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Jeudi de la vingt-troisième semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 9 septembre 2021

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# L’amour désigne un sentiment intense d’affection et d’attachement envers un être vivant ou une chose qui pousse ceux qui le ressentent à rechercher une proximité physique, intellectuelle ou même imaginaire avec l’objet de cet amour. L’amour éprouvé pour une autre personne peut conduire à adopter un comportement particulier et aboutir à une relation amoureuse si cet amour est partagé. En tant que concept général, l’amour renvoie la plupart du temps à un profond sentiment de tendresse et d’empathie envers une personne.
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Toutefois, même cette conception spécifique de l’amour comprend un large éventail de sentiments différents, allant de la passion amoureuse et de l’amour romantique, à la tendre proximité sans sexualité de l’amour familial ou de l’amour platonique et à la dévotion spirituelle de l’amour religieux. L’amour sous ses diverses formes agit comme un facteur majeur dans les relations sociales et occupe une place centrale dans la psychologie humaine, ce qui en fait également l’un des thèmes les plus courants dans l’art. Aimer renvoie à une grande variété de sentiments, d’états et de comportements, allant d’un plaisir général lié à un objet ou à une activité (« j’aime le chocolat », « j’aime danser ») à une attirance profonde ou intense pour une personne (« Roméo aime Juliette ») ou plusieurs personnes (« Il aime ses enfants »).
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Cette diversité d’emplois et de significations du mot le rend difficile à définir de façon unie et universelle, même en le comparant à d’autres états émotionnels. Le terme amour recouvre quatre sentiments distincts de la Grèce antique : l’éros, la philia, l’agapè et la storgê. La storgê est l’amour entre parent et enfant, particulièrement l’amour mère-enfant. La philia se rapproche de l’amitié telle qu’on l’entend aujourd’hui, c’est une forte estime réciproque entre deux personnes de statuts sociaux proches, qui mène aussi à l’entraide. Elle ne pouvait exister à l’époque qu’entre deux personnes du même sexe, du fait de l’inégalité entre les sexes. L’agapè est l’amour du prochain proche de l’altruisme aujourd’hui, le don désintéressé. Il se caractérise par sa spontanéité, ce n’est pas un acte réfléchi ou une forme de politesse, mais une réelle empathie pour les autres qu’ils soient inconnus ou intimes.
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Dans la tradition chrétienne des pères de l’Église, ce mot est assimilé au concept de charité, bien que celui-ci soit plus proche d’une relation matérielle établie avec des personnes en souffrance. L’agapè originelle ne revêt pas cette connotation morale de responsabilité devant une autorité divine. L’éros, lui, est l’amour au sens d’être amoureux, l’amour des poètes pour ainsi dire.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus déclarait à ses disciples : « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent.    Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique.    Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas.

Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.    Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour, quelle reconnaissance méritez-vous ?

Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants.    Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.

Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. » (Lc 6, 27-38).

Aimer ceux qui nous haïssent

Jésus annonça à ses disciples qu’ils seront haïs et outragés, puis il prononça des malédictions sur le monde ennemi de Dieu. Ses auditeurs conclurent qu’il leur était permis de haïr leurs ennemis.

Jésus, en se tournant vers eux, prévint leur pensée par ces mots : « Mais je vous dis, à vous qui écoutez. » Il revint, des riches absents, à ses auditeurs réels. Certaines personnes ces mots : vous qui écouter dans un sens moral : vous qui êtes dociles à mes enseignements. Ce sens est moins simple).

Jésus énonça ce précepte profond qui dépasse les forces de l’homme naturel : aimer ceux qui nous haïssent. Ce commandement de l’amour, qui ne peut être accompli que sous la loi nouvelle de l’Évangile, est motivé d’une manière différente dans Matthieu, où il se trouve directement opposé à l’esprit de la loi ancienne et rattaché à l’amour des enfants de Dieu pour leur Père céleste.

