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Mardi de la vingt-huitième Semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 12 octobre 2021

Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous

Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous.»  (Lc 11, 37-41) - Je suis Catholique

# Les pharisiens constituent un groupe religieux et politique de Juifs fervents apparu pendant la même période que les sadducéens et les esséniens en Palestine lors de la période hasmonéenne vers le milieu du IIe siècle av. J.-C., en réponse à l’hellénisation voulue par les autorités d’alors. Initiateur de la Torah orale, préfigurant le rabbinisme, ce courant s’inscrit dans le judaïsme du Second Temple, dont il influence l’évolution.
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S’éteignant vers la fin du Ier siècle, il nous est connu au travers de différentes sources dont les études renouvelées depuis la fin du XXe siècle ont souligné la difficulté d’en cerner la complexité. Leur courant est appelé « pharisaïsme » ou « pharisianisme ». L’étude du mouvement pharisien a longtemps été l’apanage d’approches confessionnelles biaisées14 soit, du côté judaïque, apologétiques, soit, du côté chrétien, polémiques, sans que soient prises en compte des données chronologiques, avant que des travaux ne s’y intéressent depuis les années 1970 sous un angle plus scientifique .
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Depuis l’application stricte de critères d’historicité aux sources et l’attitude plus sceptique des exégètes à leur égard, les informations considérées comme fiables sur le mouvement pharisien se sont fortement réduites ; ainsi, paradoxalement, ces progrès exégétiques ont rendu les contours du mouvement plus flous et moins certains. Il convient désormais d’examiner séparément chacune de ces sources en tenant compte de l’époque et du contexte singulier de leur rédaction.
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Ceci posé, les points de convergence entre des sources aussi variées et aux intérêts divergents constituent un argument favorable au moins à l’établissement de l’historicité du pharisianisme à propos duquel il faut cependant admettre que nous connaissons en définitive peu de choses pour un groupe aussi nodal dans les tentatives de reconstitution du judaïsme de la période du Second Temple . Il existe trois sources principales concernant le mouvement pharisien, qui ne sont aucune sans poser de problèmes.
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Chronologiquement, il s’agit des écrits néotestamentaires des premiers croyants en Jésus de Nazareth, rédigés en grec dans les années 50 à 100 de notre ère, des œuvres de l’historiographe juif Flavius Josèphe, qui écrit en grec à la fin du premier siècle — il constitue la source principale, ainsi que de la littérature rabbinique, plus particulièrement la Mishna et la Tosefta datées des années 200 à 220.
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Plus récemment, une partie significative de la recherche contemporaine a rangé certains Manuscrits de la mer Morte au nombre des sources, où est mentionné un groupe dénommé « Chercheurs d’allègement » ou « de choses flatteuses » qui serait à identifier aux Pharisiens. Flavius Josèphe est ainsi la source principale sur ce qu’il décrit comme une école philosophique parmi d’autres, aux côtés des sadducéens, des esséniens et de la quatrième philosophie. Il affirma qu’à l’époque d’Hérode, les pharisiens furent plus plus de six mille

De l’évangile selon Luc

37 Pendant que Jésus parlait, un pharisien l’invita pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et prit place. 38 Le pharisien fut étonné en voyant qu’il n’avait pas fait d’abord les ablutions précédant le repas. 39 Le Seigneur lui dit : « Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l’extérieur de la coupe et du plat, mais à l’intérieur de vous-mêmes vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. 40 Insensés ! Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ? 41 Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous.  » (Lc 11, 37-41)

Jésus invité à dîner chez un pharisien

Les discours que Jésus vint de tenir portèrent un pharisien à l’inviter à dîner chez lui. Jésus entra et se mit à table sans procéder aux ablutions  traditionnelles. Par cette omission, il excita l’étonnement de son hôte.

Trois vices des pharisiens

  1. L’hypocrisie Jésus prit sur le fait l’hypocrisie des pharisiens : elle se montra dans le scandale que sa conduite causa. L’importance qu’elle donna aux purifications extérieures fut folie en présence de Dieu qui regarde avant tout à l’être moral. Pratiquer la charité, voilà le vrai moyen d’être pur. L’hypocrisie des pharisiens se montra encore dans leur empressement à payer la dîme, joint à la négligence des obligations fondamentales de la loi.
  2. La vanité Ils recherchèrent les premiers sièges et les salutations.
  3. L’influence occulte. Comme des sépulcres cachés, ils souillèrent les gens sans que ceux-ci s’en doutèrent.

