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Jeudi de la seizième semaine dans le Temps Ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 20 juillet 2022

Dimanche 16 juillet 2017 / « Le semeur sortit pour semer » (Mt 13, 1-23) / Messe chantée à 11h30

Le semeur sortit pour semer

La parabole du semeur est une parabole évangélique racontée dans les trois Évangiles synoptiques : Matthieu XIII, 1-23 ; Marc IV, 1-20 ; Luc VIII, 4-15 (ainsi que dans l’Évangile apocryphe selon Thomas. Le semeur, qui représente Jésus, jette les graines dont certaines tombent sur le bord du chemin, sur les roches et dans des buissons d’épines, et la semence est donc perdue; en revanche lorsqu’elles tombent dans de la bonne terre, elles produisent du fruit jusqu’au centuple.

L’Église orthodoxe utilise actuellement trois liturgies eucharistiques : celle de saint Basile (utilisée une dizaine de fois dans l’année, particulièrement durant le Grand Carême et pour la Saint-Basile), la liturgie des saints dons présanctifiés (en semaine, durant le Grand Carême), et la liturgie de saint Jean Chrysostome, utilisée tout le reste de l’année. Quelques églises locales utilisent encore aussi la liturgie de saint Jacques.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : «  Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? «  Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là. À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre. Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.

Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, et moi, je les guérirai. Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. » (Mt 13, 10-17)

Accueille la Parole de Dieu dans ton cœur et tu porteras beaucoup de fruits

 Il y a 2000 ans, en Galilée (pays de Jésus), certaines personnes vivaient des travaux des champs comme le  semeur de ce récit. … À cette époque, on semait à la volée et la semence tombait un peu partout… De nos jours encore, dans des régions pauvres, des gens travaillent toujours de cette manière et les récoltes sont assez médiocres.  Le semeur de l’Évangile de Matthieu qui sème à tout vent, c’est Jésus qui, à travers cette histoire, nous parle de lui-même et de la mission qu’il accomplit au milieu des hommes. La mission de Jésus est de semer à temps et à contre temps car c’est ainsi que le royaume de Dieu s’approche des gens.

 Par cette histoire, Jésus nous enseigne que sa Parole et ses sacrements sont appelés à se développer en nous, à porter du fruit. Dans la graine semée, tout est déjà là pour que l’arbre prenne racine et grandisse… mais en même temps, il est nécessaire que le terrain soit préparé, arrosé, entretenu… Jésus attend de nous une réponse pleine d’amour. Notre réponse sera la vie que nous mènerons.  Cependant, dans la parabole du semeur, il y a quelque chose de tragique : que de semence perdue, que de paroles refusées ou combattue ! Le semeur aurait-il perdu son temps pour rien ?

  » D’autres sont tombés sur la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un.  Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! «   (Mt 13, 8-9)  C’est une extraordinaire leçon d’espérance que Jésus nous donne ici. Malgré tous les échecs, une récolte se fera. Papas et mamans, vous qui constatez tant de difficultés en vos enfants, ne renoncez pas à lancer la semence. Jeunes gens, jeunes filles qui n’avez pas encore réussi telle ou telle de vos entreprises, écoutez ce message optimiste et réaliste de Jésus. Notre monde, aujourd’hui, a toujours besoin de ce message prononcé il y a deux mille ans.

 Jésus sème avec obstination, il est sûr qu’en dépit des pertes inévitables, la semence donnera du fruit.  Pour recevoir le message de cet Évangile, il faut nous disposer à bien l’entendre. L’écouter c’est nous unir à toutes les personnes qui se rassemblent autour du Christ, attentives à sa Parole. Le plus grand obstacle à la réception du message évangélique est l’endurcissement du cœur. Prier, c’est nous unir à la Parole de Dieu qui nous est dite.

 Derrière la personne qui écoute la parole de Dieu, il y a un ennemi redoutable que Jésus appelle le mauvais : « Quand l’homme entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : cet homme, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin.  » (Mt 13, 19). Auprès de l’incroyant, la foi n’a pas commencé à germer. : « Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est l’homme qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ;  mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment » (Mt 13, 20-21a).

