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Vendredi de la vingt-deuxième semaine du temps Ordinaire – Année B

Posté par diaconos le 3 septembre 2021

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# Le Jeûne des apôtres, appelé aussi Jeûne des saints apôtres, Jeûne de Pierre et Paul ou, parfois, Jeûne de Pierre est une période de jeûne observée dans les Églises d’Orient – Églises orthodoxes et Églises catholiques de rite byzantin. Ce jeûne commence le second lundi après la Pentecôte (P + 57) et s’achève avec la fête des apôtres Pierre et Paul, le 29 juin du calendrier liturgique oriental. Le Jeûne des apôtres ne fut pas aussi sévère que celui du Grand Carême ou celui de la Dormition de Theotokos. Il fut enjoint de s’abstenir de toute alimentation carnée.

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Le poisson, l’huile et le vin furent permis tous les jours sauf les mercredis et vendredis. Les règles du jeûne furent identiques à celles du Jeûne de la Nativité. Comme pour les trois autres jeûnes du cycle annuel, une grande fête fut célébrée au cours du Jeûne des apôtres ; il s’agissait de la fête de la Nativité de Saint Jean-Baptiste (24 juin) Dans certaines Églises, les offices de semaine, lors du Jeûne des apôtres, sont identiques aux offices du Grand Carême (avec quelques variantes)
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 De nombreux monastères et églises de tradition russe servent l’office du Grand Carême au moins le premier jour du Jeûne des apôtres. La longueur du Jeûne des apôtres est variable puisque sa date de début dépend de la date de Pâques et que sa date de fin est fixe. Le dimanche de tous les Saints a lieu huit semaines après Pâques et le lendemain, lundi, commence le Jeûne des apôtres. Le jeûne dure jusqu’au 29 juin, fête des apôtres Pierre et Paul. Selon la date de Pâques, le Jeûne des apôtres peut commencer du 18 mai au 21 juin et, par conséquent, ne durer que huit jours ou s’étendre sur quarante-deux jours.
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Pour celles des Églises qui suivent le Calendrier julien révisé, il y a même certaines années sans Jeûne des apôtres. Pour l’Église copte orthodoxe, le jeûne dure jusqu’au 11 juillet et la fête des apôtres Pierre et Paul est le 12 juillet. D’un point de vue médical et physiologique, on considère que la période de jeûne commence à partir de la sixième heure après le dernier repas1. Le jeûne met en marche des mécanismes d’adaptations physiologiques qui sont l’héritage du lent processus de l’évolution. Diverses expériences ont montré sur le modèle animal qu’une restriction alimentaire non excessive prolonge la durée de vie de nombreuses espèces (souris, rat, singe rhésus).
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Une étude publiée dans Nature en 2016 a aussi montré que ce jeûne s’accompagne d’une diminution des dommages à l’ADN3. Sur une période courte, le jeûne intermittent permet une perte de poids et de masse grasse similaire à la restriction calorique ainsi qu’une augmentation de la sensibilité à l’insuline. En France, le réseau NACRe publie en 2017 avec l’Institut National du Cancer une revue systématique analysant l’ensemble de la littérature scientifique sur le sujet et conclut en une absence de preuve d’un effet du jeûne chez l’être humain (bénéfique ou délétère) en prévention ou pendant un cancer

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De l’évangile selon Luc

33 Ils lui dirent alors : « Les disciples de Jean le Baptiste jeûnent souvent et font des prières ; de même ceux des pharisiens. Au contraire, les tiens mangent et boivent ! » 34 Jésus leur dit : « Pouvez-vous faire jeûner les invités de la noce, pendant que l’Époux est avec eux ? 35 Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, en ces jours-là, ils jeûneront. » 36 Il leur dit aussi en parabole : « Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau qui vient du neuf ne s’accordera pas avec le vieux.

37 Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues. 38 Mais on doit mettre le vin nouveau dans des outres neuves. 39 Jamais celui qui a bu du vin vieux ne désire du nouveau. Car il dit : “C’est le vieux qui est bon.” » (Lc 5, 33-39)

Questions sur le jeûne

Les pharisiens, confondus par la réponse de Jésus, portèrent la discussion sur un autre sujet : les jeûnes prescrits par la loi et les prières offertes à certaines heures fixes. Pour donner plus de poids à leur objection, ils invoquèrent l’exemple des disciples de Jean. De là vient que Matthieu attribua la question à ceux-ci, qui sans doute y prirent part et que Marc la mit dans la bouche des uns et des autres.

