Résultats de votre recherche

Saint Marc, évangéliste

Posté par diaconos le 25 avril 2022

 Fête de l'Ascension de Jésus dans Catéchèse ascension2

 Grande Mission, ou Mission universelle, est une instruction que donne Jésus de Nazareth à onze de ses Douze Apôtres après sa résurrection. Dans cet épisode, relaté par les cinq derniers versets de l’Évangile selon Matthieu, Jésus apparaît à ses disciples sur une montagne de Galilée et leur demande de baptiser « au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » l’ensemble des nations du monde. La « Grande Mission » est à distinguer de la « Petite Mission », ou « Discours d’envoi », qui figure plus haut dans le même Évangile selon Matthieu, au chapitre 10. En revanche, elle évoque d’autres péricopes des Évangiles canoniques, parmi lesquelles l’institution des douze apôtres, présente dans les trois synoptiques.

Toutefois, l’institution des apôtres a lieu du vivant de Jésus, avant la crucifixion, alors que la « Grande Mission » se situe après la résurrection. L’Évangile selon Luc, rédigé à la même époque que celui de Matthieu, c’est-à-dire vers l’année 80, rapporte une scène proche de la « Grande Mission » exposée par Matthieu ; elle prend place elle aussi après la crucifixion et la résurrection. Jésus demande à ses disciples de prêcher à toutes les nations, en commençant par Jérusalem, la repentance qui mène à la rémission des péchés. Le thème réapparaît dans les Actes des Apôtres, ouvrage également écrit par Luc : au moment de l’Ascension, Jésus promet à ses apôtres que l’Esprit saint les assistera dans l’accomplissement de leur mission. L’Évangile selon Marc, qui est antérieur aux deux autres synoptiques et date des années 65-75, inclut un passage comparable à la « Grande Mission » de Matthieu dans sa « finale longue ».

lwf0003web.gif

De l’évangile de Jésus Christ selon Marc

En ce temps-là, Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit : « Allez dans le monde entier.  Proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire  sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal  ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. »

Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient. (Mc 16, 15-20)

ui n’est plus visible dans le monde terrestre, mais demeure présent dans les sacrements. Elle annonce également la venue du Saint-Esprit dix jours plus tard et la formation de l’Église à l’occasion de la fête de la Pentecôte. Elle préfigure enfin pour les chrétiens la vie éternelle.

L’Ascension est un élément essentiel de la foi chrétienne : elle est mentionnée explicitement, tant dans le Symbole des apôtres que dans le Symbole de Nicée-Constantinople et donc partagée par les catholiques, les orthodoxes (l’Ascension du Seigneur est une des Douze Grandes Fêtes), les protestants et les fidèles des Églises anté chalcédoniennes. Le jeudi de l’Ascension est jour férié dans plusieurs pays.. Pour les orthodoxes, c’est respectivement le 28 mai et le 10 juin. L’Ascension marque dans la théologie chrétienne la fin de la présence physique de Jésus sur la Terre, après sa mort et sa Résurrection. Elle symbolise un nouveau mode de présence du Christ tout intérieure, universelle et hors du temps. Il est présent dans l’Eucharistie..

lwf0003web.gif

Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé

La foi, condition du salut ; l’incrédulité, cause de la condamnation, tel est le grand principe de tout l’Évangile dans son application à l’homme  : « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.  » (jn 3, 36) Si Marc ajouta à la foi le baptême, c’est que cette parole remplace l’ordre de baptiser que rapporta Matthieu (Matthieu 28, 19).