 C’est selon Jésus le croyant qui fait défection, c’est toute personne qui a abandonné sa foi comme le dit saint Luc dans son Évangile : « Ceux qui sont dans les pierres, lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ; mais ils n’ont pas de racines, ils croient pour un moment, et, au moment de l’épreuve, ils abandonnent. » (Lc 8, 13).  S’enthousiasmer pour Jésus quand tout va bien et l’abandonner quand tout va mal, c’est une situation assez fréquente, hélas !

La personne qui reçoit la semence dans les ronces est celle qui se laisse emporter par l’ambiance d’incroyance qui l’entoure. Ici, la foi est progressivement anémiée, étouffée : tout le reste a pris le dessus.  Enfin, il y a ceux qui ont reçu la semence dans la bonne terre : ce sont les personnes qui entendent la Parole de Dieu et la comprennent : « Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est l’homme qui entend la Parole et la comprend ; il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. » (Mt 13, 23) Le Seigneur a semé aujourd’hui chez vous. Mon souhait est que vous puissiez, vous aussi, porter du fruit en abondance.

Diacre Michel Houyoux

 Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Catholique.org   : cliquez ici pour lire  pour lire l’article →  jeudi, 16ème semaine du temps ordinaire

◊Diocèse d’Arras (France)  : cliquez ici pour lire  pour lire l’article → Le semeur sortit pour semer

  Vidéo Oratoire du Louvres  :  » Un semeur sortit pour semer »

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Apprenez à faire le bien : recherchez le droit

Posté par diaconos le 20 juillet 2022

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Le Bien est, avec l’Un et le Vrai, l’un des trois transcendantaux de la Scolastique ; il est surtout de nos jours la valeur normative de la morale, avec comme opposé le Mal. La détermination de ce qui est bien ou mal peut se faire dans le cadre des règles de civilité, de l’honneur, de l’utilité collective, de l’intérêt public, ou au contraire particulier. Ces différents ordres peuvent être en contradiction : ce qui est bien dans un domaine, peut ne pas l’être sur un autre plan ; on parle alors soit de dilemme, soit de conflit d’intérêts.

Depuis l’origine de la pensée philosophique, des accentuations différentes sur le sens prédominant de la notion de Bien ont été successivement mises en avant comme le montre le plan du Dictionnaire des concepts  philosophiques1. Au point de vue d’une philosophie, la signification et la pertinence même des concepts de bien et de mal ont fait l’objet de nombreuses analyses divergentes. Selon les Définitions de Platon, le Bien est « ce qui n’a d’autre fin que soi-même

Employé comme nom en métaphysique, le Bien désigne ce qui est absolument désirable. Il est donc partie liée au désir, et plus particulièrement au désir défini comme positivité, c’est-à-dire comme générateur de valeur – et non ici comme négativité, comme manque. Il s’agit là du désir humain basé sur l’esprit contrairement au désir animal qui est basé sur les sens. Ainsi, quand Socrate dit que « celui qui commet une faute se montre mauvais archer de l’existence : il vise mal la cible qui est la même pour tous : le bien »[réf. nécessaire], il explique que le désir humain est de faire le bien mais il faut bien comprendre qu’il ne s’agit pas du désir animal qui au contraire pousse l’homme dans le monde des animaux, dans l’erreur.

Le « bien » est un terme qui figure dans de nombreuses œuvres philosophiques et dont les interprétations varient quelque peu. On différencie le « Bien », valeur catégorique, suprême, idéale, et le « bien » ou le « bon », état relatif et restreint (cela prend part aux distinctions typographiques propre à la philosophie, telle « Idée » et « idée » qui se réfèrent à des concepts distincts). Un acte annoncé « bien » est donc, s’il est à effectuer, une chose que l’on doit réaliser, et s’il a déjà été accompli, une chose approuvée. À ce sujet Spinoza indique : « J’entends par bien ce que nous savons, de toute certitude, nous être utile »

Dans la tradition grecque (chez Platon notamment) le bien (agathos) est ce dont la possession procure le bonheur (eudaimonia), qui est la fin ultime poursuivie par tout être humain. D’autre part, on parle aussi des biens extérieurs chez certains philosophes (Aristote, Sénèque). D’après Théophraste, Platon tendait à identifier l’Idée du Bien avec le dieu suprême.

