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Vingt-neuvième dimanche du Temps Ordinaire de l’année B

Posté par diaconos le 11 octobre 2021

 29è Dimanche ordinaire: journée missionnaire mondiale

# Le rite du baptême catholique est le premier des trois sacrements de l’initiation chrétienne, avec l’eucharistie (la communion) et la confirmation. Pour les personnes ayant l’âge de raison (enfants et adultes), il est précédé d’une période de préparation, appelée catéchuménat, au cours de laquelle le futur baptisé, le catéchumène, découvre la foi pour laquelle il demande le baptême. Pour les nouveau-nés, les parents suivent une préparation au baptême qui les aide à comprendre le sens de ce sacrement. Pour les adultes, le baptême proprement dit a souvent lieu au cours de la veillée de Pâques. On appelle « ondoiement » un baptême réduit à l’effusion d’eau accompagnée de la formule baptismale, sans aucune des autres formes complémentaires. Il est souvent réservé aux cas d’urgence (danger de mort). Bien que canoniquement valide, il doit être ensuite complété par les autres cérémonies, si l’on dispose d’assez de temps. Traditionnellement, en France, à l’époque moderne, les enfants de la famille royale et les princes du sang étaient ondoyés à leur naissance puis baptisés une fois enfants. Le baptême de sang L’Église catholique reconnaît l’idée du baptême dans le martyre dit aussi « baptême de sang » : une personne n’ayant pas reçu le baptême par l’eau mais morte à cause de ses convictions chrétiennes est considérée comme baptisée sans pour autant avoir reçu le sacrement.

Le « baptême de désir implicite » s’appuie sur l’idée que si quelqu’un est droit, généreux, sincère, on peut présumer que s’il avait eu connaissance du Christ et de l’Évangile, il aurait sûrement accepté le baptême et que donc il pourrait être sauvé. L’obligation du baptême est ainsi maintenue, mais dans les faits c’est reconnaître que le salut n’est pas assuré par l’accomplissement d’un rite mais par l’attitude intérieure : le baptême de salut implicite permet à des millions voire des milliards d’hommes que certains croyaient damnés pour l’éternité de se retrouver dans la même situation dans l’au-delà que les baptisés, baptisés sans le savoir6. L’extension de la notion de baptême de désir, puis de baptême de désir implicite implique une rupture avec la théologie de saint Augustin avec l’idée d’un salut rendu accessible par le Christ à toute l’humanité à travers le temps et l’espace et pas seulement aux baptisés, même si cette idée était présente dès le début de l’Église, les théories de saint Augustin ne constituant pas un dogme de l’Église catholique et n’ayant jamais été admises dans les Églises orthodoxes. Par le baptême, tous les péchés sont remis, le péché originel et tous les péchés personnels ainsi que toutes les peines dues au péché8. Dans le baptisé, certaines conséquences temporelles du péché demeurent cependant, telles les souffrances, la maladie, la mort, ou les fragilités inhérentes à la vie comme les faiblesses de caractère, ainsi qu’une inclination au péché que la Tradition appelle la concupiscence. .

 De l’évangile selon Marc

35 Alors, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous. » 36 Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » 37 Ils lui répondirent : « Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. »

38 Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, être baptisé du baptême dans lequel je vais être plongé ? » 39 Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que je vais boire, vous la boirez ; et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé.

40 Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé.  comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir. 43 Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur.

44 Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous : 45 car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. » (Mc 10, 35-45)

Ambition des disciples

« Et Jacques et Jean, fils de Zébédée, s’approchent de lui, en disant : Maître, nous voudrions que tu nous fisses ce que nous te demanderons. » (Mc 10, 35)  Après la prédiction que Jésus leur fit entendre, la démarche de Jacques et de Jean parut incompréhensible, si elle ne fut pas une preuve nouvelle du fait que même les disciples les plus intelligents ne saisirent pas cette prédiction.

Les disciples, malgré toutes les douloureuses perspectives que Jésus leur fit entrevoir, ne doutèrent pas qu’il ne parvint dans un avenir prochain à être le chef d’un royaume et d’un royaume glorieux. Quant aux idées fausses qu’ils s’en firent, rien ne fut plus propre à les dissiper que les instructions que Jésus  leur donna.

De ces deux images des souffrances de Christ : la coupe et le baptême, la première seule est authentique dans Matthieu.  Si la coupe, dans le langage symbolique de l’Écriture, est la mesure de biens ou de maux destinés à chacun, le baptême est une image encore plus générale et plus profonde de la souffrance dans laquelle il s’agit d’être tout entier plongé, selon la signification étymologique du mot.