« Mais des jours viendront, et quand l’époux leur sera ôté, alors ils jeûneront en ces jours-là. » (Lc 5, 35).  Luc rendit cette pensée d’une manière pleine de solennité et de tristesse : « Les amis de noce ne peuvent pas jeûner maintenant ; mais des jours viendront ». Quels furent ces jours ? :  » Quand l’époux leur sera ôté, alors ils jeûneront en ces jours-là. » (Lc  5, 35)

« Personne ne met une pièce d’un habit neuf à un vieil habit ». Cette leçon  indique qu’il faut déchirer l’habit neuf pour se procurer la pièce. Matthieu et Marc dirent : « une pièce de drap neuf ». De ce procédé résulteraient deux maux : d’abord on déchire le neuf ; ensuite cette pièce prise du neuf ne s’accorde pas avec le vieux, elle fait avec lui une disparate désagréable à la vue. Matthieu et Marc énoncèrent un autre inconvénient : « La pièce neuve emporte une partie de l’habit et la déchirure en devient pire ».

« il n’y a personne, qui, buvant du vieux, désire aussitôt du nouveau ; car il dit : Le vieux est bon. » Cette troisième parabole, particulière à Luc, ne parait pas, au premier abord, être en harmonie d’idées avec les deux précédentes. Lla vie nouvelle que Jésus apporta dans les âmes et dans le monde est incompatible avec les vieilles institutions théocratiques et avec la vieille nature humaine ; il faut que tout soit renouvelé pour la recevoir et la supporter, ou plutôt c’est elle-même qui fait toutes choses nouvelles.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Vendredi de la 22e semaine, année impaire

◊ Dom Armand Veilleux de l’Abbaye Notre=Dame à Maredsous (Belgique)  : cliquez ici pour lire l’article →Homélie pour le vendredi de la 22ème semaine du Temps Ordinaire

   père Pascal Molemb, vicaire général (Avignon) : « Des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé. »

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L’année liturgique et son organisation

Posté par diaconos le 25 juillet 2021

L’Année Liturgique…Comprendre et transmettre

# # Michel Houyoux enseigna la biologie, la chimie et la physique dans plusieurs instituts et collèges en Belgique et au Burundi (Afrique de l’est). Par arrêté royal du,26 novembre 1993, il reçut la décoration de Chevalier de l’Ordre de la Couronne en récompense de plus de trente années de bons et loyaux services dans l’enseignement De plus Michel Houyoux est diacre permanent dans le doyenné de Florennes (Belgique) et gère son site internet au rayonnement mondial. il publie ses articles en six langues

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Nous commençons une nouvelle année liturgique par le temps fort de l’Avent. Pendant des siècles le peuple hébreux fut en attente du Messie. Les chrétiens revivent ce temps d’attente durant les quatre semaines de l’Avent. Les prophètes de l’Ancien Testament nous apprennent que  Dieu est un Père plein  de tendresse et de justice. Il ne supporte pas du tout que nous écrasions les autres !

Le Messie annoncé par Isaïe fut rempli de l’Esprit du Seigneur :  » Esprit de Sagesse, de discernement Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte du Seigneur.  » (Is 11, 1-10) L’enseignement des prophètes reste encore d’actualité. Tout au long de son ministère, Jésus révéla de manière radicale un Dieu proche de tous les meurtris de la vie. Les disciples d’Emmaüs ne reconnurent pas le Christ sur la route ; comme eux, nous avons souvent les yeux fermés sur la présence de Dieu à nos côtés.

La Pentecôte c’est la naissance de l’Église universelle. Plus de barrières de langues, de races, de nations. Sachons nous accepter différents. Que l’Esprit Saint nous apprenne à nous comprendre et à nous pardonner ; nous pourrons alors vivre de sa vie.