Extrait du livre du prophète Isaïe au chapitre un

Écoutez la parole du Seigneur, vous qui êtes pareils aux chefs de Sodome ! Prêtez l’oreille à l’enseignement de notre Dieu, vous, peuple de Gomorrhe ! Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos actions mauvaises, cessez de faire le mal. Apprenez à faire le bien : recherchez le droit, mettez au pas l’oppresseur, rendez justice à l’orphelin, défendez la cause de la veuve.

Venez, et discutons, dit le Seigneur. Si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront aussi blancs que neige. S’ils sont rouges comme le vermillon, ils deviendront comme de la laine. Si vous consentez à m’obéir, les bonnes choses du pays, vous les mangerez ; mais si vous refusez, si vous vous obstinez, c’est l’épée qui vous mangera. Oui, la bouche du Seigneur a parlé. (  Is 1, 10. 16.20)

La fi­dé­lité dans le culte, loin d’ex­cu­ser le péché, le rendit plus odieux ; une re­pen­tance sin­cère, qui eut pour fruit la jus­tice, put seule pro­cu­rer la bé­né­dic­tion de Dieu. Ils ne dif­fé­rèrent de So­dome et de Go­morrhe que par le sort que la mi­sé­ri­corde de Dieu leur fit : « Mais leur vigne est du plant de Sodome Et du terroir de Gomorrhe ; Leurs raisins sont des raisins empoisonnés, Leurs grappes sont amères. » (Dt 32, 32)  La nou­velle, comme l’an­cienne al­liance, éta­blirent que Dieu ne put par­don­ner au pé­cheur qu’au­tant qu’il rompit in­té­rieu­re­ment avec le mal ; de cette rup­ture ré­sultèrent inévitablement dans la conduite de fortes amé­lio­ra­tions.

Ce qu’Isaïe ré­clama comme condi­tion du par­don, c’est exac­te­ment ce que Jean-Bap­tiste de­man­dait aux Is­raé­lites comme condi­tion de leur en­trée dans le royaume de Dieu : « Produisez donc des fruits dignes de la repentance, et ne vous mettez pas à dire en vous-mêmes: Nous avons Abraham pour père! Car je vous déclare que de ces pierres Dieu peut susciter des enfants à Abraham. » (Lc 3, 8) La loi recommanda la bien­veillance du peuple et sur­tout des ma­gis­trat à l’égard des or­phe­lins et des veuves :  « L’Éternel entre en jugement Avec les anciens de son peuple et avec ses chefs : Vous avez brouté la vigne ! La dépouille du pauvre est dans vos maisons !  De quel droit foulez-vous mon peuple, Et écrasez-vous la face des pauvres ? Dit le Seigneur, l’Éternel des armées.  » (Is 3, 14-15)

Venez, et discutons, dit le Seigneur. Pour­sui­vant son ap­pel à la conver­sion, le pro­phète Isaïe in­vita le peuple à se pré­sen­ter de­vant Dieu avec les dis­po­si­tions qu’Il ré­clama. Le peuple  entra dans la voie que Dieu lui traça, et il vit que le par­don et la bé­né­dic­tion di­vine lui furent ren­dus. Si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront aussi blancs que neige.

La blan­cheur de la neige est l’em­blème de la par­faite pu­reté :  » lui a été donné d’être vêtue de fin lin, éclatant et pur, car le fin lin, ce sont les justices des saints. » (Ap 19, 8) Blanchir re­pré­sente ici l’œuvre de la grâce qui pu­ri­fie l’âme par un par­don total. Si le peuple ré­pondit à l’ap­pel de Dieu, il jouirait de nou­veau des biens du pays, dont il fut privé. Mais s’il per­sistait  dans sa ré­bel­lion, la me­nace se réa­li­serait :  »Je ferai venir contre vous l’épée qui vengera l’Alliance. Vous vous grouperez alors dans vos villes, mais j’enverrai la peste au milieu de vous et vous serez livrés au pouvoir de l’ennemi. » (Lv 26, 25)

Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊  T’choupi , un séminariste à,l’écoute de Dieu : cliquez ici pour lire l’article →  Cessez de faire le mal. Apprenez à faire le bien

◊ KT 42   : cliquez ici pour lire l’article →   Jésus a dit : « Aimez vos ennemis…donnez, pardonnez, et vous serez pardonnés »

  Vidéo Lectio Divina  » Pardonnez et vous serez pardonnés

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Si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, ta lumière se lèvera dans les ténèbres