Jésus indiqua par là aux deux disciples le chemin qui le conduira à la gloire et il leur demanda : « Pouvez-vous m’y suivre ?  De plus, il vit ce moment de la souffrance comme étant déjà arrivé ; et Marc fit sentir, selon sa coutume : la coupe que je bois, le baptême dont je suis baptisé.  Dans Matthieu, c’est la mère de Jacques et de Jean, Salomé, qui d’abord adressa à Jésus cette demande pour ses fils, tandis que, selon Marc, ce furent les deux disciples eux-mêmes qui la formulèrent.

Matthieu ajouta : par mon Père ; la pensée de Marc fut la même. Dieu seul prépare à une âme la haute destination qu’ambitionnaient les deux disciples.  Pour réprimer l’ambition de ses disciples, Jésus mit en contraste l’esprit de son royaume avec ce qui se passait dans les royaumes de ce monde. Pour cela, il se servit de termes très significatifs. Et d’abord il dit des princes de ce monde qu’ils pensèrent gouverner, ou furent censés, ou s’imaginèrent régner.

Que voulut dire Jésus ? Selon quelques interprètes, cela signifierait que ces princes songèrent surtout a établir et à faire valoir leur autorité, une autorité que les peuples reconnurent. D’autres firent dire à Jésus que ces puissants de la terre parurent exercer une grande domination, tandis qu’eux-mêmes furent esclaves de leurs passions. Tout en s’imaginant exercer le pouvoir suprême, ils furent dans la dépendance absolue de Dieu, par qui les rois régnèrent ?

« Ceux qui s’imaginent commander aux peuples les tyrannisent et les grands les oppriment. »  (Rilliet )  Jésus étant arrivé à Jéricho, au moment où il sortit de cette ville accompagné d’une grande foule, un aveugle nommé Bartimée, apprenant que ce fut Jésus qui passait se met à crier : « Fils de David, aie pitié de moi ! »  Comme on voulut l’empêcher d’importuner Jésus, il cria encore plus fort : « Aie pitié de moi ! »

Jésus s’étant arrêté fit appeler l’aveugle qui, se levant en toute hâte et jetant son manteau, accourut vers Jésus. « Que veux-tu que je te fasse ? »  Lui demanda Jésus.  » Rabbouni, que je recouvre la vue ! «  Jésus lui dit :  » Va, ta foi t’a sauvé » . Et aussitôt il recouvrit la vue et suivit Jésus.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Diocèse de Fréjus-Toulon  : cliquez ici pour lire l’article → Vingt-neuvième dimanche Ordinaire, année B – Service de la  catéchèse

◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article →  29e dimanche du temps ordinaire, année B

Prédication du Pasteur Marc  Pernot »Ne comprenez-vous pas encore ? »

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Vingt-huitième dimanche du Temps Ordinaire de l’année B

Posté par diaconos le 4 octobre 2021

Vingt-huitième dimanche du Temps Ordinaire de l'année B dans Catéchèse

Vends ce que tu as et suis-moi

# Jésus et le jeune homme riche est un épisode de sa vie publique rapporté par les trois Évangiles synoptiques. Il est raconté dans l’Évangile selon Matthieu (Mt, 19,16–30), l’Évangile selon Marc (Mc, 10, 17–31) et l’Évangile selon Luc (Lc, 18,18–30). Dans Matthieu, un jeune homme riche posa la question à Jésus de savoir comment atteindre la vie éternelle. Jésus lui rappela le décalogue et quand son interlocuteur lui répondit qu’il observa cela depuis sa jeunesse.
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Luc contient un épisode similaire et le jugement suivant : « Qu’il est difficile à ceux qui ont les richesses de parvenir dans le Royaume de Dieu, Oui, il est plus facile à un chameau d’entrer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu.» Marc rapporte alors des paroles de Jésus à partir de cet incident qui, comme chez les autres évangélistes, tire une loi générale de celui-ci : « Combien difficilement ceux qui ont des biens entreront dans le Règne de Dieu»
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Camille Focant constata que ces paroles chez Marc, plongent les disciples dans l’effroi et qu’il n’est pas fait seulement mention des riches, «c’est la difficulté en soi d’entrer dans le Royaume des Cieux qui est soulignée. Elle concerne tout le monde. » Que signifie les biens dont Marc parla ? Il s’agit des richesses, de toutes les choses utiles. Plus quelqu’un possède de ces choses, moins il est apte à entrer dans le Royaume de Dieu.
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Même pour celui qui en possède peu, cela n’est possible que grâce à Dieu puisque l’on peut dire, selon l’exégète, que le fait de suivre Jésus et le détachement qui en résultent pourraient devenir des possessions. Le spécialiste de Marc ajouta que depuis 8,34-38, le lecteur attentif de Marc sait que l’homme n’a rien à offrir en échange de sa vie et que vouloir la sauver est le meilleur moyen de la perdre. :
 De l’évangile selon Marc