Dans l’évangile selon Matthieu, Jésus nomma ces deux vêtements dans l’ordre inverse : si quelqu’un veut t’ôter la tunique, laisse-lui aussi le manteau. Il supposa un créancier qui saisit la tunique, de moindre valeur, puis, s’il ne fut pas assez payé, réclama le manteau.

« Et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi prêtent aux pécheurs, afin de recevoir la pareille. » (Lc 6, 34) Aimer, faire le bien, prêter, sans rien espérer, c’est agir dans l’esprit et l’amour de Dieu lui-même, c’est prouver à nous-mêmes et aux autres que nous sommes ses enfants.

Tel est l’exemple divin que Jésus proposa pour nos rapports avec les ingrats et les méchants. Jésus proposa à ses disciples.Le but vers lequel ils devaient tendre constamment en étant miséricordieux comme lui ; et ce sera là leur grande récompense.

Matthieu termina la première partie de son discours par une pensée analogue, mais exprimée en termes différents : « Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait». Il donna pour preuve de cette miséricorde de Dieu égale pour tous qu’il fait lever son soleil et répand les pluies du ciel sur tous indistinctement.

La récompense promise à l’accomplissement de ces devoirs, c’est de n’être pas jugés, condamnés mais absous par Dieu lui-même. La mesure de son jugement est puisée dans le cœur de chaque personne. Cet esprit miséricordieux est toujours disposé à donner ; et par là même il s’attire, de la part de Dieu, les plus riches dons de sa grâce.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Jeudi de la 23e semaine, année paire

◊ Regnum Christi cliquez ici pour lire l’article → Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent

    Vidéo  Lectio Divina  « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » -

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Vendredi de la huitième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 28 mai 2021

Ma maison sera appelée maison de prière pour toutes les nations. Ayez foi en Dieu

Ma maison sera une maison de prière

De l’évangile selon Marc

11 Jésus entra à Jérusalem, dans le Temple. Il parcourut du regard toutes choses et, comme c’était déjà le soir, il sortit pour aller à Béthanie avec les Douze. 12 Le lendemain, quand ils quittèrent Béthanie, il eut faim. 13 Voyant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s’il y trouverait quelque chose ; mais, en s’approchant, il ne trouva que des feuilles, car ce n’était pas la saison des figues.

14 Alors il dit au figuier : « Que jamais plus personne ne mange de tes fruits ! » Et ses disciples avaient bien entendu. 15 Ils arrivèrent à Jérusalem. Entré dans le Temple, Jésus se mit à expulser ceux qui vendaient et ceux qui achetaient dans le Temple. Il renversa les comptoirs des changeurs et les sièges des marchands de colombes, 16 et il ne laissait personne transporter quoi que ce soit à travers le Temple.

17 Il enseignait, et il déclarait aux gens : « L’Écriture ne dit-elle pas : Ma maison sera appelée maison de prière pour toutes les nations ? Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. » 18 Apprenant cela, les grands prêtres et les scribes cherchaient comment le faire périr. En effet, ils avaient peur de lui, car toute la foule était frappée par son enseignement.

19 Et quand le soir tomba, Jésus et ses disciples s’en allèrent hors de la ville. 20 Le lendemain matin, en passant, ils virent le figuier qui était desséché jusqu’aux racines. 21 Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : « Rabbi, regarde : le figuier que tu as maudit est desséché. » 22 Alors Jésus, prenant la parole, leur dit : « Ayez foi en Dieu.