Posté par diaconos le 15 juillet 2022

 

 Isaïe nous invite à partage son pain avec celui qui a faim

La fraternité universelle — qui s’exprime notamment dans des idéaux comme le christianisme, l’œcuménisme, le dialogue interreligieux, l’universalisme, le cosmopolitisme, l’internationalisme, etc. — fait résonner l’idée que tous les êtres humains sont frères et devraient se comporter comme tels, les uns vis-à-vis des autres. C’est le sens de la devise de la République française « Liberté, Égalité, Fraternité ».
La fraternité est un état d’unité, entre plusieurs personnes. C’est un sentiment qui dépasse l’égo, qui rassemble plusieurs « moi » pour faire un « nous » Cet ensemble porte à son fondement le respect de la personne humaine, le « moi », c’est donc un ensemble de personnes assemblées, de volontés personnelles combinées en un mouvement. Chaque personne peut vivre la valeur de la fraternité par l’exercice d’obligations morales envers autrui.
« L’individu pour le groupe » est la cause, le terreau, qui permet comme conséquence « le groupe pour l’individu » La fraternité, comme idéal, est un terme clé de la Révolution française : « Salut et fraternité » est le salut des citoyens pendant la période révolutionnaire2. Il sous-tend l’esprit de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790, au cours de laquelle La Fayette y fait référence lorsqu’il prête serment : « Nous jurons de demeurer unis à tous les Français par les liens indissolubles de la fraternité ».
. La Constitution de 1791 n’y fait allusion que pour justifier l’institution de fêtes nationales (« Il sera établi des fêtes nationales pour conserver le souvenir de la Révolution française, entretenir la fraternité entre les citoyens, et les attacher à la Constitution, à la Patrie et aux lois. » Constitution du 3 septembre 1791, Titre I). Les autres textes majeurs comme la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, la Constitution de l’an I (1793), ou la Charte de 1830 ne consacrent pas explicitement ce principe. Jacques Guilhaumou rappelle la devise imputée par les thermidoriens aux partisans de la Terreur : « la fraternité ou la mort », selon l’adage « Sois mon frère ou je te tue »

Du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur : Si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante, si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi. Le Seigneur sera toujours ton guide. En plein désert, il comblera tes désirs et te rendra vigueur. Tu seras comme un jardin bien irrigué, comme une source où les eaux ne manquent jamais.

Tu rebâtiras les ruines anciennes, tu restaureras les fondations séculaires. On t’appellera : « Celui qui répare les brèches », « Celui qui remet en service les chemins ». Si tu t’abstiens de voyager le jour du sabbat, de traiter tes affaires pendant mon jour saint, si tu nommes « délices » le sabbat et déclares « glorieux » le jour saint du Seigneur, si tu le glorifies, en évitant démarches, affaires et pourparlers, alors tu trouveras tes délices dans le Seigneur ; je te ferai chevaucher sur les hauteurs du pays, je te donnerai pour vivre l’héritage de Jacob ton père. Oui, la bouche du Seigneur a parlé.  (Is 58, 9b-14)

L’observation du Sabbat au temps du prophète Isaïe

Aux commandements de la seconde table, Isaïe ajouta ceux de la première, représentés par le sabbat. Ce jour fut fort mal observé de son temps. La sanctification du jour de Dieu fut une marque, aisée à contrôler, de la fidélité d’Israël envers Dieu. En l’observant, l’homme s’assura les bénédictions de l’alliance : « Heureux l’homme qui fait cela, Et le fils de l’homme qui y demeure ferme, Gardant le sabbat, pour ne point le profaner, Et veillant sur sa main, pour ne commettre aucun mal  » (Is 56, 2) et il attacha aussi un grand prix à l’observation du sabbat et il vit dans le mépris de ce jour l’une des raisons principales de la ruine de Jérusalem par les Chaldéens.

