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La fête du corps et du sang du Christ

Posté par diaconos le 22 février 2022

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Jadis Dieu a nourri son peuple au désert en lui donnant la manne. Aujourd’hui il le nourrit du corps du Christ. La communion au corps et au sang du Christ n’est pas seulement l’union à Jésus, mais le signe et l’aliment de l’unité entre les hommes. (1 Co 10, 16-17).

« Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. » (Jn 6,56)

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La fête du corps et du sang du Christ (fête du Saint Sacrement) fut célébrée pour la première fois à Liège en 1247 (Belgique).  En 1264, le pape Urbain IV institua une nouvelle fête qui devra  être célébrée en l’honneur du Saint Sacrement : elle fut intitulée « Fête de l’Eucharistie » Plusieurs paroisses organisent des processions à l’occasion de la fête du Saint Sacrement. La fête du Saint Sacrement a lieu le deuxième dimanche après la Pentecôte, après le dimanche de la Sainte Trinité.

La première lecture est tirée du Deutéronome 8,2-3.14-16

Commentaire : Moïse rappelle ici, c’est la sollicitude de Dieu pour son peuple au coeur même de ces épreuves. Plus que tout le reste, l’expérience la plus marquante du désert, c’est l’Alliance conclue au Sinaï. Et cette Alliance a été vécue au jour le jour dans des événements extrêmement concrets. Il présente ces épreuves comme un temps d’apprentissage imposé par Dieu (1). Ces épreuves sont un lieu de vérité, et doublement : vérité de notre pauvreté et vérité de la sollicitude constante de Dieu.

Souviens-toi de la longue marche que tu as faite pendant quarante années dans le désert (1) ; le Seigneur ton Dieu te l’a imposée pour te faire connaître la pauvreté ; il voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le coeur : est-ce que tu allais garder ses commandements, oui ou non ? Il t’a fait connaître la pauvreté, il t’a fait sentir la faim, et il t’a donné à manger la manne – cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue – pour te faire découvrir que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. n’en tire pas orgueil, et n’oublie pas le Seigneur ton Dieu qui t’a fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage. C’est lui qui t’a fait traverser ce désert, vaste et terrifiant, pays des serpents brûlants et des scorpions, pays de la sécheresse et de la soif. C’est lui qui, pour toi, a fait jaillir l’eau de la roche la plus dure. C’est lui qui, dans le désert, t’a donné la manne – cette nourriture inconnue de tes pères – pour te faire connaître la pauvreté et pour t’éprouver avant de te rendre heureux.

Psaume 147,12-15.19-20.

Commentaire : Dieu nous comble de ses faveurs, de son Amour. Proclamons très haut sa bonté sans limite… . Ce psaume, comme beaucoup d’autres, mêle étroitement les thèmes de la beauté de la nature, d’une part, et de la puissance de la parole de Dieu, d’autre part. « Il dit et cela fut » dit le livre de la Genèse dans ce fameux poème de la Création, écrit justement pendant l’exil. C’est le même Dieu qui a créé l’univers et les étoiles et qui a recréé son peuple en rassemblant les dispersés.  d’Israël. Cette parole de pardon, Israël a eu le privilège de l’entendre le premier : « Pas un peuple qu’il ait ainsi traité, nul autre n’a connu ses volontés » . « Volontés », cela veut dire « Pardon » en langage de Dieu ! (1)

Glorifie le Seigneur Jérusalem ! Célèbre ton Dieu, ô Sion ! Il a consolidé les barres de tes portes, dans tes murs il a béni tes enfants ;

il fait régner la paix à tes frontières, et d’un pain de froment te rassasie. Il envoie sa parole sur la terre : rapide, son verbe la parcourt.

Il révèle sa parole à Jacob, ses volontés et ses lois à Israël. Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ; nul autre n’a connu ses volontés (1). Alléluia !

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

La deuxième lecture est tirée de la première lettre de l’apôtre Paul aux Corinthiens, chapitre 10,16-17.

Commentaire :  Saint Paul attire notre attention sur la signification profonde du mot COMMUNION qui nous unit par un lien sans pareil au Corps et au Sang du Christ. Cette UNION est si forte que nous en venons à ne former ENSEMBLE et avec le CHRIST qu’un CORPS UNIQUE qui est l’Église. Savons-nous quelle force inouïe cela représente ? Prions l’Esprit-Saint de nous aider à mieux comprendre l’Église… Parmi les Corinthiens fraîchement convertis au Christianisme, il y avait des gens qui jusqu’à leur conversion avaient participé aux sacrifices d’animaux de la religion grecque et aux repas qui suivaient ces cérémonies. Il semble bien, d’après le contexte de notre lettre, que certains d’entre eux avaient encore la tentation de continuer à participer à ces repas dans les temples des idoles ; là Paul est très ferme, il faut choisir : ou entrer en communion avec le Dieu vivant ou rechercher une autre communion. Il n’est pas question, dit-il, de participer à la fois à la table du Seigneur et à celle des idoles.