23 Amen, je vous le dis : quiconque dira à cette montagne : “Enlève-toi de là, et va te jeter dans la mer”, s’il ne doute pas dans son cœur, mais s’il croit que ce qu’il dit arrivera, cela lui sera accordé ! 24 C’est pourquoi, je vous le dis : tout ce que vous demandez dans la prière, croyez que vous l’avez obtenu, et cela vous sera accordé. 25 Et quand vous vous tenez en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez, afin que votre Père qui est aux cieux vous pardonne aussi vos fautes. »  (Mc 11, 11-25)

Le figuier maudit

En sortant de Béthanie, Jésus vit un figuier couvert de feuilles. Ayant faim, il s’en approcha pour y chercher des fruits ; mais il n’y en trouve pas. Alors il dit :  « Que jamais personne ne mange plus de ton fruit ! (12-14)  Entré dans le temple, Jésus se mit à en chasser tous ceux qui y vendaient ou achetaient ; et, citant l’Écriture, il déclara que ce temple qui devait être une maison de prières, ils en firent une caverne de voleurs. À l’ouïe de ces paroles, les grands sacrificateurs et les scribes cherchèrent à le perdre, redoutant son influence sur le peuple. Le soir venu, il sortit de la ville (15-1.

Le lendemain, ils virent en passant que le figuier était desséché. Pierre le fit observer à Jésus, qui lui répondit  : « Ayez foi en Dieu. La foi pourrait transporter cette montagne ; elle obtient tout par la prière. Mais que celui qui prie se souvienne qu’il doit pardonner à son frère ses fautes « . Quant à cette observation de Marc que ce n’était pas la saison des figues, elle devint ce qu’on appela une  croix des interprètes .

 Si ce ne fut pas la saison des figues, comment Jésus put-il s’attendre à en trouver sur cet arbre ? Et surtout pourquoi le maudit-il pour n’en avoir pas ? Pour que cette action symbolique eut un sens, il fallut que ce figuier eut mérité sa condamnation par sa stérilité ! De là une longue série de tentatives d’explication. Les uns cherchèrent la solution dans diverses constructions de la phrase ; mais en vain, puisqu’elle ne put exprimer autre chose que la raison  pour laquelle Jésus ne trouva pas de fruits.

D’autres prirent le mot temps des figues dans le sens de l’époque de la récolte, en sorte que les figues n’étant pas recueillies, il devait s’en trouver sur cet arbre. D’autres encore, entendirent par le temps la température :Marc voulut dire qu’elle n’avait pas été favorable aux fruits.  Jésus voyant ce feuillage, put s’attendre à y trouver des fruits précoces ; mais il n’y trouva rien, sinon des feuilles, dirent Marc et Matthieu. Car le figuier était stérile ; ce qui expliqua que Jésus le prit comme objet de son action symbolique.

Dans les nombreux péristyles et dépendances qui entouraient le Temple, un lieu de passage pour abréger son chemin, tout en portant des ustensiles, des outils de travail ou des fardeaux. Ce fut  là ce que Jésus interdisait, d’après cette observation que Marc conserva.   Marc seul cita au complet la parole du prophète Isaïe : « Je les amènerai sur ma montagne sainte et je les réjouirai dans ma maison de prière. Leurs holocaustes et leurs sacrifices seront acceptés sur mon autel, car mon temple sera appelé une maison de prière pour tous les peuples. (Is 56, 7)

Lles adversaires de Jésus  cherchèrent à le faire périr et pourquoi ils le craignirent . Ils pensèrent, d’après l’enthousiasme manifeste par le peuple lors de l’entrée de Jésus à Jérusalem, que la nation entière allait prendre parti pour lui, et que leur influence serait ruinée sans retour. Il y avait longtemps déjà qu’ils avaient conçu contre Jésus des desseins meurtriers  Pour ne pas leur laisser exécuter ces desseins, avant le jour fixé par son Père, Jésus sortit de la ville à l’approche du soir, car, pendant la nuit, la foule étant dispersée, il n’aurait pas été protégé contre ses ennemis.

Pierre se souvenant de ce qui se passa, à l’égard du figuier, fit observer à Jésus que cet arbre était desséché, afin de provoquer de sa part une explication. Dans Matthieu, les disciples demandèrent directement comment cela était arrivé. Toute leur attention se porta sur le miracle, comme manifestation de la puissance divine de Jésus, et nullement sur le sens symbolique que Jésus avait eu en vue, en maudissant le figuier. Ce qui expliqua pourquoi Jésus, dans sa réponse, leur parla de la puissance de la foi et de la prière, et non de ce qu’il avait voulu enseigner aux siens par ce miracle.

