit. Sur le figuier de la parabole, il n’en trouva pas. En trouve-t-il en nous ?  Quant aux trois ans ici mentionnés, quelques interprètes y virent les trois années qui se seraient écoulées depuis que Jésus était entré dans son ministère,  car la présence et l’activité de Jésus au milieu de son peuple constituaient pour celui-ci une épreuve décisive.

L’intercesseur demanda  une année de sursis, mais il s’engagea  à donner au figuier ses soins, culture, engrais, tout ce qui sera possible. Cette prière fut exaucée pour le peuple juif : quarante ans s’écoulèrent avant la ruine de Jérusalem. Et dans cet intervalle la mort et la résurrection de Jésus, la Pentecôte et la fondation de l’Église furent des appels, représentés dans la parabole par les soins exceptionnels que le vigneron promit de donner au figuier.

Cette sentence est méritée. Tout cultivateur agirait ainsi. Car non seulement le figuier ne produisit rien, mais il nuisit aussi à la terre ; il la rendit inutile, infructueuse, par l’ombrage qu’il y projeta et en attirant à lui les sucs du sol. Ainsi tout homme qui ne fait pas de bien fait du mal, ne fût-ce que par l’exemple pernicieux d’une vie inutile. Si la sentence est juste, elle est aussi absolue. Un arbre coupé n’est plus bon qu’à être brûlé.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Le samedi 23 octobre 2021 ♦ Samedi de la 29e semaine, année impaire

◊ Partage de la vérité : cliquez ici pour lire l’article → Parabole du Figuier Stérile. – Partage de la Vérité

♥  Pasteure Béatrice Cléro-Mazire (Oratoire du Louvres) : « Le figuier stérile ou la patience de Dieu.« 

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Vendredi de la vignt-neuvième Semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 22 octobre 2021

 Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ?

Luc 12 56aaw

# La question des signes des temps (en latin signa temporum) est une thématique apparue dans l’Église catholique à partir des années 1940 et qui a été fortement mise en avant depuis la période du Concile Vatican II. Selon le théologien Karl Rahner, il s’agit de « l’une des trois ou quatre formules les plus significatives du Concile, au cœur de ses démarches comme à l’initiative de son inspiration ». Élisabeth Lacelle considère que cette formule marque l’« ouverture de la conscience de l’Église à sa dimension historique de dialogue avec le monde ».
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L’expression est apparue dans certains milieux théologiques français2 ; elle est explicitement employée lors du concile dans la constitution Gaudium et Spes qui, à l’article 4, affirme que « l’Église a le devoir, à tout moment, de scruter les signes des temps et de les interpréter à la lumière de l’Évangile, de telle sorte qu’elle puisse répondre, d’une manière adaptée à chaque génération, aux questions éternelles des hommes sur le sens de la vie présente et future et sur leurs relations réciproques » .
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Toutefois, plusieurs auteurs attribuent à Jean XXIII l’introduction de la thématique des signes de temps dans le Magistère, avant la rédaction des textes conciliaires. Ainsi, dans son encyclique Pacem in terris, il utilise la notion sans la nommer, au point que toutes les traductions l’utilisent dans les intertitres2. Selon le théologien Martin Maier, les signes principaux relevés par Jean XXIII sont « la socialisation, la promotion des classes laborieuses, l’entrée de la femme dans la vie publique et l’émancipation des peuples colonisés ».
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Pour Maier, la théologie des signes des temps marque le dépassement d’une vision de l’Église dont la tâche se bornerait à garder le dépôt de la foi, et d’une vision de l’histoire marquée par une coupure nette entre « histoire profane » et « histoire du salut » . Pour André Beauchamp, prêtre et écologiste canadien, les enjeux environnementaux, le sort de la Création et l’état actuel de « notre maison commune » constituent le signe des temps le plus fort de notre époque . Pour Jean Bastaire, l’écologie est aussi un signe des temps pour l’Église. Dans un article paru en 2005 en réponse à l’accusation de Lynn White Jr parue en 1967 dans la revue Science, il montre que l’écologie incite les chrétiens à un retour aux sources de la foi et à un surgissement de l’Esprit pour de nouveaux développements du salut en Christ.

De l’évangile selon Luc

54 S’adressant aussi aux foules, Jésus disait : « Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu’il va pleuvoir, et c’est ce qui arrive. 55 Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu’il fera une chaleur torride, et cela arrive. 56 Hypocrites ! Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ? 57 Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ?