La coupe d’action de grâce que nous bénissons, n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas communion au corps du Christ ? Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean au chapitre 6,51-58.

Commentaire : Si nous savions le Don de Dieu et qui vient nous habiter ! Nous trouverions sûrement le moyen d’aller très souvent puiser à cette source intarissable qu’est l’EUCHARISTIE. L’Église a multiplié les facilités pour les fidèles de s’approcher de l’EUCHARISTIE… Les messes se célèbrent à des heures très accommodantes… En profitons-nous ?… Beaucoup se plaignent que leurs enfants ne pratiquent plus… Si nous compensions par une MESSE supplémentaire au lieu de discuter interminablement ?… Qu’est-ce que le Seigneur nous demande ?…

Jésus disait à la foule : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel[1] : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement[2]. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, pour la vie du monde. » Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ?[3] » Jésus leur dit alors : « Oui, vraiment, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous[4]. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour[5]. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui[6]. De même que le Père, qui est la vie, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi[7]. Tel est le pain qui descend du ciel : il n’est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts[8] ; celui qui mange ce pain vivra éternellement[9].

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Diacre Michel Houyoux

  ♥   Fête Dieu

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Samedi après l’Épiphanie — Année C

Posté par diaconos le 8 janvier 2022

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De l’évangile selon Jean

En ce temps-là, Jésus se rendit en Judée, ainsi que ses disciples ; il y séjourna avec eux, et il baptisait. Jean, quant à lui, baptisait à Aïnone, près de Salim, où l’eau était abondante. On venait là pour se faire baptiser. En effet, Jean n’avait pas encore été mis en prison. Or, il y eut une discussion entre les disciples de Jean et un Juif au sujet des bains de purification.

Ils allèrent trouver Jean et lui dirent :  » Rabbi, celui qui était avec toi de l’autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui ! «    Jean répondit :  » Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel. Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui.

Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite. Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue.  » (Jn 3, 22-30)

Jésus et Jean-Baptiste en Judée

 Après ce premier séjour à Jérusalem où eut lieu l’entretien avec Nicodème. Jésus quitta la capitale, où sa manifestation dans le temple et les miracles qu’il avait accomplis n’avaient pu lui assurer l’adhésion générale ni l’approbation des autorités théocratiques. Il en conclut que l’œuvre de préparation accomplie par Jean-Baptiste dut se poursuivre encore et il s’y associa lui-même, il se rendit dans les campagnes de la Judée pour séjourner là quelque temps avec ses disciples. Là aussi, il joignit à la prédication le baptême.

Jean rectifia et compléta le renseignement en disant que ce n’était pas Jésus lui-même qui baptisait mais ses disciples ». Ce baptême était comme celui de Jean-Baptiste, un baptême administré en signe de repentance ; le baptême d’Esprit n’eût lieu qu’après la Pentecôte. Dans l’Église chrétienne, ces deux baptêmes furent réunis en un seul, qui devint le sceau de la régénération.

 Jean continuait son œuvre, parce qu’à ses yeux le royaume de Dieu en vue duquel il prêchait et baptisait, n’était pas encore établi. Il lui fallait, pour mettre un terme à sa mission, un ordre de Dieu ; il le reçut bientôt par le fait de son emprisonnement. On n’a que des conjectures sur la situation précise de ces deux localités Enon et Salim.

Jean expliqua comment l’activité de Jean-Baptiste pouvait continuer encore. Mais pourquoi cette observation était-elle nécessaire ? Évidemment parce que le récit des évangiles de Matthieu et de Marc qui ne suivirent pas un ordre chronologique rigoureux, laissa croire que l’emprisonnement de Jean-Baptiste eut lieu avant le premier retour de Jésus de Judée en Galilée, immédiatement après son baptême.

Or Jean , qui rapporta un premier voyage en Galilée et un second voyage, distinguant ainsi ces deux retours, que la tradition synoptique avait fondus en un seul, rétablit l’ordre chronologique de ces premiers temps de l’activité de Jésus dit que la prédication du Précurseur eut lieu, quelque temps encore, simultanément avec celle de Jésus.