 Diacre Michel Houyoux

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  Lectio Divina : « Ma maison sera appelée maison de prière pour toutes les nations. »

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Question brûlante : n’y aurait-il que peu de gens à être sauvés ?

Posté par diaconos le 14 février 2021

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# Michel Houyoux enseigna la biologie, la chimie et la physique dans plusieurs établissements scolaires et instituts en Belgique et à l’étranger. Par arrêté royal du 26 novembre 1993, il reçut la décoration de Chevalier de l(Ordre de la Couronne en récompense de plus de trente années de service dans l’enseignement. Michel Houyoux est également diacre permanent dans le diocèse de Namur-Luxembourg, pour le doyenné de Florennes. (Belgique)

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« Seigneur n’y aurait-il que peu de gens à être sauvés ? »

Cette question redoutable qui fut posée à Jésus par ses disciples, nous est aussi adressée et nous met dans l’embarras. Comment parler du salut ? Comment concilier l’amour de Dieu pour tous les hommes sans exception et son respect de leur liberté ? Si tout le monde va au ciel, alors il ne faut pas s’en tracasser. Si très peu de personnes y vont, pourquoi faire tant d’efforts ? Dans l’Évangile selon Luc, au chapitre treize, Jésus renvoie chaque personne à la décision qu’elle doit prendre : Dieu sauve les hommes gratuitement.

Mais, il ne les sauve pas malgré eux, sans leur accord. Il leur laisse la liberté de s’opposer à son don bienveillant. Dieu nous laisse le choix, la liberté de refuser l’amour qu’il propose. Jésus veut nous rendre responsable de notre destin et pour nous le faire comprendre, il utilise une image très fréquente dans la Bible : le royaume de Dieu est comparable à une salle de festin. Mais, il ajoute : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup essayeront d’entrer mais ils ne le pourront pas ! »

Il est donc urgent de nous poser la question : pour gagner le ciel, quel est donc mon combat à moi ? Sur quels points précis dois-je porter mon attention et me remettre en question ? Le temps presse, demain il sera trop tard. Oui, un jour pour toi, pour moi, il sera trop tard ! Combien de temps nous reste-t-il ? Il faudrait que nous vivions chaque jour comme si c’était le dernier. Pour aller à la fin de notre vie au ciel, il faut le vouloir, il faut se battre pour, il faut opter pour Jésus !

Ce n’est pas l’appartenance à un groupe, à une communauté, à une paroisse, ni la pratique de quelques rites, assister à la messe de temps en temps, qui peuvent nous donner une illusoire assurance, c’est l’engagement de toute notre personne à la 49 suite de Jésus. Et surtout ne jugeons pas les autres. Dans notre prière, demandons à Jésus de nous aider à lui redire oui. Au jugement, les méchants ne se lèveront pas, ni les pécheurs au rassemblement des justes. Le chemin que nous suivons, image de notre vie, s’il n’est pas fondé en Dieu est amené à disparaître de lui-même.

Le Seigneur connaît les hommes en qui sa parole a créé un lien de parenté avec lui. Moi, nous dit Jésus, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent. (Jn 10, 14) Toute sa vie, le juste rend grâce au Seigneur en produisant des fruits d’amour, de justice et de paix. Toute la vie des justes est placée sous le signe de l’amour infini de Dieu. Par opposition, le chemin du méchant est abandonné ; c’est un chemin fermé, sans issue et ne conduisant nulle part. N’entre pas dans la voie des méchants, des gens peu stables et sans principes.

