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Troisième dimanche de l’Avent — Année C

Posté par diaconos le 6 décembre 2021

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Michel Houyoux

    Michel Houyoux,  Professeur retraité (Chimie, physique et biologie) du secondaire à Mons  du Collège saint Stanislas à Mons (Belgique) et diacre permanent dans le diocèse de Namur-Luxembourg
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# Le Gaudete est le premier terme (l’incipit) latin de l’introït du troisième dimanche de l’Avent. Ce mot, signifiant Réjouissez-vous (impératif, deuxième personne du pluriel), se distingue en raison d’une caractéristique particulière de ce dimanche dans la période de l’Avent.
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Celui-ci donnait naissance à de nombreuses œuvres. Le mot correspond au terme Laetare du quatrième dimanche de Carême mettant le même sens ainsi que la même fonction. .En tant que pause au milieu de l’Avent, ce dimanche se distingue de sa caractéristique joyeuse. Il s’agit d’une anticipation partielle de Noël.
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Dans cette optique, d’une part, des vêtements et ornements roses au lieu des vêtements violets sont utilisés, exceptionnellement avant la Nativité. D’autre part, il est recommandable que, lors de la célébration, on joue l’orgue avec les pièces joyeuses. Ces moyens symboliseront et amplifieront la célébration de ce dimanche .
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Depuis le Moyen Âge, le chant Gaudete a été si populaire qu’on l’a souvent exécuté en chœur, au lieu de la version originale, en monodie, de l’introït grégorien. D’ailleurs, la mélodie de ce dernier a été utilisée dans plusieurs messes parodies. Parmi elles, celle de Josquin des Prés a été faussement attribuée à Johannes Ockeghem. Mais sa publication à Venise en 1502 a bien été confirmée.
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Du livre du prophète Sophonie

 Le Seigneur exultera pour toi et se réjouira.  Pousse des cris de joie, fille de Sion ! Éclate en ovations, Israël ! Réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie, fille de Jérusalem !    Le Seigneur a levé les sentences qui pesaient sur toi, il a écarté tes ennemis.

Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi. Tu n’as plus à craindre le malheur. Ce jour-là, on dira à Jérusalem : « Ne crains pas, Sion ! Ne laisse pas tes mains défaillir ! Le Seigneur ton Dieu est en toi, c’est lui, le héros qui apporte le salut.

Il aura en toi sa joie et son allégresse, il te renouvellera par son amour ; il exultera pour toi et se réjouira, comme aux jours de fête.» (So 3, 14-18a)

Le Seigneur exultera pour toi et se réjouira

 Pousse des cris de joie, fille de Sion ! Éclate en ovations, Israël ! Réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie, fille de Jérusalem !    Le Seigneur a levé les sentences qui pesaient sur toi, il a écarté tes ennemis. Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi. Tu n’as plus à craindre le malheur. Ce jour-là, on dira à Jérusalem : « Ne crains pas, Sion ! Ne laisse pas tes mains défaillir !

Le Seigneur ton Dieu est en toi, c’est lui, le héros qui apporte le salut. Il aura en toi sa joie et son allégresse, il te renouvellera par son amour ; il exultera pour toi et se réjouira, comme aux jours de fête.» (So 3, 14-18a)  »Jette des cris de joie, fille de Sion ! Jette des cris d’allégresse, Israël ! Réjouis-toi et triomphe de tout ton cœur, fille de Jérusalem ! » (So, 14)

Ce fut une invitation à une joie s’élevant jusqu’aux tressaillements d’allégresse : des cris de joie à la pensée de n’avoir plus aucun danger à redouter. Motif de cette joie : la justification de Juda ayant remplacé sa condamnation, il fut mis par là à l’abri de tous les ennemis extérieurs qui servaient d’instruments à l’Éternel pour le châtier : « Dieu est désormais pour lui, qui sera contre lui ?  »

 Que tes mains ne faiblissent pas : les mains qui faiblissent sont le signe du découragement inspiré par l’effroi et l’angoisse.   »L’Éternel ton Dieu est au milieu de toi, un vaillant Sauveur ; il éclatera de joie, à cause de toi, il se taira dans son amour ; il tressaillera à cause de toi avec des cris de joie. » (So 3, 17) Nouveau motif de se réjouir : la présence de l’Éternel, sa profonde satisfaction en contemplant son peuple, son ardent amour pour lui. La joie s’exprima par les cris ; l’amour profond par le silence.

