Résultats de votre recherche

Samedi après l’Épiphanie — Année C

Posté par diaconos le 8 janvier 2022

Afficher l’image source

De l’évangile selon Jean

En ce temps-là, Jésus se rendit en Judée, ainsi que ses disciples ; il y séjourna avec eux, et il baptisait. Jean, quant à lui, baptisait à Aïnone, près de Salim, où l’eau était abondante. On venait là pour se faire baptiser. En effet, Jean n’avait pas encore été mis en prison. Or, il y eut une discussion entre les disciples de Jean et un Juif au sujet des bains de purification.

Ils allèrent trouver Jean et lui dirent :  » Rabbi, celui qui était avec toi de l’autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui ! «    Jean répondit :  » Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel. Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui.

Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite. Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue.  » (Jn 3, 22-30)

Jésus et Jean-Baptiste en Judée

 Après ce premier séjour à Jérusalem où eut lieu l’entretien avec Nicodème. Jésus quitta la capitale, où sa manifestation dans le temple et les miracles qu’il avait accomplis n’avaient pu lui assurer l’adhésion générale ni l’approbation des autorités théocratiques. Il en conclut que l’œuvre de préparation accomplie par Jean-Baptiste dut se poursuivre encore et il s’y associa lui-même, il se rendit dans les campagnes de la Judée pour séjourner là quelque temps avec ses disciples. Là aussi, il joignit à la prédication le baptême.

Jean rectifia et compléta le renseignement en disant que ce n’était pas Jésus lui-même qui baptisait mais ses disciples ». Ce baptême était comme celui de Jean-Baptiste, un baptême administré en signe de repentance ; le baptême d’Esprit n’eût lieu qu’après la Pentecôte. Dans l’Église chrétienne, ces deux baptêmes furent réunis en un seul, qui devint le sceau de la régénération.

 Jean continuait son œuvre, parce qu’à ses yeux le royaume de Dieu en vue duquel il prêchait et baptisait, n’était pas encore établi. Il lui fallait, pour mettre un terme à sa mission, un ordre de Dieu ; il le reçut bientôt par le fait de son emprisonnement. On n’a que des conjectures sur la situation précise de ces deux localités Enon et Salim.

Jean expliqua comment l’activité de Jean-Baptiste pouvait continuer encore. Mais pourquoi cette observation était-elle nécessaire ? Évidemment parce que le récit des évangiles de Matthieu et de Marc qui ne suivirent pas un ordre chronologique rigoureux, laissa croire que l’emprisonnement de Jean-Baptiste eut lieu avant le premier retour de Jésus de Judée en Galilée, immédiatement après son baptême.

Or Jean , qui rapporta un premier voyage en Galilée et un second voyage, distinguant ainsi ces deux retours, que la tradition synoptique avait fondus en un seul, rétablit l’ordre chronologique de ces premiers temps de l’activité de Jésus dit que la prédication du Précurseur eut lieu, quelque temps encore, simultanément avec celle de Jésus.

 Une dispute des disciples de Jean avec un Juif eut lieu au sujet de la purification. « Ils vinrent à Jean et lui dirent : Rabbi, celui qui était avec toi au-delà du Jourdain, auquel tu as rendu témoignage, voici, il baptise, et tous vont à lui. » (Jn 3, 26) Ces paroles respirent la jalousie : « Celui à qui tu as rendu témoignage, que tu as recommandé avec un désintéressement si généreux, voici, celui-là baptise ! Il cherche à te supplanter par une concurrence directe ! «  Et ils ajoutèrent avec l’exagération du dépit : « Tous vont à lui ! »

Les disciples de Jean ne pouvaient pas ignorer les déclarations si positives de Jésus sur son rapport avec le Messie. Eux-mêmes firent allusion au témoignage rendu par Jean. Aussi il leu(r dit :  « Vous-mêmes m’êtes témoins. »

Jean-Baptiste décrivit quelle fut sa position subordonnée à l’égard de Jésus :  »Lui est l’époux, à qui appartient l’épouse », c’est-à-dire l’Église qu’il a rachetée. Jean ne fut que l’ami de l’époux, mais cela suffit pleinement à sa joie. Cette image, Jean l’avait trouvée dans l’Ancien Testament ; mais quelle vue profonde fallait-il qu’il eût et de l’Écriture et du Messie, pour appliquer à ce dernier ce que les prophètes avaient dit de l’union de l’Éternel avec son peuple !