58 Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin mets tout en œuvre pour t’arranger avec lui, afin d’éviter qu’il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l’huissier, et que l’huissier ne te jette en prison. 59 Je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier centime. »  (Lc 12, 54-59)

Hypocrites, vous savez discerner l’aspect de la terre et du ciel 

« Hypocrites, vous savez discerner l’aspect de la terre et du ciel ; mais comment ne discernez-vous pas ce temps-ci ? » (Lc 12, 56)  Là, ce fut une réponse à des pharisiens qui demandèrent un signe du ciel ; et par cette réponse, Jésus évita le piège qui lui fut tendu. De telles images revinrent fréquemment dans les discours de Jésus. Jésus parla des divisions et des luttes provoquées par l’Évangile ; d’où venaient-elles ?  Le plus grand nombre, habile à discerner l’aspect de la terre et du ciel, était aveugle quand il s’agissait de discerner l’importance de  la présence de Jésus et l’immense révolution morale qu’il allait accomplir dans le monde. Jésus vit, dans cette ignorance volontaire, de l’hypocrisie.

Un petit nuage  se levant au-dessus de la mer, leur paraissait un indice certain de la pluie , et cela arrive ainsi. Au contraire, le vent du midi, le simoun, soufflant du désert, amenait infailliblement une chaleur brûlante et la sécheresse.  « 57 Et pourquoi ne jugez-vous pas aussi par vous-mêmes de ce qui est juste ? » (Lc 12, 57) : cette dernière accusation rendit plus saisissante encore celle qui précéda et prépara l’avertissement que Jésus donna.

Dans le domaine spirituel, les auditeurs de Jésus devraient juger par eux-mêmes, sans que personne eût besoin de leur montrer les conséquences à tirer de ces signes des temps. Leur conscience devrait suffire pour les convaincre de ce qui fut juste, de ce qu’il y eut à  faire dans le danger actuel : se repentir de ses péchés et se réconcilier avec Dieu. « Je te le dis, tu ne sortiras point de là, que tu n’aies payé jusqu’à la dernière pite. » (lc 12, 59)  :  ce précepte n’est pas seulement un conseil de prudence à appliquer dans les relations humaines. Dans l’évangile  selon Luc,   plus encore que dans Matthieu, il a la valeur d’une parabole destinée à enseigner la nécessité de la réconciliation avec Dieu.

Dieu est à la fois la partie adverse et le juge. Tous les hommes ont affaire à cette partie adverse, bien plus, ils sont déjà en chemin avec elle.Quel devrait donc être le suprême souci de tout homme coupable ? C’est évidemment d’être libéré de la partie adverse. Matthieu à un autre point de vue, dit : être d’accord avec elle. L’idée fondamentale est celle de la réconciliation, qui ne s’obtient que par le pardon des péchés. Si cette réconciliation n’a pas lieu avant le moment où le coupable comparaît devant le juge, il ne reste que l’inévitable châtiment, la prison. Ce condamné pourra-t-il jamais payer la dernière pite ? Là-dessus, Jésus garda le silence.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article → Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel 

◊ La Bible au quotidien  : cliquez ici pour lire l’article → Avoir la foi en Dieu : LE DISCERNEMENT

Pasteur marc Pernot : « Si tu sais ce que tu fais : tu es heureux »

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Mardi de la vingt-neuvième Semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 19 octobre 2021

MON BILLET DE CE JOUR ADRESSE AUX SENIORS EN CE 22 OCTOBRE 2019 - Espace  pour mieux Chercher

# La parabole du figuier, ou du figuier en bourgeons, est une parabole de Jésus-Christ racontée dans les trois Évangiles synoptiques: Matthieu 24, 32-35 ; Marc 13, 28-31 ; et Luc 21, 29-33. Elle ne doit pas être confondue avec la parabole du figuier stérile rapportée dans saint Luc, 13, 6-9. Cette parabole est immédiatement suivie d’une exhortation à la vigilance. Jésus expliqua que cette parabole doit être comprise dans une perspective eschatologique. Comme le Discours sur le mont des Oliviers, où Jésus employa un vocabulaire apocalyptique, il se servit du figuier pour évoquer les fins dernières et l’arrivée du temps de la Passion.
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Le docteur de l’Église Jean Chrysostome dit, dans son homélie 77, qu’un été spirituel viendra effacer l’hiver pénible de ce monde, mais il ajouta que le Messie prit l’exemple des saisons afin de montrer la nature réelle du monde, et que ce qui professé fut immuable. Le Figuier stérile est une parabole du Christ racontée dans l’évangile selon Luc, 13, 6-9. Elle aborde les sujets du pardon et de l’importance de donner du fruit. Dans le domaine de l’exégèse biblique, elle fait partie du Sondergut de cet évangile. L’interprétation traditionnelle est que le maître représente Dieu le Père et le vigneron Jésus-Christ. Le figuier est un symbole fréquent de la terre d’Israël.
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Jésus proposa une dernière chance au peuple d’Israël, et par là-même à l’humanité, pour la repentance, dans une perspective eschatologique. Les exégètes mirent cette parabole en parallèle avec la péricope du figuier maudit. Grégoire le Grand, docteur de l’Église, consacre une partie de son homélie 31 à cette parabole. Il dit clairement qu’il faut demander pardon à Dieu pour ses fautes. L’homme que représenta le figuier est trop dans la désobéissance des commandements apportés par le Christ, et ne donne plus de fruits à cause de ses fautes. Seule la repentance pourra le sauver. Cette parabole précède celle de la femme courbée, et lui est relativement similaire dans la pensée.

