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Samedi de la deuxième Semaine de l’Avent — Année C

Posté par diaconos le 11 décembre 2021

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Le prophète Elie

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Descendant de la montagne, les disciples interrogèrent Jésus : « Pourquoi donc les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d’abord ? » Jésus leur répondit Jésus leur répondit :  » Élie va venir pour remettre toute chose à sa place. Mais, je vous le déclare : Élie est déjà venu ; au lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu. Et de même, le Fils de l’homme va souffrir par eux. » Alors les disciples comprirent qu’il leur parlait de Jean le Baptiste. (Mt 17, 10-13)

L’apparition d’Elie

« Les disciples l’interrogèrent, disant : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’il faut qu’Élie vienne premièrement ? » (Mt 17, 10) Qu’est-ce qui occasionna cette question des disciples ? La prophétie de Malachie qui annonçait une seconde mission d’Élie avant l’apparition du Messie était, à cette époque, l’objet de l’attention universelle ; les scribes fondaient sur elle leurs descriptions de l’avènement du Messie, ainsi que le rappelèrent ici les disciples.

Jésus lui-même l’avait citée au peuple en montrant l’accomplissement dans la personne de Jean-Baptiste : (Matthieu 11.14) ce que les disciples ne parurent pas avoir compris. Sur la montagne de la transfiguration, cet Élie leurs apparut et il disparut, au lieu de rester pour remplir sa mission, mais Jésus leur défendit de dire qu’ils le virent. Comment concilier cette apparition fugitive et surtout la défense de Jésus avec la prophétie ? Tels furent l’origine et le sens de la question.

Les disciples reconnurent en Jésus le Messie ; ils constatèrent avec étonnement que l’apparition d’Élie eut lieu après la venue de Jésus. L’une et l’autre objection provoquèrent la question des disciples. Ce rétablissement, qui pour les scribes était la restauration de leur théocratie et qui en réalité devait être une création spirituelle, fut l’œuvre de Jésus et non de Jean-Baptiste.

Toutefois Jésus pouvait bien avoir en vue les effets de la prédication de Jean-Baptiste, la repentance, le changement des dispositions du peuple, dans le sens où l’ange avait dit de Jean : « Il ramènera les cœurs des pères vers les enfants et les rebelles à la sagesse des justes » (Lc 1, 17) Le sort de Jean-Baptiste présagea le sort qui fut réservé à Jésus. Puisqu’ils ne reconnurent pas Jean et que celui-ci ne put remplir sa mission auprès d’eux, Jésus l’homme souffrit de leur part. Ce fut l’épreuve à laquelle les disciples se préparèrent d désormais, après avoir joui du repos et de la gloire sur la montagne.

Diacre Michel Houyoux

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♥ Diocèse Albi :  » Elie est déjà venu, ils ne l’ont pas reconnu »

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Samedi de la première Semaine de l’Avent — Année C

Posté par diaconos le 4 décembre 2021

Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion

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 De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant ans leurs synagogues, proclamant l’Évangile du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.» Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité. Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « Allez vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche.

Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement.»  (Mt 9, 35 – 10, 1.5a.6-8)

L’œuvre de Jésus

Jésus parcourut en vrai missionnaire les divers lieux du pays ; il n’attendit pas que les gens vinrent à lui, il alla à eux. Enseigner, prêcher la bonne nouvelle du royaume et guérir le corps et l’âme, telle fut l’œuvre de Jésus. Et voyant les foules, il fut ému de compassion à leur sujet ; car elles étaient fatiguées et gisantes comme des brebis qui n’ont point de berger.

Alors il dit à ses disciples : « La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers » (Mt 9, 36), ce sentiment de tendre charité fut excité par la vue de ces foules semblables à des brebis sans berger, lesquelles furent dispersées, errantes, fatiguées et gisantes. Cet état d’épuisement et de souffrance fut celui de brebis privées de direction, de protection et de nourriture parce qu’elles n’eurent pas de berger.