Trois reproches aux légistes

Un légiste, se sentant atteint par ces paroles, protesta. Jésus s’adressa alors aux légistes et les censura.

  1. Ils prêchèrent et ne pratiquèrent pas, chargeant les gens de fardeaux qu’ils se gardèrent de remuer du doigt.
  2. Ils honorèrent les persécutés et persécutèrent. Bâtissant hypocritement les tombeaux des victimes de leurs pères, ils se montrèrent animés du même esprit qu’eux. Dieu leur enverra encore des prophètes à persécuter, afin que le sang de tous les martyrs fut redemandé à cette génération.
  3. Ils détinrent la clef de la connaissance du salut et n’entrèrent ni ne laissèrent entrer.

Au sortir de la maison, Jésus fut violemment pris à partie et assailli de questions insidieuses. Le mot déjeuner, désigne le repas qu’on prenait vers le milieu du jour, tandis qu’un autre repas principal avait lieu vers le soir. Il en était ainsi chez les Juifs comme chez les Romains. Jésus s’étant mis à table dès son entrée, le pharisien s’étonna qu’il n’eût pas d’abord fait d’ablution.

Cet étonnement pouvait paraître d’autant plus fondé que Jésus revenait du milieu de la foule, où il avait pu contracter des souillures légales et où même il avait chassé un démon et guéri un malade. Jésus s’abstint de ces cérémonies précisément à cause de l’importance superstitieuse que les pharisiens y attachaient. n’était-ce pas là le point spécial sur lequel ils voulaient l’épier ?

Dans l’évangile selon Matthieu, Jésus déclara que la coupe et le plat eux-mêmes furent remplis de rapine, tandis que Luc fit de la coupe et du plat l’image de l’état moral de ses auditeurs. La rédaction de Matthieu n’exclut pas ce sens, mais, au contraire, le supposa.

Matthieu, Marc et Luc lui-même rapportèrent des paroles qui attestèrent que Jésus fit un grand discours contre les pharisiens à Jérusalem. Matthieu seul le donna en entier. Mais s’ensuit-il que le récit de Luc fut sans aucun fondement historique ? Nullement. Jésus fit entendre en plus d’une circonstance de vives protestations contre l’esprit du pharisaïsme.

L’une de ces protestations fut provoquée par le formalisme hypocrite d’un hôte qui l’avait invité à sa table. Luc nous en conserva le souvenir : il prêta à Jésus plus d’une parole puisée dans la tradition apostolique et qui, originairement, appartenait au grand discours de Matthieu.

 Ces paroles firent sentir la folie (insensés) du procédé pharisaïque : vous nettoyez le dehors, tandis que l’intérieur est plein de corruption ; mais Dieu qui  créa le dehors n’a-t-il pas aussi créé l’être moral, qui a beaucoup plus d’importance pour lui ? C’est donc là ce qu’il faut purifier avec le plus grand soin ; car Dieu ne vous a prescrit certaines purifications extérieures que pour vous rappeler le devoir de la pureté morale. Or en négligeant celle-ci pour vous en tenir aux premières, vous anéantissez l’intention divine.

Diacre Michel Houyoux

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Prédication du pasteur Marc Pernot

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Mercredi de la vingt-et-unième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 25 août 2021

Vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes

À l'intérieur, vous êtes plein d'hypocrisie et de mal !»