17 Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? » 18 Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul.  19 Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. »

20 L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. » 21 Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. » 22 Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. 23 Alors Jésus regarda autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! »

24 Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Jésus reprenant la parole leur dit : « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu ! 25 Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. » 26 De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? » 27 Jésus les regarde et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. »

28 Pierre se mit à dire à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. » 29 Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre 30 sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. » (Mc 10, 17-30)

Le jeune homme riche

Comme Jésus se mit en chemin, un homme accourut, se jeta à ses genoux, et, l’appelant : « Bon Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle  » (Mc 10-17). Jésus commença par repousser ce titre. Dieu seul est bon. Puis il renvoya son interlocuteur aux commandements de la seconde table du Décalogue. Cet homme déclara qu’il les observa dès sa jeunesse. Jésus jeta sur lui un regard de profonde tendresse et lui dit de donner aux pauvres ce qu’il possédait et de le suivre. Affligé de cette parole, cet homme s’en alla tout triste.

Alors Jésus regardant ses disciples déclara  :  »Les riches entreront difficilement dans le royaume de Dieu. » (Mc 10, 17)  Pour répondre à l’étonnement des disciples, il ajouta qu’il fut difficile que ceux qui se confièrent dans les richesses entrèrent dans le royaume ; un chameau passerait plutôt par le trou d’une aiguille. Ses disciples étant encore plus étonnés et se demandant l’un à l’autre : « Qui peut être sauvé ?  » Jésus leur dit que cela est impossible aux hommes, mais que tout est possible à Dieu.

Pierre constata avec satisfaction qu’eux, les disciples, quittèrent pour suivre Jésus. Jésus déclara que tout sacrifice fait pour lui et pour l’Évangile est récompensé dès maintenant et dans l’éternité, mais plusieurs des premiers seront les derniers et les derniers les premiers.  Matthieu, Marc et Luc rapportèrent ce ces mots à la suite de la bénédiction des petits enfants. Jésus sortit de la maison où il s’était arrêté,  se mit  en route pour continuer son voyage.

  »Jésus lui dit : Pourquoi m’appelles-tu bon ? Nul n’est bon sinon un seul, Dieu. » (Mc 10, 18)   Quant au sens de la question de Jésus : Pourquoi m’appelles-tu bon ? et à cette distinction qu’il établit entre lui et Dieu qu’il déclara seul bon, les interprètes différèrent beaucoup, selon qu’ils furent influencés par leurs vues dogmatiques. Ceux qui nièent la sainteté parfaite de Jésus virent dans cette parole un aveu de péché.

Jésus se plaça au point de vue de celui qui l’interrogea et dont la question prouva qu’il eut les idées les plus fausses sur la bonté de l’homme. Se croyant bon lui-même, il dut qualifier ce Maître pour lequel il montra une vénération profonde, bien que pour lui-même, il ne fut qu’un homme supérieur, tout au plus un envoyé de Dieu Telle est, avec quelques différences, l’explication admise dans l’Église catholique, depuis Augustin jusqu’aux réformateurs et jusqu’aux exégètes modernes, Bengel, Olshausen, Ebrard, Lange.

La sainteté est relative et elle l’était même en Jésus, puisqu’en lui s’accomplissait un développement progressif qu’il devait encore  apprendre l’obéissance par les choses qu’il allait souffrir et ainsi  parvenir à la perfection. À ce point de vue, l’idée de la bonté absolue, excluant tout développement et tout progrès, n’appartient qu’à Dieu seul.

