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Mardi de la dix-neuvième semaine du Temps Ordinaire dans l’année C

Posté par diaconos le 7 août 2022

Mardi de la dix-neuvième semaine du Temps Ordinaire dans l'année C dans Religion

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. »  (Jn 12, 2-26)

Changeons notre regard sur Dieu

 Les  disciples vinrent  dire à Jésus que des Grecs souhaitent le voir ; et il répondit :  « L’heure est venue pour le Fils de l’Homme d’être glorifié », ‘révélé comme Dieu. La gloire évoque quelque chose qui n’a rien à voir avec Dieu. Pour nous, la gloire, c’est le prestige, l’auréole qui entoure une vedette, sa célébrité. Dans la Bible, la gloire de Dieu, c’est sa Présence : une Présence rayonnante comme le feu du Buisson Ardent où Dieu se révéla à Moïse  (’Exode, chapitre 3).

Jésus nous appelle à changer notre regard sur Dieu et sur le sens que nous donnons à notre vie. Le plus important ce n’est pas notre réussite matérielle, la promotion reçue, la mise en valeur du moi. Jésus voudrait nous orienter vers une autre logique, celle de l’amour vrai, du don de soi, de la gratuité. C’est sur ce chemin que nous sommes appelés à le suivre. En choisissant le Christ, nous choisissons la Vie.

Il faut une foi solide pour accepter le mystère de Jésus, sauveur du monde par la croix. Jésus nous appelle tous à le suivre : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera. «  Quel avantage aurions-nous à  gagner le monde entier, si nous le payions de notre vie ?

Quelle somme pourrions- nous verser en échange de notre vie  ? Le Fils de l’homme viendra avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite. Renoncer à soi-même, cette demande de Jésus  nous concerne tous. Jésus nous demande de renoncer à ce que nous sommes devenus ! Dans les faits, ce que nous sommes est fondamentalement bon.

Dieu nous a créé à son image et à sa ressemblance. Nous portons l’empreinte de cette marque divine. Elle fonde notre dignité. Par contre nous sommes mauvais quant à ce que nous avons fait de la liberté que Dieu nous a donnée. Dieu est amour, et son amour est le secret de notre bonheur. Pour entrer dans ce mystère d’amour, il n’y a pas d’autre chemin que celui de se perdre, de se donner, il faut renoncer à soi-même, il n’y a pas d’amour vrai sans ce renoncement.

Aimer vraiment, coûte cher, très cher parfois : pardonner à un quelqu’un, avoir le courage de s’afficher croyant dans un milieu hostile, aimer fidèlement son conjoint, continuer à s’occuper d’enfants qui semblent se moquer de vous, garder le sens du partage, rester honnête dans les affaires. Pour aimer en vérité, il faut y mettre le prix ! Selon Jésus, il faut perdre pour gagner :  « Celui qui veut sauver sa vie, la perdra, mais qui perds sa vie à cause de moi, la gardera » (Mt 16, 25) Suivre le Christ c’est aussi purifier notre prière. Trop souvent, nous nous tournons vers lui quand tout va mal. Nous voulons qu’il fasse quelque chose pour que tout aille mieux.

Nous n’avons pas à dicter à Dieu ce qu’il doit faire. Dieu n’est pas attaché à notre service. Il n’est pas notre boy. Certains ne prient plus ou ne vont plus à la messe parce que, dirent-ils, cela ne sert à rien. Et c’est là que nous nous trompons. Nous ne prions pas, nous n’allons pas à la messe pour nous-mêmes mais pour Dieu. Quand on aime, on ne pense pas d’abord à soi mais à l’autre. Celui qui aime vraiment est prêt à se sacrifier pour l’autre.

