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Sainte Marie, Mère de Dieu — Solennité

Posté par diaconos le 1 janvier 2022

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# Marie fut une femme juive de Judée, et la mère de Jésus de Nazareth. Marie est une figure essentielle pour le christianisme (notamment pour les orthodoxes et les catholiques) ainsi que dans l’islam. Comme pour son fils Jésus, l’historicité de Marie est difficilement accessible. Une grande partie des traditions se trouve dans la littérature apocryphe, qui développe souvent des thèmes présents dans les textes canoniques du Nouveau Testament.

Dans les Églises catholique et orthodoxe, Marie est l’objet d’un culte particulier, supérieur au simple culte rendu aux saints et aux anges, appelé le culte d’hyperdulie. C’est un point de divergence important avec le protestantisme. Marie est citée plusieurs fois dans le Nouveau Testament. Dans les Évangiles synoptiques et les Actes des Apôtres, elle s’appelle « Marie », tandis que l’Évangile selon Jean met en scène la « mère de Jésus » mais sans lui donner de nom.

La femme céleste entourée d’étoiles décrite dans l’Apocalypse n’est pas Marie, selon l’exégèse moderne, mais les traditions ultérieures liées à ce texte ont fini par les amalgamer, comme en témoigne l’iconographie chrétienne. À partir du deuxième siècle, le personnage de Marie est développé par les auteurs de nombreux textes apocryphes, notamment le Protévangile de Jacques. Au fil des siècles, la figure de Marie est devenue de plus en plus complexe, de plus en plus importante, aussi bien dans les dogmes chrétiens que dans la piété populaire, tout comme dans l’art et la littérature.

Les Épîtres de Paul, écrites vers l’an 50, sont les textes les plus anciens du Nouveau Testament. Elles n’indiquent nulle part le nom de la mère de Jésus5. Une seule occurrence, dans l’Épître aux Galates 4:4, mentionne simplement que Jésus est né d’une femme, sans autre précision, et cette naissance ne présente apparemment rien de particulier.

Paul affirma cependant que Jésus est le Fils de Dieu et le Messie d’Israël, assujetti à la Loi afin d’en libérer les Juifs. Dans le reste du corpus paulinien et les autres lettres du Nouveau Testament (les Épîtres dites « catholiques »), Marie n’est pas évoquée. Les Évangiles selon Matthieu et selon Luc, ainsi que les Actes des Apôtres, tous écrits une quinzaine d’années après celui de Marc, soit vers 80-85, sont plus explicites au sujet de Marie.

Söll a récapitulé les points de vue suivants des Pères apostoliques et des premiers Pères de l’Église concernant Marie : Ignace d’Antioche (mort martyr au début du second siècle) a parlé dans sa Lettre aux Éphésiens du grand mystère de Marie qu’est la virginité de Marie qu’il place à côté de ceux de la conception et de la mort du Seigneur. Justin de Naplouse a défendu surtout la virginité de Marie avant l’enfantement, et introduisit pour la première fois un parallélisme entre Ève et Marie.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.

Les bergers repartirent ; ls glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé. Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception. (Lc 2, 16-21)

Les bergers vinrent à la crèche

Les bergers aperçurent Marie, puis Joseph, puis le petit enfant. Marie fut nommée avant Joseph, parce que c’était la mère qui, avec le petit enfant, importait le plus aux bergers. Les bergers furent les premiers d’entre les hommes à annoncer ce que Dieu venait de révéler. Marie  conserva toutes ces choses sans en rien perdre et elle les médita dans son cœur.

Marie compara ce qui lui fut divinement annoncé, neuf mois auparavant, avec ce qui lui arriva et son cœur fut pénétré de la fidélité de Dieu dans l’accomplissement de sa parole. Monsieur Godet remarqua l’indice que tout ce récit eut pour auteur Marie elle-même.

 Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Theotokos : cliquez ici pour lire l’article → Solennité de Marie, Mère de Dieu

◊ Diocèse de Lyon    : cliquez ici pour lire l’article →  La solennité de Marie, Mère de Dieu

♥ Abbé J. P. Boubee : « Combien de bergers à la crèche ? »

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Publié dans Catéchèse, fêtes religieuses, Page jeunesse, Religion, Temps de Noël, Vierge Marie | Pas de Commentaires »

Jésus rend libre

Posté par diaconos le 6 septembre 2018

« Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres » Jean 8.32. Il existe un proverbe en français selon lequel toute vérité n’est pas bonne à dire. En effet, il est certainement des vérités qu’il vaut mieux taire. Par exemple, lors de la dernière guerre mondiale, des enfants juifs ont été cachés au sein de familles catholiques ou protestantes. Il était préférable de ne pas faire connaître la vérité sur leur identité. La vérité aurait pu conduire ces familles et ces enfants vers la déportation, la condamnation. Cette vérité là ne les aurait pas rendus libres. Cela ne signifie pas que nous soyons appelés à mentir, mais simplement que le silence est préférable à la vérité, dans de telles situations. Voilà pourquoi il est capital de garder ce texte dans son contexte. Jésus ne parle pas de toutes sortes de vérités, il parle de la vérité qui se dégage de sa parole : « Si vous demeurez dans ma parole… vous connaîtrez la vérité. » La connaissance de la vérité émanant de la parole de Christ a le pouvoir de libérer. Il est donc important de faire la distinction entre la connaissance de la vérité biblique et la connaissance de toutes sortes de vérités.

« Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres » (Jn 8.32)
Il existe un proverbe en français selon lequel toute vérité n’est pas bonne à dire. En effet, il est certainement des vérités qu’il vaut mieux taire. Il est capital de garder ce texte dans son contexte. Jésus ne parle pas de toutes sortes de vérités, il parle de la vérité qui se dégage de sa parole : « Si vous demeurez dans ma parole… vous connaîtrez la vérité. » La connaissance de la vérité émanant de la parole de Christ a le pouvoir de libérer. Il est donc important de faire la distinction entre la connaissance de la vérité biblique et la connaissance de toutes sortes de vérités.

La rédemption, c’est payer le prix nécessaire à l’affranchissement d’un esclave (dictionnaire). Le rachat est un symbole qui évoque notre situation en indiquant qu’il nous rend libre. Dans le rachat, l’idée de transaction commerciale s’y trouve : certaines images médiévales illustrent ce commerce.

Le combat de Jésus qui nous rend libres n’a rien d’une transaction commerciale. La confession de foi exprime que dans la mort de Jésus et dans sa résurrection, il y va de la liberté de l’homme devant Dieu. La mort de Jésus ne fut pas un hasard, elle fut le résultat d’une logique historique.

Jésus avait justifié son attitude par sa parole. Pour ses adversaires, il fut question de la Loi, de l’intérêt de la religion, … Jésus ne détruisit aucune possibilité d’avenir. Jésus ne prêcha pas une morale nouvelle, il n’ajouta pas d’autres codes, ni d’autres lois aux codes et aux lois existante.

Jésus insista sur un point :  Dieu n’est, jamais rencontré ailleurs que dans son image : l’homme. Jésus prit le parti des opprimés contre les oppresseurs. Il ne fut jamais neutre dans le rapport des forces sociales. Les théologiens, de la mort de Jésus, prétendirent que ce dont Jésus nous libérait, c’était Dieu lui-même qui agissait.

Tout avenir est fermé là où Dieu est le garant des barrières entre les hommes. Jésus libère Dieu du rôle que les hommes voudraient lui faire jouer. Le pardon de Jésus nous libère de la haine : pardonner n’est pas oublier. L’oubli est un acte de faiblesse, il est refus d’affrontement.

  Le pardon est un acte risqué car il est fondé sur l’espérance que la bonté ouvrant au malfaisant un espace autre que sa logique du mal le fasse accéder à un choix moins inhumain. Le pardon est un acte de liberté, un acte créateur. Le véritable juste est celui qui donne le pardon ; ce n’est pas celui qui accomplit la loi. Le pardon ouvre un avenir.

Seul, le pardon contrecarre la logique de guerre. Seul, le pardon crée une nouveauté dans les relations qui ouvrent une autre histoire. Jésus ouvre l’avenir pour le pécheur lui-même. Le pardon est acquis pour tout homme. Dieu ne peut être invoqué que là où le pardon crée une nouveauté dans le relations.

Le pardon devrait être un acte de la vie quotidienne ! Il est une donnée essentielle pour les relations humaines.  C’est un acte que Jésus intégra à son attitude. Jésus, par sa résurrection, témoigne de l’efficacité absolue du pardon.  Le pardon donné par Jésus est l’acte le plus haut de sa liberté

Le pardon de Jésus mourant ne fut pas un acte politique. Le don de l’Esprit a pour finalité de rendre concret ce pardon dans la conversion des cœurs. Le pardon ouvre la possibilité d’une autre relation. Le pardon donné par Jésus révèle à la fois la profondeur du mal e t la hauteur de son espérance.