Jésus lui-même se servit de cette image qui décrivit si vivement son amour pour l’Église et ses disciples, après lui, se gardèrent de l’oublier. La position que Jean s’attribua par cette comparaison est celle d’ami de l’époux, son intermédiaire auprès de l’épouse, chargé de demander la main de celle-ci et enfin de préparer les noces.

Ce fut ce rôle que Jean décrivit par ces détails : « L’ami de l’époux se tient là, à sa disposition, il l’écoute, il fut ravi de joie d’entendre sa voix, pendant la fête des noces . » Puis Jean ajouta que cette joie qui fut la sienne fut parfaite, parvenue à son plein accomplissement. Quel contraste entre cette joie du maître et la jalousie des disciples !

Jean-Baptiste dit Meyer, parla réellement dans le cercle intime de ses disciples, avec l’enthousiasme croissant du dernier des prophètes, il dévoila encore toute la grandeur divine de Jésus et couronna ainsi ses témoignages avant de disparaître de l’histoire. t si l’on ne peut méconnaître dans la forme de son enseignement les caractères du style de Jean, il ne faut pas oublier que celui-ci a dû reproduire en grec un discours tenu en araméen.

Diacre Michel Houyoux

Complément

Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Le Baptême du Seigneur — Année C

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Diocèse catholique de Valleyfield : cliquez ici pour lire l’article  → samedi après Épiphanie- ministère de  Jésus

◊ Père Gilbert Adam   : cliquez ici pour lire l’article  →  l’Épiphanie  Le samedi 8 janvier 2022dimanche 9 janvier 2022

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Catéchèse, Disciples de Jésus, fêtes religieuses, Page jeunesse, Religion, Temps de Noël | Pas de Commentaires »

Samedi de la trente-quatrième semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 27 novembre 2021

Afficher l’image source

 
Michel Houyoux

     Michel Houyoux, Professeur retraité du collège Saint Stanislas à Mons (Belgique) et Diacre permanent
#La parousie est une notion chrétienne qui désigne la « seconde venue » du Christ sur la Terre dans sa gloire, la première étant sa naissance. Cette venue définitive, eschatologique (à la fin des temps), se distingue de la résurrection de Jésus qui comporte une double promesse, celle de la venue en gloire (sa parousie) et celle de la résurrection des morts. La symbolisation varie entre le catholicisme, où le Christ est en gloire et en majesté, et l’orthodoxie, où l’attente est symbolisée par un trône vide.
x
Dans les premiers écrits chrétiens, notamment ceux de Paul de Tarse, ce mot signifie la venue du Christ parmi les hommes. Adolf Deissmann démontra que ce terme apparaissait dès le IIIe siècle av. J.-C. pour désigner la visite officielle d’un prince ou d’un haut dignitaire dans une cité afin de prouver sa magnificence. Le symbole de Nicée, au IVe siècle, professe la parousie en ces termes : « Sedet ad dexteram Patris.
x
Et iterum venturus est cum gloria iudicare vivos et mortuos, cuius regni non erit finis. (Il est assis à la droite du Père, il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts et son règne n’aura pas de fin.) » . Dans la philosophie hellénistique, le mot décrit la présence effective de divinités. Platon l’employa pour désigner la présence des idées dans les choses. Augustin d’Hippone, dans le livre XX de La Cité de Dieu, cita les textes de l’Ancien et du Nouveau Testament qui évoquent le jour du Jugement.
x
Il confirma que le Christ reviendra d’abord pour le Jugement, après quoi les morts ressusciteront. La parousie inaugure les temps messianiques et l’avènement (la « seconde venue ») du Christ à la fin des temps.
x
La parousie inaugure les temps messianiques et l’avènement (la « seconde venue ») du Christ à la fin des temps. Dans la théologie chrétienne, la seconde venue est le retour glorieux de Jésus-Christ afin d’établir définitivement le Royaume de Dieu sur la Terre. Cette seconde venue fut annoncée par Jésus-Christ lui-même dans l’Évangile selon Jean. Dans la Dogmatique de Karl Barth, la parousie ne se limite pas à la seconde venue du Christ.
x
Karl Barth en distingua trois manifestations : la première figure de la parousie est pour lui l’événement pascal, autrement dit la Résurrection de Jésus ; la deuxième, ou « figure médiane », est le « don de l’Esprit saint » lors de la Pentecôte, l’effusion de l’Esprit à l’Église ; la troisième, la « dernière figure », est l’« arrivée de Jésus-Christ en tant que finalité de l’histoire de l’Église, du monde et de chaque homme »
x
. C’est ainsi que Barth définit le « Jour dernier » : la « nouvelle venue » de ce qui est arrivé auparavant, le « nouvel être avec nous de celui qui était avec nous ». Cette triple manifestation de la parousie ne doit pas être décomposée en trois événements distincts ; elle doit au contraire être appréhendée dans son unité.
x