Ce symbole ne contribuera au salut que pour autant qu’il sera administré à celui qui croira. La foi, condition du salut ; l’incrédulité, cause de la condamnation, tel est le grand principe de tout l’Évangile dans son application à l’homme  : « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. » (Jn 3, 36)

Si Marc ajouta  à la foi le baptême, ce fut que cette parole remplaça l’ordre de baptiser que rapporta Matthieu (Mt 28, 9). Ce symbole ne contribuera cependant au salut que pour autant qu’il sera administré à celui qui croira.  Plusieurs de ces prodiges parurent étrangers à la sobriété qui distingue les évangiles. Rien ne le prouva mieux que la nécessité où se trouvèrent certains exégètes d’expliquer dans un sens spirituel ces dons qu’ils ne purent entendre à la lettre.

Chasser les démons fut un pouvoir réellement exercé quelquefois par les apôtres ; Jésus le leur avait positivement conféré. Parler des langues nouvelles, c’est parler des langues non apprises d’une manière naturelle. Il ne s’agit donc pas du don de parler en langues dans un état d’extase. Saisir des serpents fut une répétition de la promesse de Jésus, qui eut lieu pour Paul à Malte ;  Jésus conféra aux siens le pouvoir de braver tous les dangers.

Le don de guérir des malades fut souvent exercé par les apôtres : « Et il se rencontra que le père de Publius était au lit, malade de la fièvre et de la dysenterie. Paul entra chez lui ; et ayant prié, il lui imposa les mains, et le guérit. » (Ac 28, 8)

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites web chrétiens

                                                   Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Catéchèse, fêtes religieuses, Page jeunesse, Religion, Temps pascal | Pas de Commentaires »

Dimanche de la Divine miséricorde

Posté par diaconos le 24 avril 2022

Peut être une image de 2 personnes

De l’Évangile selon  Jean

C’était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
x
Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
x
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
x
Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre. Mais ceux-là y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom.
xi

Auteur  PÈRE MARIE LANDRY C+MPS
Seigneur, je crois mais viens au secours de mon incrédulité. Tu sais combien mon cœur est lent à croire et combien il recherche toujours des preuves tangibles de ton existence. Pourtant tu ne cesses de nous dire : « Crois seulement. » (Mc 5, 36)    Seigneur, augmente ma f0i.
x
« Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. »Pour les apôtres, les lendemains de Pâques ne sont pas joyeux : ils ont peur et ils s’enferment. La rencontre de Jésus ressuscité ne suffit pas à les rassurer, à affermir leur foi, ni à les faire sortir.
x
Il faudra la puissance de l’Esprit de la Pentecôte pour en faire des hommes nouveaux. Quelles sont mes peurs, qu’est-ce qui me retient de vivre la joie de la Résurrection du Christ ? Est-ce la peur de croire au surnaturel, dans ce qui dépasse les possibilités de ma raison naturelle ? Est-ce la peur de ce que les autres pourraient penser si je témoignais du Christ vivant ?
« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas. »On peut facilement reprocher à Thomas d’agir avec manque de foi alors que tous les disciples affirment avoir été témoins de la Résurrection du Christ. Peut-être que la mort de Jésus était un tel bouleversement pour Thomas qu’il évitait la compagnie des autres apôtres, honteux d’être parti et blessé dans sa confiance. Cela expliquerait pourquoi il n’avait pas été présent la première fois que le Sauveur est apparu au groupe des disciples. Jésus accepte de donner les preuves que Thomas réclame : par les marques de ses plaies, il guérit Thomas de ses doutes.
Sachons aussi reconnaître les signes de Jésus dans notre vie pour nous laisser conforter dans notr  foi. « Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » ; « Cesse d’être incrédule, sois croyant. »Jésus nous invite à une vraie foi en lui. La dernière béatitude de l’Évangile loue ceux qui sont capables de croire sans demander de preuves. Le propre de la foi est justement d’adhérer à ce que nous ne voyons pas, de « voir » en quelque sorte l’invisible en s’appuyant sur l’autorité de Dieu  t les signes de son amour et de sa puissance.
 Jésus s’adresse à toutes les générations de chrétiens et à nous aujourd’hui qui, vingt siècles après, croyons en Jésus-Christ, et Jésus-Christ ressuscité !  C’est à nous aussi qu’il s’adresse par ces mots : « La paix soit avec vous. » Ouvrons notre cœur pour recevoir la paix que donne Jésus à ceux qui croient en lui.
« Mon Seigneur et mon Dieu ! » Merci pour le don de ta vie en moi que tu as obtenu par ta mort et ta Résurrection. Deviens le Maître et Seigneur de ma vie, dirige-la, utilise-moi comme un instrument pour confirmer mes frères dans la foi. Confirme ta méditation par un acte de foi en la présence de Jésus dans l’Eucharistie ou dans ton cœur
.
JOYEUSE ANNIVERSAIRE AU PÈRE MARIE LANDRY POUR CES 12 ANS DE SACERDOCE ET D ÉVANGÉLISATION