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux

◊ Diacre Michel Houyoux   : cliquez ici pour lire l’article →  a.d.a.l. pour le vingt-septième dimanche du temps ordinaire de l’année B

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◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → 28e dimanche du temps ordinaire, année B

◊ D. Jacques Guilmard  : cliquez ici pour lire l’article → Vingt-huitième dimanche du Temps ordinaire

Père Jean-Marie Parrat : « Le jeune homme riche »

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Samedi de la vingt-sixième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 2 octobre 2021

QUI EST LE PLUS GRAND ?" Mat 18,1-10 - luciole

Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ?

# Un ange gardien est une forme d’esprit tutélaire dans la tradition du christianisme mais son existence ne fait pas partie des articles de foi. Il s’agit d’un ange assigné à la protection du salut d’un ou plusieurs individus. Ce concept, dont les origines remontent à l’Antiquité, a été développé au sein de la théologie chrétienne principalement à partir de son étude au XIIe siècle par Honoré d’Autun notamment à partir du passage des Évangiles  : « Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient continuellement la face de mon Père qui est dans les cieux. » (Mt 18, 10).

xDes mystiques chrétiens rapportèrent des interactions et conversations avec leurs anges gardiens, durant de nombreuses années. La sainte Gemma Galgani fut un exemple, puisqu’elle aurait eu des visions de Jésus et Gemma Galgani expliqua qu’elle eut une conversation avec son ange gardien. Elle expliqua que son ange gardien lui servit de guide. Le Pape François expliqua que nous avons tous, selon la tradition de l’Église, un ange qui nous protège et nous fait sentir les choses.

xL’ange gardien n’est pas une doctrine un peu fantaisiste, c’est une réalité. Le pape a encouragé à l’écouter et suivre ses conseils car l’ange gardien nous conduit jusqu’à la fin de notre vie. Dans l’épître aux Colossiens, saint Paul met en garde contre le culte des anges qui ne serait pas en union avec le Christ qui domine toute chose. Dans les dernières décennies, les anges gardiens ont gagné en popularité. La thématique des anges n’a pourtant rien de nouveau car elle est présente dans le folklore et la littérature, selon les propos d’Alain Pronkin, chercheur au Centre d’Informations sur les nouvelles religions (CINR) : elle a été développée dans les trois religions abrahamiques que sont le judaïsme, le christianisme et l’islam ; de plus, le zoroastrisme a créé sa propre conception des anges.

 De l’évangile selon Matthieu

01 À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? » 02 Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux, 03 et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. 04 Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. 05 Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. 10 Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux. (Mt 18, 1-5.10)

Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ?

« En cette heure-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et dirent : Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ? »  (Mt 18, 1)   La question des disciples fut occasionnée par la distinction accordée à Pierre  et à deux de ses condisciples. D’après Marc et Luc, ils discutèrent entre eux la question et Jésus  leur demanda le sujet de leur entretien. Les disciples en étaient encore à l’idée d’un royaume terrestre, glorieux, dans lequel tels d’entre eux occuperaient la première place, seraient plus grande que les autres. Jésus  vit se manifester dans leur discussion une préoccupation égoïste et orgueilleuse.

« Quiconque donc se rendra humble comme ce petit enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des cieux. » (Mt 18, 4)   Jésus releva dans le petit enfant qu’il proposa en exemple, ce fut l’humilité :  » Celui qui s’humiliera le plus, sera le plus grand. » Ce qui fit le charme du petit enfant, ce fut le sentiment qu’il eut de sa faiblesse, de sa dépendance ; ce fut aussi la confiance avec laquelle il regarda à sa mère, attendit tout d’elle, l’écouta, l’interrogea, la crut, l’aima.

Pour redevenir moralement semblable au petit enfant, il faut que nous nous tournions vers Dieu et participions de son Esprit. Sinon, nous serons exclus du royaume des cieux non seulement dans sa réalisation future et glorieuse, mais déjà dans sa manifestation actuelle, et cela, à cause de la nature même de ce royaume.  « Et qui recevra un seul petit enfant comme celui-ci en mon nom, me reçoit. » ( Mt 18, 5)  Jésus répondit à la question des disciples. Mais Il voulut tirer de sa leçon une conséquence qui en découla nécessairement.

Il est impossible d’être devenu humble et petit devant Dieu sans être ému de compassion et d’amour pour les petits et les humbles, que les ambitieux méprisent. Jésus lui-même les aima au point de s’identifier avec eux. Ainsi recevoir avec amour, protéger, soigner un seul de ces petits, c’est le recevoir lui-même, pourvu que cela ait lieu en son nom, par amour pour lui. La pensée de Jésus se borna-t-elle ici aux petits enfants, ainsi recommandés à la charité de ses disciples, ou cette pensée se généralisa-t-elle pour embrasser aussi les adultes humbles, petits, délaissés ?