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L’année liturgique déploie au long de l’année le mystère du Christ et de notre  Salut. L’Église, chaque semaine, au jour qu’elle a appelé le Jour du  Seigneur, fait mémoire de la Résurrection du Seigneur qu’elle  célèbre encore une fois par an en même temps que sa  bienheureuse Passion par la grande Solennité de Pâques. Elle  déploie tout le mystère du Christ pendant le cycle de l’année, de  l’Incarnation et la Nativité jusqu’à l’Ascension, jusqu’à la Pentecôte
et jusqu’à l’attente de la bienheureuse espérance et de l’avènement  du Seigneur. »  (Extrait de « Constitution sur la liturgie du Concile Vatican II (SC 1O2) )

LE TEMPS DE L’AVENT

Les quatre semaines incluant les quatre dimanches précédant la  veille de Noël correspondent à l’Avent. Avent, du latin adventus qui  signifie venue, arrivée. Pour les chrétiens, ce terme fut employé  pour désigner la venue du Christ parmi les hommes.  Depuis le pape Grégoire I, nommé aussi Grégoire le Grand, l’Avent  représente la période de la préparation de la venue du Christ. Elle  commence avec le quatrième dimanche avant Noël et marque le  début de l’année liturgique.  « En célébrant chaque année la liturgie de l’Avent, l’Église actualise  cette attente du Messie. En communiant à la préparation de la  première venue du Sauveur, les fidèles renouvellent leur désir ardent de son second avènement. » (Extrait du catéchisme de l’Église catholique).

Le symbole principal de l’Avent est la lumière. Symboliquement la  lumière représente l’espoir et la lutte contre le mal. L’Avent est  perspective de paix et de lumière que le Christ vient nous offrir.  C’est dès le mois de novembre que Noël se prépare ! Le dimanche le plus proche de la fête de saint André est le premier dimanche de l’Avent. La couronne de l’Avent que nous plaçons dans nos maisons évoquent le soleil et annoncent son retour.

Nos ancêtres au nord de l’Europe, qui craignaient de voir le soleil disparaître pour toujours, habillaient leur logis au cœur de l’hiver de couronnes composées de feuillages verts. En Allemagne, on connaît la couronne de l’Avent seulement depuis la Première Guerre mondiale. Pour les chrétiens, cette couronne est le symbole du Christ Roi, le  houx rappelant la couronne d’épines posée sur la tête du Christ  avant sa mise en croix.

Les bougies symbole de lumière

Noël sera là lorsque la dernière bougie sera allumée. Le plus  souvent les bougies sont rouges pour évoquer le feu et la lumière.  Vivre le temps de l’Avent, c’est être capable de bousculer nos vies,  nos habitudes, nos aises pour accueillir l’enfant de la crèche.

Le premier dimanche de l’Avent

Ce dimanche ouvre une nouvelle année liturgique pour quatre semaines de chemin vers le Christ. Une année durant laquelle nous allons, de dimanche en dimanche,  entrer un peu plus loin dans le mystère de l’Amour de Dieu manifesté en son Fils Jésus.  C’est l’évangile de Matthieu que nous ouvrirons, chaque dimanche  de l’année nouvelle, pour découvrir Jésus à travers son  enseignement. Le temps de l’Avent n’est pas seulement le temps où nous faisons mémoire de l’attente du messie. Il nous rappelle que le  Seigneur doit, un jour revenir, et que nous devons être prêts.

Plus de sept cents ans avant la naissance du Christ, le prophète  Isaïe annonçait que le Sauveur rassemblera un jour tous les  peuples dans la paix.  (Références dans la Bible : Is 2, 1-5; Ps 121; Rm 13, 11-14a; Mt 24, 37-44)

Diacre Michel Houyoux

 Rencontre avec la parole de vieAuteur Diacre Michel Houyoux  - 224 pages , publié en français le 06 juillet 2012

EAN 139783841698070 ISBN   978-3-8416-9807-0

Format  Broché
EAN13
 Éditeur  Croix du Salut

Publié à la maison d’éditions Croix du SalutSite Web  http : www. editions-croix.com

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Rencontre avec la Parole de Vie

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Dix-septième dimanche du Temps Ordinaire de l’année B

L’année liturgique

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Origine des évangiles et contenu