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière.   Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme.» (Lc 21, 34-36)

L’attente du retour du Christ

De ces grands événements futurs, Jésus ramena la pensée des disciples sur eux-mêmes et sur la vie morale et religieuse qui dut les y préparer. Deux pièges leur furent tendus : les voluptés charnelles qui appesantissent le cœur et les soucis de la vie. Jésus les signala aussi ailleurs (Lc 8, 14)

»Car comme un filet il viendra sur tous ceux qui habitent sur la face de toute la terre. » (Lc 21, 35) Ce jour-là, le grand jour de l’avènement de Jésus qui vint d’être annoncé et qui, partout dans l’Écriture, est représenté comme inattendu, un objet d’universelle surprise  Jésus adressa ces paroles à ses disciples de tous les temps. Il voulut qu’ils attendirent ce jour-là dans une sainte vigilance, comme pouvant les surprendre à chaque instant ; de là l’ignorance dans laquelle Jésus les laissa sur le temps de sa venue.

L’Église primitive vivait dans l’attente du prochain retour de Christ et cette attente demeure la vraie disposition du chrétien, d’autant plus qu’il est dans l’incertitude de l’heure de sa mort. La vigilance et la prière sont les deux grands moyens d’échapper aux dangers de la dernière épreuve et de subsister en présence du fils de l’homme (Mt, 26.41). Quelle majesté il y a dans cette parole, par laquelle celui qui est le fils de l’homme s’annonça comme le juge du monde !

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Redressez-vous et relevez la tête (Lc 21,28)

Liens avec d’autres sites chrétiens

◊Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Samedi de la 34e semaine, année impaire

◊ Abbé Georges de Nantes : cliquez ici pour lire l’article →  Vivre dans l’ardente attente du retour du Christ

  Pasteur Marc Pernot : « Attendre le Christ ? ou Attendre du Christ ? »

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Catéchèse, Page jeunesse, Religion, Temps ordinaire | Pas de Commentaires »

Trente-troisième dimanche du Temps Ordinaire de l’année B

Posté par diaconos le 8 novembre 2021

Afficher l’image source

Michel Houyoux

La parousie est une notion chrétienne qui désigne la « seconde venue » du Christ sur la Terre dans sa gloire, la première étant sa naissance. Cette venue définitive, eschatologique (à la fin des temps), se distingue de la résurrection de Jésus qui comporte une double promesse, celle de la venue en gloire (sa parousie) et celle de la résurrection des morts.

