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Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu !

Posté par diaconos le 13 novembre 2019

GUERISON DES DIX LEPREUX

 

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,     Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village,   À cette vue, Jésus leur  dit : «Allez vous montrer aux prêtres.» En cours de route, ils furent purifiés.

L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain. Alors Jésus prit la parole en disant : «Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ?

Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu !» Jésus lui dit : «Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé.»  (Lc 17, 11-19)

◊   ◊   ◊

Homélie

Selon la Loi juive appliquée à cette époque (voir la loi concernant la lèpre dans le livre du Lévitique -dans l’Ancien Testament aux chapitres 13 et 14),  les lépreux ne pouvaient pas communiquer avec les personnes  :  « Tout le temps que dure son mal il sera souillé. Il est souillé ; il habitera seul ; sa demeure sera hors du camp. »  (Lévitique 13, 46) ; ils  s’étaient réunis, afin de se rendre mutuellement les soins que tout le monde leur refusait.

C’est à cause de la même interdiction  qu’ils s étaient arrêtés à distance  et durent ainsi élever la voix pour implorer la pitié de Jésus

Cette loi chargeait les prêtres de faire un constat de guérison pour tout lépreux qui serait guérit de son mal. ; de plus,  elle s’appliquait aussi à un certain nombre de maladies de la peau.

Il fallut donc beaucoup de foi à ces dix lépreux pour se rendre au Temple et y faire constater une guérison qui ne s’était pas encore produite (verset 14a). En cours de route, ils furent purifiés

Neuf continuèrent leur route pour satisfaire aux obligations de la Loi :  » Les prêtres du Temple avaient seuls le droit de constater la guérison d’un lépreux et de le réintégrer dans ses privilèges d’Israélite. »

Un seul, un étranger (le samaritain), jugea plus urgent d’aller d’abord remercier Dieu et Jésus. Les dix lépreux ont été guéris mais à un seul Jésus a dit : ‘ Va, ta foi ta sauvé. « 

Pour Jésus, l’amour de Dieu et la reconnaissance envers lui priment les préceptes de la Loi, parce qu’ils seuls ils manifestent une vraie foi :telle est la foi qui nous sauve et nous transforme. Parmi toutes les personnes qui, dans leurs prières, demandent des guérisons ou des faveurs, combien sauront aimer et rendre grâce à Dieu ?

Nous sommes tous guéris par Jésus de la lèpre de nos péchés : as-tu déjà pensé lui manifester ta reconnaissance ?

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Liens externes

◊  Liturgie de la Parole avec des enfants : cliquez ici pour lire l’article →  La guérison des dix lépreux

◊ Enseignement fr théologie à distance : cliquez ici pour lire l’article →   la guérison des dix lépreux, la reconnaissance de l ‘étranger

Jésus guérit dix lépreux

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XXX dimanche du temps ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 22 octobre 2019

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

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En ce temps-là, à ceux qui étaient convaincus que c’était juste et méprisaient les autres, Jésus dit la parabole suivante : « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était un pharisien, et l’autre, un public (c.-à-d., un percepteur d’impôt). Le pharisien se leva et pria en lui-même : « Mon Dieu, je te remercie, car je ne suis pas comme les autres hommes. -Ils sont des voleurs, injustes, adultérins, ou comme ce publicain.

Je jeûne deux fois par semaine et je paie un dixième de ce que je gagne. Le publicain, par contre, était à distance et n’avait même pas le courage de regarder le ciel ; mais il se frappait la poitrine en disant : « Mon Dieu, montre-toi au pécheur que je suis !  Je vous le déclare : quand il est rentré dans sa maison, c’était lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Celui qui se lèvera sera abaissé ; celui qui se lèvera sera élevé. (Lc 18,9-14).

Homélie

Plus un être est déficient, endommagé, malade,  défiguré… plus Dieu l’aime. Plus un être peut mériter le mépris, plus il a besoin d’être aimé d’un amour libre. Le vrai Dieu, le seul Jésus révélé, est le Dieu des perdus, des rejetés, des condamnés, des marginalisés, des indifférents. Mépriser ! Comment Dieu aurait-il pu mépriser l’une de ses créatures ?

« Le Seigneur ne fait aucune différence entre les hommes. Il ne désavantage pas les pauvres. Il écoute la prière des opprimés, il ne méprise pas la supplication de l’orphelin, ni les plaintes répétées de la veuve » (Si 35, 16-17) C’est une certitude : le cri des hommes est toujours entendu par Dieu. Dieu écoute et accueille celui qui le sert de tout son cœur.