 De l’évangile selon Luc

35 Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées. 36 Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.  37 Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir. 38 S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils ! » (Lc 12, 35-38)

Exhortation à la vigilance

Aux disciples   Qu’ils aient leurs reins ceints et leurs lampes allumées, comme des serviteurs qui attendent leur maître. Heureux seront-ils, s’il les trouve veillant ; il les fera mettre à table et les servira. Si le maître de maison savait l’heure où le larron viendra, il veillerait… Veillez sans relâche, car le fils de l’homme viendra à l’heure où vous ne l’attendez pas.

Aux apôtres  Qu’ils aient leurs reins ceints et leurs lampes allumées, comme des serviteurs qui attendent leur maître. Heureux seront-ils, s’il les trouve veillant ; il les fera mettre à table et les servira.  Si le maître de maison savait l’heure où le larron viendra, il veillerait… Veillez sans relâche, car le fils de l’homme viendra à l’heure où vous ne l’attendez pas. Pierre demanda si le précédent enseignement s’appliquait à eux, apôtres, ou aussi à tous. Jésus répondit d’une manière indirecte, par une parabole : L’économe fidèle et prudent que le maître a établi sur ses serviteurs, leur dispense leurs rations au temps voulu. À son retour le maître lui confia tous ses  biens.

« Votre Père vous a donné un royaume (verset 32) qui vous élève au-dessus de toutes les inquiétudes de la vie et auquel vous devez tout sacrifier ; soyez donc dans une attente vigilante jusqu’au moment où le Seigneur viendra vous mettre en possession de sa gloire. Cette attitude vous sera naturelle, car en vous détachant d’ici-bas, vous vous attacherez au ciel ; votre cœur suivra votre trésor et, en étant élevé au ciel, il demeurera dans l’attente de Celui qui y règne et qui doit vous y faire entrer ».

L’image qui illustre ce devoir de la vigilance est empruntée à une maison dans laquelle les serviteurs se tiennent prêts, durant les veilles de la nuit, à recevoir leur maître qui revient d’un banquet de noces. Leurs longs vêtements orientaux furent ceints autour de leurs reins, afin qu’ils puissent faire librement leur service. Ils eurent à la main des lampes allumées ; ils furent prêts à ouvrir à leur maître dès qu’il heurta la porte.  Les noces d’où revint le maître ne furent pas les siennes propres, mais celles d’un ami. Les noces de l’Époux n’eurent lieu qu’après son retour.

Cette position de serviteur que le Seigneur avait prise durant sa vie sur la terre, il la prendra encore quand il viendra élever les siens jusqu’à sa gloire et les rendre semblables à lui dans l’éternité. Cette promesse de les servir est la plus honorable et la plus grande de toutes. C’est ainsi que l’Époux recevra ses amis au jour solennel des noces. (Bengel)

Diacre  Michel Houyoux

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◊ Père Jean-Luc Fabre : cliquez ici pour lire l’article →  Exhortation à la vigilance et la prière

Diocèse d’Avignon : « Restez en tenue de service »

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Samedi de la vingt-huitième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 16 octobre 2021

L'Esprit Saint vous enseignera ce qu'il faudra dire 

 # Le péché contre l’Esprit, quelquefois appelé aussi blasphème contre l’Esprit saint, est un concept doctrinal chrétien issu d’une citation de Jésus commune aux trois évangiles synoptiques : « Mais quiconque aura parlé contre l’Esprit saint, cela ne lui sera remis ni en ce monde, ni dans l’autre. » (Mt 12, 31–32). Ce péché consiste pour l’essentiel à refuser la miséricorde de Dieu. Le Catéchisme de l’Église catholique affirme : « Il n’y a pas de limites à la miséricorde de Dieu, mais qui refuse délibérément d’accueillir la miséricorde de Dieu par le repentir rejette le pardon de ses péchés et le salut offert par l’Esprit Saint. Un tel endurcissement peut conduire à l’impénitence finale et à la perte éternelle. » Thomas d’Aquin parle d’un péché « irrémissible de par sa nature, parce qu’il exclut les éléments grâce auxquels est accordée la rémission des péchés ». Dans son encyclique Dominum et vivificantem sur l’Esprit saint, le pape Jean-Paul II a abordé cette question.