Nous avons parfois tendance à vouloir évacuer la croix de notre vie. Vouloir être disciple du Christ, c’est marcher par les mêmes voies que lui, qui ne sont pas celles des honneurs et de la gloire terrestre, mais de la vie donnée par amour, voire des persécutions. Certains endurent des persécutions violentes. Nous le constatons avec tristesse pour les ukrainiens en ce moment.  Jésus  propose un chemin de vraie vie pour qui veut le suivre, c’est ainsi qu’il accomplit notre salut

Diacre Michel Houyoux

 Compléments

◊ Le Christ, le chemin qui mène à la vraie vie : cliquez ici pour lire l’article →  Le grain de blé qui tombe en terre doit mourir pour porter du fruit (Jn 12, 24)

◊  Le vocabulaire du langage johannique est distinct de celui des évangiles synoptiques  : cliquez ici pour lire l’article → Le langage johannique

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Catholique.org.  : cliquez ici pour lire l’article →  Si quelqu’un veut me servir… – Les méditations

◊ Notes bibliques  : cliquez ici pour lire l’article →  Suivre Jésus – bible-notes.org

◊  vidéo  : cliquez ici pour voir la vidéo  → Évangile selon Jean chapitre 12ème partie 1 de Top Chrétien

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Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera

Posté par diaconos le 4 juin 2022

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :  « Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit, qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. » (Jn 12, 24-26) 

Changeons notre regard sur Dieu

 Les  disciples vinrent  dire à Jésus que des Grecs souhaitent le voir ; et il répondit :  « L’heure est venue pour le Fils de l’Homme d’être glorifié, ‘révélé comme Dieu. La gloire évoque quelque chose qui n’a rien à voir avec Dieu. Pour nous, la gloire, c’est le prestige, l’auréole qui entoure une vedette, sa célébrité. Dans la Bible, la gloire de Dieu, c’est sa Présence : une Présence rayonnante comme le feu du Buisson Ardent où Dieu se révéla à Moïse  (’Exode, chapitre 3).

Jésus nous appelle à changer notre regard sur Dieu et sur le sens que nous donnons à notre vie. Le plus important ce n’est pas notre réussite matérielle, la promotion reçue, la mise en valeur du moi. Jésus voudrait nous orienter vers une autre logique, celle de l’amour vrai, du don de soi, de la gratuité. C’est sur ce chemin que nous sommes appelés à le suivre. En choisissant le Christ, nous choisissons la Vie.

Il faut une foi solide pour accepter le mystère de Jésus, sauveur du monde par la croix. Jésus nous appelle tous à le suivre : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera. » Quel avantage aurions-nous à  gagner le monde entier, si nous le payions de notre vie ?

Quelle somme pourrions- nous verser en échange de notre vie  ? Le Fils de l’homme viendra avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite. Renoncer à soi-même, cette demande de Jésus  nous concerne tous. Jésus nous demande de renoncer à ce que nous sommes devenus ! Dans les faits, ce que nous sommes est fondamentalement bon.

Dieu nous a créé à son image et à sa ressemblance. Nous portons l’empreinte de cette marque divine. Elle fonde notre dignité. Par contre nous sommes mauvais quant à ce que nous avons fait de la liberté que Dieu nous a donnée. Dieu est amour, et son amour est le secret de notre bonheur. Pour entrer dans ce mystère d’amour, il n’y a pas d’autre chemin que celui de se perdre, de se donner, il faut renoncer à soi-même, il n’y a pas d’amour vrai sans ce renoncement.

Aimer vraiment, coûte cher, très cher parfois : pardonner à un quelqu’un, avoir le courage de s’afficher croyant dans un milieu hostile, aimer fidèlement son conjoint, continuer à s’occuper d’enfants qui semblent se moquer de vous, garder le sens du partage, rester honnête dans les affaires.

Pour aimer en vérité, il faut y mettre le prix ! Selon Jésus, il faut perdre pour gagner :  « Celui qui veut sauver sa vie, la perdra, mais qui perds sa vie à cause de moi, la gardera » (Mt 16, 25) Suivre le Christ c’est aussi purifier notre prière. Trop souvent, nous nous tournons vers lui quand tout va mal. Et nous voulons qu’il fasse quelque chose pour que tout aille mieux.