# Les pharisiens constituent un groupe religieux et politique de Juifs fervents apparu pendant la même période que les sadducéens et les esséniens en Palestine lors de la période hasmonéenne vers le milieu du IIe siècle av. J.-C., en réponse à l’hellénisation voulue par les autorités d’alors. Initiateur de la Torah orale, préfigurant le rabbinisme, ce courant s’inscrit dans le judaïsme du Second Temple, dont il influence l’évolution. S’éteignant vers la fin du Ier siècle, il nous est connu au travers de différentes sources dont les études renouvelées depuis la fin du XXe siècle ont souligné la difficulté d’en cerner la complexité.
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Leur courant est appelé « pharisaïsme » ou « pharisianisme ». L’étude du mouvement pharisien a longtemps été l’apanage d’approches confessionnelles biaisées soit, du côté judaïque, apologétiques, soit, du côté chrétien, polémiques, sans que soient prises en compte des données chronologiques, avant que des travaux ne s’y intéressent depuis les années 1970 sous un angle plus scientifique. Depuis l’application stricte de critères d’historicité aux sources et l’attitude plus sceptique des exégètes à leur égard, les informations considérées comme fiables sur le mouvement pharisien se sont fortement réduites ; ainsi, paradoxalement, ces progrès exégétiques ont rendu les contours du mouvement plus flous et moins certains. Il convient désormais d’examiner séparément chacune de ces sources en tenant compte de l’époque et du contexte singulier de leur rédaction. .
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Chronologiquement, il s’agit des écrits néotestamentaires des premiers croyants en Jésus de Nazareth, rédigés en grec dans les années 50 à 100 de notre ère, des œuvres de l’historiographe juif Flavius Josèphe, qui écrit en grec à la fin du premier siècle — il constitue la source principale — ainsi que de la littérature rabbinique, plus particulièrement la Mishna et la Tosefta, datées des années 200 à 2203. Plus récemment, une partie significative de la recherche contemporaine a rangé certains Manuscrits de la mer Morte au nombre des sources, où est mentionné un groupe dénommé « Chercheurs d’allègement » ou « de choses flatteuses » qui serait à identifier aux Pharisiens. Flavius Josèphe fut la source principale sur ce qu’il décrit comme une école de philosophe parmi d’autres, aux côtés des sadducéens, des esséniens et de la  quatrième philosophie. Il affirma qu’à l’époque d’Hérode, les pharisiens furent au nombre de plus de six mille. Il livra des éléments sur les Pharisaioi de manière incidente dans quatorze passages isolés au milieu de ses Antiquités, de sa Guerre et de son Autobiographie, dont seuls neuf se penchèrent sur leurs croyances et leurs activités. .
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De l’évangile selon Matthieu

27 Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis à la chaux : à l’extérieur ils ont une belle apparence, mais l’intérieur est rempli d’ossements et de toutes sortes de choses impures.  28 C’est ainsi que vous, à l’extérieur, pour les gens, vous avez l’apparence d’hommes justes, mais à l’intérieur vous êtes pleins d’hypocrisie et de mal.

29 Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les sépulcres des prophètes, vous décorez les tombeaux des justes, 30 et vous dites : “Si nous avions vécu à l’époque de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes.” 31 Ainsi, vous témoignez contre vous-mêmes : vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes. 32 Vous donc, mettez le comble à la mesure de vos pères ! »  (Mt 23, 27-32)

Homélie

Les sépulcres, chez les Israélites, étaient ordinairement des grottes naturelles ou taillées dans le roc et dont l’entrée était fermée par une pierre. Chaque année, au mois d’Adar (mars), ces sépulcres étaient blanchis à la chaux, soit pour leur donner une belle apparence, soit pour que nul ne s’en approchât par mégarde à cause de la souillure légale. Cela n’empêchait pas ces sépulcres d’être au dedans pleins d’ossements de morts et d’impureté ; triste mais énergique image de l’hypocrisie et de l’iniquité que Jésus reprocha à ses adversaires .

« Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes et ornez les sépulcres des justes » (Mt 23, 29) :il s’agissait des prophètes et des justes de l’ancienne alliance, dont les Juifs entretenaient et embellissaient les tombeaux.  ; et, par ce travail, ils montraient avec ostentation comme du reste ils le disaient qu’ils répudiaient les actes de leurs pères, actes qu’ils se seraient bien gardés d’accomplir. Ainsi donc, en nommant vos pères ceux qui ont tué les prophètes, vous reconnaissez que vous êtes leurs fils ; et vous l’êtes dans un sens beaucoup plus complet que vous ne pensez, non seulement par la descendance, mais par la disposition de vos cœurs.

Et, ni leurs démonstrations hypocrites à l’égard des tombeaux sacrés, ni leurs protestations peu sincères, ne purent leur faire autres que ce qu’ils furent. Il ne leur resta qu’à combler la mesure de la culpabilité de leurs pères. Serpents ! Race de vipères ! Comment pourriez-vous échapper au jugement de la géhenne ?  Le serpent a toujours été le symbole d’un esprit diabolique.  Jésus prouva par ces paroles que la charité n’exclut pas la vérité, ni la miséricorde la justice.

En envoyant aux pécheurs des messagers de paix, l’intention de Jésus fut de les sauver, non de les condamner ; mais si l’Évangile ne fut pas pour eux une odeur de vie pour la vie, il devint une odeur de mort pour la mort.  Ceux que Jésus appela des prophètes, des sages, des scribes furent toutes les diverses classes de ses serviteurs qu’il envoya dans son règne pour continuer son œuvre ; Il se servit de termes empruntés à l’Ancien Testament pour être mieux compris de ses auditeurs et surtout pour leur faire sentir que ce furent là les vrais prophètes, les vrais sages, les vrais scribes, par opposition à tous ceux qui, alors, prétendaient à ces titres.