Le pardon n’est pas un laisser faire , il est la plus grande exigence de conversion : Jésus rend libre à l’égard du destin tissé par le péché. Jésus ne propose pas un programme social, culturel, sexuel. Il nous invite à être les créateurs de notre histoire. En résumé : Jésus  nous rend libres à l »égard de nous-mêmes.

Complément

◊ Jésus est vivant →  L’expérience pascale

Liens externes

◊ De l’épître aux Galates → C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis

◊ Du site Croire.com→ Une autorité qui rend libre – Croire – Questions de vie, questions de foi

L’amour pour le Seigneur nous rend libres.

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Récit de l’entrevue décisive à Jérusalem (Ac 15, 1-29)

Posté par diaconos le 24 mars 2010

Extrait du livre des actes des apôtres au chapitre quinze

01 Certaines gens venus de Judée voulaient endoctriner les frères de l’Église d’Antioche en leur disant : « Si vous ne recevez pas la circoncision selon la loi de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés. »

02 Cela provoqua un conflit et des discussions assez graves entre ces gens-là et Paul et Barnabé. Alors on décida que Paul et Barnabé, avec quelques autres frères, monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens pour discuter de cette question.

03 L’Église d’Antioche pourvut à leur voyage. Ils traversèrent la Phénicie et la Samarie en racontant la conversion des païens, ce qui remplissait de joie tous les frères.

04 A leur arrivée à Jérusalem, ils furent accueillis par l’Église, les Apôtres et les Anciens, et ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux.

05 On vit alors intervenir certains membres du parti des pharisiens qui étaient devenus croyants. Ils disaient : « Il faut obliger ces gens à recevoir la circoncision, et à observer la loi de Moïse. »

06 Les Apôtres et les Anciens se réunirent pour examiner cette affaire.

07 Comme cela provoquait des discussions assez graves, Pierre se leva et leur dit : « Frères, vous savez bien comment Dieu a manifesté son choix parmi vous dès les premiers temps : c’est par moi que les païens ont entendu la parole de l’Évangile et sont venus à la foi.

08 Dieu, qui connaît le coeur des hommes, leur a rendu témoignage en leur donnant l’Esprit Saint tout comme à nous ;

09 sans faire aucune distinction entre eux et nous, il a purifié leurs coeurs par la foi.

10 Alors, pourquoi mettez-vous Dieu à l’épreuve en plaçant sur les épaules des disciples un joug que nos pères et nous-mêmes n’avons pas été capables de porter ?

11 Oui, c’est par la grâce du Seigneur Jésus, nous le croyons, que nous avons été sauvés, de la même manière qu’eux. »

12 Toute l’assemblée garda le silence, puis on écouta Barnabé et Paul rapporter tous les signes et les prodiges que Dieu avait accomplis par eux chez les païens.

13 Quand ils eurent terminé, Jacques prit la parole : « Frères, écoutez-moi.

14 Simon-Pierre vous a rapporté comment, dès le début, Dieu a voulu prendre chez les nations païennes un peuple qui serait marqué de son nom.

15 C’est ce que confirment les paroles des prophètes, puisqu’il est écrit :

16 Après cela, je reviendrai pour reconstruire la demeure de David,qui s’est écroulée ;je reconstruirai ce qui était en ruines,je le relèverai ;

17 alors, le reste des hommes cherchera le Seigneur,ainsi que les nations païennes sur lesquelles mon nom a été prononcé.Voilà ce que dit le Seigneur.Il réalise ainsi ses projets,

18 qui sont connus depuis toujours.

19 Je suis donc d’avis de ne pas surcharger ceux des païens qui se convertissent à Dieu,

20 mais de leur écrire qu’ils doivent s’abstenir des souillures de l’idolâtrie, des unions illégitimes, de la viande non saignée et du sang.

21 En effet, depuis les temps les plus anciens Moïse a, dans chaque ville, des gens qui proclament sa Loi, puisqu’on en fait la lecture chaque sabbat dans les synagogues. »

22 Alors les Apôtres et les Anciens décidèrent avec toute l’Église de choisir parmi eux des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé. C’étaient des hommes qui avaient de l’autorité parmi les frères : Jude (appelé aussi Barsabbas) et Silas.