Nous n’avons pas à dicter à Dieu ce qu’il doit faire. Dieu n’est pas attaché à notre service. Il n’est pas notre boy. Certains ne prient plus ou ne vont plus à la messe parce que, dirent-ils, cela ne sert à rien. Et c’est là que nous nous trompons. Nous ne prions pas, nous n’allons pas à la messe pour nous-mêmes mais pour Dieu. Quand on aime, on ne pense pas d’abord à soi mais à l’autre. Celui qui aime vraiment est prêt à se sacrifier pour l’autre.

Nous avons parfois tendance à vouloir évacuer la croix de notre vie. Vouloir être disciple du Christ, c’est marcher par les mêmes voies que lui, qui ne sont pas celles des honneurs et de la gloire terrestre, mais de la vie donnée par amour, voire des persécutions. Certains endurent des persécutions violentes. Nous le constatons avec tristesse pour les ukrainiens en ce moment.  Jésus  propose un chemin de vraie vie pour qui veut le suivre, c’est ainsi qu’il accomplit notre salut

Michel Houyoux, diacre

 Compléments

◊ Le Christ, le chemin qui mène à la vraie vie : cliquez ici pour lire l’article →  Le grain de blé qui tombe en terre doit mourir pour porter du fruit (Jn 12, 24)

◊  Le vocabulaire du langage johannique est distinct de celui des évangiles synoptiques  : cliquez ici pour lire l’article → Le langage johannique

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Jérémy Sourdine : « Le seul moyen d’éviter l’enfer et la mort éternelle »

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Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera

Posté par diaconos le 3 juin 2022

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 # Le salut est une notion spirituelle qui signifie « délivrance et libération ». Le croyant qui possède le salut se trouve ainsi délivré et libéré du péché, de l’insatisfaction et de la condamnation éternelle (enfer). Il bénéficie d’une relation avec Dieu et a ainsi accès au paradis. La sotériologie est un domaine de la théologie qui étudie les différentes doctrines du salut. Le Salut de l’âme est l’un des thèmes fondamentaux du christianisme. Il permet l’accès au paradis. Son étude se nomme la sotériologie. Le Salut, dans le christianisme, est associé au Christ, considéré comme le rédempteur de l’humanité ; ainsi la sotériologie est-elle liée à la christologie.

Dans le catholicisme, il est offert par la grâce, les sacrements et les bonnes œuvres. Dans le protestantisme et le christianisme évangélique, il est offert par la foi et la grâce seulement. Cette notion recouvre une grande variété de thèmes, qui ont été plus ou moins développés selon les périodes de l’histoire et selon les confessions chrétiennes..

Au IIe siècle, Clément d’Alexandrie, l’un des premiers chrétiens à maîtriser la philosophie classique antique, utilisa de nombreuses images pour décrire le salut apporté par le Christ. Il utilisa celle de la lumière qui donne l’intelligence, ou de la musique qui adoucit les cœurs, apprivoise les animaux sauvages que sont les hommes, et leur redonne la vie.

Au IVe siècle, Athanase d’Alexandrie décrivit le salut comme étant le fait que Dieu, Père, Fils et Esprit habite en l’homme, déjà en cette vie. Au Ve siècle, l’évêque africain Augustin d’Hippone développa le thème du salut dans son livre La Cité de Dieu. Le salut y est exprimé en termes de régénération, commençant au baptême et s’accomplissant à la résurrection.

La théologie médiévale, dominée par la pensée augustinienne, laissa peu de place à la liberté humaine : Thomas d’Aquin tenta d’organiser autour de la pensée d’Augustin un système métaphysique permettant de concilier grâce et liberté humaine. Il lui faut tenir à la fois l’affirmation de l’action divine dans chaque action de l’Homme, et l’affirmation de la liberté de ce même Homme.

Le jansénisme est issu d’un courant théologique s’inscrivant dans le cadre de la Réforme catholique, apparu dans les années qui suivirent le Concile de Trente mais qui puisa ses sources dans des débats plus anciens. il se rattacha à une longue tradition de pensée augustinienne. Jansenius, alors étudiant à l’université puis professeur, entreprit la rédaction d’une somme théologique visant à régler le problème de la grâce en faisant une synthèse de la pensée de saint Augustin.