L’incrédulité de Thomas

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Accueil sur mon blog, Catéchèse, fêtes religieuses, La messe du dimanche, Page jeunesse, Temps pascal | Pas de Commentaires »

Vendredi de la quatrième semaine du Carême dans l’année C

Posté par diaconos le 1 avril 2022

Vendredi de la quatrième semaine du Carême dans l'année C dans Carême

Jésus à la fête des Tentes à Jérusalem

# Souccot, « Fête des Cabanes », « des Huttes », « des Tentes » ou « des Tabernacles »), est l’une des trois fêtes de pèlerinage prescrites par la Torah, au cours de laquelle on célèbre dans la joie l’assistance divine reçue par les enfants d’Israël lors de l’Exode et la récolte qui marque la fin du cycle agricole annuel. Elle est fêtée à partir du 15 tishri (qui correspond, selon les années, aux mois de septembre ou octobre dans le calendrier grégorien) et dure sept jours, outre le ou les deux jours de la fête sui vante Atseret., Chemni.

Seuls les premiers jours (le premier en terre d’Israël et dans le judaïsme réformé) sont totalement fériés. Divers rites de commémoration de l’événement historique ou de propitiation pour obtenir l’abondance des pluies et des récoltes s’y rattachent, parmi lesquels la prescription pour les Juifs de résider (au minimum prendre leurs repas) dans une soukka (une sorte de hutte, souvent décorée), et celle des quatre espèces végétales. Au cours de l’exil de Babylone, Ézéchiel insista sur le festival du septième mois qu’il incombera aux princes de respecter après la reconstruction du Temple. Souccot est d’ailleurs la première fête observée après la reconstruction du Second Temple de Jérusalem.

 De l’évangile selon Jean

En ce temps-là, Jésus parcourait la Galilée : il ne voulait pas parcourir la Judée car les Juifs cherchaient à le tuer.  fête La fête juive des Tentes était proche. Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret.

On était déjà au milieu de la semaine de la fête quand Jésus monta au Temple ; et là il enseignait. Quelques habitants de Jérusalem disaient alors : « N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ? Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien ! Nos chefs auraient-ils vraiment reconnu que c’est lui le Christ ?

Mais lui, nous savons d’où il est. Or, le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est. » Jésus, qui enseignait dans le Temple, s’écria : « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui que vous ne connaissez pas.

Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. » On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue. (Jn 7, 1-2.10.14.25-30)

 lwf0003web.gif

La fête des Tentes

Un grand nombre de manuscrits, du quatrième au neuvième siècle, omirent ce récit, et plusieurs de ceux qui l’ont conserva le marquèrent de signes de doute. Les versions anciennes, sauf quelques manuscrits de l’Itala ne le renferment pas davantage. Les Pères de l’Église des trois premiers siècles, et même Chrysostome, ne le mentionnèrent pas comme renfermé dans l’évangile. Origène, qui s’occupa de l’état du texte, n’en parla pas. Dans plusieurs documents, ce morceau se trouve placé à la fin de l’Évangile de Jean ; dans quelques autres à la suite de Luc, chapitre 21. Le style de ce récit n’est pas celui de Jean ; il porte tous les caractères des narrations synoptiques.

