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Quatrième dimanche de l’Avent de l’année C

Posté par diaconos le 13 décembre 2021

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Michel Houyoux

        Michel Houyoux, professeur retraité (chimie, physique et biologie)   du Collège saint Stanislas à Mons Belgique) et diacre permanent dans la province de -Namur-Luxembourg.
# «L’Annonciation, avant d’être faite à Marie, l’Annonciation d’une grossesse miraculeuse fut faite à Sarah, épouse d’Abraham (Genèse 18, 9-15) ainsi qu’à la femme de Manoah, qui enfanta Samson. . De même la cousine de Marie, Élisabeth fut enceinte malgré son âge avancé (Luc 1, 5-25 & 57-80). Paul Verhoeven, membre du Jésus Seminar, souligna certaines incohérences dans le récit des Évangiles ; ces contradictions doivent selon lui conduire à mettre en doute l’idée d’une conception surnaturelle de Jésus.
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Si le miracle de la fécondation par l’Esprit-Saint avait été connu des parents et des frères de Jésus, écrivit Verhoeven, « on ne comprendrait pas pourquoi plus tard, lorsque Jésus se mit à pratiquer des exorcismes, sa famille s’opposa à lui, pense qu’il fut fou et tenta par la force de le traîner à Nazareth L’incrédulité des frères de Jésus, soulignée par l’Évangile de Jean [Jean, VII, 1-5], est incompréhensible s’ils furent au courant du miracle de sa conception..
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Dans le Coran, Le récit coranique reprit l’épisode de l’annonciation dans la sourate 19, versets 17-21. Selon Guillaume Dye, le Coran suivit ile Protévangile de Jacques, apocryphe chrétien du iie siècle Cet événement biblique est célébré par les catholiques et les orthodoxes (l’Annonciation est une des Douze Grandes Fêtes). Célébré le 25 mars (neuf mois avant Noël) par la tradition chrétienne, l’anniversaire de l’Annonciation correspond aux anniversaires des morts d’Adam et de Jésus.
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Si le 25 mars est un dimanche, la fête est décalée au lundi 26. Et si le 25 mars tombe pendant la semaine sainte ou la semaine de Pâques (autrement dit si Pâques a lieu avant le 2 avril), alors l’Annonciation est décalée au deuxième lundi après Pâques .L’annonciation est un des mystères centraux du culte chrétien. C’est en effet le moment où le divin s’incarne en homme : l’ange Gabriel annonce à Marie son nouveau statut de mère du Fils de Dieu, et lui explique qu’elle portera un enfant en son sein tout en restant vierge.
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C’est l’origine de la croyance en une conception virginale qu’il ne faut pas confondre avec le dogme de l’immaculée conception qui est propre au catholicisme (il est rejeté explicitement par la plupart des protestants et des orthodoxes, tout en étant souvent laissé à leur libre appréciation par leurs églises et communautés respectives). Autrement dit, comme l’ont expliqué les théologiens, une femme juive vivant sous la loi de Moïse accepte d’introduire dans le monde celui qui mourra pour les péchés des hommes, c’est-à-dire que la loi, tout en restant valide, cesse d’être le principe théologique essentiel, et laisse la place au salut.
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De toi sortit celui qui doit gouverner Israël

Bethléem, ville natale de Jésus

Ainsi parle le Seigneur : Toi, Bethléem Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois.    Mais Dieu livrera son peuple jusqu’au jour où enfantera, celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les fils d’Israël. Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu. Ils habiteront en sécurité, car désormais il sera grand jusqu’aux lointains de la terre,    et lui-même, il sera la paix ! (Mi 5, 1-4a)

Bethléem Ephrata,,  la féconde, est l’ancien nom de cette ville, située à 8 kilomètres au sud de Jérusalem ; Bethléem, maison du pain, en est le nom plus récent. Ce dernier était déjà connu à l’époque des patriarches, mais le premier fut usité encore plus tard. L’un et l’autre font allusion à la grande fertilité de la contrée environnante, couverte de champs de blé, de vignes et de beaux vergers. Michée juxtaposa les deux noms, ce ne fut pas simplement pour distinguer cette ville d’une autre de même nom, Bethléem de Zabulon.

L’intention du prophète, en se servant du vieux nom, consacré par les souvenirs de l’histoire patriarcale, qu’il rappela fut de donner plus d’ampleur et de solennité au discours. Petite pour être entre les milliers… L’idée ne fut pas que Bethléem ne fut pas au nombre des milliers. Le terme milliers désigna les grandes divisions, les branches de chaque tribu qui comptaient chacune environ un millier de chefs de famille.

