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Quatrième dimanche du Temps Ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 24 janvier 2022

Afficher l’image sourceCe dimanche les textes liturgiques nous invitent à suivre le Christ et à participer à sa mission. En agissant de cette manière, nous aimerons sans mesure et sans limites. L’amour de Dieu est adressé à tous, sans exclusion, sans exception. Puisque Dieu nous aime tous, nous devons à notre tour aimer tous les hommes. Pour notre méditation, relisons, au cours de cette quatrième semaine du temps ordinaire, la deuxième lecture, extraite de la première lettre de Paul apôtre aux chrétiens de Corinthe et posons-nous la question : «  Qu’est vraiment pour moi la charité ? » et surtout prions pour mieux le vivre. Voici les lectures et quelques commentaires de celles- ci.

La première lecture est tirée du livre de Jérémie

 Commentaire Jérémie, qui fut un très grand prophète à Jérusalem (les dates de sa prédication s’étendent de 627 à 587 av. J. C. environ) nous parle dans cet extrait de son expérience spirituelle : il a bien conscience que c’est Dieu qui l’a choisi (versets 4 et 5). Ce récit de la vocation de Jérémie illustre bien ce qu’étaient les prophètes en Israël : ils étaient des porte-parole de Dieu, d’un Dieu qui veut entrer en communication, se faire connaître pour nouer une relation d’Alliance.

Texte Le Seigneur m’adressa la parole et me dit : « Avant même de te former dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t’ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les peuples.  Lève-toi, tu prononceras contre eux tout ce que je t’ordonnerai. Ne tremble pas devant eux, sinon, c’est moi qui te ferai trembler devant eux. Moi, je fais de toi aujourd’hui une ville fortifiée, une colonne de fer, un rempart de bronze, pour faire face à tout le pays, aux rois de Juda et à ses chefs, à ses prêtres et à tout le peuple. Ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te délivrer. 

Psaume 71(70),5-8.15.17.19

Commentaire Ce psaume, qui compte 24 versets, est écrit à la première personne du singulier : « Je » est à comprendre dans le sens collectif donc « Nous » (« Je » se trouve onze fois dans le psaume 71) . Son auteur est un vieil homme qui apporte le témoignage d’une expérience personnelle mais dramatique (voir aussi les versets 2-12 dans le texte intégral). Dans cet extrait, c’est Israël qui parle (versets 5 à 8)

Note  C’est dans la liturgie du Temple que se fit la proclamation officielle des interventions salvatrices de Dieu où on entonnait un hymne de louange :  »Dieu qui est donc comme toi ? »

Texte  Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance, mon appui dès ma jeunesse. 6. Toi, mon soutien dès avant ma naissance, tu m’as choisi dès le ventre de ma mère ; tu seras ma louange toujours !  Pour beaucoup, je fus comme un prodige ; tu as été mon secours et ma force. 8. Je n’avais que ta louange à la bouche, tout le jour, ta splendeur.  Ma bouche annonce tout le jour tes actes de justice et de salut ; (je n’en connais pas le nombre). 19 Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse, jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles. Si haute est ta justice, mon Dieu, toi qui as fait de grandes choses : Dieu, qui donc est comme toi ?

 La deuxième est tirée de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Commentaire  Ce texte de Paul parle d’abord de Dieu, il contemple le mystère de l’amour de Dieu ; à chaque fois que nous rencontrons le mot « Amour » dans ce texte, nous pourrions le remplacer par le mot « Dieu ». Les quinze comportements  que Paul énumère dans son inventaire, loin d’être des utopies, sont les réalités étonnantes que l’expérience fait découvrir : l’amour et l’amour seul permet à ceux qui aiment, à ceux qui s’aiment, d’atteindre des sommets de patience, d’oubli de soi, de douceur, de transparence, de confiance totale. C’est l’amour de Dieu, c’est-à-dire donné par Dieu, qui, seul, peut faire de nos communautés les témoins que le monde attend. Les  plus grandes vertus ne sont rien si elles ne sont pas irriguées uniquement par l’amour de Dieu lui-même. Voilà qui remet les choses à leur place !