La fête des Tabernacles ou des tentes, l’une des plus grandes et des plus joyeuses fêtes israélites, se célébrait chaque année, à dater du quinzième jour du septième mois (correspondant à peu près à notre mois d’octobre), en souvenir du long séjour d’Israël sous les tentes du désert et du repos que ce peuple avait enfin trouvé dans la terre promise.

C’était, en même temps, la fête d’actions de grâces pour les récoltes de l’année, elle durait huit jours, dont le premier et le huitième étaient des sabbats : « Le quinze du même mois, comme la saison s’acheminait désormais vers l’hiver, Moïse ordonne qu’on construise des tentes dans chaque famille afin de se mettre en garde et de se protéger contre le froid de l’année. Et lorsqu’ils auront leur patrie, une fois parvenus dans cette ville qu’ils tiendront pour métropole à cause du temple, pendant huit jours ils célébreront une fête, et offriront alors des holocaustes et des sacrifices de reconnaissance à Dieu, en portant dans leurs mains un bouquet de myrte et de saule avec une branche de palmier et le fruit de la perséa. Ils devront, le premier jour, sacrifier comme holocaustes treize bœufs, autant d’agneaux plus un, et deux béliers avec un bouc en sus pour le pardon des péchés. Pour les jours suivants, on sacrifie le même nombre d’agneaux et de béliers avec un bouc, en retranchant chaque jour un bœuf de façon à arriver à sept. On s’abstient de tout travail le huitième jour, et l’on sacrifie à Dieu, comme nous l’avons déjà dit, un veau, un bélier.

 Les frères de Jésus invoquèrent l’approche de la fête comme un argument pour le presser d’obtempérer à leur désir. Ils en trouvent un autre dans l’idée que ses disciples de Judée  ne devaient pas être privés de voir aussi les œuvres qu’il fit. Enfin ils eurent la prétention d’enseigner à Jésus un principe de conduite auquel il ne s’échappa pas.

 Jésus n’ayant pas assisté cette année aux fêtes de Pâques ni de Pentecôte à Jérusalem, il fut assez naturel que ses frères s’attendissent à ce qu’il allât à celle des Tabernacles, car c’était le devoir de tout Israélite de se rendre au moins à l’une des trois grandes fêtes. Puisque la grande fête fut proche et que tout Israélite pieux dut y assister. 

es disciples furent témoins de ses œuvres, qu’ils ne purent nier, et d’autre part ils ne purent se décider à reconnaître comme Messie ce frère auquel ils furent unis par les liens du sang, qu’ils furent habitués à traiter familièrement et dont ils n’eurent pas pénétré la nature supérieure ; la sublime élévation de son caractère et de ses enseignements leur échappa même, aveuglés qu’ils furent par les grossiers préjugés messianiques qu’ils partagèrent avec tous les Juifs.

S’il fut le Messie, pourquoi exerça-t-il son activité dans cette obscure province de la Galilée ?  Si tu fais ces choses, ou puisque tu les fais, porte ton activité sur un théâtre digne de toi, au centre de la théocratie juive, à Jérusalem, manifeste-toi toi-même au monde ! C’est précisément la voie dans laquelle le tentateur voulait engager le Sauveur, celle de la gloire mondaine.

 Il y a ainsi, dans la réponse de Jésus à ses frères, quelque chose de doux, à la fois, et de sévère : doux, en ce qu’il condescend à leur faire pressentir sa situation tragique vis-à-vis du monde ; sévère, en ce qu’il les assimile à ce monde méchant qui le hait. » (Stier)

Ce fut une sérieuse difficulté que l’incrédulité  exploita dès les premiers siècles de l’Église. On sait par Jérôme que Porphyre en prenait occasion d’accuser Jésus d’inconstance. L’exégèse moderne  fit diverses tentatives pour expliquer cette parole de Jésus. Enfin une interprétation plus élevée et plus vraie, proposée par Bengel, admise par M. Luthardt et développée par M. Godet consiste à voir dans la parole de Jésus une réponse directe à la demande que ses frères lui faisaient de paraître publiquement et comme le roi Messie au sein de cette fête.