Pas plus qu’eux Isaïe ne donna ici des prescriptions nouvelles pour la célébration du sabbat ; il réclama simplement qu’il fut observé dans un esprit conforme à son but. le jour du Sabbat, il fut défendu de sortir du campement :  « Considérez que l’Éternel vous a donné le sabbat; c’est pourquoi il vous donne au sixième jour de la nourriture pour deux jours. Que chacun reste à sa place, et que personne ne sorte du lieu où il est au septième jour.  » (Ex 16, 29)

Le sabbat fut comparé à un terrain consacré que l’homme profane fit ses occupations ordinaires, représentées par le pied, emblème de l’activité. Le sabbat dut être un jour de repos et de joie pour tous ; il fut fait pour tous :  » Puis il leur dit: Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat,  » (Mc 2, 27). L’Éternel fut leur force, aussi bien que la source de leur joie, et les fit passer comme en triomphe à travers le pays. Les lieux les plus élevés et les plus inaccessibles mêmes devinrent pour eux un passage facile : « L’Éternel, le Seigneur ma force, et il rendra mes pieds semblables à ceux des biches, et me fera marcher sur mes lieux élevés. Au maître chantre sur Néguinoth » ( Habakuk 3,, 19)

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, ta lumière se lèvera dans les ténèbres

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◊  Histoire d’une foi : cliquez ici pour lire l’article →  Ta lumière se lèvera dans les ténèbres

◊ KT42  : cliquez ici pour lire l’article →  Isaïe nous invite à partager son pain avec celui qui a faim 

Le jeûne qui plaît à Dieu, « n’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement ? » (Is 58, 7) Ainsi, le temps du Carême est une invitation au partage et à l’aumône, pour se préparer à vivre la joie de la Résurrection du Christ. Comment apprendre à donner en famille ? Témoignage et points de repères dans Vies de Famille.

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Mercredi de la dixième semaine du Temps Ordinaire dans l’année C

Posté par diaconos le 7 juin 2022

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# La théologie de la substitution, ou théorie de la substitution, ou super impressionnisme est une doctrine selon laquelle le christianisme se serait substitué au judaïsme dans le dessein de Dieu. Au milieu du IIe siècle, Justin de Naplouse (100-114 – 162-168) défendit le christianisme contre un interlocuteur juif fictif, affirma que l’Église fut le véritable Israël. Pour sa part, au IIe siècle, Marcion préconisait de rejeter en bloc l’influence judaïque sur la foi chrétienne. Le marcionisme a été condamné en 144.

 La théologie de la substitution prit une place énorme chez les Pères de l’Église : considérant qu’Israël ne s’était pas converti, puisqu’il n’avait pas reconnu le Messie, ils affirmèrent que son rôle était terminé, et que les chrétiens devaient le remplacer. Cette doctrine fut développée par plusieurs auteurs, parmi lesquels : Tertullien (né vers 150-160 et mort vers 230-240) à Carthage. Jean Chrysostome (349-407), patriarche de Constantinople, Augustin d’Hippone (354-430). Dans le catholicisme, la paternité de la théologie de la substitution est généralement attribuée à Paul de Tarse. Le concile de Florence au XVe siècle a réaffirmé la théologie de la substitution.

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De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :  » Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. » (Mt 5, 17-19)

Jésus est venu pour accomplir

Jésus n’est pas venu pour abolir, mais pour accomplir ; aucun trait de la loi divine ne passera jusqu’à ce que tout ait été accompli ; la violer ou l’observer, c’est être petit ou grand dans le royaume des cieux : et ceux-là n’y entreront pas dont la justice ne surpasse pas celle des pharisiens. Quelle est cette justice supérieure, comment faut-il interpréter la loi ? Jésus le montra par une série d’exemples empruntés à la loi morale.

Premier exemple : interprétation du cinquième commandement. La loi dit : « Tu ne tueras point », et le meurtrier est punissable par le jugement. Mais moi je vous dis que la colère ou des paroles de mépris ou de haine contre un frère sont une violation de la loi et méritent la condamnation. Aucun acte de piété n’est possible dans ces sentiments : va premièrement te réconcilier avec ton frère. Sois promptement d’accord avec ton adversaire, tandis qu’il en est temps, de peur que tu ne sois condamné.

Second exemple : interprétation du sixième commandement. La loi dit : « Tu ne commettras pas  d’adultère » ; mais moi je vous dis que regarder une femme avec convoitise, c’est violer le commandement. C’est dans le cœur qu’il faut déraciner le mal, fût-ce par un sacrifice pareil à celui de s’arracher un œil ou de se couper une main. Ainsi encore, la loi permet le divorce ; mais moi je vous dis que quiconque répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère.