Image juste et frappante de l’état d’âmes sans lumière, sans paix, sans Dieu. Ce fut dans le lamentable état moral des personnes de son temps que Jésus vit les indices d’une grande moisson d’âmes, prête à être recueillie dans le royaume de Dieu. Plus l’homme sent sa misère et en souffre, plus ses besoins profonds le jettent dans les bras de Jésus.

Mais, pour la moisson, il faut des ouvriers pour conduire les âmes à la source de là vie, il faut des serviteurs de Dieu qui la leur montrent avec amour ; et alors il y en avait si peu, que Jésus demanda à ses disciples de prier pour que le nombre en soit accru.  C’est Dieu qui seul suscite forme, envoie de bons ouvriers dans son règne, mais il faut que l’Église en prière les lui demande. C’est par cette mention de la profonde misère du peuple et de l’ardent désir de Jésus qu’un prompt secours lui soit envoyé,

Jésus passant devant le bureau des péages, appela Matthieu à le suivre, ce qu’il fit aussitôt. Il invita Jésus pour un repas, et, avec lui, beaucoup de péagers et de gens mal famés. Des pharisiens voyant cela, demandèrent aux disciples comment il se fit que leur Maître mangea avec de telles gens. Jésus répondit : « Ce sont précisément les malades qui ont besoin de médecin. Ils pourraient le savoir, car l’Écriture dit : Dieu prend plaisir à la miséricorde, non au sacrifice ».

Des disciples de Jean-Baptiste demandèrent à Jésus pourquoi ceux qui le suivaient ne pratiquaient pas la loi du jeûne. Il leur répondit que ses disciples ne pouvaient être dans le deuil ou la tristesse tant que l’époux était avec eux, mais que les jours viendront où ils jeûneront. Puis il s’appliqua à leur faire comprendre, par deux comparaisons frappantes, que la vie nouvelle qu’il apportait au monde fut incompatible avec les vieilles institutions légales et même qu’elle exigeait l’entier renouvellement de toute personne.

Le bureau des péages était le lieu où l’on percevait les impôts sur les marchandises en transit. Ces contributions étaient prélevées pour le compte des Romains, les Juifs qui exerçaient ces fonctions de percepteurs étaient généralement haïs et méprisés. Ce fut parmi ces péagers que Jésus choisit l’un de ses apôtres !

« Voulait-il seulement faire voir combien il se mettait au-dessus des préjugés juifs ? Ou désirait-il aussi posséder parmi ses disciples un homme habitué à manier la plume ? Tout cela est possible ; mais il y a quelque chose de si brusque, de si spontané et de si étrange dans cet appel, qu’on ne peut, en tout cas, douter que Jésus ne l’ait adressé par une impulsion directe d’en haut. Ce caractère divin de l’appel ressort aussi de la décision et de la promptitude avec lesquelles il est accepté. Entre Jésus et cet homme, il doit y avoir eu comme un coup de divine sympathie. » (Frédéric Godet)

Ces contributions étaient prélevées pour le compte des Romains, les Juifs qui exerçaient ces fonctions de percepteurs étaient généralement haïs et méprisés. ce fut parmi ces péagers que Jésus choisit l’un de ses apôtres ! Tout dans l’histoire évangélique est une révélation de la miséricorde de Dieu. Matthieu connaissait déjà Jésus, qui habitait cette même ville de Capernaüm qu’il avait entendu et reçu sa parole et que cet appel à le suivre fut une vocation décisive à l’apostolat. L’autorité de cet appel de Jésus et la prompte obéissance du disciple furent admirables.

 Matthieu marqua le nombre de douze disciples que Jésus envoya pour leur faire faire un premier essai de mission et pour préparer les populations à recevoir la parole du royaume.  Les ordres qu’il leur donna avant leur départ, ce furent les instructions renfermées dans ce discours même.