Parmi les supplices que la haine des hommes infligea à ses envoyés, Jésus désigna celui-ci : vous les crucifierez, qui a paru étonnant à quelques interprètes, parce que c’était là un genre de mort usité chez les Romains et non chez les Juifs et ces mêmes interprètes en conclurent que Jésus pensait à sa propre mort. Les Juifs purent faire infliger ce supplice par les Romains, comme ils le firent pour Jésus. La tradition rapporte que l’apôtre Pierre mourut sur une croix ; Eusèbe raconta qu’un frère de Jésus, Siméon, fut crucifié ; et combien d’autres disciples le furent dans l’empire romain !

 Jésus lui-même qui s’attribua l’envoi de ses serviteurs, et cela, par ces mots solennels : « Voici, je vous envoie… »  Le sang juste ou sang innocent, : le sang d’Abel fut mentionné comme le premier qui fut répandu sur la terre dans la lutte de l’injustice contre la vérité.  Zacharie était un prophète qui  fut lapidé  dans les parvis de la maison de l’Éternel , ce qui ajoutait encore à l’horreur du crime. Il mourut en disant : « Que l’Éternel voie et recherche » ! Jésus fit allusion à ces paroles. Le meurtre de Zacharie termina la série des meurtres racontés dans les saints livres, comme celui d’Abel l’ouvrit.  L’Évangile des Hébreux, au témoignage de Jérôme, portait l’indication exacte de : fils de Jehojada.

Très souvent dans la vie des peuples, en vertu de leur solidarité morale, on vit telle génération souffrir sous les jugements de Dieu pour les crimes des générations qui l’eurent précédée.   Après avoir fait entendre aux chefs du peuple de sévères vérités, Jésus s’adressa à Jérusalem, à cette ville coupable qu’il visita pour la dernière fois et qui le mit à mort. Votre maison ne signifie pas seulement le temple, comme l’e pensèrent Calvin et d’autres, mais Jérusalem, capitale de toute la théocratie. Cette demeure, favorisée par l’offre de tant de grâces de Dieu et par la présence de Jésus fut laissée déserte, vide, dévastée, désolée, comme toute ville, toute maison, toute âme d’où Dieu se retira.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Mercredi de la 21e semaine, année impaire

◊ Dom Armand Veilleux (Abbaye de Maredsous en Belgique) : cliquez ici pour lire l’article →  Homélie pour le mercredi de la 21ème semaine du Temps Ordinaire

  Monseigneur Cattenoz : « Vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes »

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Samedi de la vingtième semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 21 août 2021

Les pharisien disent et ne font pas !

Ils disent et ne font pas – St-Jacques St-Christophe de la Villette 

# Les pharisiens constituèrent un groupe religieux et politique de Juifs fervents apparu avec les sadducéens et les esséniens en Palestine lors de la période hasmonéenne vers le milieu du IIe siècle av. J.-C., en réponse à l’hellénisation voulue par les autorités d’alors. Initiateur de la Torah orale, préfigurant le rabbinisme, ce courant s’inscrit dans le judaïsme du Second Temple, dont il influence l’évolution. S’éteignant vers la fin du Ier siècle, il nous est connu au travers de différentes sources dont les études renouvelées depuis la fin du XXe siècle ont souligné la difficulté d’en cerner la complexité. Leur courant est appelé « pharisaïsme » ou « pharisianisme ».
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Depuis l’application stricte de critères d’historicité aux sources et l’attitude plus sceptique des exégètes à leur égard, les informations considérées comme fiables sur le mouvement pharisien se sont fortement réduites ; ainsi, paradoxalement, ces progrès exégétiques ont rendu les contours du mouvement plus flous et moins certains. Il convient désormais d’examiner séparément chacune de ces sources en tenant compte de l’époque et du contexte singulier de leur rédaction . Les points de convergence entre des sources aussi variées et aux intérêts divergents constituent un argument favorable au moins à l’établissement de l’historicité du pharisianisme à propos duquel il faut cependant admettre que nous connaissons en définitive peu de choses pour un groupe aussi nodal dans les tentatives de reconstitution du judaïsme de la période du Second Temple,. Il existe trois sources principales concernant le mouvement pharisien, qui ne sont aucune sans poser de problèmes.
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Chronologiquement, il s’agit des écrits néotestamentaires des premiers croyants en Jésus de Nazareth, rédigés en grec dans les années 50 à 100 de notre ère, des œuvres de l’historiographe juif Flavius Josèphe, qui écrit en grec à la fin du premier siècle — il constitue la source principale ainsi que de la littérature rabbinique, plus particulièrement la Mishna et la Tosefta datées des années 200 à 220. Plus récemment, une partie significative de la recherche contemporaine a rangé certains Manuscrits de la mer Morte au nombre des sources, où est mentionné un groupe dénommé « Chercheurs d’allègement » ou « de choses flatteuses » qui serait à identifier aux Pharisiens.
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Flavius Josèphe est ainsi la source principale sur ce qu’il décrivit comme une αἵρεσις / haíresis, une « école de pensée » ou « école philosophique » parmi d’autres, aux côtés des sadducéens, des esséniens et de la « quatrième philosophie », sans donner d’informations particulières ou de repères chronologiques sur leur origine. Il affirma qu’à l’époque d’Hérode, au sein d’une population évaluée à 1,5 à 2 millions d’habitants, les pharisiens furent plus de six mille  ; mais sans doute s’agit-il là des seuls havérims, les « maîtres-pharisiens » organisés en confréries.
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De l’évangile selon Matthieu