Ce serait là ce que Jésus refusa, attendu que son temps ne fut pas encore accompli. Il n’alla pas à cette fête se manifester comme Messie ; il dit : « Je ne monte pas à cette fête, et non : à la fête »», ce fut qu’il en eut une autre en vue, celle de Pâque.  Jésus, sachant qu’il était exposé à Jérusalem, ne s’y rendit pas avec les caravanes galiléennes, ni même entouré de tous ses disciples ; mais comme un voyageur qui eut de sérieuses raisons de garder l’incognito.

Diacre Michel Houyoux

 Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊   Au large biblique : cliquez ici pour lire l’article → A la fête des Tentes 

◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Vendredi de la quatrième semaine de Carême

La fête des tentes à Jérusalem

 Image de prévisualisation YouTube

 

Publié dans Carême, Catéchèse, comportements, fêtes religieuses, Page jeunesse, Religion | Pas de Commentaires »

Samedi après les Cendres

Posté par diaconos le 5 mars 2022

Samedi après les Cendres dans Carême

Deviens disciple de Jésus

De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

En ce temps-là, Jésus sortit et remarqua un publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts) du nom de Lévi assis au bureau des impôts. Il lui dit : «  Suis-moi. » Abandonnant tout, l’homme se leva ; et il le suivait. Lévi donna pour Jésus une grande réception dans sa maison ; il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens attablés avec eux. Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples : «  Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ?

Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent.  » (5, 27-32)

L’institution des douze apôtres est un épisode de la vie de Jésus qui apparaît dans les trois évangiles synoptiques : Matthieu 10, 1–4 , Marc 3, 13–19, Luc 6, 12–16, mais pas dans l’Évangile selon Jean. Il relate la sélection initiale des douze apôtres effectuée par Jésus pour un quart déjà disciples de Jean le Baptiste. Les douze Apôtres furent les douze disciples choisis par Jésus de Nazareth. Selon la tradition chrétienne, Jésus distingua aussi soixante-dix disciples, qui devinrent évêques d’une ville par la suite.

Tous ces disciples prêchèrent la bonne nouvelle, expression qui donna naissance au mot « évangile », après la rédaction des textes dans les années 65-100. Paul de Tarse fut considéré comme le treizième apôtre par la tradition chrétienne : il est qualifié d’« Apôtre des Gentils » . Les catholiques et les orthodoxes considèrent les évêques comme les successeurs des Apôtres, et accordent une importance particulière au fait que les évêques se situent dans la succession apostolique, c’est-à-dire que la tradition à laquelle ils se rattachent remonte aux apôtres dans la succession des personnes et des doctrines.

La théologie du groupe chrétien constitué autour des Douze est très vaguement connue par le livre des Actes des Apôtres, les discours prêtés à Pierre lors de la Pentecôte ou devant le Sanhédrin. La christologie est peu développée. Aucune rupture sensible avec le judaïsme officiel ne s’esquisse et rien n’est retrouvé de la polémique attribuée à Jésus contre les Pharisiens, le Sabbat et les offrandes au Temple.

Ce groupe a certainement une dimension charismatique se prétendant guidé par le Saint-Esprit dont la manifestation, perçue comme ultime, est le signe qui attesterait la résurrection et la victoire de Jésus sur la mort. La conviction de la Résurrection de Jésus et les premières manifestations de l’Esprit apparurent en Galilée. C’est pourquoi les Douze et leurs disciples pratiquèrent une espèce de communisme primitif, chacun vendant ses biens, s’il en avait, pour faire survivre la communauté dans le petit laps de temps qui lui restait à passer sur terre avant le Grand Jour du Jugement dernier.