Les mots sortira pour moi signifient que l’apparition du Messie est destinée à accomplir les desseins de Dieu. Cette pensée garantit la réalisation des promesses qui le concernent Dieu y fut intéressé. Le terme sortir de… désignant la naissance du Messie comme ayant eut lieu à Bethléem, ainsi que les Juifs l’ont toujours reconnu jusqu’à l’époque de Jésus. Les rabbins ne contestèrent, ce sens que depuis J-C et dans le but d’enlever au christianisme la preuve qu’il tirait de la naissance de Jésus à Bethléem en faveur de sa dignité messianique.

Ils prétendirent que ce passage annonçait simplement que le Messie devait sortir de la famille de David. Mais pourquoi le prophète Michée  insista-il dans ce cas si expressément sur la localité de Bethléem, puisque, depuis des siècles et pendant toute la période qui sépara David du Messie, la famille de David n’habita plus à Bethléem, mais à Jérusalem ? Pourquoi surtout appuiera-il comme il le fit sur sa petitesse, circonstance qui n’eut aucun intérêt, si le Messie n’en sortit pas  directement ?

Michée vit en esprit le grand prince de l’avenir sortant non de Sion, la citadelle royale de Jérusalem, mais de la pauvre bourgade où le premier David avait été appelé par l’Éternel à quitter son troupeau pour monter sur le trône. C’est un trait de ressemblance avec son grand ancêtre. Mais le fait qu’il naquit  à Bethléem et non à Jérusalem, supposa  que, lors de son apparition, la famille royale fut revenue à l’état de pauvreté et d’obscurité qui était autrefois le sien à Bethléem.

Ce terme peu usuel de dominateur rappela celui de domination. ; et le titre de dominateur d’Israël est opposé à celui de juge d’Israël. La gloire et la grandeur divines du premier contrastèrent avec les humiliations du second.

Le terme sortir de… désigne la naissance du Messie comme ayant eu lieu à Bethléem, ainsi que les Juifs l’ont toujours reconnu jusqu’à l’époque de J-C Les rabbins n’en contestèrent pas ce sens que depuis J-C et dans le but d’enlever au christianisme la preuve qu’il tira de la naissance de Jésus à Bethléem en faveur de sa dignité messianique. Ils prétendirent que ce passage annonçait simplement que le Messie devait sortir de la famille de David.

Pourquoi le prophète Michée insista-t-il dans ce cas sur la localité de Bethléem, puisque, depuis des siècles et pendant toute la période qui sépara David du Messie, la famille de David n’habita plus à Bethléem, mais à Jérusalem?  Celle qui doit enfanter, la mère du Messie, on pourrait appliquer ce terme à la communauté d’Israël : les douleurs de l’exil furent pour elle comme les souffrances de l’enfantement du Messie ; la naissance de l’enfant fut l’image de l’avènement du Libérateur, fruit de toutes ces douleurs.

Le type de Rachel enfantant Benjamin, que le prophète Michée s’en souvint en écrivant et que rappela le nom d’Ephrata ; car Rachel fut le symbole de la communauté israélite.  Les fils d’Israël désignèrent Juda, la tribu royale, demeurée attachée à la maison de David, en face du royaume infidèle des dix tribus. Elle était, au temps de Michée, le corps de la nation et elle forma le noyau du peuple restauré, auquel se rallièrent les autres tribus. Ainsi se réalisa en la personne de Jésus le modèle offert par David, son aïeul, quand, après avoir régné sur Juda, il vit toutes les tribus d’Israël se joindre à lui et le reconnaître pour roi, en lui disant :  »Nous sommes tes os et ta chair » (2 Sm 5, 1)

L’activité de Jésus pour le bien de son peuple, dans laquelle il déploya à la fois une puissance et une douceur divines. Elle est décrite comme celui d’un berger paissant son troupeau, type fréquent de la royauté : le berger étant debout, appuyé sur son bâton et veillant sur le troupeau ; celui-ci reposant à ses pieds, en pleine sécurité et à l’abri de toute attaque. (Mi 4, 4)Dans la force… dans la majesté du nom de l’Éternel.

Il fut revêtu de la force divine pour défendre son troupeau contre loups et voleurs ; plus que cela : il fut tellement uni à Dieu que la plénitude de la puissance et de la majesté divines eut resplendit en lui. La paix résuma tous les bienfaits du règne de Jésus pour son peuple maintenant réuni. Il fut lui-même cette paix ; il la porta en lui, il en fut la source :  »Ce fut lui qui est notre paix ». La paix est toujours le signe des descriptions prophétiques du règne de Dieu.