 Une dispute des disciples de Jean avec un Juif eut lieu au sujet de la purification. « Ils vinrent à Jean et lui dirent : Rabbi, celui qui était avec toi au-delà du Jourdain, auquel tu as rendu témoignage, voici, il baptise, et tous vont à lui. » (Jn 3, 26) Ces paroles respirent la jalousie : « Celui à qui tu as rendu témoignage, que tu as recommandé avec un désintéressement si généreux, voici, celui-là baptise ! Il cherche à te supplanter par une concurrence directe ! «  Et ils ajoutèrent avec l’exagération du dépit : « Tous vont à lui ! »

Les disciples de Jean ne pouvaient pas ignorer les déclarations si positives de Jésus sur son rapport avec le Messie. Eux-mêmes firent allusion au témoignage rendu par Jean. Aussi il leu(r dit :  « Vous-mêmes m’êtes témoins. »

Jean-Baptiste décrivit quelle fut sa position subordonnée à l’égard de Jésus :  »Lui est l’époux, à qui appartient l’épouse », c’est-à-dire l’Église qu’il a rachetée. Jean ne fut que l’ami de l’époux, mais cela suffit pleinement à sa joie. Cette image, Jean l’avait trouvée dans l’Ancien Testament ; mais quelle vue profonde fallait-il qu’il eût et de l’Écriture et du Messie, pour appliquer à ce dernier ce que les prophètes avaient dit de l’union de l’Éternel avec son peuple !

Jésus lui-même se servit de cette image qui décrivit si vivement son amour pour l’Église et ses disciples, après lui, se gardèrent de l’oublier. La position que Jean s’attribua par cette comparaison est celle d’ami de l’époux, son intermédiaire auprès de l’épouse, chargé de demander la main de celle-ci et enfin de préparer les noces.

Ce fut ce rôle que Jean décrivit par ces détails : « L’ami de l’époux se tient là, à sa disposition, il l’écoute, il fut ravi de joie d’entendre sa voix, pendant la fête des noces . » Puis Jean ajouta que cette joie qui fut la sienne fut parfaite, parvenue à son plein accomplissement. Quel contraste entre cette joie du maître et la jalousie des disciples !

Jean-Baptiste dit Meyer, parla réellement dans le cercle intime de ses disciples, avec l’enthousiasme croissant du dernier des prophètes, il dévoila encore toute la grandeur divine de Jésus et couronna ainsi ses témoignages avant de disparaître de l’histoire. t si l’on ne peut méconnaître dans la forme de son enseignement les caractères du style de Jean, il ne faut pas oublier que celui-ci a dû reproduire en grec un discours tenu en araméen.

Diacre Michel Houyoux

Complément

Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Le Baptême du Seigneur — Année C

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◊ Diocèse catholique de Valleyfield : cliquez ici pour lire l’article  → samedi après Épiphanie- ministère de  Jésus

◊ Père Gilbert Adam   : cliquez ici pour lire l’article  →  l’Épiphanie  Le samedi 8 janvier 2022dimanche 9 janvier 2022

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Samedi de la trente-quatrième semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 27 novembre 2021

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Michel Houyoux

     Michel Houyoux, Professeur retraité du collège Saint Stanislas à Mons (Belgique) et Diacre permanent
#La parousie est une notion chrétienne qui désigne la « seconde venue » du Christ sur la Terre dans sa gloire, la première étant sa naissance. Cette venue définitive, eschatologique (à la fin des temps), se distingue de la résurrection de Jésus qui comporte une double promesse, celle de la venue en gloire (sa parousie) et celle de la résurrection des morts. La symbolisation varie entre le catholicisme, où le Christ est en gloire et en majesté, et l’orthodoxie, où l’attente est symbolisée par un trône vide.
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Dans les premiers écrits chrétiens, notamment ceux de Paul de Tarse, ce mot signifie la venue du Christ parmi les hommes. Adolf Deissmann démontra que ce terme apparaissait dès le IIIe siècle av. J.-C. pour désigner la visite officielle d’un prince ou d’un haut dignitaire dans une cité afin de prouver sa magnificence. Le symbole de Nicée, au IVe siècle, professe la parousie en ces termes : « Sedet ad dexteram Patris.
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Et iterum venturus est cum gloria iudicare vivos et mortuos, cuius regni non erit finis. (Il est assis à la droite du Père, il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts et son règne n’aura pas de fin.) » . Dans la philosophie hellénistique, le mot décrit la présence effective de divinités. Platon l’employa pour désigner la présence des idées dans les choses. Augustin d’Hippone, dans le livre XX de La Cité de Dieu, cita les textes de l’Ancien et du Nouveau Testament qui évoquent le jour du Jugement.
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Il confirma que le Christ reviendra d’abord pour le Jugement, après quoi les morts ressusciteront. La parousie inaugure les temps messianiques et l’avènement (la « seconde venue ») du Christ à la fin des temps.
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La parousie inaugure les temps messianiques et l’avènement (la « seconde venue ») du Christ à la fin des temps. Dans la théologie chrétienne, la seconde venue est le retour glorieux de Jésus-Christ afin d’établir définitivement le Royaume de Dieu sur la Terre. Cette seconde venue fut annoncée par Jésus-Christ lui-même dans l’Évangile selon Jean. Dans la Dogmatique de Karl Barth, la parousie ne se limite pas à la seconde venue du Christ.
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Karl Barth en distingua trois manifestations : la première figure de la parousie est pour lui l’événement pascal, autrement dit la Résurrection de Jésus ; la deuxième, ou « figure médiane », est le « don de l’Esprit saint » lors de la Pentecôte, l’effusion de l’Esprit à l’Église ; la troisième, la « dernière figure », est l’« arrivée de Jésus-Christ en tant que finalité de l’histoire de l’Église, du monde et de chaque homme »
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. C’est ainsi que Barth définit le « Jour dernier » : la « nouvelle venue » de ce qui est arrivé auparavant, le « nouvel être avec nous de celui qui était avec nous ». Cette triple manifestation de la parousie ne doit pas être décomposée en trois événements distincts ; elle doit au contraire être appréhendée dans son unité.
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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière.   Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme.» (Lc 21, 34-36)