La symbolisation varie entre le catholicisme, où le Christ est en gloire et en majesté, et l’orthodoxie, où l’attente est symbolisée par un trône vide. Le mot « parousie » vient du grec ancien παρουσία, parousía, terme signifiant « présence » et formé à partir de παρα (« près de », « à côté de ») et ουσία (« être »). Dans les premiers écrits chrétiens, notamment ceux de Paul de Tarse, ce mot signifie la venue du Christ parmi les hommes.
x
Adolf Deissmann a démontré que ce terme apparaissait dès le IIIe siècle av. J.-C. pour désigner la visite officielle d’un prince ou d’un haut dignitaire dans une cité afin de prouver sa magnificence. . Dans la philosophie hellénistique, le mot décrit la présence effective de divinités. Platon l’emploie également pour désigner la présence des idées dans les choses .
x
Le symbole de Nicée, au IVe siècle, professe la parousie en ces termes : « Sedet ad dexteram Patris. Et iterum venturus est cum gloria iudicare vivos et mortuos, cuius regni non erit finis. (Il est assis à la droite du Père, il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts et son règne n’aura pas de fin) Augustin d’Hippone, dans le livre XX de La Cité de Dieu, cite les textes de l’Ancien et du Nouveau Testament qui évoquent le jour du Jugement.
x
Il confirme que le Christ reviendra d’abord pour le Jugement, après quoi les morts ressusciteront. La parousie inaugure les temps messianiques et l’avènement (la « seconde venue ») du Christ à la fin des temps. Dans la théologie chrétienne, la seconde venue est le retour glorieux de Jésus-Christ afin d’établir définitivement le Royaume de Dieu sur la Terre2. Cette seconde venue est annoncée par Jésus-Christ lui-même dans l’Évangile selon Jean .
x
Dans la Dogmatique de Karl Barth, la parousie ne se limite pas à la seconde venue du Christ3. Karl Barth en distingue trois manifestations : la première figure de la parousie est pour lui l’événement pascal, autrement dit la Résurrection de Jésus ; la deuxième, ou « figure médiane », est le « don de l’Esprit saint » lors de la Pentecôte, l’effusion de l’Esprit à l’Église ; la troisième, la « dernière figure », est l’« arrivée de Jésus-Christ en tant que finalité de l’histoire de l’Église, du monde et de chaque homme ».
x
C’est ainsi que Barth définit le « Jour dernier » : la « nouvelle venue » de ce qui est arrivé auparavant, le « nouvel être avec nous de celui qui était avec nous ». Cette triple manifestation de la parousie ne doit pas être décomposée en trois événements distincts ; elle doit au contraire être appréhendée dans son unité. .
x

De l’évangile selon Marc

24 En ces jours-là, après une pareille détresse, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté ; 25 les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées.

26 Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées avec grande puissance et avec gloire. 27 Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel.

28 Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier : dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche. 29 De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte.

30 Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive. 31 Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. 32 Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père. (Mc 13, 24-31)

L’avènement du Seigneur

En ces jours-là, après cette affliction, il y aura des bouleversements cosmiques. Le fils de l’homme viendra sur les nuées ; il enverra ses anges rassembler de toutes parts ses élus. Jésus instruisit ses disciples, par une parabole tirée du figuier. : « Cette génération ne passera pas tant que tout ne soit arrivé. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas » (Mt 24, 35).

Personne ne connaît l’heure, ni les anges, ni le Fils, mais le Père seul. Veillez donc, comme les serviteurs et le portier dont le maître est en voyage. Marc passa au dernier cycle de cette prophétie par une particule qui fait attendre un nouveau sujet. Pour marquer l’ordre des temps, il se servit de cette expression vague : en ces jours-là, après cette tribulation et évita ainsi l’expression de Matthieu : aussitôt après, dans laquelle l’exégèse trouva de grandes difficultés.