De joie : cette joie aurait dû être celle de Dieu, à la première venue du Messie ; mais l’endurcissement de son peuple y a mis obstacle. Elle ne se produira qu’à la fin des temps.  Le prophète Sophonie termina par une description des bienfaits par lesquels Dieu consolera son peuple si longtemps affligé. Il n’y aura plus d’exilés privés de participer aux fêtes solennelles qui se célèbrent en Sion.

Par les derniers mots : leur fardeau est l’opprobre, le prophète se reporta en arrière, au temps du jugement ignominieux que le peuple avait dû subir, mais dont Dieu promit d’effacer les traces.

Le prophète Sophonie termina par une description des bienfaits par lesquels Dieu consolera son peuple si longtemps affligé. Il n’y aura plus d’exilés privés de participer aux fêtes solennelles qui se célèbrent en Sion. Par les derniers mots : leur fardeau est l’opprobre, le prophète se reporta en arrière, au temps du jugement ignominieux que le peuple avait dû subir, mais dont Dieu promit d’effacer les traces.

Diacre Michel Houyoux

 Archives à consulter

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Troisième dimanche de l’Avent de l’année C

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Lundi de la troisième Semaine du Temps Pascal

◊  Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Troisième dimanche de l’Avent, année C

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◊ Service de la catéchèse de Toulon    : cliquez ici pour lire l’article → Année C – Service de la Catéchèse de Frejus Toulon (France)

◊  Abbé Emmanuel de Ruyver  : cliquez ici pour lire l’article →  Homélie – 3ème dimanche de l’Avent – Année C

 ♥   »DEMEUREZ DANS L’ACTION DE GRÂCE. RÉJOUISSEZ-VOUS DANS LE SEIGNEUR «   

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Samedi de la trente-quatrième semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 27 novembre 2021

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Michel Houyoux

     Michel Houyoux, Professeur retraité du collège Saint Stanislas à Mons (Belgique) et Diacre permanent
#La parousie est une notion chrétienne qui désigne la « seconde venue » du Christ sur la Terre dans sa gloire, la première étant sa naissance. Cette venue définitive, eschatologique (à la fin des temps), se distingue de la résurrection de Jésus qui comporte une double promesse, celle de la venue en gloire (sa parousie) et celle de la résurrection des morts. La symbolisation varie entre le catholicisme, où le Christ est en gloire et en majesté, et l’orthodoxie, où l’attente est symbolisée par un trône vide.
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Dans les premiers écrits chrétiens, notamment ceux de Paul de Tarse, ce mot signifie la venue du Christ parmi les hommes. Adolf Deissmann démontra que ce terme apparaissait dès le IIIe siècle av. J.-C. pour désigner la visite officielle d’un prince ou d’un haut dignitaire dans une cité afin de prouver sa magnificence. Le symbole de Nicée, au IVe siècle, professe la parousie en ces termes : « Sedet ad dexteram Patris.
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Et iterum venturus est cum gloria iudicare vivos et mortuos, cuius regni non erit finis. (Il est assis à la droite du Père, il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts et son règne n’aura pas de fin.) » . Dans la philosophie hellénistique, le mot décrit la présence effective de divinités. Platon l’employa pour désigner la présence des idées dans les choses. Augustin d’Hippone, dans le livre XX de La Cité de Dieu, cita les textes de l’Ancien et du Nouveau Testament qui évoquent le jour du Jugement.
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Il confirma que le Christ reviendra d’abord pour le Jugement, après quoi les morts ressusciteront. La parousie inaugure les temps messianiques et l’avènement (la « seconde venue ») du Christ à la fin des temps.
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La parousie inaugure les temps messianiques et l’avènement (la « seconde venue ») du Christ à la fin des temps. Dans la théologie chrétienne, la seconde venue est le retour glorieux de Jésus-Christ afin d’établir définitivement le Royaume de Dieu sur la Terre. Cette seconde venue fut annoncée par Jésus-Christ lui-même dans l’Évangile selon Jean. Dans la Dogmatique de Karl Barth, la parousie ne se limite pas à la seconde venue du Christ.
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Karl Barth en distingua trois manifestations : la première figure de la parousie est pour lui l’événement pascal, autrement dit la Résurrection de Jésus ; la deuxième, ou « figure médiane », est le « don de l’Esprit saint » lors de la Pentecôte, l’effusion de l’Esprit à l’Église ; la troisième, la « dernière figure », est l’« arrivée de Jésus-Christ en tant que finalité de l’histoire de l’Église, du monde et de chaque homme »
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. C’est ainsi que Barth définit le « Jour dernier » : la « nouvelle venue » de ce qui est arrivé auparavant, le « nouvel être avec nous de celui qui était avec nous ». Cette triple manifestation de la parousie ne doit pas être décomposée en trois événements distincts ; elle doit au contraire être appréhendée dans son unité.
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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière.   Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme.» (Lc 21, 34-36)

L’attente du retour du Christ

De ces grands événements futurs, Jésus ramena la pensée des disciples sur eux-mêmes et sur la vie morale et religieuse qui dut les y préparer. Deux pièges leur furent tendus : les voluptés charnelles qui appesantissent le cœur et les soucis de la vie. Jésus les signala aussi ailleurs (Lc 8, 14)

»Car comme un filet il viendra sur tous ceux qui habitent sur la face de toute la terre. » (Lc 21, 35) Ce jour-là, le grand jour de l’avènement de Jésus qui vint d’être annoncé et qui, partout dans l’Écriture, est représenté comme inattendu, un objet d’universelle surprise  Jésus adressa ces paroles à ses disciples de tous les temps. Il voulut qu’ils attendirent ce jour-là dans une sainte vigilance, comme pouvant les surprendre à chaque instant ; de là l’ignorance dans laquelle Jésus les laissa sur le temps de sa venue.

L’Église primitive vivait dans l’attente du prochain retour de Christ et cette attente demeure la vraie disposition du chrétien, d’autant plus qu’il est dans l’incertitude de l’heure de sa mort. La vigilance et la prière sont les deux grands moyens d’échapper aux dangers de la dernière épreuve et de subsister en présence du fils de l’homme (Mt, 26.41). Quelle majesté il y a dans cette parole, par laquelle celui qui est le fils de l’homme s’annonça comme le juge du monde !

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Redressez-vous et relevez la tête (Lc 21,28)

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◊ Abbé Georges de Nantes : cliquez ici pour lire l’article →  Vivre dans l’ardente attente du retour du Christ

  Pasteur Marc Pernot : « Attendre le Christ ? ou Attendre du Christ ? »

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Trente-troisième dimanche du Temps Ordinaire de l’année B

Posté par diaconos le 8 novembre 2021

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Michel Houyoux

La parousie est une notion chrétienne qui désigne la « seconde venue » du Christ sur la Terre dans sa gloire, la première étant sa naissance. Cette venue définitive, eschatologique (à la fin des temps), se distingue de la résurrection de Jésus qui comporte une double promesse, celle de la venue en gloire (sa parousie) et celle de la résurrection des morts.

La symbolisation varie entre le catholicisme, où le Christ est en gloire et en majesté, et l’orthodoxie, où l’attente est symbolisée par un trône vide. Le mot « parousie » vient du grec ancien παρουσία, parousía, terme signifiant « présence » et formé à partir de παρα (« près de », « à côté de ») et ουσία (« être »). Dans les premiers écrits chrétiens, notamment ceux de Paul de Tarse, ce mot signifie la venue du Christ parmi les hommes.
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Adolf Deissmann a démontré que ce terme apparaissait dès le IIIe siècle av. J.-C. pour désigner la visite officielle d’un prince ou d’un haut dignitaire dans une cité afin de prouver sa magnificence. . Dans la philosophie hellénistique, le mot décrit la présence effective de divinités. Platon l’emploie également pour désigner la présence des idées dans les choses .
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Le symbole de Nicée, au IVe siècle, professe la parousie en ces termes : « Sedet ad dexteram Patris. Et iterum venturus est cum gloria iudicare vivos et mortuos, cuius regni non erit finis. (Il est assis à la droite du Père, il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts et son règne n’aura pas de fin) Augustin d’Hippone, dans le livre XX de La Cité de Dieu, cite les textes de l’Ancien et du Nouveau Testament qui évoquent le jour du Jugement.
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Il confirme que le Christ reviendra d’abord pour le Jugement, après quoi les morts ressusciteront. La parousie inaugure les temps messianiques et l’avènement (la « seconde venue ») du Christ à la fin des temps. Dans la théologie chrétienne, la seconde venue est le retour glorieux de Jésus-Christ afin d’établir définitivement le Royaume de Dieu sur la Terre2. Cette seconde venue est annoncée par Jésus-Christ lui-même dans l’Évangile selon Jean .
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Dans la Dogmatique de Karl Barth, la parousie ne se limite pas à la seconde venue du Christ3. Karl Barth en distingue trois manifestations : la première figure de la parousie est pour lui l’événement pascal, autrement dit la Résurrection de Jésus ; la deuxième, ou « figure médiane », est le « don de l’Esprit saint » lors de la Pentecôte, l’effusion de l’Esprit à l’Église ; la troisième, la « dernière figure », est l’« arrivée de Jésus-Christ en tant que finalité de l’histoire de l’Église, du monde et de chaque homme ».
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C’est ainsi que Barth définit le « Jour dernier » : la « nouvelle venue » de ce qui est arrivé auparavant, le « nouvel être avec nous de celui qui était avec nous ». Cette triple manifestation de la parousie ne doit pas être décomposée en trois événements distincts ; elle doit au contraire être appréhendée dans son unité. .
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De l’évangile selon Marc

24 En ces jours-là, après une pareille détresse, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté ; 25 les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées.