 Dans cette première mission, les disciples devaient s’en tenir au dessein de Dieu envers son peuple, auquel Jésus lui-même se soumettait et qui consistait à faire annoncer le salut avant tout à ce peuple. Il y avait pour cela de très graves raisons, que Paul appréciait lui-même, bien qu’il fût l’apôtre des Gentils. Jésus dit : « Ne vous en allez pas sur le chemin des nations et n’entrez pas dans une ville des Samaritains. » Tel fut le devoir des disciples.

Après que les Juifs rejetèrent Jésus, ils reçurent des ordres tout différents Une certaine théologie a voulu voir là une contradiction ou un développement progressif dans les vues de Jésus lui-même. Jésus savait parfaitement que son règne serait universel même. Dans certaines occasions, Jésus enfreignit la règle qu’il eut établi pour ses disciples.

Les Samaritains furent assimilés aux païens, à cause de l’inimitié qui exista entre eux et les Juifs. Ils formaient une population mêlée d’Israélites et de colons païens que Salmanazar avait envoyés dans leur pays pendant l’exil. Après le retour de la captivité, ils avaient persisté dans leur séparation d’avec les Juifs, qui leur rendaient abondamment haine pour haine.

Mais l’heure de la grâce vint aussi pour les Samaritains. Jésus ne fit pas preuve d’une partialité aveugle pour la maison d’Israël car il vit là, des brebis perdues.  Ce grand sujet de prédication : le royaume des cieux qui s’était approché dans la personne de Jésus, était le même que Jésus annonçait et, avant lui, Jean-Baptiste.

 Sous la forme d’un ordre, Jésus conféra un don miraculeux. Dans l’activité des disciples, comme dans celle de Jésus, les guérisons devaient préparer la prédication. Tous les dons de Dieu sont gratuits comme ceux que Jésus conféra aux disciples. On trouve dans Actes 8.18-23 un exemple de la manière dont les apôtres comprirent et pratiquèrent ces paroles.

Mais Jésus interdit à ses disciples de faire aucunes provisions et les autorise à recevoir leur entretien de ceux à qui ils annoncèrent l’Évangile. Il marqua ainsi la limite du grand principe qu’il eut établi d’abord.

Diacre Michel Houyoux

Archives à consulter

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Saint Luc, évangéliste

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Saint Jean Damascène, prêtre et docteur de l’Église (675 ? -749)

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Samedi de la trente-quatrième semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 27 novembre 2021