Cette distinction des temps parait surtout très claire dans Luc (Luc 21.24-25) qui, entre la ruine de Jérusalem et les signes précurseurs du retour de Christ rapportés par les trois évangiles, place cette prédiction remarquable : « Et Jérusalem sera foulée aux pieds par les païens, jusqu’à ce que les temps des païens soient accomplis ». (Lc 21, 24)

 » Et alors il enverra les anges, et il rassemblera ses élus, des quatre vents, depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel.  » (Mc 13, 27) Matthieu dit : « des quatre vents depuis une extrémité des cieux jusqu’à l’autre extrémité ». Marc exprima la même idée ; car par : l’extrémité de la terre et l’extrémité du ciel, il entendit, ainsi que Matthieu, l’horizon visuel formé par la jonction apparente de la terre et du ciel.

L’Église primitive a pour fondement Jésus-Christ lui-même qu’en tant qu’il avait laissé ignorer à ses disciples le jour et l’heure de son retour, afin de les maintenir dans une sainte vigilance. Dans ce même discours, il fixerait ce grand événement final comme devant s’accomplir dans sa génération même et coïncider avec la ruine de Jérusalem, trente-sept ans après ! Cette contradiction se retrouva dans toutes les prédictions de Jésus relatives à l’avenir lointain de son règne, en particulier dans la plupart de ses paraboles.

Diacre Michel Houyoux

 Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → A.D.A.L. 32ème dimanche ordinaire, année B

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Trente-troisième dimanche du temps ordinaire, année B

Liens avec d’autres sites chrétiens

◊ Service de catéchèse (Toulon)   : cliquez ici pour lire l’article →Trente-troisième dimanche Ordinaire, année B

◊ Over blog     : cliquez ici pour lire l’article →  TRENTE TROISIEME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE DE  L’ANNÉE B

Frère Thibaut de Pontavice  : « La Parousie »

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Catéchèse, Histoire, La messe du dimanche, Page jeunesse, Religion, Temps ordinaire | Pas de Commentaires »

La Toussaint est la fête de tous les saints

Posté par diaconos le 30 octobre 2021

 La solennité de la Toussaint - Solennité.jpg 330

 Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux !

Michel Houyoux

# La Toussaint est une fête catholique, célébrée le 1er novembre, au cours de laquelle l’Église catholique honore tous les saints, connus et inconnus. La célébration liturgique commence aux vêpres le soir du 31 octobre et se termine à la fin du 1er novembre. Elle précède d’un jour la Commémoration des fidèles défunts, dont la solennité a été officiellement fixée au 2 novembre. Les protestants ne pratiquent pas de culte des saints mais certaines églises luthériennes célèbrent néanmoins cette fête. Les Églises orthodoxes ainsi que les Églises catholiques orientales de rite byzantin continuent à célébrer le dimanche de tous les Saints, le dimanche suivant la Pentecôte.

x
Des fêtes honorant tous les martyrs existaient dès le IVe siècle dans les Églises orientales le dimanche après la Pentecôte. De nos jours, c’est toujours à cette date que la Communion des Églises orthodoxes célèbre le dimanche de tous les Saints. À Rome, au Ve siècle également, une fête en l’honneur des saints et martyrs était déjà célébrée le dimanche après la Pentecôte. Après la transformation du Panthéon de Rome en sanctuaire, le pape Boniface IV le consacra, le 13 mai 610, sous le nom de l’église Sainte-Marie-et-des-martyrs. Boniface IV voulait faire mémoire de tous les martyrs chrétiens dont les corps étaient honorés dans ce sanctuaire.
x
La fête de la Toussaint fut alors fêtée le 13 mai, date anniversaire de la dédicace de cette église consacrée aux martyrs, peut-être aussi en référence à une fête célébrée par l’Église de Syrie au IVe siècle. Elle remplaçait la fête des Lemuria de la Rome antique célébrée à cette date pour conjurer les spectres malfaisants. La célébration de la fête chrétienne de la Toussaint au 1er novembre est une spécificité catholique apparue en Occident au VIIIe siècle. En effet, c’est peut-être à partir de cette période qu’elle est fêtée le 1er novembre, lorsque le pape Grégoire III dédicace à tous les saints une chapelle de la basilique Saint-Pierre de Rome.
x
Vers 835, le pape Grégoire IV ordonne que cette fête soit célébrée dans toute la chrétienté. Pour certains historiens, c’est à l’occasion de cette décision que la fête de la Toussaint est fixée au 1er novembre. Sur le conseil de Grégoire IV, l’empereur Louis le Pieux institua la fête de tous les saints sur tout le territoire de l’empire carolingien. La célébration de Toussaint fut suivie localement d’un office des morts dès le IXe siècle. En 998, les moines de Cluny instituèrent une fête des trépassés le 2 novembre, qui entra dans la liturgie romaine comme commémoration des fidèles défunts au XIIIe siècle.
 De l’évangile selon Matthieu