23 Voici la lettre qu’ils leur confièrent : « Les Apôtres et les Anciens saluent fraternellement les païens convertis, leurs frères, qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie.

24 Nous avons appris que quelques-uns des nôtres, sans aucun mandat de notre part, sont allés tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi.

25 Nous avons décidé à l’unanimité de choisir des hommes que nous enverrions chez vous, avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul

26 qui ont consacré leur vie à la cause de notre Seigneur Jésus Christ.

27 Nous vous envoyons donc Jude et Silas, qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit :

28 L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci, qui s’imposent :

29 vous abstenir de manger des aliments offerts aux idoles, du sang, ou de la viande non saignée, et vous abstenir des unions illégitimes. En évitant tout cela, vous agirez bien. Courage !

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ». 

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Introduction  Les Pères du premier Concile de Jérusalem (49) veulent faire connaître leur décision : il faut que les nouveaux venus se trouvent chez eux dans l’Église. Il fallait choisir, au premier Concile,  entre une Église close sur elle-même, qui annexerait ses fidèles en leur imposant des traditions religieuses et un cadre de pensées rigides et une Église ouverte au monde où les nouveaux convertis n’auraient pas à se dépouiller de leur originalité culturelle et de leurs valeurs humaines. Dans ce récit, les Pères du premier Concile de Jérusalem ont affirmé que l’ouverture de l’Église au monde n’abandonne pas la loi et que la pluralité des cultures ne met pas en péril l’unité de l’Église.

La foi n’est pas liée à des rites liturgiques, à des prescriptions religieuses, à un certain conformisme, mais elle doit commander toute notre vie.

« Pour les judéo chrétiens, comme pour Jacques qui préside aux destinées de l’Église de Jérusalem, l’Ancienne Alliance (Loi de Moïse), reste le chemin pour parvenir à la Nouvelle Alliance conclue par le sang du Christ… Cela revenait à lier la diffusion de l’Évangile au destin du peuple d’Israël, à limiter l’expansion du christianisme en le coupant des masses païennes. Paul en était convaincu. Responsable de la conversion des païens, il affirme que la Loi n’est plus le chemin, elle n’a été qu’une étape désormais franchie »

Source : 2000 Ans d’Histoire de l’Église (1210 pages), page 18- Auteur : Paul Christophe-Éd. Droguet-Ardant

Récit de l’entrevue décisive à Jérusalem

Des gens arrivèrent de Judée pour enseigner à Antioche que sans la circoncision on ne peut être sauvé. Leur prédication produisit un trouble parmi leurs auditeurs.  Paul et Barnabé eurent avec eux une vive discussion. Il fut décidé de porter cette question devant les apôtres et les anciens à Jérusalem. L’Église de Jérusalem, très nombreuse, (Ac 21, 20) était la métropole de la chrétienté. Il était donc naturel que l’Église d’Antioche désirât avoir son avis sur la grave question qui l’agitait. Paul et Barnabé furent  choisis avec quelques autres pour aller en discuter avec les membres de l’Église de Jérusalem (versets 1-2a). Dans le chapitre 2 de l’épître aux Galates (note), Paul a écrit une relation abrégée de ce voyage à Jérusalem, dans laquelle se trouvent quelques traits qui paraissent différer du récit de Luc et dont il faut tenir compte dans l’explication de ce dernier.

Note : voir à  Épître aux Galates au chapitre deux : cliquez ici → Paul fait reconnaître son ministère à Jérusalem

L’Église d’Antioche leur fit la conduite. Ils traversèrent la Phénicie et la Samarie, racontant, en chemin, la conversion des païens ; ils causèrent beaucoup de joie aux frères. Arrivés à Jérusalem, ils furent reçus par les apôtres et les anciens, et leur exposèrent l’œuvre que Dieu fit par leur moyen. Des chrétiens, pharisiens d’origine, affirmèrent alors que les païens doivent être circoncis et astreints à observer la loi de Moïse. (versets 3 à 5.)

Après cette intervention, les apôtres et les anciens s’assemblèrent  et  une grande discussion s’engagea  :   Pierre rappela comment Dieu l’a choisi, lui membre de l’Église de Jérusalem, pour introduire les premiers païens dans l’Église, et comment il leur a donné le Saint-Esprit aussi bien qu’aux Juifs, purifiant leurs cœurs par la foi. Il en conclut que leur imposer un joug que les Juifs eux-mêmes n’ont pu porter, serait tenter Dieu, puisque c’est par la seule grâce de Dieu que les Juifs aussi bien que les païens sont sauvés. (versets 6 à 11.)