Il n’est même pas sûr qu’à ce stade les premiers chrétiens aient clairement identifié le Messie ou l’Envoyé ultime de Dieu avec Jésus, même ressuscité. Peut-être attendaient-ils le Ressuscité comme le restaurateur du Royaume d’Israël (d’après Actes 1). Mais cette effusion de l’Esprit avait surtout « prouvé » que Jésus était un innocent et que ceux qui l’avaient rejetés et livrés aux Romains (les chefs du peuple) étaient dans leur tort. Dieu donnait raison à Jésus et à ses disciples contre le Sanhédrin ! Les Douze étaient les témoins de Dieu et de Jésus contre les chefs juifs. Et si l’innocence et le caractère divin de la mission du Messie étaient reconnus a posteriori (ce dont la prédication chrétienne cherchait à convaincre), alors Dieu hâterait la venue du Messie.

De l’évangile selon Matthieu

09 Jésus partit de là et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de collecteur d’impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. 10 Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples.

11 Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » 12 Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. 13 Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.»  (Mt 9, 9-13)

Vocation de Matthieu

 Jésus passant devant le bureau des péages, appela Matthieu à le suivre, ce qu’il fit aussitôt. Il invita Jésus pour un repas, et, avec lui, beaucoup de péagers et de gens mal famés .Les pharisiens accusèrent Jésus de frayer avec des pécheurs. Des pharisiens voyant cela, demandèrent aux disciples comment il se fit que leur Maître mangea avec de telles gens.

Jésus répondit : « Ce sont précisément les malades qui ont besoin de médecin. »  Ils pourraient le savoir, car l’Écriture dit : « Dieu prend plaisir à la miséricorde, non au sacrifice : le Sauveur vient appeler des pécheurs, non des justes. En ce moment des disciples de Jean-Baptiste demandèrent à Jésus pourquoi ceux qui le suivaient ne pratiquent point la loi du jeûne.

Il leur répondit que ses disciples ne pouvaient être dans le deuil ou la tristesse tant que l’époux fut avec eux, mais que les jours viendront où ils jeûneront.

Puis il s’appliqua à leur faire comprendre, par deux comparaisons frappantes, que la vie nouvelle qu’il apporta au monde fut incompatible avec les vieilles institutions légales et même qu’elle exigea l’entier renouvellement de l’homme intérieur. Marc et Luc racontèrent aussi cette vocation d’un disciple avec les mêmes détails de lieu, de temps, de circonstances, il s’agit évidemment d’un fait identique dans les trois récits.

Tandis que Matthieu appela ce disciple Matthieu, les deux autres le nommèrent Lévi. Le nom de Matthieu se retrouve dans tous les catalogues des apôtres, tandis que celui de Lévi n’y paraît jamais, pour être convaincu que le disciple appelé en cette circonstance à l’apostolat changea dès ce moment son nom de Lévi en celui de Matthieu, qui signifie don de Dieu. Ainsi Simon prit le nom de Pierre Saul celui de Paul.

Bureau des péages Lieu où l’on percevait les impôts sur les marchandises en transit. Comme ces contributions étaient prélevées pour le compte des Romains, les Juifs qui exerçaient ces fonctions de percepteurs étaient généralement haïs et méprisés. .Et c’est parmi ces péagers que Jésus choisit l’un de ses apôtres !