Posté par diaconos le 11 juillet 2021

Les évangiles canoniques , qui les a écrit et quand

# La Bible est un ensemble de textes sacrés pour les juifs et les chrétiens. Les diverses confessions peuvent inclure des livres différents dans leurs canons, dans un ordre différent. Les textes eux-mêmes ne sont pas toujours identiques d’une religion à l’autre. La Bible rassemble une collection d’écrits très variés (récits des origines, textes législatifs, récits historiques, textes sapientiaux, prophétiques, poétiques, hagiographies, épîtres) dont la rédaction s’est échelonnée entre le VIIIe siècle av. J.-C. et le IIe siècle av. J.-C. pour l’Ancien Testament, et la deuxième moitié du Ier siècle, voire le début du IIe siècle pour le Nouveau Testament.
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La Bible hébraïque se nomme en hébreu « TaNaKh » (תנ״ך), acronyme formé à partir des titres de ses trois parties constitutives : la Torah (la Loi), les Nevi’im (les Prophètes) et les Ketouvim (les Écrits). Elle est traduite en grec ancien à Alexandrie. Cette version — la Septante — est utilisée au tournant du Ve siècle par Jérôme de Stridon pour compléter sa traduction latine de la Bible — la Vulgate — à partir de l’hébreu puis, au IXe siècle, par les « apôtres des Slaves » Cyrille et Méthode pour traduire la Bible en vieux-slave.
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La Bible chrétienne, qui connaît plusieurs canons selon les époques et les confessions, se compose de deux parties : l’Ancien Testament, qui reprend le Tanakh tel quel ou augmenté d’un certain nombre de livres et le Nouveau Testament commun à la plupart des Églises chrétiennes et regroupant les écrits relatifs à Jésus-Christ et à ses disciples. Il s’agit des quatre Évangiles canoniques, des Actes des Apôtres, des Épîtres et de l’Apocalypse. Le mot « bible » vient du grec ancien biblos ou biblion1 correspondant à l’hébreu sépher, qui fut traité par les auteurs médiévaux en latin comme un féminin singulier, biblia, avec pour pluriel bibliae, par lequel il passa dans la langue française.
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Le mot « Testament », traduit du latin testamentum, correspond lui au mot grec διαθήκη, diathêkê, qui signifie « disposition écrite » avant de recouvrir une acception littéraire spécifique au sens de « testament philosophique », un sens que retient la Septante pour traduire le terme hébreu berith, « alliance », qui correspond pourtant davantage au grec sunthêkê.
Le déplacement sémantique du terme en tant que « testament » littéraire s’opère chez les auteurs chrétiens dès le IIIe siècle, traduit alors par le terme juridique latin testamentum qui est repris ensuite dans toutes les langues. Le corpus biblique réunit plusieurs livres d’origines diverses d’où le pluriel originel du mot « Bible ». Dès le début de sa formation, il existe plusieurs collections canoniques concurrentes de la Bible, chacune étant défendue par une communauté religieuse différente. Le mot canon (en grec ancien, κανών signifie règle) est utilisé dès le IVe siècle pour désigner la liste des livres reconnus par une communauté (ou Église).

Des évangiles

Ce que nous savons de la vie de Jésus nous a été conservé sous un nom unique : l’Évangile. Après l’évènement de la Pentecôte, les apôtres ont prêché, racontant la vie, la mort et la résurrection de Jésus. Ces récits répétés par les apôtres et par leurs disciples prirent rapidement une forme plus ou moins figée. Très tôt on se mit à les rédiger, afin de conserver la figure de Jésus. C‘est ainsi que, comme l’annonce Luc dans les premiers mots de son évangile, se constituèrent plusieurs renseignements sur la vie du Christ :  » Puisque plusieurs ont entrepris de composer un récit des faits qui ont été pleinement certifiés parmi nous, conformément à ce que nous ont transmis ceux qui, dès le commencement, ont été témoins oculaires et ministres de la parole ; il m’a semblé bon, à moi aussi, qui ai suivi avec exactitude toutes ces choses dès l’origine, de te les écrire dans leur ordre, très excellent Théophile ; afin que tu reconnaisses la certitude des enseignements que tu as reçus. »

(Lc 1, 1-4)

La plus importante de ces rédactions fut l’écrit du publicain Matthieu, appelé aussi Lévi. Celui-ci réunit les discours de Jésus dans un livre écrit en araméen, dialecte issu de l’hébreu et dans lequel Jésus s’était exprimé. Mais l’évangile de Matthieu, tel que nous le possédons, est une traduction en grec de ces discours, replacés dans le cadre où ils 8 furent prononcés d’après les renseignements puisés dans l’évangile de Marc. Il a dû être composé, sous sa forme actuelle, vers l’an 66. Ce livre eut un tel succès dans les communautés chrétiennes aux premiers temps de l’Église que Papias, évêque d’Hiérapolis, écrivit au début du deuxième siècle que chacun s’efforçait de le traduire.

Dans l’évangile de Matthieu, il y a en propre le recueil des discours (sermon sur la montagne, prédication au bord de la mer, harangue contre les pharisiens, prédiction de la ruine de Jérusalem. Son évangile est destiné au peuple juif. Les souvenirs de la Passion constituent le témoignage central de sa prédication apostolique ; il consacre à ce dénouement à peu près la moitié de son récit. L’évangile de Matthieu a quatre points en commun avec les récits de Marc et de Luc : le même genre littéraire, quelques unités narratives communes, quelques loggia communs et l’histoire de la Passion.