Le « blasphème » ne consiste pas exactement à offenser en paroles l’Esprit saint ; il consiste à refuser de recevoir le salut que Dieu offre à l’homme par l’Esprit saint agissant en vertu du sacrifice de la Croix. Si l’homme refuse la « manifestation du péché », qui vient de l’Esprit saint et qui a un caractère salvifique, il refuse en même temps la « venue » du Paraclet, en union avec la puissance rédemptrice du Sang du Christ, le Sang qui « purifie la conscience des œuvres mortes ». Le fruit d’une telle purification est la rémission des péchés. En conséquence, celui qui refuse l’Esprit et le Sang demeure dans les « œuvres mortes », dans le péché. Le blasphème contre l’Esprit saint est le péché commis par celui qui revendique le « droit » de persévérer dans le mal — dans le péché quel qu’il soit — et refuse par là même la Rédemption. L’homme reste enfermé dans le péché, rendant donc impossible, pour sa part, sa conversion et aussi, par conséquent, la rémission des péchés, qu’il ne juge pas essentielle ni importante pour sa vie.

Le péché contre le Saint Esprit est lié à la perte du sens du péché, évoqué dans l’Exhortation apostolique Reconciliatio et paenitentia8. C’est le refus de la « mise en évidence du péché » par l’Esprit saint qui est constitutif du péché contre l’Esprit. Paraclet, du latin paracletus, est un néologisme forgé par Jérôme de Stridon dans la traduction en latin de l’Évangile de Jean. Appliqué à l’Esprit saint, ce mot a le sens de « défenseur », d’« intercesseur », de « consolateur ». Jésus, lorsqu’il annonça et promit la venue de l’Esprit Saint, le nomma le « Paraclet », Jésus appela l’Esprit Saint « l’Esprit de Vérité » (Jn 16, 13). Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera pas pardonné. Quiconque parlera contre le Fils de l’homme, il lui sera pardonné ; mais quiconque parlera contre le Saint-Esprit, il ne lui sera pardonné ni dans ce siècle ni dans le siècle à venir.».

De l’évangile selon Luc

08 Je vous le dis : Quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui devant les anges de Dieu. 09 Mais celui qui m’aura renié en face des hommes sera renié à son tour en face des anges de Dieu. 10 Quiconque dira une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera pardonné ; mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné.

11 Quand on vous traduira devant les gens des synagogues, les magistrats et les autorités, ne vous inquiétez pas de la façon dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz. 12 Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire. » » (Lc 12, 8-12)

Quiconque dira une parole contre le fils de l’homme, il lui sera pardonné

Dans les évangiles selon Matthieu et Luc, Jésus opposa à la crainte des hommes une courageuse confession de son nom. C’est cette crainte qui paralyse le cœur et les lèvres, quand il s’agit de se déclarer pour lui et pour sa cause. Matthieu dit :  » devant mon Père qui est aux cieux », parce qu’il s’agit du jugement éternel, auquel les anges prendront part. D’après Luc, Jésus ne dit pas qu’il reniera lui-même celui qui l’aura renié. Aujourd’hui encore en Orient on vend cinq petits passereaux pour deux sous.

Matthieu parla de deux passereaux qui se vendirent un sou. « Quiconque dira une parole contre le fils de l’homme, il lui sera pardonné ; mais à celui qui aura blasphémé contre le Saint-Esprit, il ne lui sera point pardonné. » (Lc 12, 10). Ce ne fut pas à ses disciples que Jésus adressa cet avertissement, mais à ses adversaires. Le reniement du nom de Christ peut conduire jusqu’au blasphème contre le Saint-Esprit. Matthieu et Marc assignèrent sa vraie place à cette sévère déclaration que Jésus dirigea contre ceux qui attribuèrent ses miracles au démon.

D’après Luc, cette même accusation fut formulée dans des circonstances différentes. Les synagogues sont les tribunaux juifs, les magistrats les juridictions païennes ; enfin, les autorités est un terme générique, désignant les divers pouvoirs devant lesquels les disciples pourront être traduits. Les paroles par lesquelles Jésus voulut rassurer ses disciples signifient littéralement : « Ne soyez point en peine comment ou de quoi vous ferez votre apologie, ou de quoi vous parlerez». Dans Matthieu, ces paroles font partie des instructions données aux apôtres envoyés en mission. C’est certainement là leur place naturelle et première.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Le samedi 16 octobre 2021 ♦ Sainte Marguerite-Marie

◊  Christus Vivit : cliquez ici pour lire l’article →   Quel est le secret d’une vie chrétienne fructueuse

 Pasteure Béatrice Cléro-Mazire  : « Jésus et la maison de l’homme fort.« 

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