L’amour le plus pur et le plus gratuit va à l’être qui en a le plus besoin… et qui, à tout le moins, ne peut pas rendre l’amour. Dieu, en tout cas, est ainsi. Amour sans calcul et sans retour. L’amour absolu.  Jésus a dit une parabole pour certains hommes qui étaient convaincus de leur justice et méprisaient tous les autres. Un pharisien et un publicain sont tous deux allés au Temple pour prier. (Lc 18,9-10)

Le pharisien a vraiment prié et sa prière peut être considérée comme humble : il est conscient de sa justice, mais il sait que c’est un don de Dieu. Il remercie Dieu pour la grâce qu’il a reçue d’être un homme juste : « Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes, je jeûne deux fois par semaine et je verse un dixième de ce que je gagne.  «  (Lc 18,11-12)

Son attitude n’est pas très différente de celle de Paul dans sa lettre à Timothée : « J’ai livré le bon combat, je suis à la fin de ma course, j’ai gardé ma foi… » (2 Tm 4,7) Quant au publicain, il n’osa même pas regarder au ciel. Il dit simplement : « Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis !  » (Lc 18,13b)

Il est certain que personne dans notre assemblée ne se reconnaît dans ce pharisien prétentieux et méprisant : les pharisiens sont toujours les autres. Il est également difficile de se reconnaître dans ce publicain qui appartient à la catégorie des pécheurs publics. Pourtant, si nous avons l’humilité de nous laisser interpeller par la parole de Jésus, nous pourrions peut-être découvrir qu’il y a en nous un pharisien qui s’ignore et aussi un publicain qui pourrait vraiment se reconnaître comme tel.

Devant Dieu, nous sommes tous au même point : pécheurs, incapables de nous sauver, nous devons nous confier à l’amour du Christ. Quelle est notre attitude dans la prière : celle du pharisien ou celle du publicain ? Notre foi, notre charité, nos efforts sont-ils pour nous des raisons de fierté ? Sommes-nous heureux avec nous-mêmes, au lieu d’être heureux avec Dieu ?

Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis juste une parole et je serai guéri. Croyons-nous parfois que nous ne sommes pas vraiment dignes et croyons-nous que Jésus seul nous sauve avec une parole de pardon ?  » Le Seigneur écoute les personnes qui l’appellent : Il les libère de toute angoisse. Il est proche du cœur brisé, sauvant l’esprit inconsolable  » (Ps 33, 18-19). Partageons avec les personnes que nous rencontrerons cette certitude que nous sommes tous écoutés et aimés de Dieu, attentifs à toutes nos demandes.

En conclusion  Rappelons-nous que tout pardon vient de Dieu. Lui seul peut justifier, arranger les choses. Il suffit que l’homme se reconnaisse lui-même comme pécheur. Par-dessus tout, il nous suffit de croire que la miséricorde de Dieu est disproportionnée par rapport à notre misère. Amen.

Diacre Michel Houyoux

Complément

Dans cette parabole, Jésus nous met en présence de ces deux hommes dont les dispositions morales sont totalement aux deux pôles extrêmes de la vie religieuse, et leur fait exprimer clairement leurs pensées. Le pharisien est un homme pieux et honnête qui respecte la loi juive et la met en pratique : il est en matière de religion pour une stricte observance qui pratique encore plus que la loi l’exige. Il est venu au Temple pour rendre grâce à Dieu, d’abord pour le mal qu’il ne fait pas, puis pour tout le bien qu’il fait.

« Il priait pour lui-même. « (v   sa pensée, s’arrêtant complaisamment sur lui-même, ne s’éleva pas vers Dieu. Dans son examen de conscience, il prend comme mesure, non pas la loi de Dieu, mais d’autres hommes (v 11b) ; et ces hommes, exagèrent leurs vices au point de les calomnier (voleurs, injustes, adultères…), car ils ne sont pas tous comme il les décrit. Enfin, son dernier mot trahit un profond mépris pour le public.

La prière du Pharisien et celle du publicain

La prière du Pharisien et celle du publicain

Dans sa prière, le pharisien rappela à Dieu qu’il jeûnait deux fois par semaine et qu’il donnait un dixième de ce qu’il gagnait au Temple. Jeûner deux fois par semaine (lundi et jeudi), et donner une dîme de tous ses revenus, était le devoir de tout Israélite. Peut-être auriez-vous voulu que Dieu le félicita pour son attitude ?