L’année liturgique et son organisation  » Elle déploie au long de l’année le mystère du Christ et de notre Salut. L’Église, chaque semaine, au jour qu’elle a appelé le Jour du Seigneur, fait mémoire de la Résurrection du Seigneur qu’elle célèbre encore une fois par an en même temps que sa bienheureuse Passion par la grande Solennité de Pâques. Elle déploie tout le mystère du Christ pendant le cycle de l’année, de l’Incarnation et la Nativité jusqu’à l’Ascension, jusqu’à la Pentecôte et jusqu’à l’attente de la bienheureuse espérance et de l’avènement du Seigneur. » Extrait de « Constitution sur la liturgie du Concile Vatican II (SC 1O2)

Diacre Michel Houyoux

 978-3-8416-9807-0-frontAuteur  Diacre Michel Houyoux   -  224 pages , publié en français  le 09 juillet 2012

Référence ISBN : 978-3-8416-9807-0   Référence  ISBN 10 3841698077  EAN 978 384 16988070

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Rencontre avec la Parole de Vie

Compléments

Diacre Michel Houyoux  : cliquez ici pour lire l’article → Quinzième dimanche du Temps Ordinaire – Année B

                                                                                              D’où vient la Bible ?

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Jeudi de la onzième semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 17 juin 2021

Vous donc, priez ainsi

Vous donc, priez ainsi » (Mt 6, 7-15)

# Le Notre Père (en latin Pater Noster ; original grec Πάτερ ἡμῶν) est une prière chrétienne à Dieu considéré comme le père des hommes. Il s’agit de la prière la plus répandue parmi les chrétiens, car, d’après le Nouveau Testament, elle a été enseignée par Jésus lui-même à ses apôtres. Prononcée par les catholiques et les orthodoxes en particulier durant chaque célébration eucharistique, par les anglicans pendant les offices divins, par les protestants luthériens et réformés à chaque culte, cette prière, appelée parfois « oraison dominicale », est, avec le sacrement du baptême, ce qui unit le plus fermement les différentes traditions chrétiennes.
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Cela explique qu’elle soit dite lors des assemblées œcuméniques. Selon le Nouveau Testament, Jésus, en réponse à une question des disciples sur la façon de prier, leur déclare : « Quand vous priez, dites : “Notre Père…” » Le texte se trouve, avec quelques variantes, dans les évangiles selon Matthieu (6:9-13) et selon Luc (11:2-4). En Matthieu, la prière, qui est mentionnée à la suite du Sermon sur la montagne, comprend sept versets ; en Luc, elle n’en compte que cinq. Le Notre Père se compose de deux parties. Il présente au début des points communs avec le Kaddish juif (prière de sanctification du Nom de Dieu) puis s’en écarte en reprenant des extraits d’autres textes juifs, notamment celui de la Amida juive (prière de bénédictions).
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Le Notre Père est inspiré en grande partie de plusieurs prières juives, en particulier le Kaddish et la Amida, et d’autres textes juifs existant au temps de Jésus de Nazareth6. Dans l’Ancien Testament comme dans la tradition orale du judaïsme, Dieu est le « Père » des hommes, notamment dans la Torah (« Vous êtes les fils de l’Éternel votre Dieu », Dt 14:1) et chez les prophètes : « Dieu te dit : je veux te faire une place parmi mes enfants. Tu m’appelleras : mon Père, et tu ne t’éloigneras plus de moi » (Jr 3:20). Colette Kessler rappelle que ce « Père qui est au ciel » est invoqué dans les bénédictions qui précèdent le Shema Israël : « Notre Père, notre Roi, enseigne-nous ta doctrine », avec la formule : « Notre Père, Père miséricordieux »
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Dans la Amida, prière dite trois fois par jour tout au long de l’année, Dieu est appelé « Père » à deux reprises : « Fais-nous revenir, notre Père, vers la Torah », et : « Pardonne-nous, notre Père, car nous avons péché contre toi. » Le Kaddish, prière de sanctification, unit le « Nom » de Dieu et son « Règne » dans les deux premières demandes8. Ces deux demandes, « Que soit magnifié et sanctifié Son grand Nom » et « Qu’il fasse régner Son Règne », correspondent aux deux premières demandes du Notre Père (« Que ton règne vienne » et « Que ton nom soit sanctifié ».
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 De l’évangile selon Marc

07 Il appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, 08 et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. 09 « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. »

10 Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ. 11 Si, dans une localité, on refuse de vous  accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » 12 Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir.