01 Voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui.  02 Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : 03 « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. 04 Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. 05 Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. 06 Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. 07 Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. 08 Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. 09 Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.

10 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. 11 Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. 12 Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! C’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.  (Mt 5, 1-12a)

Les Béatitudes

Jésus étant monté sur un plateau élevé de la montagne, s’assied, les foules étant rangées autour de lui et commence solennellement l’enseignement qui va suivre . Dans huit béatitudes, il proclame le bonheur et indique les qualités de ceux qui ont part au royaume des deux. Ce sont d’abord ceux qui aspirent aux biens spirituels de ce royaume : les pauvres en esprit, que leur humilité met en possession du royaume ; ceux qui pleurent et qui trouveront la consolation ; ceux qui sont doux et qui par leur douceur gagneront la terre ; ceux qui ont faim et soif de la justice et qui verront leur ardent désir satisfait. Ce sont ensuite ceux qui possèdent les dispositions et sont dans la condition des membres du royaume : les miséricordieux, qui obtiendront miséricorde ; ceux qui ont le cœur pur et qui verront Dieu ; ceux qui procurent la paix et seront appelés fils de Dieu ; ceux qui sont persécutés pour la justice et dont la récompense sera grande.

La montagne, ne désigna aucune sommité particulière, mais en général la hauteur, par opposition à la plaine. C’est ainsi que les habitants des vallées disent : aller à la montagne, sans indiquer par la un point spécial de la chaîne dont il s’agit. La tradition fut plus précise que les évangélistes ; elle plaça la montagne des Béatitudes non loin de la ville de Tibériade, située sur le bord du lac de ce nom. Derrière la montagne qui domine Tibériade est un large plateau, montant en pente douce du coté d’un rocher qui en forme le sommet. C’e fut sur ce rocher que Jésus t passa la nuit en prières et qu’au lever du jour il  appela ses disciples et choisit ses apôtres.

Puis il  descendit  près de la foule qui l’attendait sur le plateau et ce fut de la qu’il enseigna le peuple.  Selon Luc, Jésus descendit et ce fut dans une plaine qu’il prononça son discours.  Selon Matthieu, il monta sur une montagne avec le peuple.  Luc rapporta un détail de plus : Jésus montant d’abord au sommet, puis redescendant sur le plateau .

Au pied du rocher, au haut du plateau, se trouve précisément une petite plate-forme, une sorte de chaire naturelle, d’ou l’on peut aisément être vu et entendu d’une grande multitude. Ce fut à  de cet endroit que jésus était assis. Ses disciples, ceux d’entre eux qu’il appela à l’apostolat et ceux qui déjà avaient entendu et goûté sa parole, l’entouraient comme toujours.  Ce discours, qui exposa les principes spirituels et sublimes du royaume que Jésus vint fonder, ne pouvait être compris de tous, comme il ne put être mis en pratique que par ceux qui furent animés de l’esprit de ce royaume ; mais Jésus parlait et enseignait en vue de l’avenir.  Sa parole fut une révélation et quand son œuvre sera achevée, cette parole deviendra lumière et vie dans le cœur de ses rachetés.