Quant au publicain, il appartenait à la catégorie des pécheurs publics. Tout chez cet homme montra sa repentance la plus profonde pour ses péchés, son attitude et ses paroles : il était à distance du sanctuaire ; il n’osait même pas lever les yeux vers le ciel, de peur d’y rencontrer son juge ; il se frappait la poitrine, en signe de douleur profonde.

Sa prière fut une humble confession et une supplication ardente. Il n’eut pas beaucoup de mots, ce fut un cri du cœur. D’un côté, un homme plein de lui-même et de ses mérites (le pharisien) qui crut que Dieu lui dut le féliciter, et de l’autre, un homme (le publicain) qui connaissait sa misère morale et qui sut qu’il pourrait être pardonné : il compta humblement sur Dieu pour être sauvé ; il eut pleine confiance et espéra  bénéficier de la grâce de Dieu. Il savait que Dieu aime librement !

Devant Dieu, nous sommes tous au même point de ce publicain. Pécheurs, nous ne pouvons pas nous sauver nous-mêmes ! Nous devons nous confier à l’amour du Christ.

* Quelle est votre attitude dans la prière : celle du pharisien ou celle du publicain ?

* Pensez-vous que seul Jésus peut vous sauver avec une parole de pardon ? (Sacrement de la Réconciliation)

Où êtes-vous avec l’amour de Dieu et de vos frères et sœurs ? 

Liens externes

◊   Liturgie : cliquez ici pour lire l’article → Trentième dimanche ordinaire, année C

◊  Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article → La parabole du Pharisien et du publicain - Lc 18 (9-14)

Le pharisien et le publicain en nous / Christian Beaulieu

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Qui est mon prochain ?

Posté par diaconos le 7 octobre 2019

Lundi 7 octobre 2019

Le Bon Samaritain est une parabole du Nouveau Testament dont se sert Jésus de Nazareth pour illustrer sa définition de l'« amour du prochain ». Il répond à une question qui lui est posée à propos de la « Règle d'or » de l'Ancien Testament : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lévitique 19:18).

Le Bon Samaritain est une parabole du Nouveau Testament dont se servit Jésus de Nazareth pour illustrer sa définition de l’amour du prochain. Il répondit à une question qui lui fut posée à propos de la règle d’or de l’Ancien Testament : «Tu aimeras ton prochain comme toi-même» (Lévitique 19, 18).

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,     voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : «Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ?» Jésus lui demanda : «Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ?» L’autre répondit : «Tu aimeras le Seigneur ton  Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même.»     Jésus lui dit : «Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras.»

Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : «Et qui est mon prochain ?» Jésus reprit la parole : «Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté.     De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté.

Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion. Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.”

Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ?» Le docteur de la Loi répondit : «Celui qui a fait preuve de pitié envers lui.» Jésus lui dit : 0 Va, et toi aussi, fais de même.»  (Lc 10, 25-37)

Pour vivre avec Dieu, il faut aimer Dieu et aimer son prochain… Mais qui est mon prochain ? Est-ce mon frère, ma sœur, maman, papa ? Est-ce celui qui est proche de moi parce qu’il est de ma famille ? Est-ce mon copain, mon amie ? Est-ce la personne qui me ressemble un peu de par ses goûts, son âge, sa culture, sa richesse, … ? Est-ce n’importe qui ?

Homélie  Qui est mon prochain ?

  Pour mettre Jésus dans l’embarras, un docteur de la Loi posa cette question à Jésus :   » Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? «  (Lc 10, 25) De tout temps, les hommes espérèrent en une autre vie. Jésus en parla fréquemment. Il disait même : « Cette vie est déjà commencée. » Elle est déjà vécue, quoique inachevée. Mais en quoi consiste t-elle ? Et surtout que faut-il faire pour l’avoir ? Ce fut la question du Scribe, c’est la nôtre aussi.

Jésus lui demanda : « Dans la loi, qu’y a-t-il d’écrit ?  Que lis-tu ?  » L’autre répondit :   » Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même.  Jésus lui dit :   » Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie éternelle. » (Lc 10, 26-27)

Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur afin que tu la mettes en pratique. Il suffit d’aimer !  La Loi de Dieu est simple pour qui écoute. Le salut se joue dans nos attitudes face au prochain. Tout ce que nous faisons aux autres atteint Dieu.