13 Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient. 14 Le roi Hérode apprit cela ; en effet, le nom de Jésus devenait célèbre. On disait : « C’est Jean, celui qui baptisait : il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. » 15 Certains disaient : « C’est le prophète Élie. » D’autres disaient encore : « C’est un prophète comme ceux de jadis. »  (Mt 6, 7-15)

Mission des douze

Jésus, parcourant lui-même le pays en enseignant, envoya pour la première fois ses apôtres, deux à deux, après leur avoir donné pouvoir sur les esprits impurs. Il leur donna diverses instructions sur leur équipement et sur la conduite qu’ils durent tenir là où ils furent reçus et là où ils ne le furent pas.

Les apôtres prêchèrent la repentance et guérirent les malades.  Dans l’évangile se Matthieu, ce récit est précédé des noms des douze apôtres, la mission que Jésus leur confia fut préparée par une description de la détresse profonde où Jésus trouva le peuple, semblable à des brebis sans berger. « La moisson, disait-il, est grande, mais il y a peu d’ouvriers ». Il envoya ses disciples pour soulager toutes ces misères.

Deux à deux, trait particulier de Marc ; mesure de sagesse et d’amour de la part de Jésus. Par là il s’accommoda à la faiblesse de ses disciples, il répondit à des besoins profonds de leur âme, il prévint les dangers de l’isolement et ceux d’une domination personnelle et exclusive dans leur œuvre. Pouvoir ou autorité :  Matthieu et Luc ajoutèrent à ce pouvoir de guérir les démoniaques celui de guérir les maladies.

Il y a quelque chose de plus grand que de prêcher, c’est de faire des prédicateurs ; il y a quelque chose de plus grand que de faire des miracles, c’est de communiquer le pouvoir d’en faire. (Godet) 

Il est clair que, pour communiquer à ses apôtres le pouvoir de guérir, il dut leur communiquer aussi une nouvelle mesure de l’Esprit de Dieu ; car, sans une puissance spirituelle, ils n’auraient exercé aucune action semblable. Nous avons donc ici une première indication du don de l’Esprit que Jésus confirma plus tard (Jean 20.22), et que le jour de la Pentecôte rendit complet.(Olshausen)

Jésus ne se borna pas à conférer à ses disciples ces pouvoirs miraculeux, mais qu’il les envoyait avant tout pour  prêcher le royaume de Dieu. Exhorter les hommes à se repentir n’était pas tout le contenu de la prédication des apôtres ; par là dut commencer toujours et partout le renouvellement de la vie religieuse et morale.

Oindre d’huile était un moyen curatif très fréquemment employé en Orient ; ce qui ne veut pas dire que les apôtres opérassent les guérisons uniquement par ce moyen, puisque Marc raconta une action miraculeuse, les apôtres employassent pas cette huile dans le simple but de réveiller l’attention des malades, ou comme signe de leur guérison. Elle servit plutôt de moyen de communication aux puissances spirituelles qui opéraient la guérison.

C’est dans le même but que Jésus lui-même se servait quelquefois de la salive ou d’un attouchement pour opérer une guérison.  La renommée de Jésus parvint à Hérode ; tandis que d’autres dirent que Jésus fut Élie ou un prophète, Hérode affirma qu’il  fut Jean ressuscité. Marc raconta à ce propos l’issue tragique du Baptiste. Jean avait été emprisonné parce qu’il blâmait l’union d’Hérode avec Hérodias, la femme de son frère.

Le jour de naissance d’Hérode offrit à Hérodias une occasion propice. Sa fille dansa au festin qu’Hérode offrit à ses grands. Hérode enivré lui promit avec serment ce qu’elle voudrait. La jeune fille, après être allée consulter sa mère, demanda la tête de Jean-Baptiste. Le roi, tout attristé qu’il fût, n’osa refuser. Il envoya un garde décapiter Jean dans sa prison. Le garde apporta la tête de Jean sur un plat et la donna à la jeune fille, qui l’apporta à sa mère.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste

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◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article →  Jeudi de la 11e semaine, année impaire

  Lectio Divina :  » Vous donc, priez ainsi « 

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