Ouvrant sa bouche, hébraïsme qui indique la solennité de l’action, la sainte liberté de la parole. « Là, Luc  fit avec éclat une préface pour montrer comment Jésus s’apprêta à la prédication : il monta sur une montagne il s’assied, il ouvrit la bouche ; ce fut pour faire sentir le sérieux de son action.. ( Luther)

« Beaucoup de pensées de ce discours  se retrouvent dans les enseignements de Jésus et avec des applications différentes,  que Jésus employa plus d’une fois, tantôt de courts préceptes moraux, qui devaient reparaître aussi dans ses enseignement.    Ce fut t là une entrée belle, douce, pleine d’amour, dans la doctrine et la prédication de jé&sus.  Il ne procéda pas, comme Moïse ou un docteur de la loi, par des ordres, des menaces, des terreurs, mais de la manière la plus affectueuse, la plus propre à attirer les cœurs et par de gracieuses promesses. » ( Luther)

Toutefois, cet amour recouvrit un profond sérieux, car ceux que Jésus déclara  heureux  furent bien misérables dans le  monde. Ils ne furent heureux qu’à cause de la promesse qui accompagna chacune de ces déclarations et qui la motiva.  Les pauvres en esprit sont ceux qui se sentent pauvres dans leur vie intérieure, moralement et spirituellement pauvres et qui, par là même, soupirent après les vraies richesses de l’âme.  (L’esprit désignant la faculté par laquelle nous entrons en relation avec Dieu et réalisons la vie morale.. Ce sentiment de pauvreté devant Dieu n’est pas encore la repentance, mais une humilité profonde, douloureuse, qui y conduit .

Les pauvres en esprit sont tous ceux qui ont l’esprit détaché des biens de la terre, comme dit Bossuet et il ajouta  :  « Ô Seigneur ! Je vous donne tout : j’abandonne tout pour avoir part a ce royaume ! Je me dépouille de cœur et en esprit et quand il vous plaira de me dépouiller en effet, je m’y soumets (Méditations sur l’Évangile). Ainsi comprise la première béatitude de Matthieu répondit a la première béatitude de Luc et n’eut pas un sens presque identique a celui de la quatrième béatitude : « Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice ». Qu’il s’agisse de pauvreté spirituelle ou de pauvreté temporelle, d’humilité ou de détachement, ou de tous les deux a la fois, a une telle situation répond la promesse ou plutôt la déclaration positive et actuelle : parce qu’à eux est le royaume des cieux,.

 Ceux qui pleurent, ou qui sont dans le deuil, la tristesse, seront consolés, parce que cette tristesse les amène a la source du pardon, de la paix, de la vieCette douceur, cet abandon à la volonté de Dieu, en présence des violences, de l’injustice et de la haine, est produit en eux par le sentiment humble et attristé de ce qui leur manque. Elle implique le renoncement aux avantages et aux joies de ce monde ; mais, par une magnifique compensation, ceux qui la pratiquent hériteront la terre. La terre de la promesse, Canaan, est prise dans son sens spirituel et signifie la patrie d’en haut, le royaume de Dieu, dont la possession est assurée à ceux qui sont doux. « Le monde emploie la force pour posséder la terre, Jésus nous apprend qu’on la gagne par la douceur » (Luther)

Cette faim et cette soif des biens spirituels qui leur manquent, de la vraie justice intérieure dont ils se sentent privés, d’une vie conforme a la volonté de Dieu, naissent en eux des dispositions d’un ardent désir de vie, revient souvent dans l’Écriture. Toute âme qui l’éprouve devant Dieu sera rassasiée, rassasiée de justice, puisque c’est de justice qu’elle a faim et soif. Les révélations subséquentes de l’Évangile lui apprendront comment elle y parviendra. Les miséricordieux sont ceux qui ne pensent pas seulement a leur propre misère, mais qui compatissent a la misère de leurs frères. Il faut avoir senti sa propre misère, avoir souffert soi-même, pour pouvoir sympathiser avec la souffrance d’autrui. Il faut avoir été soi-même l’objet de l’amour infini de Dieu pour pouvoir aimer les autres et pratiquer à leur égard la charité.