Ne suit pas la route des gens habitués à une vie coupable comme ces pharisiens et ces scribes qui récriminaient contre Jésus. Ne suit pas les rieurs, ces personnes, dont l’esprit profane ne voit plus dans les textes sacrés que matière à plaisanterie. Le juste est comme un arbre planté près d’un ruisseau, qui donne du fruit en son temps. L’Esprit Saint est une eau vive qui rafraîchit et renouvelle notre vie intérieure. Pour celui qui croit en moi, dit Jésus, des fleuves d’eau vive jailliront de son cœur. (Jn 7, 38) Tout ce que le juste entreprend réussira.

Le succès ne sera pas toujours immédiat ni apparent ; mais ni les crises, ni sa vieillesse ne l’empêcheront de porter du fruit. (Psaume 1) Suivons les conseils de l’apôtre Paul : le Royaume des cieux s’aborde sur le mode de l’engagement. Il nous faut accomplir des actions concrètes avec un esprit d’amour pour y avoir accès. Pour tous, une seule question se pose : que devons-nous faire ? Cherchez à imiter Dieu, soyez pleins de générosité, de tendresse.

Faites disparaître de votre vie tout ce qui est amertume, emportement, colère, éclats de voix ou insultes, ainsi que toute espèce de méchanceté, pardonnez-vous les uns aux autres. Oui, levons-nous, marchons sur le chemin que Jésus nous a tracé en nous abreuvant chaque jour à sa parole. Alors notre feuillage demeurera vert et nous porterons des fruits de joie, de bonheur et de paix que nos frères seront heureux de venir cueillir. (Ep 4, 30-5,2) Les réponses données à cette question sont diverses.

C’est, selon Jean-Baptiste, des gestes de pénitence, de conversion :  » Produisez donc des fruits qui expriment votre conversion » (Lc 3,8) ; ou encore des prières :  » Les disciples de Jean jeûnent souvent et font des prières (Lc 5, 33). À ses auditeurs, Jean Baptiste donnait des conseils de partage fraternel (Lc 3, 11), de modération, de justice et de douceur (Lc 3, 13-14b), Aimer permet de passer par la porte étroite. Aimer c’est aussi nous réjouir de ce qui est, de ce qui peut ou doit changer… Demandons à Dieu de nous guider dans cet esprit.

Efforçons-nous donc d’entrer par la porte étroite, recommençant autant de fois que nécessaire, tout en étant confiants dans la miséricorde de Dieu. Il faut se sauver avant qu’il ne soit trop tard ; car au bout d’un certain temps, la porte étroite sera fermée, et les retardataires frapperont en vain, comme les vierges folles de la parabole. (Mt 25, 1-13) Retenons que c’est par notre manière de vivre que nous programmons notre salut avec la grâce de Dieu. Une vraie conversion doit se traduire par des actes et non seulement par un changement de mentalité ou de volonté.

Ces actes de la conversion sont à faire dans la vie sociale ou professionnelle : partager, accomplir son devoir d’état avec justice, ne pas profiter de sa situation. Le messie qu’annonça Jean Baptiste est avant tout un justicier, charger de trier les bons des mauvais :  » Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé. Il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera dans un feu qui ne s’éteint pas.  » (Lc 3, 17) L’aire en Orient, était préparée et aplanie sur le champ même où l’on moissonnait.

On y foulait le blé au moyen de bœufs ou d’instruments propres à cet usage, puis on le vannait, la paille était rejetée sur le champ et brûlée, tandis que le grain était recueilli dans les greniers. Voir aussi à Mt 3, 11-12 et à Mc 1, 7-8 51 Cette séparation commence d’une manière intérieure et invisible, dès ici-bas, elle sera consommée plus tard et manifestée au dehors par l’exclusion des impies du royaume des cieux, représenté par le grenier.