De l’évangile selon Jean

 Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle.  Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera.  (Jn 12, 24-26)

Jésus donna sa vie pour le salut du monde

Par opposition à tous les rêves d’un Messie glorieux que les disciples entretenaient encore et à toutes les pensées de sagesse humaine qui pouvaient occuper l’esprit des Grecs, Jésus affirma de la manière la plus solennelle la nécessité absolue de sa mort pour le salut du monde. L’image par laquelle il exprima cette pensée fut pleine de justesse et de profondeur. Il fallut que les grains fussent semés pour germer, donner des plants vigoureux et au moment de la récolte donner un bon rendement de blé.

Ce fut à lui-même que Jésus appliqua cette image. S’il n’avait pas donné sa vie pour le salut du monde, il serait resté de lui quelques grandes vérités religieuses et morales, et les quelques disciples qu’il avait jusqu’alors rassemblés autour de lui ; on n’aurait pas vu se former une Église chrétienne, une humanité nouvelle, et naître à la vie divine les millions d’âmes qui depuis plus de vingt siècles, furent le fruit de sa mort.

Mais si ce principe absolu du royaume de Dieu : par la mort à la vie, fut vrai pour Jésus, il ne le fut pas moins pour tous ses membres. C’est ce que Jésus déclara positivement  en disant «  Celui qui aime sa vie la perd ; et celui qui hait sa vie en ce monde la conservera pour la vie éternelle. »

L’âme, c’est la vie physique et la vie psychique, naturelle, avec toutes les facultés dont l’activité manifeste cette vie. Celui qui l’aime se refusera à la livrer à la mort comme Jésus livra la sienne, celui qui la hait en ce monde où règne le péché, la sauvera pour la vie éternelle, parce qu’elle sera changée en vie éternelle. Ces paroles s »appliquent à tous les chrétiens, elles eurent pour Jésus, une importance suprême, car elles revinrent fréquemment dans ses discours.

« Si quelqu’un me sert, qu’il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur ; si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. » (Jn 12, 26) Il y a dans ces paroles une sérieuse exhortation et une riche promesse.. Servir le Christ, c’est se donner à lui et par conséquent le suivre dans sa vie et dans sa mort.. Ce chemin qu’il a suivi lui-même, conduit avec certitude dans sa gloire. Être avec Jésus là où il est c’est la félicité et la gloire du ciel, et c’est ainsi que sera réalisée parfaitement cette précieuse promesse : « Mon Père l’honorera. »

Diacre Michel Houyoux

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◊ RCF: cliquez ici pour lire l’article → « Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera »

◊  Diocèse de Lyon cliquez ici pour lire l’article → Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera 

♥ La parole que j’ai annoncée, c’est elle qui vous jugera au dernier jour

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Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera

Posté par diaconos le 28 mai 2022

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Jésus dit : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. »

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. » (Jn 12, 24-26) 

Il faut une foi solide pour suivre Jésus

Les  disciples vinrent  dire à Jésus que des Grecs souhaitent le voir ; il répondit : « L’heure est venue pour le Fils de l’Homme d’être  révélé comme Dieu. » Pour nous, la gloire, c’est le prestige, l’auréole qui entoure une vedette, sa célébrité. Dans la Bible, la gloire de Dieu, c’est une Présence rayonnante comme le feu du Buisson Ardent où Dieu se révéla à Moïse, Jésus nous appelle à changer notre regard sur Dieu et sur le sens que nous donnons à notre vie.

Le plus important ce n’est pas notre réussite matérielle, la promotion reçue, la mise en valeur du moi. Jésus voudrait nous orienter vers une autre logique, celle de l’amour vrai, du don de soi, de la gratuité. C’est sur ce chemin que nous sommes appelés à le suivre. En choisissant le Christ, nous choisissons la Vie. Il faut une foi solide pour accepter le mystère de Jésus, sauveur du monde par la croix. Jésus nous appelle tous à le suivre : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera. «  Quel avantage aurions-nous à  gagner le monde entier, si nous le payions de notre vie ?