Troisième exemple : La loi interdit le parjure et ordonne de tenir fidèlement les serments ; mais moi je vous dis : Ne jurez pas du tout, ni par des objets sacrés, ni par des choses terrestres ; mais contentez-vous d’affirmer la vérité par un oui ou un non. .

Quatrième exemple : Il a été dit : « œil pour œil, dent pour dent » ; mais moi je vous dis : de ne pas résister au méchant, de souffrir des injures et des pertes, de donner et de prêter libéralement.

Cinquième exemple : Il a été dit : « Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi » ; mais moi je vous dis : « Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous maudissent et vous persécutent, et priez pour eux, afin qu’ainsi vous soyez fils de votre Père, qui donne à tous des marques de sa bonté. Aimer ceux qui vous aiment, de quelle récompense cela est-il digne ? Le but suprême à atteindre, c’est la perfection même de Dieu.

Si l’on considère que Jésus caractérisa les vrais membres de son royaume, ceux qui ont faim et soif de la justice et dont les hommes doivent voir les bonnes œuvres, et qu’il exposa l’esprit et la pratique de cette justice véritable telle que la formule la loi divine, on se convaincra qu’il existe entre ces deux pensées fondamentales un lien intime. À ce point de vue on comprend d’autant mieux la déclaration que lui, le Messie, n’est pas venu, pas entré dans son ministère pour abolir la loi ou les prophètes, comme le pensèrent les Juifs, qui s’attendirent à ce que leur Messie transformerait toute la loi.

La loi et les prophètes, c’est toute l’économie mosaïque et toutes les révélations de l’ancienne alliance, soit comme institutions, soit comme Écriture sainte.

  1. Il a enseigné, révélé le sens complet et spirituel de la loi divine, que le pharisaïsme avait matérialisée par sa doctrine des observances extérieures (versets 20, 21 et suivants).
  2. Il a lui-même accompli parfaitement la loi par sa vie sainte.
  3. Il a réalisé, par toute son œuvre et surtout par sa mort, l’idée complète de l’ancienne alliance, avec ses types, ses figures, ses sacrifices, ses promesses et ses espérances.

Cet accomplissement, dans un sens plus élevé, plus parfait, l’Évangile de Christ l’opère à son tour dans le cœur des croyants. Ainsi Jésus a accompli la loi et les prophètes d’une manière organique et vivante, comme la fleur accomplit le bouton, comme le fruit accomplit la fleur. Et en portant nos regards plus loin, nous pouvons attendre encore pour l’avenir l’accomplissement de ce qu’il y a de plus excellent dans l’économie présente, notre communion avec Jésus, la joie de ses rachetés : «  Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.  » (Jn 15, 11)

Un de ces plus petits commandements, c’est ce que Jésus désigna comme un iota ou un trait de lettre. Le violer ou l’abolir ainsi de fait  et enseigner les autres à le faire, c’est s’exposer à n’occuper qu’un degré très inférieur dans le royaume des cieux. L’expression dont Jésus se servit : il sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ne signifie pas qu’il sera exclu de la félicité éternelle (Augustin, Luther, Calvin), ce sens est contraire aux termes ; elle ne signifie pas qu’il n’aura qu’une petite part du bonheur à venir (Meyer), car l’Évangile n’enseigne pas qu’il y aura des degrés divers dans ce bonheur.

Elle signifie qu’il n’aura qu’une part moindre et un rôle inférieur dans l’établissement du règne de Dieu sur la terre (B. Weiss). Celui qui croit pouvoir travailler à l’œuvre de ce règne plus efficacement en s’affranchissant de l’obéissance aux commandements qui lui paraissent secondaires, en les abolissant dans sa conduite et ses préceptes, se trompe. C’est la fidélité dans les petites choses, l’accomplissement scrupuleux de l’humble devoir, qui rendent apte au royaume de Dieu. Il faut d’ailleurs envisager ces commandements dans leur esprit et dans leur ensemble, qui forme un tout inviolable, la volonté de Dieu.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements 

Liens avec d’autres sites Web chrétiens

◊ Catholique.org.  : cliquez ici pour lire l’article → Jésus est venu accomplir la loi

◊ Père Gilbert Adam   : cliquez ici pour lire l’article → Mercredi de la 10e semaine, année paire

   Celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand. -Lectio Divina

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