Mais Jésus a récusé ce rôle, lui, l’ami des publicains et des pécheurs, sa fonction de juge ne s’est pourtant pas éclipsée : la Bonne Nouvelle de l’Évangile fait déjà le partage entre les personnes. Il y a celles qui en l’entendant changent leur vie et celles qui ne changent rien ou se contentent de bonnes intentions. Heureuses sont les personnes qui croient sans avoir vu. Nous ressemblons tous un peu à l’apôtre Thomas, resté incrédule devant l’annonce de la résurrection de Jésus. (Jn 20, 25) Mais lui ressemblons-nous pour affirmer avec lui que Jésus est notre Seigneur et notre Dieu ? (Jn 20, 28)

Thomas est pour nous la figure de l’homme incrédule. Les autres disciples ont bien vu le Christ ressuscité et ils ont cru qu’il est bien vivant. Par contre, Thomas a été le premier à reconnaître que Jésus, celui qui a ri et a bu le vin lors d’un mariage à Cana, qui a pardonné à la femme adultère, qui a pleuré sur la tombe de son ami Lazare, dont il a touché le corps labouré des cicatrices de sa passion (Jn 20, 27), celui là est Dieu.  » Mon Seigneur et mon Dieu », c’est le cri de foi de Thomas pour qui le toucher est devenu inutile. Il a compris que Jésus, même invisible, est là !

Il a compris que Jésus, invisible était là, présent, à l’heure de ses doutes. Qui est Jésus Christ pour toi ? Est-il l’idéal de ta vie, le moteur de ta générosité ? Jésus Christ est-il pour toi celui qui te révèle une religion d’amour, de pardon et de justice pour les plus petits ? Si Jésus Christ pour toi n’est que cela, quand ton idéal s’effritera, quand ta générosité diminuera et quand t’auront désabusé les mots d’amour, de pardon et de justice, tout s’écroulera !

Si Jésus n’est pas Dieu, ni sa mort, ni son pardon, ni la paix qu’il promet ne peuvent te sauver. Si Jésus n’est pas ressuscité, s’il n’est pas Dieu, alors notre foi est vaine ! (1 Corinthiens 15)

Diacre Michel Houyoux

Les deux voies    Éditions Croix du Salut ( 05.06.2013 )

 Les deux voies
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EAN: 9783841698728
Langue du Livre: Français
By (author) : Michel Houyoux
Nombre de pages: 144
Publié le: 05.06.2013
Catégorie: Christianity

Détails du livre: ISBN-13

Les deux voiesLes deux voies

Choisis le chemin de la Vie. Pour être disciple de Jésus

Il nous faut marcher derrière lui, suivre le même chemin

Auteur le Diacre Michel Houyoux , publié le  5 juin 2013  Broché  Prix : 25, 80€

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€ 25,80

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Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux

Posté par diaconos le 10 septembre 2020

L'enfant prodigue

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus déclarait à ses disciples :  » Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique.
Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ?
Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour, quelle reconnaissance méritez-vous ?
Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants.
Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés.Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. » (Lc 6, 27-38)

Compléments

◊ Liturgie de la Parole animée par des laïcs : cliquez ici pour lire l’article → Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent.

◊ Père Marie Landry Bivina : cliquez ici pour lire l’article → Soyez miséricordieux comme le Père

Com­man­de­ment de l’a­mour : « Aimer ceux qui nous haïssent. »

Jé­sus an­nonça à ses dis­ciples qu’ils se­ront haïs et ou­tra­gés, puis il pro­nonça des ma­lé­dic­tions sur le monde en­nemi de Dieu. Ses au­di­teurs au­raient pu conclure de là qu’il leur fut per­mis de haïr leurs en­ne­mis. Jé­sus, en se tour­nant vers eux, pré­vint leur pen­sée par ces mots : « Mais je vous dis, à vous qui écoutez… » Il re­vint, des riches ab­sents, à ses au­di­teurs réels.