La protection qu’accorda Jésus à son peuple contre les ennemis étrangers. Michée prit comme type des ennemis des derniers temps, le peuple de son époque le plus redoutable à Israël, celui qui représentait alors la puissance de ce monde, hostile à Dieu et à son règne : l’Assyrie.  Sept pasteurs et huit princes : ces chiffres sont symboliques : sept est le nombre de la perfection, celui des œuvres que Dieu accomplit ; huit, qui va au-delà, indique une surabondance de forces dépassant le strict nécessaire pour la victoire.

Cette forme (sept… huit…) est une imitation de la forme semblable qu’employa Amos pour exprimer le nombre surabondant des péchés qui provoquent le jugement de Dieu : À cause de trois crimes de… et à cause de quatre… (Am 1, 3) Les pasteurs sont des princes de race royale, comme le pasteur suprême, le Messie ; les princes furent des chefs choisis au sein du peuple pour marcher avec eux à sa tête contre l’ennemi.

Le peuple de Dieu ne se borne pas à repousser les attaques de l’ennemi ; il le poursuit jusque dans son pays et en fait la conquête : Assur lui est asservi. Ils paîtront (gouverneront). La terre de Nimrod : parallèle de la terre d’Assur. L’Assyrie est ici nommée le pays de Nimrod, parce que celui-ci fut le fondateur de la première monarchie universelle (Babel), dont la puissance assyrienne fut l’une des branches (Genèse 10.9-11). Le nom de Nimrod représente mieux qu’aucun autre la puissance terrestre dans son opposition au règne de Dieu. Les portes désignent non les frontières d’Assur, mais les villes et forteresses qui sont le cœur même du pays.

Archives à consulter

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Frère Thibaut de Pontavice :  » la Visitation »

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L’année liturgique et son organisation

Posté par diaconos le 25 juillet 2021

L’Année Liturgique…Comprendre et transmettre

# # Michel Houyoux enseigna la biologie, la chimie et la physique dans plusieurs instituts et collèges en Belgique et au Burundi (Afrique de l’est). Par arrêté royal du,26 novembre 1993, il reçut la décoration de Chevalier de l’Ordre de la Couronne en récompense de plus de trente années de bons et loyaux services dans l’enseignement De plus Michel Houyoux est diacre permanent dans le doyenné de Florennes (Belgique) et gère son site internet au rayonnement mondial. il publie ses articles en six langues

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Nous commençons une nouvelle année liturgique par le temps fort de l’Avent. Pendant des siècles le peuple hébreux fut en attente du Messie. Les chrétiens revivent ce temps d’attente durant les quatre semaines de l’Avent. Les prophètes de l’Ancien Testament nous apprennent que  Dieu est un Père plein  de tendresse et de justice. Il ne supporte pas du tout que nous écrasions les autres !

Le Messie annoncé par Isaïe fut rempli de l’Esprit du Seigneur :  » Esprit de Sagesse, de discernement Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte du Seigneur.  » (Is 11, 1-10) L’enseignement des prophètes reste encore d’actualité. Tout au long de son ministère, Jésus révéla de manière radicale un Dieu proche de tous les meurtris de la vie. Les disciples d’Emmaüs ne reconnurent pas le Christ sur la route ; comme eux, nous avons souvent les yeux fermés sur la présence de Dieu à nos côtés.

La Pentecôte c’est la naissance de l’Église universelle. Plus de barrières de langues, de races, de nations. Sachons nous accepter différents. Que l’Esprit Saint nous apprenne à nous comprendre et à nous pardonner ; nous pourrons alors vivre de sa vie.

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L’année liturgique déploie au long de l’année le mystère du Christ et de notre  Salut. L’Église, chaque semaine, au jour qu’elle a appelé le Jour du  Seigneur, fait mémoire de la Résurrection du Seigneur qu’elle  célèbre encore une fois par an en même temps que sa  bienheureuse Passion par la grande Solennité de Pâques. Elle  déploie tout le mystère du Christ pendant le cycle de l’année, de  l’Incarnation et la Nativité jusqu’à l’Ascension, jusqu’à la Pentecôte
et jusqu’à l’attente de la bienheureuse espérance et de l’avènement  du Seigneur. »  (Extrait de « Constitution sur la liturgie du Concile Vatican II (SC 1O2) )