L’attente du retour du Christ

De ces grands événements futurs, Jésus ramena la pensée des disciples sur eux-mêmes et sur la vie morale et religieuse qui dut les y préparer. Deux pièges leur furent tendus : les voluptés charnelles qui appesantissent le cœur et les soucis de la vie. Jésus les signala aussi ailleurs (Lc 8, 14)

»Car comme un filet il viendra sur tous ceux qui habitent sur la face de toute la terre. » (Lc 21, 35) Ce jour-là, le grand jour de l’avènement de Jésus qui vint d’être annoncé et qui, partout dans l’Écriture, est représenté comme inattendu, un objet d’universelle surprise  Jésus adressa ces paroles à ses disciples de tous les temps. Il voulut qu’ils attendirent ce jour-là dans une sainte vigilance, comme pouvant les surprendre à chaque instant ; de là l’ignorance dans laquelle Jésus les laissa sur le temps de sa venue.

L’Église primitive vivait dans l’attente du prochain retour de Christ et cette attente demeure la vraie disposition du chrétien, d’autant plus qu’il est dans l’incertitude de l’heure de sa mort. La vigilance et la prière sont les deux grands moyens d’échapper aux dangers de la dernière épreuve et de subsister en présence du fils de l’homme (Mt, 26.41). Quelle majesté il y a dans cette parole, par laquelle celui qui est le fils de l’homme s’annonça comme le juge du monde !

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Redressez-vous et relevez la tête (Lc 21,28)

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◊Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Samedi de la 34e semaine, année impaire

◊ Abbé Georges de Nantes : cliquez ici pour lire l’article →  Vivre dans l’ardente attente du retour du Christ

  Pasteur Marc Pernot : « Attendre le Christ ? ou Attendre du Christ ? »

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Trente-troisième dimanche du Temps Ordinaire de l’année B

Posté par diaconos le 8 novembre 2021

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Michel Houyoux

La parousie est une notion chrétienne qui désigne la « seconde venue » du Christ sur la Terre dans sa gloire, la première étant sa naissance. Cette venue définitive, eschatologique (à la fin des temps), se distingue de la résurrection de Jésus qui comporte une double promesse, celle de la venue en gloire (sa parousie) et celle de la résurrection des morts.