Les exégètes se divisèrent sur cette question. Mais pourquoi ? Jésus recommanda que la charité s’étendit à tous.  Jésus revint à son discours sur les petits, qu’il défendit de scandaliser, de mépriser par orgueil ; les estimer, les aimer, avoir pour eux une tendre compassion,fut le coté positif de ce précepte négatif. Jésus donna comme motif de sa recommandation : « Je vous dis que leurs anges dans les cieux regardent sans cesse la face de mon Père qui est dans les cieux. » (Mt 18, 10)

Jésus adopta et sanctionna l’idée israélite d’anges protecteurs, veillant sur des royaumes ou des personnes. Ces anges voient sans cesse la face du Père, expression empruntée aux usages des cours orientales et qui signifie avoir libre accès auprès du souverain, être puissant auprès de lui.

Diacre Michel Houyoux

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◊  Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article →  Samedi de la 26e semaine, année impaire

◊  Site des saints guérisseurs: cliquez ici pour lire l’article →     Les Saints Anges Gardiens

David Hamidovic, historien, et Philippe Faure, maître de conférences en histoire médiévale : « Les anges Gardiens »

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Mardi de la vingt-sixième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 28 septembre 2021

 Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem

RELECTURE ADRESSE AUX SENIORS EN CE TREIZIÈME DIMANCHE 2019 - Espace pour  mieux Chercher

 

# Nazareth est une ville du nord d’Israël, en Galilée. C’est la plus grande ville arabe du pays avec 75 700 habitants en 2015, principalement musulmans et chrétiens. À compter de 1956, les autorités israéliennes ont créé, à côté de Nazareth, une ville nouvelle appelée d’abord Nazareth Haute qui changea son nom en 2019 et qui est devenue Nof Hagalil. Cette ville nouvelle avait pour but de  judéiser le secteur de Nazareth, qui était, après la création de l’État d’Israël en mai 1948, un secteur entièrement peuplé d’Arabes, chrétiens à plus de 66 % à l’époque et le restant étant musulman.
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La région métropolitaine de Nazareth compte 210 000 habitants, dont 85 000 juifs. La tradition chrétienne fait de Nazareth la ville de Joseph et de Marie. À Nazareth, la basilique de l’Annonciation (catholique) est la plus grande des églises du Moyen-Orient. Elle a été inaugurée en 1964 par le pape Paul VI et consacrée en 1969 sur le site d’églises plus anciennes, elles-mêmes édifiées sur une grotte identifiée comme celle de l’Annonciation.
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Malgré son importance dans les traditions se rapportant à Jésus « de Nazareth », le village de Nazareth n’est pas devenu immédiatement un lieu de pèlerinage chrétien. C’est après la conversion de l’Empire et du développement consécutif de pèlerinages que l’on voit apparaître les premières constructions chrétiennes. Le premier lieu de dévotions y est construit aux alentours du IVe siècle par Hélène, la mère de l’empereur Constantin Ier.
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Le village de cette époque fut modeste, centré sur une activité agricole, et s’étendant sur environ 4 hectares40. Les tombes des périodes romaines et byzantines respectivement à l’ouest et à l’est de l’actuelle église de l’Annonciation délimitent ce territoire et laissent penser à la présence d’une population d’environ 400 habitants. Au VIe siècle, un pèlerin anonyme de la ville de Plaisance décrivit la visite qu’il fit à la synagogue de Nazareth où se trouve un banc miraculeux sur lequel Jésus se serait assis ainsi qu’un tome de la Loi qui lui aurait servi de livre de lecture.
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Celle-ci est identifiée par certains spécialistes comme un lieu de culte judéo-chrétien ou « nazaréen » et, à tout le moins, semble en tout cas témoigner de la coopération entre juifs et chrétiens locaux au profit de l’industrie touristique engendrée par les pèlerins . Un siècle plus tard, le pèlerin Arculfe y décrivit deux églises très vastes. L’une, au milieu de la ville, bâtie sur deux voûtes, fut construite en ce lieu où fut nourri le Sauveur.
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L’autre église fut bâtie au lieu où était la maison dans laquelle l’archange Gabriel vint trouver Marie pour lui annoncer la naissance du Christ. La tradition y fixa la maison de Marie et correspond à la basilique de l’Annonciation dans laquelle on trouva trace des restes de mosaïques byzantines portant des inscriptions en grec. Lors de la première croisade, Nazareth fut la proie d’âpres combats avant d’être conquise par les croisés en 1099.