LE TEMPS DE L’AVENT

Les quatre semaines incluant les quatre dimanches précédant la  veille de Noël correspondent à l’Avent. Avent, du latin adventus qui  signifie venue, arrivée. Pour les chrétiens, ce terme fut employé  pour désigner la venue du Christ parmi les hommes.  Depuis le pape Grégoire I, nommé aussi Grégoire le Grand, l’Avent  représente la période de la préparation de la venue du Christ. Elle  commence avec le quatrième dimanche avant Noël et marque le  début de l’année liturgique.  « En célébrant chaque année la liturgie de l’Avent, l’Église actualise  cette attente du Messie. En communiant à la préparation de la  première venue du Sauveur, les fidèles renouvellent leur désir ardent de son second avènement. » (Extrait du catéchisme de l’Église catholique).

Le symbole principal de l’Avent est la lumière. Symboliquement la  lumière représente l’espoir et la lutte contre le mal. L’Avent est  perspective de paix et de lumière que le Christ vient nous offrir.  C’est dès le mois de novembre que Noël se prépare ! Le dimanche le plus proche de la fête de saint André est le premier dimanche de l’Avent. La couronne de l’Avent que nous plaçons dans nos maisons évoquent le soleil et annoncent son retour.

Nos ancêtres au nord de l’Europe, qui craignaient de voir le soleil disparaître pour toujours, habillaient leur logis au cœur de l’hiver de couronnes composées de feuillages verts. En Allemagne, on connaît la couronne de l’Avent seulement depuis la Première Guerre mondiale. Pour les chrétiens, cette couronne est le symbole du Christ Roi, le  houx rappelant la couronne d’épines posée sur la tête du Christ  avant sa mise en croix.

Les bougies symbole de lumière

Noël sera là lorsque la dernière bougie sera allumée. Le plus  souvent les bougies sont rouges pour évoquer le feu et la lumière.  Vivre le temps de l’Avent, c’est être capable de bousculer nos vies,  nos habitudes, nos aises pour accueillir l’enfant de la crèche.

Le premier dimanche de l’Avent

Ce dimanche ouvre une nouvelle année liturgique pour quatre semaines de chemin vers le Christ. Une année durant laquelle nous allons, de dimanche en dimanche,  entrer un peu plus loin dans le mystère de l’Amour de Dieu manifesté en son Fils Jésus.  C’est l’évangile de Matthieu que nous ouvrirons, chaque dimanche  de l’année nouvelle, pour découvrir Jésus à travers son  enseignement. Le temps de l’Avent n’est pas seulement le temps où nous faisons mémoire de l’attente du messie. Il nous rappelle que le  Seigneur doit, un jour revenir, et que nous devons être prêts.

Plus de sept cents ans avant la naissance du Christ, le prophète  Isaïe annonçait que le Sauveur rassemblera un jour tous les  peuples dans la paix.  (Références dans la Bible : Is 2, 1-5; Ps 121; Rm 13, 11-14a; Mt 24, 37-44)

Diacre Michel Houyoux

 Rencontre avec la parole de vieAuteur Diacre Michel Houyoux  - 224 pages , publié en français le 06 juillet 2012

EAN 139783841698070 ISBN   978-3-8416-9807-0

Format  Broché
EAN13
 Éditeur  Croix du Salut

Publié à la maison d’éditions Croix du SalutSite Web  http : www. editions-croix.com

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Rencontre avec la Parole de Vie

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Dix-septième dimanche du Temps Ordinaire de l’année B

L’année liturgique

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Troisième dimanche de Pâques – Année B

Posté par diaconos le 13 avril 2021

Troisième dimanche de Pâques - Année B dans La messe du dimanche Jeudi-16-avril-20202

 # Jésus recommande aux apôtres en mission de ne pas emporter d’argent ou d’autres biens et, en arrivant sur le lieu de destination, de se renseigner sur les personnes dignes de confiance et de leur demander l’hospitalité. S’ils ne sont pas accueillis, Jésus les invite à partir en secouant la poussière de leurs pieds, un geste symbolique qui signifie l’interruption d’un contact impur. Dans l’Évangile de Matthieu, il est précisé que la mission des douze est réservée aux Israélites, c’est-à-dire à ceux qui connaissent les promesses de Dieu, à l’exclusion des païens et des Samaritains, assimilés aux païens.