Quelle somme pourrions- nous verser en échange de notre vie  ? Le Fils de l’homme viendra avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite. Renoncer à soi-même, cette demande de Jésus  nous concerne tous. Jésus nous demande de renoncer à ce que nous sommes devenus ! Dans les faits, ce que nous sommes est fondamentalement bon.

Dieu nous a créé à son image et à sa ressemblance. Nous portons l’empreinte de cette marque divine. Elle fonde notre dignité. Par contre nous sommes mauvais quant à ce que nous avons fait de la liberté que Dieu nous a donnée. Dieu est amour, et son amour est le secret de notre bonheur. Pour entrer dans ce mystère d’amour, il n’y a pas d’autre chemin que celui de se perdre, de se donner, il faut renoncer à soi-même, il n’y a pas d’amour vrai sans ce renoncement.

Aimer vraiment, coûte cher, très cher parfois : pardonner à un quelqu’un, avoir le courage de s’afficher croyant dans un milieu hostile, aimer fidèlement son conjoint, continuer à s’occuper d’enfants qui semblent se moquer de vous, garder le sens du partage, rester honnête dans les affaires.

Pour aimer en vérité, il faut y mettre le prix ! Selon Jésus, il faut perdre pour gagner : « Celui qui veut sauver sa vie, la perdra, mais qui perds sa vie à cause de moi, la gardera. » (Mt 16, 25) Suivre le Christ c’est aussi purifier notre prière. Trop souvent, nous nous tournons vers lui quand tout va mal. Et nous voulons qu’il fasse quelque chose pour que tout aille mieux.

Nous n’avons pas à dicter à Dieu ce qu’il doit faire. Dieu n’est pas attaché à notre service. Il n’est pas notre boy. Certains ne prient plus ou ne vont plus à la messe parce que, disent-ils, cela ne sert à rien. Et c’est là que nous nous trompons. Nous ne prions pas, nous n’allons pas à la messe pour nous-mêmes mais pour Dieu. Quand on aime, on ne pense pas d’abord à soi mais à l’autre. Celui qui aime vraiment est prêt à se sacrifier pour l’autre.

Nous avons parfois tendance à vouloir évacuer la croix de notre vie. Vouloir être disciple du Christ, c’est marcher par les mêmes voies que lui, qui ne sont pas celles des honneurs et de la gloire terrestre, mais de la vie donnée par amour, voire des persécutions. Certains endurent des persécutions violentes. Nous le constatons avec tristesse pour les chrétiens d’Irak en ce moment.

Jésus  propose un chemin de vraie vie pour qui veut le suivre, c’est ainsi qu’il accomplit notre salut. Il ne s’agit pas de se renier soi-même ou de nier la beauté de la vie  qui est déjà donnée par Dieu, il s’agit de mettre Dieu à la première place dans notre vie. Vivre en Dieu signifie lui laisser prendre définitivement la première place. Qu’il soit au début et à la fin de toutes les pensées, les paroles et les actions de notre vie. Cela implique une mort à notre « moi « qui s’oppose toujours à Dieu et aux autres pour vivre de l’Esprit Saint.

Diacre Michel Houyoux

  Compléments

◊ Le Christ, le chemin qui mène à la vraie vie : cliquez ici pour lire l’article →  Le grain de blé qui tombe en terre doit mourir pour porter du fruit (Jn 12, 24)

◊  Le vocabulaire du langage johannique est distinct de celui des évangiles synoptiques  : cliquez ici pour lire l’article → Le langage johannique

Liens avec d’autres sites web chrétiens

Catholique.org.  : cliquez ici pour lire l’article →  Si quelqu’un veut me servir… – Les méditations …

◊ Notes bibliques  : cliquez ici pour lire l’article →  Suivre Jésus – bible-notes.org

◊  vidéo  : cliquez ici pour voir la vidéo  → Évangile selon Jean chapitre 12ème partie 1 de Top Chrétien

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