 Pour vivre éternellement. Il faut donc aimer ! Aimer ! L’amour de Dieu et l’amour du prochain sont inséparables. Est-ce ainsi dans ta vie ? Le message de Jésus est profondément humain. Aimer est la loi fondamentale pour tous. Dans cette parabole du Samaritain, ce prochain que nous devons aimer, ce ne fut pas d’abord ce blessé gisant sur la route, mais ce fut ce Samaritain qui se fit le proche de l’autre !

 Si nous transposons ce récit dans notre vie, nous comprendrons facilement que nous devons aimer en premier lieu toutes les personnes qui, au cours de notre vie, se sont faits proches de nous pour venir à notre aide, ce qui ne nous dispense pas de devenir à notre tour le prochain des autres.

 Notre prochain, c’est en premier lieu nos parents, nos premiers éducateurs. L’ingratitude envers eux est le péché qui s’oppose à l’amour du prochain.  Notre prochain, c’est ensuite les personnes qui nous ont éduqué, en dehors du giron familial et qui nous ont permis d’accéder au savoir, de forger notre personnalité, d’acquérir une profession ou de découvrir ce qui est essentiel dans ma  vie.

Notre prochain, c’est notre conjoint. En nous aimant, en nous choisissant surtout pour la vie, il nous a révélé que nous avions de la valeur.Notre prochain, ce sont nos enfants qui nous ont tellement apporté ! Nous leur devons un sentiment légitime de fierté. Nous leur devons un sens à notre vie. Ils consolident et sauvent parfois même l’unité du foyer.

 Notre prochain, ce sont encore toutes ces personnes amies qui tout au long de notre vie ont mis de la joie et du sel, et qui étaient présentes à nos côtés dans les moments de turbulence. Notre prochain, ce sont aussi nos compagnons de travail ou d’association, dans la mesure où ils ont été pour nous une présence stimulante et serviable.

 Le prochain par excellence, c’est Dieu lui-même, puisque justement nous lui devons tout ! Il nous a tout donné, et en particulier la vie, sa vie et Jésus, son Fils unique. Qui aurait pu en faire plus ? Comment ne pas aimer ce Christ qui s’est tellement fait le prochain des hommes qu’il est venu partager leur vie ?

Qui plus que lui s’est penché sur l’humanité pécheresse pour la conduire sur la route de l’amour ? Et c’est ainsi qu’aimer son prochain comme soi-même, c’est l’aimer par gratitude, dans le jaillissement d’une reconnaissance joyeuse. « Va, et toi aussi fais de même » (Lc 10, 37b) disait le Christ au légiste.

Autrement dit, dans la disponibilité et l’écoute, deviens le prochain de l’autre. Sois l’être généreux proche des gens dans le besoin : une façon indirecte de payer sa dette envers ceux et celles qui nous ont aidés. Amen

 Michel Houyoux, diacre permanent

Compléments

◊ Fais-toi prochain, proche de ton frère : cliquez ici pour lire l’article→   Et qui donc est mon prochain ? (Lc 10, 25-37)

◊  Apprenons à rendre service tout au tour de nous :  cliquez ici pour lire l’article →  Un bon samaritain de notre temps

◊   Ne calcule pas qui est ton prochain ! :  cliquez ici pour lire l’article → Et qui donc est mon prochain ? (Lc 10, 25-37)

Liens externes

◊ Message d’Albert Leblond Et qui est mon prochain ?

◊  Jérémy  Sourdil : cliquez ici pour lire l’article → Qui est mon prochain ?

Comment savoir qui est mon prochain ?

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Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi

Posté par diaconos le 17 septembre 2019

Mardi 17 septembre 2019

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus se rendit dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu’une grande foule. Il arriva près de la porte de la ville au moment où l’on emportait un mort pour l’enterrer ; c’était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule importante de la ville accompagnait cette femme.

Voyant celle-ci, le Seigneur fut saisi de compassion pour elle et lui dit : «Ne pleure pas.» Il s’approcha et toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit : «Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi.» Alors le mort se redressa et se mit à parler Et Jésus le rendit à sa mère.

La crainte s’empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu en disant : «Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple.»  Et cette parole sur Jésus se répandit dans la Judée entière et dans toute la région.» (Lc 7, 11-17)

Homélie

Ce jour là, deux cortèges se rencontrèrent : un cortège qui accompagna la mort, et un autre qui accompagna la vie. Une pauvre veuve, suivie par ses familiers et amis, amenèrent son fils au cimetière et soudainement, vit la multitude qui allait avec Jésus. Les deux cortèges se croisèrent et s’arrêtèrent.

Jésus dit à la mère qui allait enterrer son fils : «Ne pleure pas» (Lc 7,13). Tous les regards se posèrent sur Jésus, qui ne demeura pas indifférent à la douleur et à la souffrance de cette pauvre mère, sinon au contraire, qui sentit la compassion et rendit la vie à son fils. C’est que croiser Jésus, c’est trouver la vie, ce qu’il dit de lui-même : «Je suis la résurrection et la vie» (Jn 11,25).

Avec la lecture du fragment de l’Évangile qui nous parle de la résurrection du jeune de Naïm, on pourrait insister à nouveau sur la divinité de Jésus, en disant que seulement Dieu peut rendre la vie à un jeune ; mais aujourd’hui je préfèrerais mettre en évidence son humanité, pour que nous ne voyons pas Jésus comme un être lointain, comme un personnage tant différent à nous, ou comme quelqu’un si excessivement important qui ne nous inspire pas la confiance que peut nous inspirer un bon ami.

Les chrétiens doivent apprendre à imiter Jésus. Nous devons demander à Dieu qu’il nous donne la grâce d’être Christ pour les autres. Si seulement toutes les personnes  pouvaient contempler une image de Jésus sur la terre !

«Une grande foule et ses disciples faisaient route avec Jésus» Jésus avança et avança encore, dans sa vie, dans ses relations avec son peuple, ses disciples… Les situations ne cessèrent de succéder, de venir à lui. À travers elles, se manifesta quelque chose de son être, de sa vocation, de la nouveauté qu’il apporta.

Jésus fut, à chaque fois, comme tiré de lui-même. Aujourd’hui, à Naïm, Jésus fut avec beaucoup de gens, qui le suivirent pour voir, voir ce qui alla se passer. Il rencontra cette veuve d’un fils unique. Jésus s’ouvrit à cette situation limite. Mais cette fois-ci, que faire de plus que de s’effacer ? Que de manifester du respect envers  les gens qui sont frappés par l’irréparable ?

Jésus éprouva de la pitié pour cette femme. N’était-ce pas loin de la situation que Marie sa propre mère dût vivre ? Elle révéla la dimension en toute situation qui nous paralyse tous, qui rompt notre capacité d’action, qui nous rend inertes, spectateurs. La Mort. Nous pressentons que quelque chose doit se passer ou rien de la nouveauté de Jésus n’est vrai.

Les premiers chrétiens virent dans cet événement un message d’espérance pour chacun d’eux : nous pouvons avoir une foi vacillante, une période de découragement, mais dans notre monde, il existe une force nouvelle, qui redonne vie à chacun de nous.

L’incroyant est celui qui affirme que Dieu ne peut le transformer, qui affirme qu’il ne peut plus changer parce qu’il est trop vieux, que maintenant, il est trop tard. Le véritable incroyant est celui qui nie l’infinie puissance de la grâce. Une seule parole du Christ suffit pour faire revivre ce qui était mort. Le message d’espérance de notre foi est que notre Dieu est un Dieu de vie et non de mort. (Lc 20, 38)

La plupart des grandes religions se sont construisirent sur l’idée d’un Dieu impassible, grandiose, lointain ! Notre Dieu, qui se révèle de façon définitive en Jésus, capable de s’émouvoir devant nos détresses : «En la voyant la mère du jeune homme, le Seigneur fut saisi de pitié pour elle

«Les larmes de la veuve ne coulent-elles pas sur les joues de Dieu ?», disait Ben Sirac le Sage (Si 35, 18). Les assistants ne s’y trompèrent pas de cette crainte qu’inspira la Présence de Dieu :  «La crainte s’empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu» -, ils disaient : «Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple.» Amen

Michel Houyoux, diacre permanent

Liens externes

◊ Abbé Philippe Link : cliquez ici pour lire l’article →  Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi.

◊  Saint Jean-Baptiste, Theux (Belgique) : cliquez ici pour lire l’article →  Lève-toi, je te l’ordonne

 Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi » (Lc 7, 11-17)

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