La mission des apôtres ne sera étendue à tous les peuples qu’après la résurrection de Jésus. Dans l’Évangile de Marc, Jésus invite les apôtres à ne porter que des sandales et un bâton, alors que dans l’Évangile de Matthieu, il les invite à ne rien porter, ni sandales ni bâton ; l’Évangile de Luc les invite également à ne pas porter de bâton, alors que les sandales ne sont pas mentionnées. Selon certains commentateurs, la version de Marc serait la version originale, car elle est conforme à la tradition orientale et à la situation des lieux. Les sandales et le bâton étaient l’équipement des bergers qui se déplaçaient en accompagnant le troupeau et étaient nécessaires pour marcher sur les routes imperméables et caillouteuses de la Palestine de l’époque.

# La Grande Mission, ou Mission universelle, est une instruction que donne Jésus de Nazareth à onze de ses Douze Apôtres après sa résurrection. Dans cet épisode, relaté par les cinq derniers versets de l’Évangile selon Matthieu, Jésus apparaît à ses disciples sur une montagne de Galilée et leur demande de baptiser « au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » l’ensemble des nations du monde.

 Ce passage fait suite à la crucifixion et à la résurrection de Jésus. Élian Cuvillier nota qu’il ne contient aucun appel au jugement de Dieu : l’envoi en mission et l’adhésion de nouveaux disciples l’emportent sur les notions de péché ou de rétribution.

L’envoi en mission est placé sous le signe de la Trinité, qui fait écho au baptême du Christ, où l’Esprit descendit sur Jésus à l’instant où la voix divine établit la relation filiale avec le Père. L’évangile de Matthieu se caractérise par une dualité permanente entre le particularisme juif et l’universalisme.

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De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

En ce temps-là, les disciples revenaient d’Emmaüs et racontaient aux onze apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait connaître à eux à la fraction du pain. Pendant qu’ils en parlaient encore, il se présenta au milieu d’eux et leur dit : « La paix soit avec vous !   » Et ils étaient effrayés et craintifs ; ils pensaient avoir vu un esprit.
Jésus leur dit :  » Pourquoi êtes-vous tellement en colère ? Et pourquoi ces pensées surgissent-elles dans vos cœurs ? Regardez mes mains et mes pieds : c’est moi ! Touchez-moi, regardez-moi : un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez ce que j’ai fait.   » Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n’osaient pas encore le croire, et ils étaient stupéfaits.

Jésus leur dit : « Avez-vous quelque chose à manger ici ?  « Et on lui apporta un morceau de poisson rôti, qu’il prit et mangea devant eux. Puis il leur dit : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : « Il faut que s’accomplisse tout ce qui est écrit en mon nom, tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes et dans les psaumes.  »
Puis il a ouvert leur esprit à la compréhension des Écritures. Il leur dit : « Ainsi il est écrit que le Christ souffrira, …qu’il ressuscitera des morts le troisième jour…, …et que la conversion sera proclamée en son nom… pour le pardon des péchés à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. C’est à vous d’en être les témoins » (Lc 24, 35-48).

Jésus-Christ transforme ceux qui le rencontrent

Alors que les disciples sur le chemin d’Emmaüs racontaient à leurs compagnons ce qui s’était passé sur le chemin d’Emmaüs et comment ils avaient reconnu Jésus lorsqu’il avait rompu le pain, Jésus lui-même se tenait au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous » (Lc 24, 36). Dans leur joie, ils n’osaient pas le croire et étaient stupéfaits. Mais Jésus est plein de sensibilité pour ses disciples encore incrédules ; il s’approche d’eux, leur montre ses mains et ses pieds marqués par les clous de la Passion.

Il a insisté : « C’est vraiment moi. Touche-moi.   » (Lc 24, 39b) Les mains et les pieds qu’il nous montre aujourd’hui sont ceux de tous ses frères et sœurs blessés par les guerres et la haine.  Pour convaincre ses disciples qu’il est bien vivant, il leur demande : « Avez-vous quelque chose à manger ?   » (Lc 24, 41b) Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé. Il l’a pris et a mangé devant eux. Par la bouche de tous les affamés de la terre, il nous dit encore et encore :  » Avez-vous quelque chose à manger ? « 

Ce qui est remarquable ici, c’est que Jésus fait les premiers pas. Il provoque lui-même la rencontre, il a l’initiative, il aide à la reconnaissance : « Regardez mes mains et mes pieds.   » (Lc 24, 39a) La rencontre avec le Christ ressuscité transforme les disciples comme ceux de la route d’Emmaüs. Ils étaient craintifs au début, mais maintenant ils deviennent des témoins. Et nous, quand nous venons à l’église, avons-nous une vraie rencontre avec Jésus ressuscité qui transforme ? L’histoire de l’Église nous apprend combien d’hommes et de femmes ont été transformés par leur rencontre avec le Christ.