Jé­sus énonça ce pré­cepte pro­fond qui dé­passe les forces de l’­homme na­tu­rel : « Aimer ceux qui nous haïssent. » Ce com­man­de­ment de l’a­mour, qui ne put être ac­com­pli que sous la loi nou­velle de l’Évan­gile, fut mo­tivé d’une ma­nière dif­fé­rente dans Mat­thieu (Matthieu 5.44-45), où il se trouve di­rec­te­ment op­posé à l’es­prit de la loi an­cienne, et rat­ta­ché à l’a­mour des en­fants de Dieu pour leur Père cé­leste.

Ce fut ainsi que Jé­sus pré­senta ce contraste pro­fond dans le ser­mon sur la mon­tagne. « Si quel­qu’un veut t’ô­ter la tunique, laisse-lui aussi le manteau. » Il supposa un créan­cier qui sai­sit d’a­bord la tu­nique, de moindre va­leur, puis, s’il ne fut pas as­sez payé, ré­clame le man­teau. Jé­sus qui, jus­qu’ici, par­la d’une ma­nière gé­né­rale, au plu­riel, passa brus­que­ment au sin­gu­lier, afin d’o­bli­ger cha­cun de ses au­di­teurs à s’ap­pli­quer in­di­vi­duel­le­ment ces pa­roles. Il en est de même dans Mat­thieu.

 Aimer, faire le bien, prêter, sans rien espérer, c’est agir dans l’es­prit et l’a­mour de Dieu lui-même, c’est prou­ver à nous-mêmes et aux autres que nous sommes ses en­fants. Tel est l’exemple di­vin que Jé­sus nous pro­pose, même dans nos rap­ports avec les ingrats et les méchants. Mat­thieu donna pour preuve de cette mi­sé­ri­corde de Dieu égale pour tous : « Il fit le­ver son so­leil et ré­pandit les pluies du ciel sur tous in­dis­tinc­te­ment. « 

La ré­com­pense pro­mise à l’ac­com­plis­se­ment de ce que Jésus demande à tous, c’est de n’être pas jugés, condamnés mais absous par Dieu lui-même. La mesure de son ju­ge­ment est pui­sée dans le cœur même des gens : « Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez » (Mt 7, 2)

La miséricorde de Dieu, tel est le mo­dèle su­blime que Jé­sus pro­posa à ses dis­ciples,  ce fut de de­ve­nir les fils de ce Père, en étant mi­sé­ri­cor­dieux comme lui ; et ce fut là leur grande récompense. Mat­thieu (Matthieu 5.48) conclut la pre­mière par­tie de son dis­cours par une pen­sée ana­logue, mais ex­pri­mée en termes dif­fé­rents : «  Soyez donc parfaits, comme votre Père cé­leste est par­fait  ».

Luc rap­pe­la la bonté ou la miséricorde de Dieu en­vers tous, c’est bien aussi cette per­fec­tion spé­ciale qu’il nous ex­horte à imi­ter et à at­teindre. Cet es­prit miséricordieux est aussi tou­jours dis­posé à donner ; et par là même il s’at­tire, de la part de Dieu, les plus riches dons de sa grâce. Cette der­nière pen­sée est illus­trée par une image frap­pante, dont les épi­thètes mul­ti­pliées sont des­ti­nées à dé­peindre la ri­chesse de la li­bé­ra­lité di­vine.

L’ex­pres­sion : dans votre sein, est em­prun­tée à la forme du cos­tume orien­tal qui, très ample sur la poi­trine et res­serré par une cein­ture, four­nit une sorte de poche d’une ca­pa­cité as­sez grande : « Il dit alors : « Présente le manteau que tu as sur toi et tiens-le. » Elle le tint et il mesura six parts d’orge qu’il chargea sur elle, puis elle retourna à la ville. » (Ruth 3, 15)

Diacre Michel Houyoux

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◊ Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article → Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux

◊ Catéchèse du pape François : cliquez ici pour lire l’article« Miséricordieux comme le Père »: ce n’est pas un « slogan

Homélie du Père Mesmin KADIO : « Soyez miséricordieux comme votre père est miséricorde »

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