Voulait-il seulement faire voir combien il se mettait au-dessus des préjugés juifs ? Ou désirait-il aussi posséder parmi ses disciples un homme habitué à manier la plume ? Tout cela est possible ; mais il y a quelque chose de si brusque, de si spontané et de si étrange dans cet appel, qu’on ne peut, en tout cas, douter que Jésus ne l’ait adressé par une impulsion directe d’en haut. Ce caractère divin de l’appel ressort aussi de la décision et de la promptitude avec lesquelles il est accepté. Entre Jésus et cet homme, il doit y avoir eu comme un coup de divine sympathie. (Frédéric Godet)

Tout dans l’histoire évangélique est une révélation de la miséricorde de Dieu. Matthieu connaissait déjà Jésus, qui habitait cette même ville de Capharnaüm qu’il avait entendu et reçu sa parole et que cet appel à le suivre fut une vocation décisive à l’apostolat. Mais l’autorité de cet appel de Jésus et la prompte obéissance de Matthieu n’en furent pas moins admirables.

Matthieu ne dit pas dans quelle maison, mais Luc écrivit que c’était la maison de Matthieu Lévi, dans laquelle celui-ci fit un grand banquet. Il voulut ainsi, dans le zèle de son premier amour, offrir à tous ces péagers et ces pécheurs qu’il invita, une occasion de voir et d’entendre Jésus. Quelques interprètes prétendirent que, selon Matthieu comme selon Marc, ce repas eut lieu dans la maison de Jésus. Mais par quelle raison cette foule de péagers aurait-elle tout à coup envahi la maison de Jésus ?.

 Matthieu, péager lui-même, avait aussi invité plusieurs de ses amis ayant la même vocation méprisée, et d’autres personnes dont la réputation ne fut pas meilleure et qui furent désignées dans les évangiles comme des gens de mauvaise vie. Ce mot se trouve souvent uni à celui de péagers parce que ces derniers avaient généralement le même caractère moral.

Les pharisiens, dans leur propre justice, se croyaient justes ; ils n’avaient donc pas besoin d’un médecin, de Jésus qui guérissait les personnes de leurs maladies morales. Mais ceux qui se portèrent mal, les malades, ces pécheurs qui se sentirent tels et qui l’entourèrent, eurent besoin de lui et ils l’écoutaient avec bonheur leur parler de pardon et de réconciliation avec Dieu.

Jésus fit aux pharisiens une certaine concession, admettant une différence morale extérieure entre eux et les péagers, mais c’était une concession ironique , comme dit Calvin, car au fond leur orgueil et leur dureté de cœur envers ces pauvres pécheurs que Jésus recevait, les rendaient, malgré leurs lumières, plus coupables qu’eux devant Dieu . « Or allez, et apprenez ce que signifie cette parole : Je veux la miséricorde et non le sacrifice ; car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » (Mt 9, 13)

Selon la plupart des interprètes, Jésus l’applique aux pharisiens qui, sans miséricorde pour les péagers et les pécheurs, mettaient toute leur confiance pour leur salut dans les sacrifices qu’ils offraient et dans les dehors cérémonials de la religion ; précisément l’inverse de ce que Dieu veut. Selon d’autres, Jésus s’appliquerait à lui-même cette déclarations et justifierait ainsi par une parole divine la miséricorde dont il usait envers les pécheurs.

Les justes et les pécheurs furent les gens en santé et les malades et cette nouvelle comparaison des pharisiens avec les péagers renferma la même ironie. Jésus, sans exclure ces propres justes de son royaume, ne pouvait pas les y appeler, tant qu’ils persistaient dans leur orgueil, il est sûr que le sentiment douloureux du péché est la porte de ce royaume céleste auquel Jésus appelait.

Diacre Michel Houyoux

Complément◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Jésus choisit Matthieu pour apôtre (Mt 9, 9-13)

Liens avec d’autres sites web chrétiens

 

◊ Père Gilbert Adam  : cliquez ici pour lire l’article → Mardi de la 25e semaine, année impaire

◊ Communauté apostolique catholique Ain Karem  : cliquez ici pour lire l’article → Vingt cinquième semaine du temps ordinaire

♥ Mission des ministres ordonnés

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Carême, Catéchèse, comportements, Histoire, Page jeunesse, Religion | Pas de Commentaires »

12345...14
 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS