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Mercredi de la seizième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 21 juillet 2021

Une foule immense se rassembla auprès de Lui, si bien qu'Il monta dans une  barque où Il s'assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. Une foule. -  ppt télécharger

# La parabole du semeur est une parabole évangélique racontée dans les trois Évangiles synoptiques: Matthieu XIII, 1-23 ; Marc IV, 1-20, Luc VIII, 4-15 ainsi que dans l’Évangile apocryphe selon Thomas. Le semeur, qui représente Jésus, jette les graines dont certaines tombent sur le bord du chemin, sur les roches et dans des buissons d’épines, et la semence est donc perdue; en revanche lorsqu’elles tombent dans de la bonne terre, elles produisent du fruit jusqu’au centuple. Jean Chrysostome, Commentaire sur l’Évangile selon saint Matthieu, in « Œuvres complètes », traduction de M. Jeannin, Bar-Le-Duc, Éditions Guérin, 1865. Augustin d’Hippone, Sermon LXXIII « Le bon grain et l’ivraie », in « Sermons sur l’Écriture », traduction de l’abbé Jean-Baptiste Raulx, Éditions Robert Laffont, collection « Bouquins », 2014.

Selon saint Jean Chrysostome, Jésus vint sur terre pour renaitre laboureur,La terre représente les âmes où Jésus lance la semence sans distinguer le pauvre du riche, le savant de l’ignorant ,l’âme ardente de celle qui est paresseuse. Saint Jean Chrysostome répondit à ceux qui s’étonnèrent de ce qu’un semeur jeta ses graines ailleurs que dans de la bonne terre, car cela prouve que les changements sont possibles. Il ne faut pas comparer la semence matérielle, mais la comparer à la Parole divine qui apporte la conversion:si les changements ne sont point arrivés dans toutes les âmes, ce n’est pas la faute du laboureur, mais de ceux qui n’ont pas voulu se changer. Il a accompli avec un soin entier ce qui dépendait de lui.

 Cette parabole illustre la nécessité du changement et de la responsabilité. La parabole ne dit pas que la semence s’est desséchée à cause du trop grand soleil, mais parce qu’elle n’a pas de racine. De même pour la semence tombée dans les buissonsd’épines, la faute ne revient pas aux buissons (qui symbolisent la vie mondaine elle a trait des richesses, mais à celui qui les laisse croître. Si on coupe les tiges des buissons, on peut s’en servir utilement et laisser la bonne terre s’installer. C’est ains ique Jésus ne parla pas des richesses en général, mais de la duperie. des richesses. Et Matthieu d’ajouter:  » N’accusons pas les choses en elles-mêmes, mais l’abus que nous en faisons et la corruption de notre esprit. Il estima que cette parabole marque trois étapes de l’évolution spirituelle, l La bonne terre étant promise à tous, si l’on renonce à l’ esclavage des plaisirs, pour l’exercice de la vertu, seul gage de la liberté. Matthieu termine en citant comme exemple les excès de la goinfrerie.

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De l’évangile selon Matthieu

01 Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer. 02 Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. 03 Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur sortit pour semer. 04 Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger.

05 D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde.  06 Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. 07 D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. 08 D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. 09 Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »  (Mt 13, 1-9)

La fondation du royaume : Parabole du semeur

Ce jour-là était celui où Jésus avait prononcé des discours et où il fut interrompu par la visite de sa famille. Tel est aussi l’ordre du récit de Marc.  Luc plaça ces faits dans une autre suite, et rapporta la parabole du semeur sans indiquer le temps et le lieu où elle fut prononcée. La maison d’où il sortit fut celle où il était quand ses parents vinrent à lui. Quelle scène et quel culte ! Pour cathédrale, la voûte étincelante d’un ciel d’Orient ; pour auditoire, ces grandes foules, debout, couvrant au loin le rivage ; une barque de pêcheur servit de chaire, le prédicateur fut Jésus !

Jamais Jésus ne se permit rien de pareil dans ses paraboles. Tout dans son récit fut tellement naturel et vrai, que souvent on se demande si c’est un fait réel ou une fiction. Ainsi, le semeur, le bon Samaritain, l’enfant prodigue,… Et ces histoires sont, au point de vue de la forme, d’une telle beauté, d’une si grande perfection, qu’on s’arrêterait beaucoup plus à les admirer à cet égard, si les imposantes vérités religieuses qu’elles renferment ne s’emparaient de toute notre attention.

Au fond, la parabole du Nouveau Testament est une création de Jésus-Christ. Ni les mythes des anciens, ni la fable qu’on lit au chapitre 9 du livre des Juges, ni les maschals du prophète Ézéchiel n’en purent donner l’idée. Ceux qui nient la vraisemblance historique d’un long discours composé d’une série de paraboles, et qui attribuent à Matthieu ce recueil de similitudes prononcées par Jésus en divers temps, ne purent voir dans ces paroles d’introduction, comme dans celles qui servent de conclusion au récit, qu’une invention de Matthieu de même, leur mise en scène., ne serait qu’un cadre fictif donné à ce grand tableau.

À cette opinion on peut opposer les remarques qui suivent : Matthieu ne prétendit  pas rapporter un discours soutenu, composé de sept paraboles et de l’explication de deux d’entre elles. Il marqua lui-même, une première interruption provoquée par une question des disciples et la réponse de Jésus ; il en marqua une seconde, par une réflexion sur ce genre d’enseignement, et enfin une troisième, avec changement complet de lieu et de temps alors que Jésus n’avait encore prononcé que deux paraboles, sans doute avec des développements et des applications sérieuses à son grand auditoire.

Matthieu, selon sa méthode de grouper les enseignements et les faits homogènes, consigna ces paraboles de moindre étendue que Jésus prononça ailleurs, et auxquelles Luc assigna une autre place dans son récit. Que Jésus fit, au bord de la mer, un discours prolongé dans lequel à plusieurs reprises, sa parole revêtit la forme de la parabole, c’est ce que témoigna le récit de Marc  ; il rapporta quelques-unes de ces paraboles. L’assemblage de ces sept paraboles présente peu d’invraisemblance historique que le sermon sur la montagne, cette prédication en paraboles fut le prolongement de ce dernier.

Le semeur n’eut pas l’intention de jeter aucune partie de sa semence sur un chemin ; mais comme ce chemin longea son champ et qu’il sema abondamment, beaucoup de grains tombèrent le long du chemin. Ces grains n’étant pas recouverts par la terre furent mangés par les oiseaux. Ces endroits rocailleux ne furent pas une partie du champ couverte de pierres, qu’on aurait pu ôter ; mais bien  des contrées montagneuses et arides, des endroits où une légère couche de terre recouvre le roc.

Là, la semence peut lever, elle leva même aussitôt, poussa en dehors, précisément parce qu’elle ne pouvait pas enfoncer ses racines dans une terre profonde. Mais aux premières ardeurs du soleil du printemps, elle fut brûlée, desséchée parce qu’elle n’avait pas de racines qui pussent la nourrir des sucs de la terre.  Pourquoi des épines dans un champ ensemencé ? Si, d’un côté, le champ fut bordé par un chemin, il fut, de l’autre, par une haie vive. Les grains de la semence tombèrent aux abords de la haie, parmi des épines, au moment où elles germèrent encore dans la terre. La semence leva, mais les épines montèrent avec plus de vigueur encore et l’étouffèrent.

La plante du blé ne périt pas, elle substitua, mais elle fut trop épuisée pour produire des épis fertiles.  La bonne terre fut une terre rendue fertile par la culture, l’engrais, et le travail régulier Cette productivité, s’élevant jusqu’à cent pour un, était très ordinaire dans les pays de l’Orient.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Parabole du semeur

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◊ Père Gilbert Adam   : cliquez ici pour lire l’article →  Mercredi de la 16e semaine, année impaire

◊ Dom Armand Veilleux  -Abbaye de Scourmont (Belgique) : cliquez ici pour lire l’article → Homélie pour le mercredi de la 16ème semaine du Temps ordinaire (21 juillet 2021)

  Père René Luc : « La parabole du semeur ou comment la foi peut grandir dans notre vie »

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Troisième dimanche de Carême de l’année A

Posté par diaconos le 10 mars 2020

Terza domenica di Quaresima dell'anno A dans articles en Italien QuarA3-w2

Dans le Nouveau Testament, seul le texte de Jean ( Jn, 4, 1-30) raconte l’épisode de la rencontre de Jésus et de la Samaritaine. Selon la tradition du christianisme orthodoxe, cette femme est nommée Photine la samaritaine.

De l’Évangile de Jésus-Christ selon Saint Jean

À cette époque, Jésus se rend dans une ville de Samarie appelée Sykar, près de la terre que Jacob avait donnée à son fils Joseph. Il y avait le puits de Jacob. Alors Jésus, fatigué de la route, s’assit près de la source… C’était la sixième heure, vers midi. Une femme de Samarie est venue chercher de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » « En fait, ses disciples étaient allés en ville… pour faire les courses.

La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes, à moi, une Samaritaine, de boire ? « En fait, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains. Jésus lui répondit : « Si seulement tu connaissais le don de Dieu… et qui est celui qui dit : ‘Donne-moi à boire’, tu serais celui qui lui demanderait, et il te donnerait de l’eau vive. »

Elle lui dit : « Monsieur, vous n’avez rien pour vous aider, et le puits est profond. D’où provient cette eau vivante ? Tu es plus âgé que notre père Jacob… qui nous a donné ce puits, et qui l’a bu lui-même, avec ses enfants et ses bêtes ? « Jésus lui répondit : « Celui qui boira cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira l’eau que je lui donnerai… n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui coule pour la vie éternelle. »

La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi un peu de cette eau, je n’ai plus soif, et je n’ai plus besoin de venir ici pour dessiner. Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari et reviens. La femme a dit : « Je n’ai pas de mari. « Jésus le réprimanda : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari : tu as eu cinq maris, et ce que tu as maintenant n’est pas ton mari ; maintenant tu dis la vérité. La femme lui dit : « Seigneur, je vois que tu es un prophète !

Tiens, tiens, tiens ! Nos pères y adoraient sur la montagne, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu de culte est à Jérusalem. Jésus lui dit : « Femme, crois-moi, le temps vient où tu n’iras plus sur cette montagne ni à Jérusalem… pour adorer le Père. » Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant que les vrais adorateurs vont adorer le Père en esprit et en vérité : ce sont les adorateurs que le Père recherche.

Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et en vérité qu’ils doivent l’adorer. « La femme lui dit : « Je sais que le Messie arrive, celui qu’on appelle le Christ. Quand Il viendra, c’est Lui qui nous fera connaître toutes choses. « Jésus lui dit : « Je suis, je te parle. « A ce moment, ses disciples arrivèrent ; ils furent surpris de le voir parler à une femme. Et pourtant, aucun d’entre eux ne lui a dit : « Que cherchez-vous ? » ou : « Pourquoi lui parlez-vous ? »

La femme, laissant sa cruche là, est retournée en ville et a dit aux gens : « Venez voir un homme qui m’a raconté tout ce que j’ai fait. Ne serait-ce pas le Christ ? « Ils ont quitté la ville, et ils étaient en route pour le rejoindre. Pendant ce temps, les disciples l’appelaient : « Rabbi, viens manger. « Mais il a répondu : « Pour moi, j’ai quelque chose à manger, c’est de la nourriture que vous ne connaissez pas. « Les disciples se dirent l’un à l’autre : « Quelqu’un lui a-t-il apporté de la nourriture ? »

Jésus leur dit : « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé… et d’accomplir son oeuvre. Ne dites pas : « Encore quatre mois et vous aurez une récolte » ? Et je vous dis : levez les yeux… et regardez les champs déjà dorés pour la récolte. Désormais, le moissonneur reçoit son salaire : il récolte le fruit pour la vie éternelle, de sorte que le semeur se réjouit avec le moissonneur. C’est vrai, dit le proverbe : « L’un sème, l’autre moissonne. »

Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause de la parole de la femme qui rendait ce témoignage : « Il m’a dit tout ce  que j’ai fait. » Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »  (Jn 4, 5-42)

Le mystère de la personne de Jésus

Dans cette très riche page de l’Évangile de Jean, le mystère de la personne de Jésus se révèla progressivement. Jésus, qui dans cette histoire fut un voyageur fatigué, un Juif dont la femme fut surprise qu’il entra en conversation avec elle, lui assura que lui seul put satisfaire la soif de Dieu des hommes.  Notre corps a parfois soif, et il le ressent très bien. Nos cœurs sont parfois arides, mais ils ne le sentent pas toujours !  C’est aussi une action de Satan qui ne veut pas nous voir courir vers la Source d’eau vive.

La Samaritaine  découvrit lors de la rencontre avec Jésus que son cœur attendait quelque chose que ses six maris ne lui avaient pas apporté. En Jésus, son cœur  trouva ce qu’il attendit. Non seulement Jésus remplit le cœur de cette femme, mais il fut le seul à donner la connaissance du vrai Dieu. La femme sut que cette révélation dut être la tâche du Messie. Jésus put alors lui dire qu’il est le Messie attendu, le Christ. Cela fit découvrir aux habitants de la ville que leur cœur attendait quelque chose auquel seul Jésus  répondit.

En attendant, Jésus invita ses disciples à contempler à l’avance l’activité missionnaire de l’Église après l’effort qu’elle fait aujourd’hui pour semer la future récolte. Les nombreux Samaritains qui  crurent en lui furent furent des témoins qui dirent le dernier mot sur le mystère de Jésus : Il est le Sauveur du monde ! Jésus est-il pour nous ce don de Dieu, cette eau vive qui étanche notre soif de Dieu ?  Prenons-nous le temps de prier et de méditer sur Sa Parole ?

Jésus ne parla d’eau vivante qu’à une personne à qui il  demanda de donner de l’eau à boire et qui ne mentionna le pain éternel à ses disciples qu’après les avoir envoyés prendre du pain pour apaiser leur faim. C’est une leçon importante pour nous. Nous avons des besoins matériels et des besoins spirituels, et Dieu prend soin des deux. De même, nos frères et sœurs ont des besoins matériels et spirituels, et nous devons également prendre soin des deux. Si nous ne répondons pas aux premiers besoins, nous ne pouvons pas prétendre comprendre les seconds !

Dans sa lettre aux chrétiens de Rome, Paul dit cela : « L’espérance ne trompe pas, car l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. »   Nous partageons la certitude de Paul quant à l’amour de Dieu pour nous ! Qu’elle soit notre force, notre espoir pour l’avenir, malgré notre misère, malgré notre péché. Malgré notre misère et nos péchés, nous sommes si précieux aux yeux du Christ que même nos chutes et nos échecs ne peuvent nous arracher à cette certitude : le cœur du Christ nous apporte toute sa tendresse, et ce cœur est celui de Dieu !

« Aujourd’hui, ne fermons pas notre cœur, mais écoutons la voix de l’Éternel » (Psaume 94). Sur le mont Horeb, Moïse  frappa le rocher avec son bâton pour faire couler l’eau et irriguer son peuple (première lecture). La croix du Christ est infiniment supérieure au bâton de Moïse. C’est par elle et avec elle que nous pouvons frapper le rocher de notre incrédulité, de nos doutes, de nos peurs, de nos misères. De cette roche apparemment stérile, de cette pierre qui ferme notre tombeau, l’eau vive de l’Esprit peut couler. Ce don de Dieu est l’amour de Dieu répandu dans nos cœurs par son Esprit ; c’est le Christ qui s’offre pour nous qui n’en valait pas la peine. Acceptons le don que Dieu nous a fait.
Diacre Michel Houyoux

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◊  Patriarcat lain de Jérusalem : cliquez nici pour lire l’article → Homélie du 3ème dimanche de carême de l’année A 

◊ Analyse du comportement  cliquez nici pour lire l’article →  RENCONTRE DE JESUS ET DE LA SAMARITAINE

La conversation est la porte d’entrée de Dieu (Jn 4, 5-42)

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Voici que le semeur sortit pour semer

Posté par diaconos le 29 janvier 2020

Dimanche 16 juillet 2017 / « Le semeur sortit pour semer » (Mt 13, 1-23) / Messe chantée à 11h30


De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à enseigner au bord de la mer de Galilée. Une foule très nombreuse se rassembla auprès de lui, si bien qu’il monta dans une barque où il s’assit. Il était sur la mer, et toute la foule était près de la mer, sur le rivage. Il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles, et dans son enseignement il leur disait : « Écoutez ! Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, du grain est tombé au bord du chemin ; les oiseaux sont venus et ils ont tout mangé.

Du grain est  tombé aussi sur du sol pierreux,  où il n’avait pas beaucoup de terre ; il a levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde ; et lorsque le soleil s’est levé, ce grain a brûlé et, faute de racines, il a séché. Du grain est tombé aussi dans les ronces, les ronces ont poussé, l’ont étouffé, et il n’a pas donné de fruit. Mais d’autres grains sont tombés dans la bonne terre ; ils ont donné du fruit en poussant et en se développant, et ils ont produit trente, soixante, cent, pour un. »

Et Jésus disait : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » Quand il resta seul, ceux qui étaient autour de lui avec les Douze l’interrogeaient sur les paraboles. Il leur disait : « C’est à vous qu’est donné le mystère du royaume de Dieu ; mais à ceux qui sont dehors, tout se présente sous forme de paraboles. Et ainsi, comme dit le prophète : Ils auront beau regarder de tous leurs yeux, ils ne verront pas ; ils auront beau écouter de toutes leurs oreilles, ils ne comprendront pas ; sinon ils se convertiraient et recevraient le pardon. »

Il leur dit encore : « Vous ne saisissez pas cette parabole ? Alors, comment comprendrez-vous toutes les paraboles ? Le semeur sème la Parole. Il y a ceux qui sont au bord du chemin où la Parole est semée  : quand ils l’entendent, Satan vient aussitôt et enlève la Parole semée en eux. Et de même, il y a ceux qui ont reçu la semence dans les endroits pierreux : ceux-là, quand ils entendent la Parole, ils la reçoivent aussitôt avec joie ; mais ils n’ont pas en eux de racine, ce sont les gens d’un moment ; que vienne la détresse ou la persécution à cause de la Parole, ils trébuchent aussitôt.

Et il y en a d’autres qui ont reçu la semence dans les ronces : ceux-ci entendent la Parole, mais les soucis du monde, la séduction de la richesse et toutes les autres convoitises
les envahissent et étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Et il y a ceux qui ont reçu la semence dans la bonne terre : ceux-là entendent la Parole, ils l’accueillent, et ils portent du fruit : trente, soixante, cent, pour un. »  (Mc 4, 1-20)

 Méditation

Cet extrait de l’Évangile selon saint Matthieu nous invite à nous demander quels sont en nous les effets de la parole de Dieu. Contentons-nous de l’entendre ? Savons-nous l’écouter ? Passe-t-elle vraiment dans notre vie ? Dans ce texte, Jésus nous enseigne qu’il y a plusieurs manières de l’écouter mais qu’une seule est capable de transformer notre vie. Semer, c’est la preuve que l’on espère. Jésus s’est lancé dans une entreprise désespérée : sauvé son  peuple quand apparemment personne n’est en mesure de freiner la montée de la violence. Jésus ne compte que sur la force de la Parole de Dieu proclamée et vécue pour sauver l’humanité. La parole de Dieu est une force puissante. Nous pouvons fragiliser cette force dans la mesure où elle retentit dans notre coeur si nous sommes indifférents ou si nous sommes réticents à la recevoir. Seules les personnes  qui reçoivent la parole de Dieu avec foi, peuvent comprendre que Jésus, fils de Dieu, ait accepté les limites que la liberté humaine impose à sa parole, au risque de l’étouffer.

Posons-nous quelques questions …

  • Qu’est-ce qui risque d’ôter de mon  cœur  la Parole de Dieu ?  Le respect humain,  le manque de prière, l’athéisme … ?
  • Quelles épines dans ma vie risquent de l’étouffer ? Le rythme infernal de ma vie, la recherche de mon confort, les moqueries de certaines personnes ?
  • Quelles épreuves dans ma vie risquent de déraciner la parole de Dieu ? Mes doutes, le refus de la foi, l’indifférence de gens qui m’entourent… ?
  • Le terreau où germe la parole de Dieu, c’est aussi le cœur de nos frères et de  nos sœurs . Ai-je le souci des autres ?

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Qu’est-ce qu’une parabole dans le langage biblique ?

Le mot parabole traduit l’hébreu « mashal » (désigne, en hébreu, non seulement les Proverbes, Meshalîm, mais aussi des allégories (Isaïe 5, 1-7), des devinettes et des énigmes (Juges 14, 12), des propos dont le sens est réservé aux seuls initiés..),  qui signifie « récit symbolique destiné à faire découvrir un sens caché,

Dans la Bible, une parabole est une histoire tirée de la vie quotidienne des gens, elle parle de leur travail, des objets qu’ils utilisent tous les jours (une lampe, du levain, une barque, un filet,…) , de leurs rêves (un trésor, des perles,…) … La parabole, comme elle est simple, parle à tout le monde. Jésus s’en sert pour  Des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger (Mt 13, 4)dire des choses importantes sur Dieu. Jésus durant son ministère public a dit beaucoup de choses de cette façon.

Le monde dans lequel nous vivons est plein de symboles. En observant les gens dans leurs activités quotidiennes, Jésus voyait à travers elles, des réalités divines. Le travail des paysans par exemple, lui faisait penser à autre chose… Devinez à quoi ?

Devant une importante foule venue pour l’écouter, Jésus parla d’un semeur qui est sorti pour semer des grains. Des grains sont tombés au bord du chemin, d’autres sont tombés sur du sol pierreux, d’autres sont tombés dans les ronces et d’autres tombèrent dans de la bonne terre. Vous comprenez assez rapidement quels grains donneront de belles plantes et par la suite une belle récolte.

Il y a 2000 ans, en Galilée (pays de Jésus), certaines personnes vivaient des travaux des champs comme le  semeur de ce récit. La terre de Galilée est loin d’être partout fertile : il y a de la bonne terre, mais aussi des endroits arides où rien ne pousse et des zones broussailleuses…

À cette époque, on semait à la volée et la semence tombait un peu partout… De nos jours encore, dans des régions pauvres, des gens travaillent toujours de cette manière et les récoltes sont assez médiocres.

Cette parabole nous dit aussi que Jésus sait observer ce qui se passe autour de lui et qu’il s’intéresse au travail des autres.

Les  pages proposées ci-dessous vous donneront un aperçu de la richesse du site « Idées-Caté » 

Pour une rencontre de catéchèse avec des jeunes, à partir de ce récit, cliquez sur ce lien  →   catéchèse  ; cliquez en suite sur le titre « Caté »  et dans la liste qui apparaît, dans la partie « Nouveau Testament » allez à la rubrique « Le Royaume »    et cliquez sur le titre  « parabole du semeur ».  Vous pouvez aller directement à l’article  proposé en cliquant ici   parabole du semeur  

Cliquez ici pour découvrir ce site →  Idées-Caté: plein d’idées pour le caté, la catechese, le catechisme

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Citation :  « Par la Parabole du Semeur, Jésus nous montre que sa Parole et ses sacrements sont appelés à se développer en nous, à porter du fruit. Dans la graine semée, tout est déjà là pour que l’arbre prenne racine et grandisse… mais en même temps, il est nécessaire que le terrain soit préparé, arrosé, entretenu… Comme chrétiens nous devons prendre conscience que le Seigneur, en nous donnant sa grâce, attend une réponse pleine d’amour. Notre réponse sera la vie que nous mènerons. Il y a diversité de graines  dans le champ du Seigneur…comme il y a diversité de services et d’engagements dans l’Église et dans le monde. C’est une richesse…«

Auteur :  P. Bertrand Daud, 13, Place St-Pierre – 30130 Pont-St-Esprit (France)

Cliquez ici pour découvrir la source de cette citation →  Le Semeur  , diocèse de Nîmes (France)                                                                               

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  Pour les jeunes talents  : clique deux fois sur le croquis à droite  pour le voir plus grand ; tu peux ensuite l’enregistrer, l’imprimer et le colorier. Ce dessin est une illustration de la parabole du semeur  » Le dessin se rapporte à ce passage de l’Évangile de saint Matthieu : « Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger.  » (Mt 13,4).

Diacre Michel Houyoux

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◊ Notre Dame du Laus (France) : cliquez ici pour lire l’article →   Voici que le semeur est sorti pour semer

◊  Jardinier de Dieu  : cliquez ici pour lire l’article →   Le semeur est sorti pour semer : une manière de Une manière de vivre, une manière de se situer dans la maîtrise

♥  Semeurs d’espérance

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Troisième dimanche de l’Avent de l’année C

Posté par diaconos le 10 décembre 2018

Références bibliques : cliquez ici pour lire les textes de ce dimanche → AELF — Messe — 16 décembre 2018

audete. En effet, dans le Missel romain, l’introït de la messe de ce dimanche commence par la phrase latine suivante : « Gaudete in Domino semper : iterum dico, gaudete » (« Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous ! »). Cette phrase rappelle la joie de l’Église dans l’attente de l’avènement du Christ. C’est pourquoi les vêtements liturgiques, violets pendant tout le temps de l’Avent, peuvent exceptionnellement être roses ce jour-là. Pour la même raison la même possibilité existe le

Ce dimanche se caractérise par sa note joyeuse, il s »agit d’une anticipation de la fête de Noël. Dans le Missel romain, l’introït de la messe de ce dimanche commence par la phrase latine suivante :  » Gaudete in Domino semper : iterum dico, gaudete «  ( Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous ! ). Cette phrase rappelle la joie de l’Église dans l’attente de l’avènement du Christ. C’est pourquoi les vêtements liturgiques, violets pendant tout le temps de l’Avent, peuvent exceptionnellement être roses ce jour-là. Pour la même raison la même possibilité existe le quatrième dimanche du Carême.

Pour ce dimanche où les communautés chrétiennes sont invitées à exprimer concrètement leur solidarité avec 89 projets de lutte contre la pauvreté soutenus par Action Vivre Ensemble, une célébration complète vous est proposée par l’abbé André Boribon. Vous pouvez la télécharger sur notre site www.vivre-ensemble.be

«  Ne laisse pas tes mains défaillir  » : répondre, c’est aussi agir pour apporter la justice ; répondre aux appels de ce Monde, aux appels de nos proches, à nos appels intérieurs. Ces appels prennent de multiples formes et sont différents pour chacun de nous. Nous avons chacun nos moyens, nos charismes pour y répondre.

Tout le monde peut agir, où qu’il se situe. Tout le monde à une réponse à fournir, selon des modalités propres. Les recommandations émises par Jean Baptiste dans l’Évangile selon saint Luc semblent relever du simple bon sens, il ne demande pas l’impossible.

Pourtant, dans des situations où le profit et l’exploitation écrasent la dignité humaine, ces conseils sont loin d’être faciles à appliquer. Face à l’avarice, à la corruption et à la violence des maux qui n’ont pas disparu, de nos jours.

Jean prône le partage, l’honnêteté, la droiture. Tout le monde ne doit pas tout faire, mais trouver les réponses qui lui sont propres, dans la situation qui est la sienne. À l’aune des droits humains, il en va de même : n’attendons pas que les autres agissent, faisons ce que nous pouvons, là où nous le pouvons.

Que devons-nous faire ? Cette question posée à Jean-Baptiste, nous nous la posons aussi. Que faire, pour que notre quartier, notre ville, notre région, favorisent le bien-être, l’épanouissement et la joie de vivre ? Cet épanouissement n’est pas un luxe, pas plus que l’accès aux loisirs, à la culture, qui sont autant de droits fondamentaux.

INTENTIONS DE PRIÈRE

  • Pour ceux qui répondent à Ton Amour en s’engageant à Ta suite… Afin qu’ils vivent leur mission à la manière de Jésus : en serviteurs accueillants, mais aussi avec une fidélité sans concessions…  Père, nous te prions.
  • Pour les chrétiens qui rencontrent des difficultés dans l’annonce de l’Évangile… Pour ceux qui sont persécutés, comme en Chine, en République démocratique du Congo, en Orient… Pour que le Seigneur les illumine de Sa joie et de Sa tendresse… Père, nous te prions.
  • Pour les personnes qui font le choix de laisser Ton appel sans réponse… Pour qu’il leur soit donné d’être touchées par Ton Amour et de s’y abandonner, avec la confiance de l’enfant qui s’endort dans les bras de son père… Père, nous te prions

Collecte Cette semaine a lieu la collecte au profit des projets soutenus par Action Vivre Ensemble. En nous invitant depuis plus de 45 ans à poser ce geste de solidarité en Église, les Évêques nous rappellent que l’Église n’est pas réellement fidèle à Jésus-Christ si elle ne met en son centre le pauvre, l’exclu, le sans droit. Dans les maisons de quartier, les écoles de devoirs, les maisons d’accueil, les services d’aide urgente et d’accompagnement social, des hommes, des femmes, des enfants comptent sur nous pour les accompagner sur le chemin d’une vie digne. Comme nous tous, ils aspirent à prendre une part active à la construction du bien-être commun. Ne les décevons pas.

«  Je continuerai à croire, même si tout le monde perd espoir. Je continuerai à aimer, même si les autres distillent la haine. Je continuerai à construire, même si les autres détruisent. Je continuerai à parler de paix, même au milieu d’une guerre. Je continuerai à illuminer, même au milieu de l’obscurité. Je continuerai à semer, même si les autres piétinent la récolte. Et je continuerai à crier, même si les autres se taisent. Et je dessinerai des sourires sur des visages en larmes. Et j’apporterai le soulagement, quand on verra la douleur. Et j’offrirai des motifs de joie là où il n’y a que tristesse. J’inviterai à marcher celui qui a décidé de s’arrêter… Et je tendrai les bras à ceux qui se sentent épuisés.  »
Abbé Pierre

Compléments

◊  Concrètement, que pouvons-nous faire ? : cliquez ici pour lire l’article → Pour vivre ensemble, agissons !

◊ Psaume 1 : cliquez ici pour lire → Ne suit pas le chemin des pécheurs, il te perdra 

◊ Sortons de l’inquiétude :  cliquez ici pour lire → Soyez dans la joie (Ph 4, 4)

◊ Homélie :   cliquez ici pour lire ou télécharger →  Soyez dans la joie (Ph 4, 4)

◊ Du site « Jardinier de Dieu » : cliquez ici pour lire l’article →  Ph 4, 4-7 Dans la joie du Seigneur

◊ Catéchèse : Préparons dès aujourd’hui la fête de Noël →  Avec les bergers (Évangile de Luc)

Soyez dans la joie du Seigneur

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