Note 1  Corinthe est l’une des plus importantes cités de la Grèce antique. Elle demeure une ville importante de la Grèce moderne, en abritant 36 555 habitants et en étant capitale du nome de Corinthie. Lors des campagnes de Rome contre la Ligue, elle fut entièrement dévastée en −146 par Mummius,

Note 2   Après un siècle de désolation, Corinthe fut reconstruite par Jules César qui en fit une colonie romaine (44 av. J.-C.). Lorsque l’apôtre Paul se rendit dans la ville, une centaine d’années plus tard, Corinthe était devenue une cité florissante et la capitale de la province romaine d’Achaïe. Après son voyage, il leur écrivit deux lettres (épîtres).

Texte  Frères, parmi les dons de Dieu, vous cherchez à obtenir ce qu’il y a de meilleur. Eh bien, je vais vous indiquer une voie supérieure à toutes les autres. J’aurais beau parler toutes les langues de la terre et du ciel, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, et toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien. J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien.

L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ; 5 il ne fait rien de malhonnête ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est mal, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne passera jamais. Un jour, les prophéties disparaîtront, le don des langues cessera, la connaissance que nous avons de Dieu disparaîtra.

9 En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles. Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel disparaîtra. Quand j’étais un enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j’ai fait disparaître ce qui faisait de moi un enfant. Nous voyons actuellement une image obscure dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai vraiment, comme Dieu m’a connu. Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité.

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

Aujourd’hui : c’est le premier mot et le mot clé de sa première homélie dans la synagogue de son enfance. Elle ne peut être plus concrète car toute sa personne parle de Dieu. Dieu a tellement aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique. Cette phrase de l’Évangile s’adresse aux auditeurs de Jésus ; aux premiers chrétiens pour lesquels Luc écrit ; aux lecteurs de tous les temps et donc à nous aussi.

Avec Jésus la Parole de Dieu est au présent. Elle est dans sa personne. Comment accueilles-tu cette parole du Christ dans ta vie, dans ta communauté ? Comment l’accueilles-tu quand tu lis la Bible, et quand tu participes à la messe ?

Copyright 2012 by the author and Südwestdeutscher Verlag für Hochschulschriften. All rights rerseved – Saarbrücken 2012

Auteur → Michel Houyoux

Source → Rencontre avec la Parole de Vie : Parole de Dieu–  Éditions Croix du Salut

Commentaire ​Cette parole de l’Écriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit » (verset 21), ce qui revient à affirmer « Je suis le Messie que vous attendez ». Jésus n’a pas été accepté de ses compatriotes, car il a été trop franc avec eux ! Jésus n’a annoncé qu’un message de grâce et d’amour concernant tout le monde. Son message d’amour concerne aussi, et avec prédilection, les païens : toute l’histoire biblique est là  pour le prouver. C’en est trop ! Ce nouveau prophète doit mourir. Il mourra plus tard à cause de son projet d’amour universel. Oui, vraiment, Dieu aime sans frontières : il aime les incroyants, les pêcheurs, les ingrats,… Ne soyons pas jaloux , soyons prêts à imiter la gratuité de l’amour de Dieu. Pour réaliser le projet d’amour universel de Dieu, nous risquons de rencontrer l’incompréhension, même parmi nos proches ; en sommes-nous paralysés, ou allons-nous droit notre chemin

Note 1 ​Sidon serait l’une des plus vieillesvilles de la côte phénicienne, fondée par le fils de Canaan,  petit-fils de Noé

Note 2 Élie  est un prophète dans les religions monothéistes. Prophète d’Israël du IXe siècle avant J.-C. après la mort de Salomon. Il est le porte-parole inspiré de la volonté de Dieu en face du dieu des CananéensBaal. Sa biographie et celle de son successeur Élisée sont rapportées dans le Premier livre des Rois et le Deuxième livre des Rois.

Note 3 Naaman, lieutenant de Benadad, roi de Syrie, fut guéri de la lèpre après s’être baigné sept fois dans le Jourdain sur le conseil du prophète Élisée.

Pour d’autres renseignements, cliquez sur les mots soulignés dans les notes ci-dessus.