De l’évangile selon Luc

51 Comme s’accomplissait le temps où il allait être enlevé au ciel, Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem. 52 Il envoya, en avant de lui, des messagers ; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue. 53 Mais on refusa de le recevoir, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem. 54 Voyant cela, les disciples Jacques et Jean dirent : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions qu’un feu tombe du ciel et les détruise ? » 55 Mais Jésus, se retournant, les réprimanda. » (Lc 9, 51-56)

De la Galilée à Jérusalem

Comme le temps de son retour dans la gloire approchait, Jésus prit l’énergique résolution de se rendre à Jérusalem. Des messagers que Jésus envoya dans une bourgade samaritaine pour lui préparer un logement  furent repoussés. Jacques et Jean proposèrent de faire descendre sur elle le feu du ciel. Jésus leur reprocha l’esprit dont ils furent  animés. Ils allèrent ailleurs.

Un homme s’offrit à suivre Jésus. Jésus lui rappela les renoncements qu’impliquait une telle résolution. À un second, Jésus ordonna de le suivre et comme il demanda la permission d’aller d’abord ensevelir son père, Jésus la lui refus a. Un troisième se proposa  de suivre Jésus, mais voudrait auparavant prendre congé des siens. Jésus lui déclara que nul ne fut propre au royaume de Dieu, s’il n’eut pris une décision irrévocable.

« Or il arriva, comme les jours de son élévation s’accomplissaient, que lui-même prit la résolution d’aller à Jérusalem. » (Lc 9, 51)  Jésus disait, en employant un autre terme : « Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi » (Jn 12.32). Il fallait à Jésus la résolution héroïque du dévouement pour prendre le chemin de Jérusalem, car il savait tout ce qui l’y attendait.

Luc marqua en ces mots la fin du ministère de Jésus dans la Galilée proprement dite. Mais, dans la suite de son récit, il nr  présenta Jésus se rendant directement en Judée et à Jérusalem. Jésus fut empêché de traverser la Samarie qui se trouvait sur son chemin et employant dès lors les derniers mois de sa vie à des excursions missionnaires dans la Galilée méridionale sur les confins de la Samarie et en Pérée.

Luc donna de temps en temps des indications destinées à rappeler que Jésus fut en marche vers cette Jérusalem ;  sa narration présente certaines données chronologiques et géographiques qui rendent difficile d’y retrouver un itinéraire suivi. Wieseler prétendit retrouver l’indication des trois voyages rapportés par Jean. Jésus interrompit sa tournée d’évangélisation pour faire une excursion à Jérusalem, après laquelle il vint reprendre son travail dans la Galilée méridionale et la Pérée et l’y poursuivre jusqu’à la fête de Pâque.

Matthieu et Marc, après le récit de la transfiguration, ne relatèrent plus que quelques faits et quelques paroles.   La transfiguration eut lieu dans le courant de l’été. De l’intervalle de huit à neuf mois qui la sépara de la Pâque.  Ce récit de Luc servit de lien entre celui des évangiles de Matthieu et de Marc. qui racontent seulement l’activité de Jésus sur les bords du lac de Génézareth et celui de Jean, qui se borne aux séjours à Jérusalem ; il présentent Jésus à l’œuvre dans les contrées intermédiaires.

Jésus étant suivi des douze et d’un cortège d’autres disciples, il ne fut pas facile de trouver place pour tous dans de petites localités.  Une antique haine nationale existait entre les Juifs et les Samaritains, ceux-ci étant une population mélangée, qui n’adorait pas à Jérusalem et qui ne recevait, de tout l’Ancien Testament, que les cinq livres de Moïse. Jésus saisissait toutes les occasions de réagir contre ces préjugés..  Mais, cette fois, ils furent plus forts que sa charité. Quelques interprètes (Meyer) supposèrent que Jésus fut repoussé, non comme Israélite, mais parce que ses messagers l’avaient annoncé comme le Messie.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article →  Mardi de la 26e semaine, année impaire

◊ Regnum Christi  : cliquez ici pour lire l’article → Méditation du jour

 David Brown, un journaliste anglais de 74 an !:  » Sur les traces de Jésus : de Nazareth à Jérusalem… à pieds »

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