Parfois, ce fut un choc soudain, une conversion soudaine : saint Paul, saint Augustin, saint Ignace de Loyola, sainte Thérèse d’Avila, Charles de Foucauld… Ces rencontres débouchent sur une relation quotidienne qui transforme la vie. Jésus s’offre à moi chaque matin et chaque soir à l’heure de la prière personnelle ou familiale, chaque dimanche dans l’Eucharistie pour écouter sa Parole, pour recevoir son offrande et son Corps.

Est-ce une véritable rencontre avec Jésus ressuscité qui m’attend ? Si mon église paroissiale est ouverte, avec une lampe qui me dit qu’il est là, dans le tabernacle, disponible pour se rencontrer dans l’intimité du silence, pourquoi ne pas en profiter ? L’écoute et la lecture de la Parole de Dieu sont également des moyens privilégiés pour entrer en relation avec Jésus. Quelle que soit la manière dont elle se déroule, la rencontre avec le Ressuscité élargit le cœur et nous transforme.

« Vous êtes les témoins. « (Lc 24, 48) Cette parole de Jésus établit la mission des apôtres. Le témoin doit transmettre ce qu’il a vu et entendu afin de susciter une réponse de foi. Dimanche prochain, le quatrième jour de Pâques, sera la Journée mondiale de prière pour les vocations, une occasion pour Jésus de renouveler son appel à être ses témoins d’une manière ou d’une autre. Aujourd’hui, à travers cet évangile, Jésus rappelle à chacun d’entre nous :  » Vous êtes le témoin !  « 

Notre façon de vivre selon l’Évangile, de faire fleurir la paix et l’amour autour de nous, dans nos familles, au travail, est un témoignage. Participer à l’Eucharistie le dimanche, c’est vivre la Pâque, une véritable résurrection. Être témoin, c’est aussi parler quand c’est nécessaire, comme nous le demande saint Pierre : « Soyez toujours prêts à justifier votre espérance à ceux qui vous la demandent. Mais que ce soit avec douceur et respect… » (1 P 3, 15).

Diacre Michel Houyoux

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◊ La Croix : cliquez ici pour lire l’article →  Dimanche 18 avril 2021 :  3e dimanche de Pâques

◊ Mont des Cats  : cliquez ici pour lire l’article →  Troisième Dimanche de Pâques, Année B

   Homélie du 3e dimanche de Pâques par le frère Thibaut du Pontavice

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Lundi de la deuxième Semaine du Temps Pascal

Posté par diaconos le 12 avril 2021

Personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu

Jean 3 1 8aw

# LÉvangile de Nicodème et Actes de Pilate sont les noms usuels d’un évangile apocryphe composé en grec au IVe siècle, il raconte le procès et la mort de Jésus puis, à travers la figure de Joseph d’Arimathie et de trois Galiléens, la résurrection et l’ascension du Christ ; il cite notamment les évangiles canoniques et insiste sur le fait que Jésus accomplit les prophéties de l’Ancien Testament. Traduit en latin, il connut en Occident un très grand succès, dont témoignèrent plus de 400 manuscrits ; il fut complété à l’aide de récits de la descente du Christ aux enfers.

La forme la plus répandue au Moyen Âge, datée du VIe siècle, fut traduite au IXe siècle/Xe siècle en grec. dans lesquelles Marie joua un rôle important. L’Évangile de Nicodème influença la culture occidentale ; il fut souvent cité et exploité au Moyen Âge, aussi bien dans les encyclopédies médiévales et dans des chroniques historiques que des manuels de prédication ; il fut à la source d’une partie des légendes sur le Graal. Contrairement à ce que l’on a longtemps pensé, il semble n’avoir eu une influence sur l’iconographie que très tardivement (XVIIe siècle) ; il n’est donc pas à la source des icônes de la Résurrection.

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Il y avait un homme, un pharisien nommé Nicodème ; c’était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit : « Rabbi, nous le savons, c’est de la part de Dieu que tu es venu comme un maître qui enseigne, car personne ne peut accomplir les signes que toi, tu accomplis, si Dieu n’est pas avec lui. » Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : à moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu. » Nicodème lui répliqua : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une deuxième fois dans le sein de sa mère et renaître ? »

Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t’ai dit : il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit.»  (Jn 3, 1-8)

Jésus et Nicodème

Jean voulut donner une preuve de la parfaite connaissance que Jésus avait du cœur de l’homme  ; il voulut montrer en Nicodème un exemple de cette foi qui ne se fondait que sur les miracles ;  il introduisit ce trait comme une exception à l’attitude pleine de réserve que Jésus avait prise  ;  Jean reproduisit et résuma dans cette relation les importantes révélations que Jésus donna, dans les premiers temps de son ministère, sur sa personne et sur son œuvre.