Texte   Alors, il se mit à leur dire : « Cette parole de l’Écriture, que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit.  » 22 Tous lui rendirent témoignage ; et ils s’étonnèrent du message de grâce qu’il dit Ils se demandèrent :  » N’est-ce pas là le fils de Joseph ?  » Mais  il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : ‘Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton pays !  »

Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays. En toute vérité, je vous le déclare : « Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie n’a été envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de SARE PTA, dans le pays de Sidon. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; pourtant aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien. »

À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où la ville fut construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »

Compléments

◊ Catéchèse →   : cliquez ici pour lire l’article →  Amen, je vous le dis : aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays. (Lc 4, 24)

◊ L’amour ne s’enseigne pas dans les livres  : cliquez ici pour lire l’article →  La charité est le tout de la vie chrétienne. (1 Cor. 12,31-13, 13)

Liens externes

◊ Catéchèse (doc pdf)  : cliquez ici pour lire l’article →  Atelier d’Évangile  4ème dimanche ordinaire, année C

◊ La croix : cliquez ici pour lire l’article →  4e dimanche du temps ordinaire C – La Croix

 Monseigneur Cattenoz : « Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres. »

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Troisième dimanche de l’Avent — Année C

Posté par diaconos le 6 décembre 2021

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Michel Houyoux

    Michel Houyoux,  Professeur retraité (Chimie, physique et biologie) du secondaire à Mons  du Collège saint Stanislas à Mons (Belgique) et diacre permanent dans le diocèse de Namur-Luxembourg
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# Le Gaudete est le premier terme (l’incipit) latin de l’introït du troisième dimanche de l’Avent. Ce mot, signifiant Réjouissez-vous (impératif, deuxième personne du pluriel), se distingue en raison d’une caractéristique particulière de ce dimanche dans la période de l’Avent.
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Celui-ci donnait naissance à de nombreuses œuvres. Le mot correspond au terme Laetare du quatrième dimanche de Carême mettant le même sens ainsi que la même fonction. .En tant que pause au milieu de l’Avent, ce dimanche se distingue de sa caractéristique joyeuse. Il s’agit d’une anticipation partielle de Noël.
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Dans cette optique, d’une part, des vêtements et ornements roses au lieu des vêtements violets sont utilisés, exceptionnellement avant la Nativité. D’autre part, il est recommandable que, lors de la célébration, on joue l’orgue avec les pièces joyeuses. Ces moyens symboliseront et amplifieront la célébration de ce dimanche .
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Depuis le Moyen Âge, le chant Gaudete a été si populaire qu’on l’a souvent exécuté en chœur, au lieu de la version originale, en monodie, de l’introït grégorien. D’ailleurs, la mélodie de ce dernier a été utilisée dans plusieurs messes parodies. Parmi elles, celle de Josquin des Prés a été faussement attribuée à Johannes Ockeghem. Mais sa publication à Venise en 1502 a bien été confirmée.
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Du livre du prophète Sophonie

 Le Seigneur exultera pour toi et se réjouira.  Pousse des cris de joie, fille de Sion ! Éclate en ovations, Israël ! Réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie, fille de Jérusalem !    Le Seigneur a levé les sentences qui pesaient sur toi, il a écarté tes ennemis.

Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi. Tu n’as plus à craindre le malheur. Ce jour-là, on dira à Jérusalem : « Ne crains pas, Sion ! Ne laisse pas tes mains défaillir ! Le Seigneur ton Dieu est en toi, c’est lui, le héros qui apporte le salut.

Il aura en toi sa joie et son allégresse, il te renouvellera par son amour ; il exultera pour toi et se réjouira, comme aux jours de fête.» (So 3, 14-18a)

Le Seigneur exultera pour toi et se réjouira

 Pousse des cris de joie, fille de Sion ! Éclate en ovations, Israël ! Réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie, fille de Jérusalem !    Le Seigneur a levé les sentences qui pesaient sur toi, il a écarté tes ennemis. Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi. Tu n’as plus à craindre le malheur. Ce jour-là, on dira à Jérusalem : « Ne crains pas, Sion ! Ne laisse pas tes mains défaillir !

Le Seigneur ton Dieu est en toi, c’est lui, le héros qui apporte le salut. Il aura en toi sa joie et son allégresse, il te renouvellera par son amour ; il exultera pour toi et se réjouira, comme aux jours de fête.» (So 3, 14-18a)  »Jette des cris de joie, fille de Sion ! Jette des cris d’allégresse, Israël ! Réjouis-toi et triomphe de tout ton cœur, fille de Jérusalem ! » (So, 14)

Ce fut une invitation à une joie s’élevant jusqu’aux tressaillements d’allégresse : des cris de joie à la pensée de n’avoir plus aucun danger à redouter. Motif de cette joie : la justification de Juda ayant remplacé sa condamnation, il fut mis par là à l’abri de tous les ennemis extérieurs qui servaient d’instruments à l’Éternel pour le châtier : « Dieu est désormais pour lui, qui sera contre lui ?  »

 Que tes mains ne faiblissent pas : les mains qui faiblissent sont le signe du découragement inspiré par l’effroi et l’angoisse.   »L’Éternel ton Dieu est au milieu de toi, un vaillant Sauveur ; il éclatera de joie, à cause de toi, il se taira dans son amour ; il tressaillera à cause de toi avec des cris de joie. » (So 3, 17) Nouveau motif de se réjouir : la présence de l’Éternel, sa profonde satisfaction en contemplant son peuple, son ardent amour pour lui. La joie s’exprima par les cris ; l’amour profond par le silence.

De joie : cette joie aurait dû être celle de Dieu, à la première venue du Messie ; mais l’endurcissement de son peuple y a mis obstacle. Elle ne se produira qu’à la fin des temps.  Le prophète Sophonie termina par une description des bienfaits par lesquels Dieu consolera son peuple si longtemps affligé. Il n’y aura plus d’exilés privés de participer aux fêtes solennelles qui se célèbrent en Sion.

Par les derniers mots : leur fardeau est l’opprobre, le prophète se reporta en arrière, au temps du jugement ignominieux que le peuple avait dû subir, mais dont Dieu promit d’effacer les traces.

Le prophète Sophonie termina par une description des bienfaits par lesquels Dieu consolera son peuple si longtemps affligé. Il n’y aura plus d’exilés privés de participer aux fêtes solennelles qui se célèbrent en Sion. Par les derniers mots : leur fardeau est l’opprobre, le prophète se reporta en arrière, au temps du jugement ignominieux que le peuple avait dû subir, mais dont Dieu promit d’effacer les traces.

Diacre Michel Houyoux

 Archives à consulter

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Troisième dimanche de l’Avent de l’année C

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Lundi de la troisième Semaine du Temps Pascal

◊  Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Troisième dimanche de l’Avent, année C

 Liens avec d’autres sites chrétiens

◊ Service de la catéchèse de Toulon    : cliquez ici pour lire l’article → Année C – Service de la Catéchèse de Frejus Toulon (France)

◊  Abbé Emmanuel de Ruyver  : cliquez ici pour lire l’article →  Homélie – 3ème dimanche de l’Avent – Année C

 ♥   »DEMEUREZ DANS L’ACTION DE GRÂCE. RÉJOUISSEZ-VOUS DANS LE SEIGNEUR «   

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Mercredi de la trentième Semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 27 octobre 2021

 Quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien

Un verset 

Michel Houyoux

# Dieu : il s’agit selon les croyances soit d’une personne, soit d’un concept philosophique ou religieux. Principe fondateur dans les religions monothéistes, Dieu est l’être suprême, unique, transcendant, universel, créateur de toutes choses, doté d’une perfection absolue, constituant le principe de salut pour l’humanité et qui se révèle dans le déroulement de l’histoire2. Comme entité philosophique, Dieu est le « principe d’explication et d’unité de l’Univers ». L’existence réelle d’un être suprême et les implications politiques, philosophiques, scientifiques, sociales et psychologiques qui en découlent font l’objet de nombreux débats à travers l’Histoire, les croyants monothéistes appelant à la foi, tandis qu’elle est contestée sur les terrains philosophique et religieux par les libres-penseurs, agnostiques, athées ou croyants sans Dieu.

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La notion de Dieu revêt un considérable impact culturel, dans la musique, la littérature, le cinéma, la peinture, et dans les arts. La représentation de Dieu et la façon de nommer Dieu varient en fonction des époques et des systèmes de croyances. Certains noms de la sociologie des religions, parmi lesquels Émile Durkheim, Marcel Mauss, Georg Simmel et Max Weber, jeèrent les bases de cette étude. Le sociologue des religions Yves Lambert, développant une grille d’analyse avancée par Karl Jaspers, proposa la poursuite de cette approche par la sociologie historique et comparée des religions afin de présenter des clefs d’analyse pour l’appréhension du fait religieux, sans éluder la singularité de chacun des grands ensembles religieux.
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Jaspers souligna la contemporanéité de changements radicaux intervenus à travers de grandes aires civilisationnelles en Iran, en Palestine, en Grèce, en Inde ou en Chine entre le VIIIe et le IIIe siècle av. J.-C. (particulièrement au VIe siècle av. J.-C.), permettant des innovations culturelles fondamentales parmi lesquelles l’unicité et l’universalité de Dieu, lors d’une étape qualifiée par Jaspers de période axiale.
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. Suivant Yves Lambert une religion fut à considérer comme une organisation supposant l’existence d’une réalité supra-empirique avec laquelle il est possible de communiquer par des moyens symboliques (prière, rites, méditations, etc.) afin de procurer une maîtrise et un accomplissement dépassant les limites de la réalité objective. Cinq types de religions peuvent être distingués, à autant de moments, nouveaux de l’histoire humaine, sans qu’il faille y voir pour autant une forme évolutive, les modèles émergents n’étant pas exclusifs des précédents : aux premières religions connues succédèrent les religions orales agraires corrélatives : aux premières religions connues

De l’épitre aux Romains

26 Bien plus, l’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut. L’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements inexprimables. 27 Et Dieu, qui scrute les cœurs, connaît les intentions de l’Esprit puisque c’est selon Dieu que l’Esprit intercède pour les fidèles. 28 Nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour.

29 Ceux que, d’avance, il connaissait, il les a aussi destinés d’avance à être configurés à l’image de son Fils, pour que ce Fils soit le premier-né d’une multitude de frères. 30 Ceux qu’il avait destinés d’avance, il les a aussi appelés ; ceux qu’il a appelés, il en a fait des justes ; et ceux qu’il a rendus justes, il leur a donné sa gloire.» (Rm 8, 26-30)

Après le soupir de la nature  et le soupir des enfants de Dieu, les soupirs inexprimables de l’Esprit

L’apôtre Paul opposa les deux premiers soupirs : il assimila l’intercession de l’Esprit au soupir des croyants, parce qu’ils étaient de même nature. Notre faiblesse, nos défaillances dans l’attente persévérante sous le poids de l’affliction : il s’agit de la faiblesse dans la prière, provenant de ce que nous ne savons pas ce que nous devons demander pour prier comme il faut. Paul expliqua  ce qu’il appela notre faiblesse :  « Nous devons prier, selon ce qu’il faut, nous ne savons pas. »

Notre ignorance est relative aux objets de nos requêtes, plutôt qu’à la manière dont nous devons prier. Paul lui-même en donna un exemple quand il demanda à être délivré de l’écharde qui lui avait été donnée dans la chair. Jésus aussi a hésité sur ce qu’il devait demander à son Père.  Voici le secours :  » l’Esprit de Dieu met dans nos cœurs la vraie prière. » Quand Paul dit : « L’Esprit lui-même intercède », il ne dit qu’il adresse à Dieu une prière à notre place, sans notre participation, mais qu’il prie en nous, pour autant qu’il habite en nous.

L’intercession de Jésus-Christ a lieu hors de nous, dans le ciel, auprès de Dieu, devant qui il se présente comme notre Médiateur, mais l’action de l’Esprit s’exerce dans le cœur des fidèles.  L’Esprit se répandit en eux, les anima de sa vie, les soutint dans leur faiblesse, leurs craintes, leurs combats. Il dirigea leurs pensées vers le Dieu de vérité et d’amour, mais quand, malgré son secours, ils s’égarèrent dans leur ignorance, succombèrent aux tentations ou sentirent s’éteindre leur ardeur, il parla à Dieu du fond de leur être par des soupirs inexprimables, il créa en eux des aspirations qu’aucune parole humaine ne put exprimer.