La symbolisation varie entre le catholicisme, où le Christ est en gloire et en majesté, et l’orthodoxie, où l’attente est symbolisée par un trône vide. Le mot « parousie » vient du grec ancien παρουσία, parousía, terme signifiant « présence » et formé à partir de παρα (« près de », « à côté de ») et ουσία (« être »). Dans les premiers écrits chrétiens, notamment ceux de Paul de Tarse, ce mot signifie la venue du Christ parmi les hommes.
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Adolf Deissmann a démontré que ce terme apparaissait dès le IIIe siècle av. J.-C. pour désigner la visite officielle d’un prince ou d’un haut dignitaire dans une cité afin de prouver sa magnificence. . Dans la philosophie hellénistique, le mot décrit la présence effective de divinités. Platon l’emploie également pour désigner la présence des idées dans les choses .
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Le symbole de Nicée, au IVe siècle, professe la parousie en ces termes : « Sedet ad dexteram Patris. Et iterum venturus est cum gloria iudicare vivos et mortuos, cuius regni non erit finis. (Il est assis à la droite du Père, il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts et son règne n’aura pas de fin) Augustin d’Hippone, dans le livre XX de La Cité de Dieu, cite les textes de l’Ancien et du Nouveau Testament qui évoquent le jour du Jugement.
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Il confirme que le Christ reviendra d’abord pour le Jugement, après quoi les morts ressusciteront. La parousie inaugure les temps messianiques et l’avènement (la « seconde venue ») du Christ à la fin des temps. Dans la théologie chrétienne, la seconde venue est le retour glorieux de Jésus-Christ afin d’établir définitivement le Royaume de Dieu sur la Terre2. Cette seconde venue est annoncée par Jésus-Christ lui-même dans l’Évangile selon Jean .
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Dans la Dogmatique de Karl Barth, la parousie ne se limite pas à la seconde venue du Christ3. Karl Barth en distingue trois manifestations : la première figure de la parousie est pour lui l’événement pascal, autrement dit la Résurrection de Jésus ; la deuxième, ou « figure médiane », est le « don de l’Esprit saint » lors de la Pentecôte, l’effusion de l’Esprit à l’Église ; la troisième, la « dernière figure », est l’« arrivée de Jésus-Christ en tant que finalité de l’histoire de l’Église, du monde et de chaque homme ».
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C’est ainsi que Barth définit le « Jour dernier » : la « nouvelle venue » de ce qui est arrivé auparavant, le « nouvel être avec nous de celui qui était avec nous ». Cette triple manifestation de la parousie ne doit pas être décomposée en trois événements distincts ; elle doit au contraire être appréhendée dans son unité. .
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De l’évangile selon Marc

24 En ces jours-là, après une pareille détresse, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté ; 25 les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées.

26 Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées avec grande puissance et avec gloire. 27 Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel.

28 Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier : dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche. 29 De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte.

30 Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive. 31 Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. 32 Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père. (Mc 13, 24-31)

L’avènement du Seigneur

En ces jours-là, après cette affliction, il y aura des bouleversements cosmiques. Le fils de l’homme viendra sur les nuées ; il enverra ses anges rassembler de toutes parts ses élus. Jésus instruisit ses disciples, par une parabole tirée du figuier. : « Cette génération ne passera pas tant que tout ne soit arrivé. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas » (Mt 24, 35).

Personne ne connaît l’heure, ni les anges, ni le Fils, mais le Père seul. Veillez donc, comme les serviteurs et le portier dont le maître est en voyage. Marc passa au dernier cycle de cette prophétie par une particule qui fait attendre un nouveau sujet. Pour marquer l’ordre des temps, il se servit de cette expression vague : en ces jours-là, après cette tribulation et évita ainsi l’expression de Matthieu : aussitôt après, dans laquelle l’exégèse trouva de grandes difficultés.

Cette distinction des temps parait surtout très claire dans Luc (Luc 21.24-25) qui, entre la ruine de Jérusalem et les signes précurseurs du retour de Christ rapportés par les trois évangiles, place cette prédiction remarquable : « Et Jérusalem sera foulée aux pieds par les païens, jusqu’à ce que les temps des païens soient accomplis ». (Lc 21, 24)

 » Et alors il enverra les anges, et il rassemblera ses élus, des quatre vents, depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel.  » (Mc 13, 27) Matthieu dit : « des quatre vents depuis une extrémité des cieux jusqu’à l’autre extrémité ». Marc exprima la même idée ; car par : l’extrémité de la terre et l’extrémité du ciel, il entendit, ainsi que Matthieu, l’horizon visuel formé par la jonction apparente de la terre et du ciel.

L’Église primitive a pour fondement Jésus-Christ lui-même qu’en tant qu’il avait laissé ignorer à ses disciples le jour et l’heure de son retour, afin de les maintenir dans une sainte vigilance. Dans ce même discours, il fixerait ce grand événement final comme devant s’accomplir dans sa génération même et coïncider avec la ruine de Jérusalem, trente-sept ans après ! Cette contradiction se retrouva dans toutes les prédictions de Jésus relatives à l’avenir lointain de son règne, en particulier dans la plupart de ses paraboles.

Diacre Michel Houyoux

 Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → A.D.A.L. 32ème dimanche ordinaire, année B

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Trente-troisième dimanche du temps ordinaire, année B

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Frère Thibaut de Pontavice  : « La Parousie »

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