Cette mémorable rencontre de Jésus avec le pharisien Nicodème fut un des principaux épisodes de ce premier séjour de Jésus à Jérusalem, dont Jean retraça les résultats. Nicodème fut désigné comme un membre du sanhédrin, conseil suprême de la nation : « Nicodème, qui était venu de nuit vers Jésus, et qui était l’un d’entre eux, leur dit : Notre loi condamne-t-elle un homme avant qu’on l’entende et qu’on sache ce qu’il a fait ? (Jn 7, 50-51)

Il était du parti des pharisiens. Il était inconnu dans l’histoire, car son identification avec un Nicodème, disciple de Jésus, dont parle le Talmud, et qui vécut jusqu’à la ruine de Jérusalem, n’est pas démontrée. Nicodème était un homme timide, et il resta comme le type de ceux qui cédèrent à la crainte de se compromettre.  Dans la position sociale qu’il occupait comme membre du sanhédrin, entouré d’hommes qui étaient remplis de préjugés contre Jésus, et n’ayant lui-même qu’une foi faible et obscure, Nicodème prit une détermination d’une hardiesse très méritoire en se décidant à chercher des lumières auprès de ce nouveau prophète galiléen.

Sa démarche prouva une sincérité qui l’eut affranchi par degrés de la crainte des gens. Malgré l’hostilité croissante du sanhédrin, il sut prendre la défense de Jésus. Au moment du plus grand danger, il ne craignit plus de se déclarer ouvertement en faveur de Jésus en qui il reconnut son Sauveur.

En déclarant que toutes choses ont été créées par la Parole, Jean exclut toute exception, il fit allusion aux premiers mots de la Genèse. Il se trouva en parfait accord avec d’autres écrivains du Nouveau Testament, qui rendirent la même pensée d’une manière plus explicite encore : «  En fait, j’ai aussi baptisé Stéphanas et les gens de sa maison ; et je ne sais plus si j’ai baptisé quelqu’un d’autre. » (Co 1, 16)

Jésus répondit aux pensées que Nicodème n’avait pas encore eu le temps d’exprimer, et qui avaient trait au royaume de Dieu. C’était le sujet qui préoccupait tout Israélite pieux. Mais quel renversement des idées de Nicodème : avec les pharisiens, dont il était ; il attendait un royaume extérieur, national, politique. Jésus lui présenta un royaume invisible, dans lequel on entre par une transformation morale.

Nicodème fut troublé par la déclaration de Jésus, ni de réduire sa question. En disant : « Un homme peut-il naître quand il est vieux, il pensa à lui-même et se dit qu’il ne pourra, en aucune façon, remplir la condition posée par la parole énigmatique de Jésus, alors même qu’elle lui présenta un sens acceptable. Il y ut de la tristesse dans sa réflexion.

Jésus éleva la pensée de Nicodème au-dessus du matérialisme qui  inspira sa question, il lui indiqua les moyens par lesquels seuls put s’accomplir la naissance spirituelle dont il lui parla.

Ces moyens sont : l’eau et l’Esprit. L’un est le symbole, l’autre la réalité. Nicodème, qui connaissait les Écritures, ne pouvait pas être entièrement étranger au fait ainsi décrit dans les termes mêmes des prophètes. Il n’ignorait pas le baptême d’eau que Jean-Baptiste prêchait et administrait en vue de la repentance ; peut-être avait il appris que Jean annonçait Jésus qui devait venir après lui et qui baptiserait du Saint-Esprit  : « Moi, je vous baptise dans l’eau, en vue de la conversion. Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. » (Mt 3, 11)

Il pouvait donc comprendre que l’eau, employée dans toutes les purifications rituelles en usage chez les Juifs, était le signe et le sceau de la repentance, de la douleur causée par le péché et qui, en le faisant haïr, purifie la conscience des œuvres mortes. En affirmant la nécessité pour tous de cette naissance d’eau et d’esprit, Jésus détruisit du même coup cet édifice de vertus, d’œuvres, d’observances de la loi, par lesquelles la propre justice pharisaïque pensait pouvoir subsister devant Dieu !