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → On viendra de l’orient et de l’occident, prendre place au festin dans le royaume de Dieu

Liens avec d’autres sites chrétiens

◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Mercredi de la 30e semaine, année impaire

◊ Dom Armand Veilleux (Abbaye de Maredsous ebn Belgique) : cliquez ici pour lire l’article →   HOMÉLIE POUR LE MERCREDI DE LA 30ÈME SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE

Père Samuel Grondin : « Pour vivre des expériences avec le Saint-Esprit, il faut Lui laisser de la place »

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Jeudi de la vingt- neuvième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 21 octobre 2021

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Michel Houyoux

# Marc Rastoin est né le 30 avril 1967. Il est le fils de Jean Rastoin (1932-2009), ingénieur, et de Jacqueline Rastoin (1934-2008), traductrice et essayiste et le frère de Cécile Rastoin, du carmel de Montmartre. Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris en 1988, Marc Rastoin est licencié en théologie en 1999 sous la direction de Paul Beauchamp. Le 14 octobre 2002, il soutient sa thèse en théologie biblique à l’Université pontificale urbanienne de Rome sous la direction du jésuite Jean-Noël Aletti.

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Sa thèse porte sur la façon dont saint Paul, dans la lettre aux Galates, a su construire son argumentation, aussi bien à l’adresse des juifs familiers des Écritures que des Grecs formés à la rhétorique et à la philosophie. L’année suivante, il publia sa thèse qui fut bien accueillie. Jean-Pierre Lémonon émit quelques réserves qui n’enlevèrent rien au grand mérite de l’ouvrage qui permit de mieux pénétrer dans l’univers paulinien ». À la suite de cette thèse, Marc Rastoin fut envoyé au Centre Sèvres – Facultés jésuites de Paris, où il enseigna la Bible afin que tous puissent découvrir les richesses des Écritures».
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Il s’intéresse aussi au cinéma et à la littérature contemporaine. Il fut passionné par l’histoire ainsi que par le judaïsme et la lecture juive des Écritures. Depuis 2007, il enseigna également, à l’Institut biblique pontifical de Rome (introduction à saint Paul ou aux évangiles synoptiques). Il s’intéressa aux recherches exégétiques sur saint Paul ainsi qu’à tout ce qui touche à la recherche sur le Jésus de l’histoire et la façon dont il eut compris sa mission messianique. Il s’intéressa aussi à la théologie de l’évangéliste saint Luc et au dialogue judéo-chrétien.
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Il appartint à l’équipe pastorale de l’église Saint-Ignace à Paris animant des propositions pour les couples et participant à la catéchèse des enfants de 2002 à 2015. Le 5 novembre 2014, il fut nommé conseiller du père Général de la Compagnie de Jésus pour les relations avec le judaïsme (Advisor for the relations with Judaism) en remplacement du père Jean-Pierre Sonnet (professeur à la Grégorienne).

 De l’évangile selon Luc

49 Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! 50 Je dois recevoir un baptême, et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli ! 51 Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division. 52 Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ; 53 ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère.»  (Lc 12, 49-53)

Je suis venu jeter un feu sur la terre

« Je suis venu jeter un feu sur la terre ; et qu’ai-je à désirer, s’il est déjà allumé ? » (Lc 12, 49)  Les interprètes se  donnèrent beaucoup de peine pour trouver une liaison entre cette partie du discours et celle qui précède. Je suis venu ; cette expression, fréquente dans saint Jean, se trouve donc aussi dans les synoptiques ; Jésus l’employa en ayant conscience de sa préexistence. Qu’est-ce que ce feu qu’il est venu jeter sur la terre, où il n’existait pas avant lui, où il n’aurait jamais été allumé sans lui ? Pou plusieurs exégètes, ce feu n’est pas autre chose que l’agitation des esprits et les divisions dont Jésus parla.

Mais comprendrait-on alors qu’il désirât avec tant d’ardeur de voir ce feu s’allumer et qu’il fasse intervenir la grande et douloureuse pensée de ses souffrances et de sa mort ?  Mais pourquoi ne pas y voir la vie nouvelle de la foi, de l’amour, du zèle, dont Jésus ouvrait la source et dont la puissance dévorante devait brûler, purifier ou consumer tout ce qui était exposé à son action ? Cette action divine provoqua des divisions et des luttes entre ceux qui en subirent l’influence et ceux qui la repoussèrent par incrédulité. Jésus expliqua comment cette division se produira dans la vie pratique et jusque dans la famille.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Dieu aime l’ensemble des pauvres

Liens avec d’autres sites chrétiens

◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article →   ♦ Jeudi de la 29e semaine, année impaire

◊ La Parole vivante: cliquez ici pour lire l’article →      je suis venu jeter un feu sur la terre

L’Évangile à bras-le-corps : « Je suis venu jeter le feu sur la terre »..

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