01 Alors Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, 02 et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. 03 Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas.

04 Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. 05 Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; 06 ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues

07 et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. 08 Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères. 09 Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.

10 Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. 11 Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. 12 Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. (Mt 23, 1-12)

Discours contre les scribes et les pharisiens

Les pharisiens furent revêtus de l’autorité de successeurs de Moïse. Il convint donc d’obéir à leurs préceptes, mais il fallut se garder de suivre leur exemple, car ils ne pratiquèrent pas ce qu’ils enseignèrent, ils se contentèrent de charger les autres. Tout ce qu’ils firent, ils le firent pour être remarqués et vantés par les personnes.

À la sotte vanité des pharisiens, Jésus opposa l’attitude humble qu’il prescrivit à ses disciples : qu’ils ne se fassent pas appeler Rabbi, Père, Directeur, car ils furent tous égaux devant Dieu ; le plus grand parmi eux fut le serviteur de tous ; celui qui s’abaissera sera élevé.

Jésus  réduisit ses adversaires au silence. Il formula leur condamnation : ce discours s’adressa d’abord aux foules et aux disciples ,  que Jésus voulut prémunir contre l’esprit des principaux du peuple, puis il prit à partie ces derniers, dont il démasqua et censura les vices dans une suite d’apostrophes foudroyantes.Matthieu seul donna ce discours, Marc et Luc n’en citèrent que quelques fragments, qu’ils placèrent en d’autres occasions comme la critique moderne prêtée à Matthieu.

Il est tout à fait dans la situation qu’à ce moment Jésus exprime toute sa pensée sur ses adversaires. (De Wette)

Ce discours est plein de vie et d’unité qu’on ne saurait douter qu’il n’ait été prononcé ainsi, bien que peut-être il renferme quelques éléments empruntés à d’autres discours de Jésus. (Meyer)

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Mardi de la douzième emaine du temps ordinaire-année B

Posté par diaconos le 15 juin 2021

Jésus Aujourd'hui

# La Règle d’or est une éthique de réciprocité dont le principe fondamental est énoncé dans presque toutes les grandes religions et cultures : « Traite les autres comme tu voudrais être traité » ou « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse ». Cette forme de morale universelle se retrouve aussi bien dans les préceptes philosophiques de l’Égypte antique et de l’Antiquité grecque que dans les religions orientales (hindouisme, bouddhisme, taoïsme, confucianisme…), proche-orientales ou occidentales (judaïsme, christianisme, islam) ou encore dans l’humanisme athée.

La formulation la plus répandue de la Règle d’or en Occident est « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », commandement de la Torah ou Ancien Testament exprimé dans le Lévitique (Lv 19, 18), développé à l’époque de Jésus de Nazareth par le rabbin Hillel et par les milieux pharisiens, et que Jésus cite (Mt 22, 37-40 comme étant l’essence des six commandements du Décalogue qui se rapportent aux relations humaines (Ex 20 12-17).