Il ne s’agit plus de faire, mais d’être, et avant d’être, il faut naître. Ainsi Jésus répondit aux préoccupations intimes de Nicodème. sa vie, dont la Parole est la source, devint lumière pour les créatures intelligentes et morales : la vie était la lumière des hommes. Après avoir décrit la Parole en elle-même, dans son rapport avec Dieu et dans son rapport avec le monde, Jean  la montra dans sa relation avec notre humanité.

Lorsque Jean écrit : « Dieu est lumière et il n’y a pas en lui de ténèbres », ou que Jésus dit : « Je suis la lumière du monde, celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres », ce terme de lumière, opposé à celui de ténèbres, désigne à la fois la perfection morale et la clarté qu’elle communique à l’entendement.

Pour l’homme qui la reçoit, la lumière est la vérité divine qui illumine son âme et y répand la connaissance de Dieu par la Parole. Mais cette connaissance n’est jamais purement intellectuelle ; elle est inséparable de la vie morale qu’elle crée et entretient dans le cœur ; elle grandit ou diminue et s’éteint avec elle. Ce fut ce qui ressortit du rapport que Jean eut établi entre la vie et la lumière. D’abord la vie, et par elle la lumière, tel est l’ordre du royaume de Dieu et de l’expérience chrétienne.

Mais quand la vie fut réellement la lumière des hommes ? Malgré l’apparition des ténèbres qui envahirent l’humanité, la lumière ne cessa pas de projeter ses rayons salutaires elle persiste à éclairer cette humanité devenue ténèbres : mais, par suite de l’obscurcissement moral, l’humanité résista à l’action de la lumière : les ténèbres ne l’eurent pas reçue.

Les moyens naturels de cette illumination sont, d’une part, la contemplation des œuvres de Dieu dans la création et, d’autre part, les avertissements de la conscience, cette loi écrite dans les cœurs. Ces moyens avec le secours de la Parole éternelle qui les emploie, suffiraient pour ramener les hommes à Dieu, s’ils étaient dans un état normal ; ils suffisent du moins pour les rendre inexcusables de résister aux sollicitations de cette lumière.

Après avoir dit ce qu’était la Parole divine, créatrice, vie et lumière des hommes, et comment elle ne fut pas reçue à cause des ténèbres qui régnèrent dans le monde, Jean poursuivit son exposé, en nous transportant au moment le plus tragique de cette lutte de la lumière avec les ténèbres : précédée et annoncée par le solennel témoignage de Jean, la Parole vint dans le peuple qui fut préparé pour la recevoir ; elle fut repoussée par lui, mais elle se constitua un nouveau peuple, formé de ceux qui reçurent d’elle par la foi le pouvoir de devenir enfants de Dieu.

 Le but du témoignage de Jean-Baptiste était que tous crussent à la lumière  par lui, par l’entremise de Jean. Telle fut l’intention de Dieu dans sa miséricorde ; et le témoignage de Jean était assez clair, assez puissant, pour que cette intention eût été réalisée en tous, si la plupart n’eussent été retenus loin de la foi par l’endurcissement de leurs cœurs. Cependant plusieurs crurent, et les plus éminents disciples de Jean-Baptiste devinrent disciples de Jésus.

Pour dissiper si possible l’étonnement de Nicodème, Jésus décrivit l’action de l’Esprit par une comparaison empruntée à la nature. Cette comparaison s’offrait à lui dans le terme même qui, en hébreu et en grec, désigne l’esprit et qui signifie en même temps vent. Il personnifie le vent (il souffle où il veut) et fit remarquer qu’on le constate par ses effets (le bruit, grec la voix), bien qu’on ne sache ni d’où il vient ni où il va.

Il en est de même de l’œuvre de l’Esprit ; celui en qui elle s’accomplit a conscience de la transformation qui s’opère en lui, il la constate par ses effets, mais il ignore de quelle manière elle s’accomplit. Toute vie est un mystère. Nicodème  demanda  : « C comment ?  » À cette question, il ne put y avoir de réponse propre à satisfaire une curiosité tout intellectuelle.

 Jésus révéla la parfaite liberté de l’Esprit dans son action. « Il souffle où il veut », et souvent là même où les hommes le soupçonnent le moins. Jésus enseigna encore que ceux en qui cet Esprit opère ne savent pas jusqu’où il les conduira. Il ouvre ainsi devant eux de grandes et glorieuses perspectives.

Diacre Michel Houyoux

Compléments

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   Nicodème, renaître de l’esprit

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