26 Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées avec grande puissance et avec gloire. 27 Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel.

28 Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier : dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche. 29 De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte.

30 Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive. 31 Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. 32 Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père. (Mc 13, 24-31)

L’avènement du Seigneur

En ces jours-là, après cette affliction, il y aura des bouleversements cosmiques. Le fils de l’homme viendra sur les nuées ; il enverra ses anges rassembler de toutes parts ses élus. Jésus instruisit ses disciples, par une parabole tirée du figuier. : « Cette génération ne passera pas tant que tout ne soit arrivé. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas » (Mt 24, 35).

Personne ne connaît l’heure, ni les anges, ni le Fils, mais le Père seul. Veillez donc, comme les serviteurs et le portier dont le maître est en voyage. Marc passa au dernier cycle de cette prophétie par une particule qui fait attendre un nouveau sujet. Pour marquer l’ordre des temps, il se servit de cette expression vague : en ces jours-là, après cette tribulation et évita ainsi l’expression de Matthieu : aussitôt après, dans laquelle l’exégèse trouva de grandes difficultés.

Cette distinction des temps parait surtout très claire dans Luc (Luc 21.24-25) qui, entre la ruine de Jérusalem et les signes précurseurs du retour de Christ rapportés par les trois évangiles, place cette prédiction remarquable : « Et Jérusalem sera foulée aux pieds par les païens, jusqu’à ce que les temps des païens soient accomplis ». (Lc 21, 24)

 » Et alors il enverra les anges, et il rassemblera ses élus, des quatre vents, depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel.  » (Mc 13, 27) Matthieu dit : « des quatre vents depuis une extrémité des cieux jusqu’à l’autre extrémité ». Marc exprima la même idée ; car par : l’extrémité de la terre et l’extrémité du ciel, il entendit, ainsi que Matthieu, l’horizon visuel formé par la jonction apparente de la terre et du ciel.

L’Église primitive a pour fondement Jésus-Christ lui-même qu’en tant qu’il avait laissé ignorer à ses disciples le jour et l’heure de son retour, afin de les maintenir dans une sainte vigilance. Dans ce même discours, il fixerait ce grand événement final comme devant s’accomplir dans sa génération même et coïncider avec la ruine de Jérusalem, trente-sept ans après ! Cette contradiction se retrouva dans toutes les prédictions de Jésus relatives à l’avenir lointain de son règne, en particulier dans la plupart de ses paraboles.

Diacre Michel Houyoux

 Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → A.D.A.L. 32ème dimanche ordinaire, année B

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Trente-troisième dimanche du temps ordinaire, année B

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Frère Thibaut de Pontavice  : « La Parousie »

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Vingt-quatrième dimanche du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 6 septembre 2021

Évangile du jour — Comment Pierre a-t-il reconnu que le Seigneur Jésus est  Christ | L'Évangile de Dieu

Tu es Petrus (en français : « Tu es Pierre ») est une locution latine tirée de l’évangile de saint Matthieu, au chapitre 16, verset 18. Les trois mots sont les premiers du verset rapportant les paroles par lesquelles, selon l’Église catholique, Jésus-Christ confie à l’apôtre Pierre la gouvernance de son Église : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ». Le verset, mis en musique sous forme de motet ou hymne liturgique, est chanté communément lors de célébrations auxquelles le pape participe.

Ce verset de l’évangile de Mathieu est l’argument scripturaire souvent avancé par l’Église catholique pour attester de la primauté de Pierre parmi les apôtres. D’autres sont tirés du livre des Actes des Apôtres (Ac 1:15, 2:14, 15:7) dans lequel il apparait clairement que Pierre occupa une place spéciale dans l’Église primitive. Comme Pierre devint évêque de Rome, l’Église catholique assure que les successeurs de Pierre sur le siège épiscopal de Rome jouissent de la même primauté au sein du collège des évêques de l’Église. Pour les catholiques, l’épisode évoquant la visite de Pierre et Jean au tombeau (Jn 20, 3-8) confirme la primauté du disciple Pierre.

Si, dans leur ensemble, les différentes Églises chrétiennes reconnaissent la primauté apostolique du successeur de Pierre sur le siège épiscopal de Rome, la manière dont ce ministère s’est développé au cours des siècles et est exercé aujourd’hui par le pape François n’est pas accepté par ces mêmes Églises et communautés chrétiennes non-catholiques. À la base de la coupole de la basilique Saint-Pierre de Rome on peut lire le Tu es Petrus et les paroles de Jésus-Christ à Pierre telles que rapportée dans l’évangile de Matthieu (Mt 16:18,19). Les lettres de très grande dimension (deux mètres de hauteur chacune), sont de couleur noire sur fond doré.

Le verset scripturaire est éclairé par les 16 baies vitrées de la coupole, œuvre architectural typique de Michel-Ange. Dans le christianisme, les clés sont chez saint Pierre les clés du Royaume des cieux : « Et moi je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon assemblée. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux. Ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Mt 16,18-19).

De l’Évangile selon Marc

27 Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples, vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il interrogeait ses disciples : « Au dire des gens, qui suis-je ? » 28 Ils lui répondirent : « Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres, un des prophètes. » 29 Et lui les interrogeait : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre, prenant la parole, lui dit : « Tu es le Christ. » 30 Alors, il leur défendit vivement de parler de lui à personne.

31 Il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. 32 Jésus disait cette parole ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches. 33 Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

34 Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. 35 Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera. (Mc 8, 27-35)

Jésus reconnu pour le Christ par Pierre

 En route pour Césarée de Philippe, Jésus interrogea ses disciples sur les opinions qui eurent cours à son sujet. Ils lui en rapportèrent quelques-unes. Jésus leur demanda leur propre sentiment. Pierre le proclama le Christ. Jésus défendit aux disciples de le dire. Jésus commença alors à annoncer catégoriquement sa mort et sa résurrection. Pierre chercha à le reprendre, mais il fut à son tour vivement repris par Jésus.

Jésus convoqua la foule, avec ses disciples et déclara que pour le suivre, il fallait se charger de sa croix : «  Qui voudra sauver sa vie la perdra. » Or l’âme est d’un prix tel que le monde entier ne saurait compenser sa perte, car il faut regarder au moment où Jésus, venant pour le jugement, aura honte de quiconque aura eu honte de lui. Plusieurs ne mourront pas qu’ils n’aient vu le règne de Dieu venir avec puissance.

 Après la confession de Pierre, Jésus lui adressa  les paroles devenues fameuses dans l’histoire de l’Église : « Heureux es-tu, Simon, fils de Jona », Marc les omit selon son habitude de passer sous silence ce qui pourrait servir à glorifier Pierre. Celui-ci, dans ses prédications, ne racontait pas ce qui aurait pu l’élever aux yeux de ses auditeurs. Il rappelait plutôt ce qui était propre à l’humilier.

Quelque motif que Marc eût de taire la promesse de Jésus à Pierre, on ne peut que trouver très juste cette réflexion de Théodore de Bèze : « Qui croira que, soit Pierre, soit Marc eussent omis le célèbre Tu es Pierre, s’ils avaient estimé que le fondement de l’Église consistât dans ces paroles ? »

Pierre reprit Jésus et Jésus reprit Pierre. Au moment où Jésus se retourna pour s’éloigner de Pierre et se rapprocher de ses disciples), Jésus pressentit l’impression qu’ils purent avoir reçue des paroles imprudentes de Pierre, il craingnit qu’ils ne partagèrent que trop ses sentiments ; ik donna alors une salutaire sévérité à sa répréhension. Tous doivent perdre leur vie propre pour l’amour de Jésus et de l’Évangile. .

Que servirait-il à chacun d’avoir conservé sa vie propre et gagné le monde entier, si Jésus, au jour où il viendra dans sa gloire pour régler le sort définitif de tous, le  déclare indigne d’avoir part à son règne et l’en exclut ?

Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article  → Vingt-cinquième dimanche du temps ordinaire, année B

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article  → Saint Pascal Baylon (1540-1592)

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◊ Père Gilbert Adam  : cliquez ici pour lire l’article  →  24e dimanche du temps ordinaire,année B

◊ Abbé Jean Compazieu    : cliquez ici pour lire l’article  →  Homélie du 24ème dimanche du temps ordinaire

  Père Pascal Molemb, vicaire général,  (Diocèse d’Avignon)  : « TU ES LE CHRIST, LE FILS DU DIEU VIVANT »

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