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Michel Houyoux

     Michel Houyoux, Professeur retraité du collège Saint Stanislas à Mons (Belgique) et Diacre permanent
#La parousie est une notion chrétienne qui désigne la « seconde venue » du Christ sur la Terre dans sa gloire, la première étant sa naissance. Cette venue définitive, eschatologique (à la fin des temps), se distingue de la résurrection de Jésus qui comporte une double promesse, celle de la venue en gloire (sa parousie) et celle de la résurrection des morts. La symbolisation varie entre le catholicisme, où le Christ est en gloire et en majesté, et l’orthodoxie, où l’attente est symbolisée par un trône vide.
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Dans les premiers écrits chrétiens, notamment ceux de Paul de Tarse, ce mot signifie la venue du Christ parmi les hommes. Adolf Deissmann démontra que ce terme apparaissait dès le IIIe siècle av. J.-C. pour désigner la visite officielle d’un prince ou d’un haut dignitaire dans une cité afin de prouver sa magnificence. Le symbole de Nicée, au IVe siècle, professe la parousie en ces termes : « Sedet ad dexteram Patris.
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Et iterum venturus est cum gloria iudicare vivos et mortuos, cuius regni non erit finis. (Il est assis à la droite du Père, il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts et son règne n’aura pas de fin.) » . Dans la philosophie hellénistique, le mot décrit la présence effective de divinités. Platon l’employa pour désigner la présence des idées dans les choses. Augustin d’Hippone, dans le livre XX de La Cité de Dieu, cita les textes de l’Ancien et du Nouveau Testament qui évoquent le jour du Jugement.
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Il confirma que le Christ reviendra d’abord pour le Jugement, après quoi les morts ressusciteront. La parousie inaugure les temps messianiques et l’avènement (la « seconde venue ») du Christ à la fin des temps.
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La parousie inaugure les temps messianiques et l’avènement (la « seconde venue ») du Christ à la fin des temps. Dans la théologie chrétienne, la seconde venue est le retour glorieux de Jésus-Christ afin d’établir définitivement le Royaume de Dieu sur la Terre. Cette seconde venue fut annoncée par Jésus-Christ lui-même dans l’Évangile selon Jean. Dans la Dogmatique de Karl Barth, la parousie ne se limite pas à la seconde venue du Christ.
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Karl Barth en distingua trois manifestations : la première figure de la parousie est pour lui l’événement pascal, autrement dit la Résurrection de Jésus ; la deuxième, ou « figure médiane », est le « don de l’Esprit saint » lors de la Pentecôte, l’effusion de l’Esprit à l’Église ; la troisième, la « dernière figure », est l’« arrivée de Jésus-Christ en tant que finalité de l’histoire de l’Église, du monde et de chaque homme »
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. C’est ainsi que Barth définit le « Jour dernier » : la « nouvelle venue » de ce qui est arrivé auparavant, le « nouvel être avec nous de celui qui était avec nous ». Cette triple manifestation de la parousie ne doit pas être décomposée en trois événements distincts ; elle doit au contraire être appréhendée dans son unité.
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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière.   Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme.» (Lc 21, 34-36)

L’attente du retour du Christ

De ces grands événements futurs, Jésus ramena la pensée des disciples sur eux-mêmes et sur la vie morale et religieuse qui dut les y préparer. Deux pièges leur furent tendus : les voluptés charnelles qui appesantissent le cœur et les soucis de la vie. Jésus les signala aussi ailleurs (Lc 8, 14)

»Car comme un filet il viendra sur tous ceux qui habitent sur la face de toute la terre. » (Lc 21, 35) Ce jour-là, le grand jour de l’avènement de Jésus qui vint d’être annoncé et qui, partout dans l’Écriture, est représenté comme inattendu, un objet d’universelle surprise  Jésus adressa ces paroles à ses disciples de tous les temps. Il voulut qu’ils attendirent ce jour-là dans une sainte vigilance, comme pouvant les surprendre à chaque instant ; de là l’ignorance dans laquelle Jésus les laissa sur le temps de sa venue.

L’Église primitive vivait dans l’attente du prochain retour de Christ et cette attente demeure la vraie disposition du chrétien, d’autant plus qu’il est dans l’incertitude de l’heure de sa mort. La vigilance et la prière sont les deux grands moyens d’échapper aux dangers de la dernière épreuve et de subsister en présence du fils de l’homme (Mt, 26.41). Quelle majesté il y a dans cette parole, par laquelle celui qui est le fils de l’homme s’annonça comme le juge du monde !

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Redressez-vous et relevez la tête (Lc 21,28)

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◊Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Samedi de la 34e semaine, année impaire

◊ Abbé Georges de Nantes : cliquez ici pour lire l’article →  Vivre dans l’ardente attente du retour du Christ

  Pasteur Marc Pernot : « Attendre le Christ ? ou Attendre du Christ ? »

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Samedi de la trente-deuxième semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 13 novembre 2021

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Michel Houyoux

Michel Houyoux, professeur retraité du collège saint Stanislas à Mons (Belgique) et diacre permanent dans le doyenné de Florennes (Belgique)

L’expression de don spirituel est employée par l’apôtre Paul en Romains 1,11. Celui-ci dit, de façon plus elliptique, littéralement « les spirituels » en 1 Corinthiens 12,1 et 14,1. À la fois l’Ancien Testament et le Nouveau Testament, et tout particulièrement les Épîtres de Paul, comptent plusieurs listes de dons spirituels. Afin d’éviter les confusions, il a été proposé de nommer plus spécifiquement quatre de ces listes : les sept dons, les charismes, les ministères, et le fruit de l’Esprit.

Neuf dons du Saint-Esprit sont décrits par Paul de Tarse dans la première épître aux Corinthiens, chapitre 12. Au chapitre 13, Paul décrit la hiérarchie des dons, et fait un hymne à l’amour. Au chapitre 14, il établit une hiérarchie des charismes en vue de l’utilité commune. Au sujet du parler en langues, Paul revient sur la nécessité de l’interprétation : « C’est pourquoi celui qui parle en langue doit prier pour pouvoir interpréter.

xCar si je parle en langue, mon esprit est en prière, mais mon intelligence n’en retire aucun fruit. » (1Co 14, 13-14). Pour plus de détails sur le parler en langues et l’interprétation, voir la glossolalie. .Plusieurs mouvements ont contribué a ramener l’importance des dons spirituels. Ces mouvements ont été appelés « vague » . Il y a eu d’abord « la première vague », le pentecôtisme en 1906.

xPuis « la deuxième vague », le mouvement charismatique en 1960. Finalement, « la troisième vague », le mouvement néo-charismatique en 1980. Les charismatiques peuvent aussi bien être évangéliques que catholiques, anglicans ou d’autres dénominations chrétiennes. Tous insistent sur l’Esprit et son action dans les vies humaines et dans l’Église .

xLe christianisme évangélique, principalement dans les courants du pentecôtisme, mouvement charismatique évangélique et mouvement néo-charismatique, accorde une importance particulière aux dons de l’Esprit Saint (1 Corinthiens 12 : 4 à 7). Cette théologie donnant la priorité au parler en langues est cependant contestée à l’extérieur et au sein même du pentecôtisme.

Le parler en langues peut être vu comme un charisme possible parmi d’autres. Un croyant peut être né de nouveau, et baptisé du Saint-Esprit, régénéré et rempli de foi, sans que cette vie dans l’Esprit se manifeste obligatoirement par le charisme des langues. « Tous ont-ils des charismes de guérison ? Parlent-ils tous en langues ? Tous interprètent-ils ? Vous, soyez zélés pour les charismes les meilleurs. »

Du livre de la Sagesse

14 Un silence paisible enveloppait toute chose, et la nuit de la Pâque était au milieu de son cours rapide ; 15 alors, du haut du ciel, venant de ton trône royal, Seigneur, ta Parole toute-puissante fondit en plein milieu de ce pays de détresse, comme un guerrier impitoyable, portant l’épée tranchante de ton décret inflexible. 16 Elle s’arrêta, et sema partout la mort ; elle touchait au ciel et marchait aussi sur la terre. (Sg 18, 14-16 )

06 La création entière, dans sa propre nature, était remodelée au service de tes décrets, pour que tes enfants soient gardés sains et saufs. 07 On vit la nuée recouvrir le camp de son ombre, on vit la terre sèche émerger là où il n’y avait eu que de l’eau ; de la mer Rouge surgit un chemin sans obstacles et, des flots impétueux, une plaine verdoyante. 08 C’est là que le peuple entier, protégé par ta main, traversa en contemplant des prodiges merveilleux. 09 Ils étaient comme des chevaux dans un pré, ils bondissaient comme des agneaux et chantaient ta louange, Seigneur : tu les avais délivrés. (Sg 19,  6-9)

La sagesse est un don de Dieu

Dieu agit par sa Parole ; ce qu’il fit ici en faveur de son peuple fut enveloppé dans le silence paisible de la nuit et garda sa part de mystère. Mais la Bible nous révèle du début à la fin que la Parole de Dieu est créatrice et libératrice ; si elle est tranchante, c’est pour détruire le mal et faire advenir en nous la Vérité et la Vie. « Elle est vivante la Parole de Dieu, énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ; elle va jusqu’au point de partage de l’âme et de l’esprit […] elle juge des intentions et des pensées du cœur. »* 

Dans le silence et l’obscurité de nos vies peut jaillir la lumière. Une parole vivifiante peut se faire entendre et nous redonner confiance et courage. Alors nous y voyons un peu plus clair. La vie peut renaître de la souffrance, des épreuves et de la mort. En relevant le Christ du tombeau dans la nuit de la Pâque, Dieu a ouvert une brèche, il a tranché pour la Vie, les forces de mort n’ont plus le dernier mot. Écoutons-le d’un cœur paisible. Laissons-nous surprendre et façonner par le tranchant de sa Parole

Le texte de la première lecture tirée du livre de la Sagesse met de l’avant l’histoire du salut, le mouvement du monde, de l’humanité, de l’univers tout entier. « La création entière, dans sa propre nature, était remodelée au service de tes décrets pour que tes enfants soient gardés sains et saufs.» Lle peuple entier, que la main divine protégeait, contempla des prodiges merveilleux…ils rendirent grâce à Yahvé qui les délivrèrent.

Le livre de la sagesse confirme la limite de la sagesse de l’homme et nous ouvre  à la dimension infinie de la sagesse de Dieu. La sagesse est avant tout un don de Dieu. Un jour, le roi Salomon voulut offrir un grand sacrifice à Gabaon, il voulut sacrifier pour son Seigneur mille animaux. Ce fut en dormant à cet endroit qu’il rêva et Yahvé lui demanda d’exprimer un souhait et qu’il sera exaucé.

L’auteur  célébra les prodiges que Dieu fits pour son peuple afin de le délivrer de l’esclavage en Égypte. A la fin du livre, il revint sur le dernier acte de la sortie d’Égypte, le passage de la mer auquel il mêla d’autres motifs du long parcours à travers le désert pour gagner la terre promise, comme le don de la manne. Tout tourne autour du thème du renversement de la création, ce changement qui manifeste la puissance de Dieu qui vient sauver son peuple. Rien n’est impossible à Dieu. Devant lui, les éléments se transforment, car il est le Seigneur de l’univers.

Les paroles de la Sagesse demandent avec insistance de remettre notre vie à Dieu, car il nous aidera à trouver cette sagesse qui nous permettra de comprendre le chemin du bien et de jouir de sa présence parmi nous. Face aux profonds changements qui rendirent la société planétaire encore plus complexe et incertaine, la Sagesse met en lumière la présence de Dieu, source d’espérance.

Dieu ne permettra pas que ses enfants soient écrasés par les forces du mal qui semblent parfois l’emporter ; il ne permettra pas non plus que ceux qui vivent dans la justice et dans l’amour soient submergés. Le passage de la mer, fut l’accomplissement de la Pâque, le passage par les eaux du baptême qui ont engendré en nous une créature nouvelle.

Le jeune Salomon conscient de son jeune âge et que le peuple d’Israël fut le peuple de Dieu demanda la sagesse pour gouverner. Yahvé lui répliqua: «Puisque tu n’as pas demandé l’or de ce monde, la royauté la mort de tes ennemis au-delà de ce que tu demandes je te donnerai toutes les richesses de ce monde ». Dieu  est source de la sagesse. On ne naît pas sage mais on le devient, car la sagesse est un don de Dieu. La sagesse n’est pas une affaire d’âge, elle est une ouverture à la grâce de Dieu. Notre existence tombe en ruine s’il nous manque la sagesse. La sagesse de Dieu c’est le Christ lui-même.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Hououx : cliquez ici pour lire l’article → Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ?

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◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article →  Samedi de la 32e semaine, année impaire

◊ La Communauté Catholique Shalom : cliquez ici pour lire l’article →  Dons de l’Esprit Saint : Don de sagesse

L’équipe emci : « La sagesse te permet d’attendre le temps de Dieu »

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