Telle est la double pensée qui rattache cette béatitude aux précédentes. Elle est liée à elles aussi par cette considération que ceux que Jésus appelle au bonheur de ses disciples auront besoin encore d’obtenir miséricorde au jour du jugement suprême, car bien qu’assurés du royaume des cieux, bien que consolés et rassasiés de justice, il restera dans leur vie beaucoup de manquements et d’imperfections à couvrir. Il leur sera pardonné et fait miséricorde selon qu’ils auront fait miséricorde.

Le cœur est, selon l’Écriture, l’organe de la vie morale. Être pur de cœur, c’est, par opposition à des œuvres extérieures, être affranchi de toute souillure de toute fausseté, de toute injustice, de toute malice dans ce centre intime des pensées et des sentiments. Tel n’est point l’état moral de l’homme naturel.   Chaque promesse répondant à la disposition décrite dans chacune de ces béatitudes, ceux qui sont purs de cœur sont heureux, parce qu’ils  vivront  de leur vivant dans sa communion et le contempleront un jour immédiatement dans la beauté suprême de ses perfections, source intarissable de la félicité du ciel.

Ceux qui non seulement sont paisibles eux-mêmes, mais qui, après avoir trouvé la paix, s’efforcent de la procurer à d’autres et de la rétablir parmi les hommes, là où elle est troublée. Ils sont heureux, parce qu’ils seront appelés de ce doux et glorieux titre : fils de Dieu. Ce titre exprime une réalité profonde ; car en tant que ces fils de Dieu procurent la paix, ils ont un trait de ressemblance avec leur Père qui est « le Dieu de paix » Romains 16.20 ; 2 Corinthiens 13.11, ils agissent selon son Esprit. Donc ils sont fils de Dieu, mais en outre ils seront appelés tels, leur titre sera reconnu et de Dieu et de tous.

À cause de la justice, ceux qui sont persécutés sont heureux, parce qu’à eux est le royaume des cieux. Dans la huitième béatitude, Jésus revint  à la première. Il clôt ainsi un cycle harmonique d’expériences et de promesses. Les quatre premières concernent ceux qui cherchent dans leurs profonds besoins, les quatre dernières, ceux qui ont trouvé et qui déjà développent une certaine activité dans le règne de Dieu. Chaque promesse, source du bonheur  répondant exactement et abondamment à chaque état d’âme décrit, fait resplendir un rayon de la gloire du royaume des cieux : aux affligés ; la consolation ; aux doux, la possession de la terre  ; aux affamés, le rassasiement aux miséricordieux, la miséricorde ; aux purs de cœur, la vue de Dieu  ; à ceux qui procurent la paix, le  titre d’enfants de Dieu.

Mais dans la première et la dernière béatitude, Jésus, qui est le Maître du royaume des cieux, le dispensa tout entier aux pauvres et aux persécutés ; et là seulement il parla au présent :  « Ce royaume est à eux. »  La récompense, qui n’affaiblit en rien la vérité du salut par grâce, par la foi  est grande en proportion de la fidélité et de l’amour avec lesquels les disciples de Jésus souffrirent pour son nom. Toutefois, nul chrétien ne cherche cette récompense en dehors de Dieu et du bonheur de le servir, sans cela, il perdrait ce qui en fait la grandeur et la douceur  Jésus montra à ses disciples persécutés un sujet de joie dans la pensée

Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Fête de tous les saints : premier novembre

◊  ◊Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → À la Toussaint, nous avons fêté tous les saints

Liens avec d’autres sites chrétiens

◊ Père Gilbert Adam   : cliquez ici pour lire l’article → Le lundi 1 novembre 2021 ♦ Toussaint.

◊ La Croix   : cliquez ici pour lire l’article → Toussaint : date 2021, signification et origine de cette fête

 Pape François : « La Toussaint est une vraie «fête de famille »

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Catéchèse, fêtes religieuses, Page jeunesse, Religion, Temps ordinaire | Pas de Commentaires »

12345...26
 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS