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Seizième dimanche du Temps Ordinaire -Année B

Posté par diaconos le 18 juillet 2021

Seizième dimanche du Temps Ordinaire -Année B dans La messe du dimanche 180413-Signet-priere-Bon-Pasteur_1

# Dans les églises chrétiennes, un pasteur est quelqu’un qui exerce des fonctions de gestion et d’enseignement au sein de sa communauté. L’expression est le plus souvent employée dans le cadre du protestantisme, les pasteurs protestants formant l’encadrement et le ministère de la parole au sein des Églises protestantes et évangéliques. Saints chrétiens Pasteur d’Alcala (?-304), avec Juste, enfants martyrisés à Complutum, durant la persécution de Dioclétien, sous Dacien. Pasteur de Nicomédie (IVe siècle), et Victorin ainsi que cinq autres compagnons, martyrs en Orient durant la persécution de Dioclétien.
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Pasteur d’Orléans (?-557), évêque d’Orléans. Palestinien né au début de l’ère chrétienne, il est professé par les chrétiens être le Messie, le Fils de Dieu et le rédempteur des hommes. Dans l’ordre chronologique, il est né avant l’an 4 sous Hérode, il a débuté son activité apostolique vers l’an 28, Il fut arrêté condamné à mort et crucifié sous le procurateur romain Ponce Pilate en avril 30, et, au témoignage de ses apôtres, il fut proclamé être ressuscité trois jours après. Cette résurrection de Jésus est tenue par les chrétiens pour un fait historique transcendant le domaine de l’histoire pour atteindre à celui de la foi. Le Messie (χριστός / Christos en grec ancien), « l’oint du Seigneur » est annoncé par l’Ancien Testament du judaïsme.
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La plupart des chrétiens reconnaissent Jésus-Christ comme le Fils unique de Dieu et comme l’une des trois personnes du Dieu trinitaire. Sa mère est Marie de Nazareth. À partir du XIXe siècle, les recherches critiques des historiens ont peu à peu dissocié méthodologiquement Jésus de Nazareth, le personnage historique, de Jésus-Christ, la figure religieuse. En effet, selon John Meier, cette distinction méthodologique s’enracine dans la distinction faite par de nombreux auteurs germaniques dont Bultmann (1884-1976), entre deux sens en langue allemande du terme historique. D’une part, historisch, historique, au sens d’évènement correspondant à un simple fait dont l’existence est attestée par l’histoire, et de l’autre, geschichtlich, historique, au sens d’évènement durablement marquant et correspondant à une réalité significative4. Le présent chapitre Jésus Christ se situe dans le cadre de cette seconde perspective historique, laissant la première à celui intitulé Quêtes du Jésus historique. Les musulmans reconnaissent Jésus de Nazareth en tant qu’un éminent prophète de Dieu sous le nom ʿĪsā.
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De l’Évangile selon saint Marc

En ce temps- là, les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné. Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger. Alors, ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup comprirent leur intention. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement. (Mc 6, 34)

Auteur +PÈRE MARIE LANDRY Bivina

Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu

En ce jour, Jésus, je viens moi aussi, comme les apôtres, autour de toi afin de t’écouter. Oui, ce n’est véritablement qu’en ta présence que l’on se repose. Ce n’est véritablement qu’en écoutant tes Paroles que je refais mes forces. Façonne en moi, Seigneur, un cœur d’apôtre.

Aujourd’hui, l’Évangile nous invite à découvrir l’importance de se reposer dans le Seigneur. Les apôtres retournaient de la mission que Jésus leur avait confiée. Ils avaient expulsé des démons, ils avaient guéri des malades et ils avaient prêché l’Évangile. Ils étaient fatigués et Jésus leur dit : «Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu» (Mc 6, 31).

Une des tentations à laquelle peut succomber n’importe quel chrétien est celle de vouloir faire beaucoup de choses et négliger le rapport avec le Seigneur. Le catéchisme nous rappelle qu’à l’heure de la prière, un des plus grands dangers est de penser qu’il y a d’autres choses plus urgentes à faire et nous finissons par négliger la relation avec Dieu. C’est pour cela que Jésus dit à ses disciples, qui ont beaucoup travaillé, qui sont fatigués et qui sont heureux car tout s’est bien passé, qu’il faut se reposer.

L’Évangile nous dit qu’ils «partirent donc dans la barque pour un endroit désert» (Mc 6,33). Afin de faire une bonne prière il faut au moins deux choses: la première est d’être avec Jésus, car c’est avec lui qu’on va parler. Il faut nous assurer de sa présence. Pour cela tout moment de prière commence généralement, et c’est le plus dur, par la prise de conscience de la présence de Dieu. Prendre conscience que nous sommes avec Lui. La deuxième chose est la solitude qui est nécessaire. Si nous voulons parler avec quelqu’un, avoir une conversation intime et profonde, nous choisissons la solitude.

Saint Pierre Julien Eymard recommandait de se reposer dans le Seigneur après la communion. Et il mettait en garde du danger de remplir notre action de grâces avec des paroles ou des phrases que nous connaissons par cœur. Il disait qu’après avoir reçu le Corps du Christ, le mieux était de rester un moment silencieux pour reprendre des forces et laisser Jésus nous parler dans le silence de notre cœur. Parfois au lieu de Lui raconter nos projets c’est mieux de laisser Jésus nous instruire et nous donner du courage.

Seigneur, sois mon guide en tout. Sois le berger de ma vie. Apprends-moi à me laisser enseigner comme ces foules. Envoie-moi vers ceux et celles qui ne te connaissent pas et qui te cherchent.

Après ce temps de repos pris dans la prière, je me sais envoyé à mon tour vers ceux et celles que je rencontrerai aujourd’hui. Inspire-moi, Seigneur, le bon mot pour annoncer que tu es le bon pasteur.

Contact Père Marie Landry Bivina

Compléments

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Lundi de la dixième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 7 juin 2021

Heureux les pauvres de cœur

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# Les Béatitudes (du latin beatitudo, « le bonheur ») sont le nom donné à une partie du Sermon sur la montagne rapporté dans l’Évangile selon Matthieu (5, 3-12) et à une partie du Sermon dans la plaine de l’Évangile selon Luc (6, 20-23). Elles sont au nombre de huit dans l’Évangile selon Matthieu et de quatre dans l’Évangile selon Luc où elles sont suivies par quatre malédictions.

Il existe d’autres béatitudes dans les sources juives antérieures aux évangiles, dans la Bible, en particulier dans le Siracide (Si 14, 20-27), ou dans un des manuscrits de la mer Morte provenant de la grotte 4 (4Q525 2 II). Les Béatitudes de l’évangile selon Matthieu présentent une structure qui repose sur le même procédé que celui utilisé pour ces deux derniers textes, ce qui a des conséquences directes sur l’étude du texte de cet évangile.

Les Béatitudes des deux évangiles sont citées dans la Liturgie Divine de Jean Chrysostome, liturgie qui continue à être la plus souvent employée dans l’Église orthodoxe. Elles sont au nombre de huit dans l’Évangile selon Matthieu et de quatre dans l’Évangile selon Luc où elles sont suivies par quatre malheurs1. Jésus décrit la félicité de ceux qui iront au Royaume des Cieux, et montre comment chacun d’eux sera béni. Chacune des Béatitudes présente une situation dans laquelle la personne décrite ne serait pas considérée par le monde comme « bénie », et pourtant Jésus déclare qu’elle est vraiment bénie, et d’une bénédiction qui durera plus longtemps que toute bénédiction que le monde est capable de lui offrir.

De leur côté des théologiens modernes ne manquent pas d’interprétations pour réfuter ce sens sans s’appuyer sur les travaux des historiens et notamment l’analyse des textes juifs, en particulier ceux retrouvé à Qumran. C’est par exemple le cas de Dom Calmet, pour qui cette phrase veut dire « Bienheureux ceux qui ont l’esprit de pauvreté ».

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De l’évangile selon Matthieu

01 Voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. 02 Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : 03 « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. 04 Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. 05 Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. 06 Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés.

07 Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. 08 Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. 09 Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. 10 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. 11 Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.

12 Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! C’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.» (Mt 5, 1-12)

Les béatitudes

Les guérisons et les actes miraculeux, dont les foules furent témoins les préparèrent à recevoir les paroles étonnantes qu’elles entendirent. Comment auraient-elles pu croire heureux ceux que l’expérience et le bon sens proclamèrent malheureux, si elles n’eurent contemplé les merveilleuses délivrances que Jésus tint en réserve pour eux  ? La montagne désigne ici une  hauteur, par opposition à la plaine.

C’est ainsi que les habitants des vallées disaient : aller à la montagne, sans indiquer par la un point spécial de la chaîne dont il s’agit. La tradition fut plus précise que les évangélistes ; elle plaça la montagne des Béatitudes non loin de la ville de Tibériade, située sur le bord du lac de ce nom.

Derrière la montagne qui domine Tibériade est un large plateau, montant en pente douce du coté d’un rocher qui en forme le sommet. C’est sur ce rocher que Jésus passa la nuit en prières et qu’au lever du jour il appela ses disciples et choisi ses apôtres .

Puis il serait descendu près de la foule qui l’attendait sur le plateau, et il enseigna le peuple.  Selon Luc, Jésus descendit, et ce fut dans une plaine qu’il  prononça son discours (Lc 6, 17). Selon Matthieu, il serait monté sur une montagne avec le peuple. Il ne rapporta que le fait général, la prédication aux  personnes assemblées sur une montagne.

Luc rapporta un détail de plus, Jésus montant d’abord au sommet, puis redescendant sur un plateau. Au pied du rocher, au haut du plateau, se trouve précisément une petite plate-forme, une sorte de chaire naturelle, d’où l’on peut aisément être vu et entendu d’une grande multitude.

« C’est la qu’aurait été assis le Seigneur… Je me demandai s’il était possible qu’il y eut au bord de ce lac, et même dans toute la Palestine, une autre montagne a laquelle s’appliquassent aussi complètement les détails que nous pouvons recueillir a ce sujet dans saint Luc et saint Matthieu. » (Félix Bovet, Voyage en Terre Sainte)

Ses disciples, ceux d’entre eux qu’il venait d’appeler à l’apostolat et ceux qui déjà avaient entendu et goûté sa parole, l’entouraient comme toujours. Ce discours, qui exposa les principes spirituels et sublimes du royaume que Jésus vint fonder, ne put être compris de tous, comme il ne put être mis en pratique que par ceux qui furent animés de l’esprit de ce royaume.

Ainsi commence le Sauveur. C’est là une entrée belle, douce, pleine d’amour, dans sa doctrine et sa prédication. Il ne procède pas, comme Moïse ou un docteur de la loi, par des ordres, des menaces, des terreurs, mais de la manière la plus affectueuse, la plus propre à attirer les cœurs, et par de gracieuses promesses. (Luther)

Toutefois, cet amour recouvra un profond sérieux, car ceux que Jésus déclara heureux furent bien misérables dans leur, milieu de vue. Ils ne furent heureux qu’à cause de la promesse qui accompagna chacune de ces déclarations et qui la motiva.

Les pauvres en esprit sont ceux qui se sentent pauvres dans leur vie intérieure, moralement et spirituellement pauvres, et qui, par là même, soupirent après les vraies richesses de l’âme (L’esprit désignant ici la faculté par laquelle nous entrons en relation avec Dieu et réalisons la vie morale.  Ce sentiment de pauvreté devant Dieu n’est pas encore la repentance, mais une humilité profonde, douloureuse, qui y conduit.

« Les pauvres en esprit sont tous ceux qui ont l’esprit détaché des biens de la terre.  Ô Seigneur ! Je vous donne tout : j’abandonne tout pour avoir part a ce royaume ! Je me dépouille de cœur et en esprit, et quand il vous plaira de me dépouiller en effet, je m’y soumets  » (Bossuet)

Qu’il s’agisse de pauvreté spirituelle ou de pauvreté temporelle, d’humilité ou de détachement, ou de tous les deux a la fois, a une telle situation répond  la déclaration positive et actuelle : parce qu’à eux est le royaume des cieux.

Ceux qui pleurent, ou qui sont dans le deuil, la tristesse. ceux qui pleurent sur leurs péchés. Mais comme il y a en ces affligés le sentiment humiliant de leur pauvreté morale, leur tristesse est une repentance à salut. Aussi seront-ils consolés, parce que cette tristesse les amène a la source du pardon, de la paix, de la vie.

L’abandon à la volonté de Dieu, en présence des violences, de l’injustice et de la haine, est produit par le sentiment humble et attristé de ce qui nous manque. Elle implique le renoncement aux avantages et aux joies de ce monde ; mais, par une magnifique compensation, ceux qui la pratiquent hériteront la terre. La terre de la promesse,

Les miséricordieux sont les personnes qui ne pensent pas seulement a leur propre misère, mais qui compatissent a la misère des autres. Il faut avoir senti sa propre misère, avoir souffert soi-même, pour pouvoir sympathiser avec la souffrance d’autrui. Il faut avoir été soi-même l’objet de l’amour infini de Dieu pour pouvoir aimer les autres et pratiquer à leur égard la charité.

Telle est la double pensée qui rattache cette béatitude aux précédentes. Elle est liée à elles aussi par cette considération que ceux que Jésus appela au bonheur de ses disciples auront besoin encore d’obtenir miséricorde au jour du jugement suprême, car bien qu’assurés du royaume des cieux, bien que consolés et rassasiés de justice, il restera dans leur vie beaucoup de manquements et d’imperfections à couvrir. Il leur sera pardonné et fait miséricorde selon qu’ils auront fait miséricorde. « Mt 6, 14-15)

Le cœur est, selon l’Écriture, l’organe de la vie morale. Être pur de cœur, c’est, par opposition à des œuvres extérieures, être affranchi de toute souillure de toute fausseté, de toute injustice, de toute malice dans ce centre intime des pensées et des sentiments. Tel n’est pas l’état moral de l’homme naturel (Mt 15, 19).

Chaque promesse répondant parfaitement à la disposition décrite dans chacune de ces béatitudes, ceux qui sont purs de cœur sont heureux, parce qu’ils verront Dieu : ils vivront dans la communion avec Dieu, et le contempleront un jour immédiatement dans la beauté suprême de ses perfections, source intarissable de la félicité du ciel.

Ceux qui font la paix. Ceux qui non seulement sont paisibles eux-mêmes, mais qui, après avoir trouvé la paix, s’efforcent de la procurer à d’autres et de la rétablir parmi les hommes, là où elle est troublée. Ils sont heureux, parce qu’ils seront appelés de ce doux et glorieux titre : fils de Dieu.

Ceux qui sont persécutés à cause de lui sont heureux, parce qu’à eux est le royaume des cieux. Dans la huitième béatitude, Jésus revint donc à la première. Il clôt ainsi un cycle harmonique d’expériences et de promesses. Les quatre premières concernent ceux qui cherchent dans leurs profonds besoins, les quatre dernières, ceux qui ont trouvé et qui déjà développent une certaine activité dans le règne de Dieu.

Chaque promesse, source du bonheur (heureux !) répondant exactement et abondamment à chaque état d’âme décrit, fait resplendir un rayon de la gloire du royaume des cieux : aux affligés ; la consolation ; aux doux, la possession de la terre ; aux affamés, le rassasiement aux miséricordieux, la miséricorde  ; aux purs de cœur, la vue de Dieu ; à ceux qui procurent la paix, le beau titre d’enfants de Dieu. Mais dans la première et la dernière béatitude, Jésus, qui est le Maître du royaume des cieux, le dispensa tout entier aux pauvres et aux persécutés.

La récompense, qui n’affaiblit en rien la vérité du salut par grâce, par la foi est grande en proportion de la fidélité et de l’amour avec lesquels les disciples de Jésus souffrirent pour son nom. Toutefois, nul chrétien ne cherche cette récompense en dehors de Dieu et du bonheur de le servir, sans cela, il perdrait ce qui en fait la grandeur et la douceur.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Dimanche de la miséricorde divine

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   Homélie de Monseigneur Cattenoz : « Heureux les pauvres de cœur »

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La Visitation de la Vierge Marie — Fête

Posté par diaconos le 31 mai 2021

D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?

2ème joie de Marie : “que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi”

La Visitation de la Vierge Marie est une fête chrétienne célébrée par les catholiques et les orthodoxes. Elle est fixée au 31 mai (2 juillet dans les calendriers de la période 1263–1969 et les calendriers modernes des régions allemandes) par les catholiques et au 30 mars par les orthodoxes. Le luthéranisme l’avait conservée avant de la retirer. La fête de la Visitation commémore un épisode de l’Évangile selon Luc : la visite que rend Marie, enceinte du Christ, à sa cousine Élisabeth, enceinte de Jean Baptiste.

Cette fête fut établie en 1263 par saint Bonaventure pour les franciscains. Elle fut étendue à toute l’Église en 1379 par le pape Urbain VI. Le concile de Bâle, lors de sa session du 10 juillet 1441, la confirma, car elle n’avait pas été initialement acceptée par certains États fidèles aux antipapes lors du Grand Schisme. Cette fête était autrefois célébrée le 2 juillet conformément à l’Évangile selon Luc qui rapporte que Marie serait restée chez Élisabeth jusqu’à la naissance de Jean le Baptiste (et en supposant qu’elle y soit restée les huit jours supplémentaires correspondant aux rites de l’imposition du nom). Toutefois, le calendrier liturgique a abandonné cette date traditionnelle, pour placer la fête au dernier jour du mois de mai, c’est-à-dire à la fin du mois marial. Symbolique de la fête de la Visitation.

Elle commémore la fête de deux enfants à naître, Jésus et son cousin Jean Baptiste. Par la fête de la Visitation, la mission de Jean Baptiste est confirmée, sa vocation prophétique est de préparer et d’annoncer la venue de Jésus parmi les hommes en tressaillant dans le sein de sa mère1. C’est aussi à cette occasion que Marie, remplie de l’Esprit-Saint prononce le Magnificat qui souligne le lien profond entre l’Espérance (vertu) et la Foi.

De l’évangile selon Luc

39 En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. 40 Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. 41 Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, 42 et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.

43 D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? 44 Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. 45  heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » 46 Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, 47 exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! 48 Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse.

49 Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! 50 Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. 51 Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. 52 Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. 53 Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. 54 Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, 55 de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. » 56 Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle. (Lc 1, 39-56)

La visite de Marie à Élisabeth

Marie s’en alla avec hâte dans une ville de Juda, chez Zacharie et Élisabeth. Au moment où elle salua Élisabeth, celle-ci sent son enfant tressaillir dans son sein et, remplie du Saint-Esprit, elle s’écria : Tu es bénie entre les femmes ! Elle exprima humblement son étonnement de ce que la mère de son Seigneur vienne à elle, elle la déclara bienheureuse d’avoir cru et lui annonça l’accomplissement de la promesse du Seigneur.Elle donne cours à ses sentiments de joie et de reconnaissance envers Dieu pour la grâce qu’il lui a faite (46-48).

Elle célébra la puissance, la sainteté, la miséricorde de Dieu, qui furent manifestées envers elle. Elle contempla la grande transformation qui s’accomplit dans le monde : les orgueilleux, les puissants, les riches abaissés, les humbles et les pauvres élevés. Elle rendit hommage à la fidélité de Dieu qui se souvint de sa miséricorde envers Abraham et sa postérité.Après être restée environ trois mois avec Élisabeth, Marie s’en retourna en sa maison.

En ces jours-là, c’est-à-dire immédiatement après le fait qui vint d’être raconté. Marie, sous l’impression de la révélation qu’elle eut reçue, portant dans son âme ces précieuses espérances,  éprouva le plus vif désir de revoir Élisabeth, sa parente, qui vint de faire des expériences analogues ; de là cette expression : « Elle s’en alla avec hâte. » Le lieu où habitait Élisabeth ne fut désigné que par deux termes très vagues : pays des montagnes et une ville de Juda.

Cette ville était Hébron, située à vingt-deux milles romains au sud de Jérusalem. Hébron avait été autrefois assignée aux sacrificateurs pour demeure  où sa situation fut indiquée par ce même terme : dans la montagne de Juda). D’autres pensèrent qu’il y eut primitivement dans le texte Jutta (désigné comme ville lévitique ; les copistes auraient changé ce nom peu connu en Juda. La promesse faite à Marie par le message de l’ange était-elle déjà réalisée en elle lors de sa visite à Élisabeth ?

Mais avec le sentiment si fin et si délicat qui réga dans toute cette narration, Luc passa cet événement sous silence. Moment solennel pour ces deux femmes ! Les mêmes expériences de la miséricorde de Dieu, la même foi, les mêmes espérances, le même amour unirent leurs âmes dans une communion intime. Marie, saluant Élisabeth dans cette rencontre unique, mit tout son cœur dans le schalom des Hébreux : « Que la paix soit avec toi ! »

 La sainte joie dont tressaillit Élisabeth dans son être le plus intime se communiqua à l’enfant qu’elle portait en son sein. L’extraordinaire ici, ce fut l’action de l’Esprit-Saint dont Élisabeth fut remplie et qui lui révéla en ce moment ce qui concernait Marie.

Le caractère de toute action de l’Esprit-Saint est d’élever l’homme au-dessus de ses impressions personnelles pour faire prédominer en lui la préoccupation des intérêts divins. C’est là le trait saillant de l’allocution d’Élisabeth. Avant tout, Marie et le fils de Marie ; après cela seulement, elle-même et son enfant, pour revenir aussitôt à Marie et à son bonheur. Nous retrouverons une marche analogue dans le cantique de Zacharie. ( Godet)

Élisabeth salua Marie avec un saint enthousiasme comme bénie entre les femmes, plus merveilleusement bénie, en effet, qu’aucune autre femme, puisqu’elle porta dans son sein Celui qui fut le Sauveur du monde. Les paroles d’Élisabeth prirent le ton et l’élévation d’un hymne ; elle chanta le bonheur de Marie qui  crut à ce qui lui fut annoncé de la part du Seigneur. Elle sut que toutes ces grandes promesses eurent leur accomplissement.  Ce fut jusque-là que s’éleva la foi qui fut commune à ces deux femmes.

Marie chanta les grandes choses que le Seigneur lui  fit, et, comme Élisabeth elle parla sous l’influence de l’Esprit-Saint. Son cantique, qui se divise en quatre strophes, est tout pénétré de la poésie de l’Ancien Testament et en particulier de celle qui respire dans le cantique d’Anne, mère de Samuel  (1 Samuel 2, 1-10). L’âme pieuse, dans les moments les plus solennels de sa vie intérieure, trouve toujours dans les paroles de l’Écriture l’expression la plus vraie de ses sentiments. Il y a même là une preuve de la vérité historique des récits de Luc.

Dès les premières phrases du cantique, cette forme de la poésie hébraïque, qu’on nomme le parallélisme, et qui consiste à rendre la même pensée par deux expressions différentes, mais avec une nuance délicate et importante. L’âme et l’esprit sont tour à tour le sujet de la phrase  Magnifier, mot que d’autres traduisirent par célébrer, louer, est un hébraïsme dont le sens signifie grandir. Une âme, élevée comme celle de Marie par l’Esprit, sentit et contempla la grandeur de Dieu et éprouva le besoin de la proclamer pour tous.

C’est ainsi que toutes les perfections de Dieu peuvent grandir parmi les personnes lorsqu’ils apprennent à les connaître mieux. C’est ce que nous lui demandons à l’égard de sa sainteté par cette prière : « Que ton nom soit sanctifié ».  : il se rapporte donc à un moment précis dont Marie conserve le souvenir, et l’on a supposé non sans raison, que ce moment est celui où elle reconnut que la promesse de Dieu était accomplie en elle.

Marie donna à Dieu deux noms : d’abord celui de Seigneur, qui est la traduction constante du nom de Jéhova dans les Septante. Ce nom se retrouve sans cesse dans les premiers récits de Luc.  Ensuite, elle nomma Dieu son Sauveur : le regard de sa foi pénétra plus loin que le moment présent et s’étendit jusqu’à ce salut du monde que Dieu allait accomplir.  L’humiliation sur laquelle Dieu a bien voulu porter son attention fut l’abaissement, la pauvreté où se trouvait Marie, bien que descendant des rois de Juda.

Élisabeth l’appela  bien-heureuse, et ces paroles, pleines d’un religieux enthousiasme, achevèrent d’affermir la foi de Marie en sa grande destinée. Marie célébra la puissance, la sainteté, la miséricorde de Dieu, trois perfections qui se manifestèrent dans les grandes choses qui lui furent faites. La toute-puissance se déploya dans l’incarnation, qui a la sainteté pour caractère principal, et qui fait éclater la miséricorde de Dieu.

Marie s’éleva, à la manière des prophètes, jusqu’à la contemplation de la grande révolution qui se réalisa par Jésus dont elle fut la mère. Si Dieu l’ appela, elle, la plus humble des filles de son peuple, à l’honneur de donner le jour au Messie, ce fut qu’il rejeta toutes les idées de grandeur humaine. Le principe du règne qu’il veut établir, et qui transformera le monde, sera « d’élever quiconque s’abaisse et d’abaisser quiconque s’élève. Quelques interprètes entendirent par les orgueilleux, les puissants, les riches, les païens, tandis que les humbles, et ceux qui eurent faim,furent les Israélites.+

Ils se fondirent pour cela sur les mots : «  Il a pris en sa protection Israël », qui leur parurent reproduire la même idée sous une autre forme. Mais Marie n’ignore pas que dans le peuple juif comme au sein des nations la miséricorde de Dieu est seulement pour « ceux qui le craignent. On ne doit prendre ces expressions : puissants, petits, riches, pauvres, ni exclusivement dans le sens social, ni exclusivement dans le sens spirituel. Dans tous ces termes sont réunies les deux notions spirituelle et temporelle.(Godet)

L’Éternel, voyant Israël, son serviteur, accablé sous l’oppression de sa misère, l’eut secouru, se chargea lui-même d’accomplir sa délivrance.  Dans cette délivrance, Marie vit la fidélité de Dieu qui se souvient de sa miséricorde éternelle envers Abraham et sa postérité, selon qu’elle  fut annoncée aux pères par les prophètes. Abraham et sa postérité sont représentés comme étant également les objets de la miséricorde de Dieu dans l’accomplissement des promesses qui avaient été déjà faites à ce patriarche.

Diacre Michel Houyoux

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  Homélie du Père Santiago Martin FM :  » La Visitation de la Vierge Marie »

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Vivre la solitude ouverte et aller son chemin

Posté par diaconos le 25 février 2019

Auteur Antonio-Rio Sato

 Vivre la solitude ouverte et aller son chemin

Comme Jésus lui-même, la personne qui se charge du rôle prophétique doit accepter une certaine solitude dans la société où elle vit ; car elle introduit un conflit en mettant en question la manière de vivre des gens. Peut-être, cela est une condition actuelle qui peut s’appliquer à notre Église aujourd’hu

Comme Jésus lui-même, la personne qui se charge du rôle prophétique doit accepter une certaine solitude dans la société où elle vit ; car elle introduit un conflit en mettant en question la manière de vivre des gens. Peut-être, cela est une condition actuelle qui peut s’appliquer à notre Église aujourd’hui.

« Passant au milieu d’eux, Jésus allait son chemin », ayant dit :
« Aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. » ; par ce mot, Jésus a provoqué les gens du lieu de son origine. Car il savait que ces gens-là ne cherchaient qu’à jouir de prodiges pour leur propre satisfaction vaniteuse et n’entendaient pas vraiment son message du salut. Mais, Jésus a proféré ce mot non pas pour déclarer se couper du peuple de son origine. Il le dit plutôt pour manifester son engagement fort dans son peuple. En proclamant cette phrase, Jésus s’affirme lui-même la réalisation de toutes les prophéties pour le peuple israélite. C’est donc un défi lancé pour qu’il se montre prêt pour s’occuper du peuple dans un esprit ouvert. Cependant, il savait qu’il devrait éprouver une grande solitude à cause de l’incompréhension du peuple, comme l’avaient subi tous les prophètes authentiques avant lui. Cela étant, « il allait son chemin ».

♦ Source de l’image → Couvent des Dominicains
Comme Jésus lui-même, la personne qui se charge du rôle prophétique doit accepter une certaine solitude dans la société où elle vit ; car elle introduit un conflit en mettant en question la manière de vivre des gens. Peut-être, cela est une condition actuelle qui peut s’appliquer à notre Église aujourd’hui : « Aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. » Avant tout, si être chrétien consiste à suivre le Christ, chacun ou chacune de nous est appelé à expérimenter une telle solitude ouverte comme lui. Et c’est ainsi que l’Apôtre saint Paul imite le Messie tandis que le prophète Jérémie le préfigure. Ils « allaient chacun leur chemin ».
Dans la parole adressée par Dieu à Jérémie, que nous venons d’entendre, il est constaté que le prophète envoyé au peuple de Juda et aux nations est destiné à subir inévitablement une solitude ; sans jamais demander d’éloge pour lui-même, le prophète est appelé à faire face premièrement à son peuple pour tourner le cœur de celui-ci à la vraie valeur à vivre. Le seul sur lequel il s’appuie est la promesse du Dieu qui lui dit : « Je t’ai consacré ; je suis avec toi. »
Nous venons d’entendre aussi le fameux « hymne à charité » de saint Paul. Il dit : « L’amour supporte tout, fait confiance en tout, espère tout et endure tout. » Si cet hymne apparaît sincère à nos cœurs, c’est, peut-être, parce qu’il provient de l’esprit de l’Apôtre purifié par beaucoup d’épreuves en solitude. Tout au long de son cheminement apostolique comme messager de l’Évangile, il a passé des conditions difficiles où il a dû combattre tout seul.
« Aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. » ; il y a aussi des chefs de groupes sectaires qui utilisent cette phrase pour justifier leurs attitudes contre les critiques adressées à eux. Ils se prétendent prophètes persécutés, mais, en fait, c’est leur esprit de parti exclusif et fermé qui cause de la division. Cependant, les fondateurs de sectes religieuses gagnent certains adorateurs attirés par une spiritualité apparente. Prétendant être persécutés, ils aiment pourtant être entourés de ceux et celles qui le flattent. Ils disent à leurs adorateurs de haïr le monde et de se séparer de la communion ouverte. C’est leurs manœuvres habituelles.
Nous pouvons alors bien remarquer des différences entre le vrai messager du salut et le dirigeant d’un groupe sectaire. Le vrai messager du salut ne forme pas pour lui-même un entourage flatteur qui l’idolâtre. Et il ne se coupe pas du peuple ni ne le rejette avec rancune, mais essaie de continuer à dialoguer avec lui. Quant à Jésus lui-même, Jésus avait entouré de ses disciples, mais il ne leur a pas réclamé une admiration personnelle pour son propre honneur, mais une vraie foi en son Père. Se heurtant à des inimités de son peuple, Jésus n’a jamais haï son pays ; il a continué sa mission chez les israélites, ainsi que chez des païens, jusqu’à être tué par ses compatriotes soumis à un pouvoir étranger. Le vrai Messie a dû mourir dans une solitude au milieu de son peuple ; pourtant, sa position est restée ouverte à tous les gens.
Il en est de même pour l’Apôtre. Une fois envoyé par le Christ ressuscité, saint Paul lui aussi se trouvait souvent dans une solitude au milieu de son peuple. Même s’il s’est déclaré envoyé aux incirconcis, il n’a pas cessé d’annoncer l’Évangile aux juifs aussi, même à Rome où il a été déplacé comme enchainé, pour « aller son chemin » jusqu’au bout.
Méprisé par ses compatriotes ainsi que par des étrangers, l’Apôtre ne pensait pourtant jamais à fonder un groupe fermé pour ses propres satisfaction et suffisance, comme Jésus ne le faisaient pas. Le prophète, l’Apôtres, ainsi que Jésus lui-même, ils se gardaient de devenir un chef de bande qui aime répondre à la vanité des gens et leur fournir une complaisance en sectarisme. Leur mission exige de ne pas avoir envie de posséder leur propre parti comme un territoire à garder. Car, s’ils obtiennent un territoire, naturellement s’ensuivrait dans leur cœur une crainte de perdre leur propriété ; et cette crainte engendrait une hostilité envers ceux qui ne seraient pas de leur parti. Vivre la solitude prophétique ou apostolique, cela signifie être toujours libéré d’envie de possession, être sans crainte, être ouvert.
De ce point de vue, nous pouvons encore discerner le vrai maître spirituel d’avec le gourou fallacieux. Le vrai maître spirituel est humble en tant que disciple du Christ, et il préfère se présenter ami à ceux et celles qui lui demandent des conseils. Car, lui-même est libre dans l’Évangile, et il veut ses amis aussi libres. Au lieu de subordonner son conseillé à son pouvoir, il veut le délivrer dans l’Évangile pour trouver à « ailler son chemin ».
Mais, tout d’abord, c’est à chacun et à chacune de nous qu’il faut être libéré de la tendance humaine à devenir un adorateur de quelqu’un de remarqué parmi les gens. C’est nous-mêmes qui sommes souvent tentés à être intimes d’un notable pour satisfaire notre propre vanité. J’ose dire ; dans l’Église, il existe toujours un danger que nous formions des groupes fermés couronnant une personne d’une apparence forte. Surtout, quand nous craignons la solitude, nous cherchons à nous attacher à quelqu’un de fort et tombons dans une idolâtrie.
Il faut vivre dans l’âme libre pour rencontrer une autre âme libre, de façon de se rencontrer dans le Christ libre, source de la liberté. Celui-ci a accepté de passer la solitude pour témoigner l’authenticité de son enseignement. Pour que nous formions une vraie communion fraternelle et ouverte, nous avons aussi à partager des expériences de solitude dans le Christ, de telle sorte que notre message d’Évangile soit véridique en vécu. C’est nécessaire pour que l’Église soit basée vraiment sur notre solidarité éprouvée non pas superficielle, da façon à « aller son chemin » au milieu de ce monde.
Si notre église se pose vraiment prophétique face à la société, elle doit être résolue d’être attaquée par l’esprit mondain. Mais elle ne peut pas quitter ce monde ; elle doit s’imposer de s’occuper des problèmes de celui-ci. Elle doit accepter à continuer à lutter contre le monde pour que le monde soit sauvé. C’est que, comme Jésus lui-même, l’Église s’impose d’affronter le monde sans garder ni rancune ni hostilité envers lui, mais l’amour pour sa conversion.
Comme les prophètes et les Apôtres se chargent de porter le message divin à la fois à leur peuple et aux nations de manière à passer des frontières, les chrétiens catholiques sont appelés à être conscients de leur présence au milieu de l’humanité entière. Nous sommes envoyés dans l’unique monde en étant l’Église une, sainte, catholique et apostolique.
Quant à moi-même, par exemple, soit en France soit au Japon, où que je sois, je suis appelé à faire l’unique chose ; prêcher l’Évangile. Dans ce monde unique, en voulant être vraiment catholique, je me trouve toujours à la fois comme un pèlerin étranger et comme un concitoyen de ceux et celles parmi qui je réside. Je me trouve très souvent dans une solitude, mais il n’existe pas un autre monde où je puisse me réfugier. Suivant le Christ, partout où je suis, je sers son Église locale et universelle.
Pour notre Église soit vraiment apostolique face au monde réel, non pas comme une grande secte fermée, je répète, il faut que chacun ou chacune de nous vive libre. Et, vivre libre comme chrétien ne signifie pas se couper du monde ; notre liberté nous engage dans la société par la charité. À ce propos, notre vie quotidienne est déjà un challenge ; dans la famille, dans le travail, dans toutes les relations et activités humaines. Nous avons très souvent de la difficulté à être vrais chrétiens même dans l’Église ! Et nous nous sentons loin de l’état d’âme où saint Paul est arrivé. Mais, j’ose dire ; si nous reconnaissons nos difficultés pour vivre comme bons chrétiens, nous ne sommes pas loin de l’Apôtre qui ose présenter son hymne à la charité ; car, quand notre sincérité subit des épreuves, nous avons l’occasion de reconnaître la vraie charité dans le Christ et de vivre la solidarité avec d’autre personnes dans des épreuves. Donc, n’ayons pas peur d’« aller notre chemin » dans l’adversité pour être seul avec le Christ, lui qui a vécu la solitude pour nous faire rencontrer et nous réunir dans son Évangile.
Prions Dieu de nous donner de participer au même esprit libre, humble et ouvert que les prophètes et les Apôtres, afin que nous soyons de vrais adorateurs de l’unique Père, de vrais disciples du Christ, recevant l’Esprit qui nous fait rencontrer comme frères et sœurs. Demandons à sainte Maire d’intercéder pour nous auprès de Jésus, elle qui a passé une extrême douleur pour partager comme Mère les chagrins de tous les enfants de l’Église.

Contact →   Antonio-Ryo Sato

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