Cette règle constitue une source d’inspiration essentielle pour l’approfondissement du concept moderne des droits de l’homme. « Tu aimeras ton prochain comme toi-même »,est une règle présentée par Hillel, vers le début de l’ère chrétienne, avant les enseignements de Jésus de Nazareth : « Ce que tu ne voudrais pas que l’on te fît, ne l’inflige pas à autrui. C’est là toute la Torah, le reste n’est que commentaire.

Maintenant, va et étudie. » – Talmud de Babylone, traité Shabbat 31a, à un homme qui lui demande de lui expliquer le sens de la Torah, « le temps de rester debout sur un pied ». C’est cette règle que l’on trouve initialement dans le livre de Tobie (4:15). Sous une forme primitive, la loi du talion est un progrès dans la mesure où elle s’oppose à la vengeance incontrôlée et disproportionnée. La vengeance n’est pas condamnée mais doit être « juste » : « Ne fais aux autres que ce qu’ils t’ont fait ».

De l’évangile selon Matthieu

43 Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. 44 Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, 45 afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.

46 En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? 47 Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? 48 Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. (Mt 5, 43 -48)

Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi

« Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. » :  La première partie de ce précepte était seule dans la loi , la seconde était une glose du pharisaïsme, qui entendait par le prochain les Juifs, à l’exclusion des hommes de nationalités différentes. Ceux-ci étaient des ennemis qu’on pouvait haïr, et l’on n’hésitait pas à appliquer ce principe à des ennemis personnels. La loi prescrivait tout le contraire et la conduite des Israélites pieux donnait un exemple tout opposé. 

L’amour du prochain, dans sa plénitude, ne fut enseigné que par Jésus, et qu’il est une création de l’Évangile dans le cœur du chrétien. « Bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent et priez pour ceux qui vous outragent et vous persécutent. » .

Jésus prononça ces paroles, qui présentèrent une progression remarquable, à la fois dans le mal à souffrir et dans le bien à faire. D’une part des ennemis qui maudissent, haïssent, persécutent, d’autre part des chrétiens qui aiment, bénissent, font du bien, prient. De part et d’autre on passe des sentiments aux actes.

Voici donc trois degrés de charité envers des ennemis : les aimer, leur faire du bien, prier pour eux. Le dernier est celui qu’on croit pouvoir faire le plus aisément, mais c’est pourtant le plus difficile, parce que c’est celui qu’on fait par rapport à Dieu. Rien ne doit être plus sincère, ni plus cordial, ni plus véritable, que ce qu’on présente à Celui qui voit tout jusqu’au fond du cœur. (Bossuet)

Motif suprême de la morale chrétienne, être en réalité fils de Dieu, animés de son Esprit, lui ressembler comme un fils ressemble à son père, l’imiter dans nos sentiments et notre vie. Votre Père ; jamais Jésus ne dit notre Père, en se comprenant dans ce mot avec ses disciples ; mais toujours mon Père ou votre Père.

Son soleil  : magnifique appellation ! Lui-même a fait le soleil et le gouverne, et le possède en sa seule puissance. (Bengel)  Les bienfaits de Dieu dans la création, même envers ses ennemis, sont offerts à notre imitation. Ces arguments tirés de la nature, qui dévaste aussi et détruit parfois ne suffiraient pas pour nous faire connaître et aimer Dieu comme notre Père, mais ils parlent au sentiment religieux, et Jésus leur prêta son autorité.

Après  avoir motivé l’amour des ennemis par l’obligation d’être fils du Père, Jésus présenta un second motif en faveur du même précepte : Aimer ceux qui nous aiment est naturel au cœur de l’homme et ne saurait prétendre à une récompense. Les péagers mêmes le firent. Les Juifs haïssaient et méprisaient ces hommes qui s’étaient mis au service de la domination romaine pour prélever des impôts détestés, et qui le faisaient souvent avec dureté et injustice. Aussi dans l’Évangile sont-ils nommés avec les pécheurs les plus décriés :  « Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. » (Lc 15, 1)

L’amour divin répandu dans le cœur, ne connaît pas et ne veut pas de bornes. Il tend à une perfection toujours plus idéale et toujours plus complète. Le but étant expliqué par Jésus à ses disciples : « Donne ce que tu ordonnes, Seigneur, et ordonne ce que tu veux ! » (Saint Augustin)

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◊ Parle-moi de Dieu : cliquez ici pour lire l’article  →  La parabole du boulet – ou pourquoi est-il normal de parler de Dieu autour de soi ?

  Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, et ton prochain comme toi-même » – Lectio Divina

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