Profitant de l’apaisement produit par les paroles de Pierre, Barnabé et Paul racontèrent les prodiges que Dieu a accomplis par leur moyen au milieu des païens (verset 12).

Après leur exposé Jacques prit  la parole : il  rappela le récit de Pierre, qui montrait de quelle manière Dieu avait commencé de se choisir un peuple parmi les païens. Il cita la prophétie d’Amos qui annonçait cet événement. (versets 13 à 18.)

Il ne fallait pas créer des difficultés aux païens convertis au christianisme, ni aux postulants. Le Concile de Jérusalem en 49, proclama que seul le Christ est sauveur et décida de ne pas imposer la Loi juive aux païens qui se convertissent. Ils furent seulement invités à s’abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, de la fornication, des bêtes étouffées et du sang, et cela, parce que la loi de Moïse est enseignée dans les synagogues. (versets 19 à 21.)

Les apôtres et les anciens, d’accord avec toute l’Église, décidèrent d’envoyer à Antioche, avec Paul et Barnabé, deux délégués, Jude et Silas, qui seront porteurs d’une lettre, dont Luc donna le texte. Cette lettre déclare aux frères d’entre les païens que les gens venus de Jérusalem pour les troubler par leurs discours n’avaient aucun mandat. Elle présente les délégués qui viendront avec Barnabé et Paul, auxquels elle rend hommage comme à de fidèles témoins de Jésus-Christ. Elle énonce les seules conditions que les chrétiens de Jérusalem, dirigés par le Saint-Esprit, estiment nécessaire d’imposer aux païens. (22-29.)

Partis de Jérusalem, les délégués arrivèrent à Antioche où ils réunirent les membres de l’Église et leur communiquèrent la lettre. Sa lecture causa une joie unanime. Jude et Silas fortifièrent les chrétiens de l’Église d’Antioche par leurs exhortations ; puis ils s’en retournèrent à Jérusalem, tandis que Paul et Barnabé continuèrent à enseigner à Antioche.

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L’épître aux Ephésiens

Posté par diaconos le 22 novembre 2009

Introduction

L’épître est bien une lettre : elle comprend un cadre épistolaire bien défini. (Adresse, salutation, bénédiction et action de grâce, corps de la lettre et partie finale). Cette lettre aurait été écrite vers la fin du premier siècle. Les exégètes pensent qu’elle n’a pas été écrite par Paul,  ni de son vivant par un de ses secrétaires.

Le caractère général de cet écrit fait supposer qu’il s’agit d’une lettre ouverte destinée à un groupe d’églises probablement situé en Asie Mineure.

Cette lettre reflète deux problèmes majeurs auxquels les communautés chrétiennes se trouvaient confrontées à la fin du premier siècle.

  1. Premier problème : la question de l’unité de l’Église.
  2. Deuxième problème : l’insistance sur le contraste de la vie chrétienne avec la vie païenne traverse comme un fil rouge la longue parénèse (1) de l’épître aux Éphésiens.

Plan

L’introduction comprend trois éléments principaux : l’adresse, la salutation et une longue bénédiction anticipant presque tous les concepts théologiques dans la suite de la lettre. À la bénédiction s’ajoute une action de grâce (1,15-23).

Le corps de la lettre (2,1-6,9) comprend deux parties :

  1. une partie dogmatique (2) (chapitres 2 et 3) et (4,1-6,9)
  2. une partie parénétique (3). (même structure générale que les épîtres aux Romains, aux Galates et aux Colossiens.

La partie dogmatique se termine par une intercession, suivie d’une doxologie(4) (3,14-21). La partie parénétique surprend par sa longueur et ses liens étroits avec la partie correspondante  de l’épître aux Colossiens. Le fondement de la parénèse met l’accent sur l’unité de l’Église. À ce fondement s’ajoute une parénèse adressée à la communauté des baptisés. Elle comprend au moins deux parties majeures :

  1. (4,17-24) est une exhortation générale
  2. (4,25-5,20) sont des exhortations plus concrètes.

La partie conclusive (4) est constituée de codes domestiques. (5,21-6,9). Le texte parallèle est à découvrir dans l’épître aux Colossiens au chapitre trois (3, 18-4,1).La fin de la lettre contient des exhortations, la salutation et la bénédiction finales.

◊  ◊  ◊

Théologie   Le thème théologique central de cette lettre est l’Église universelle dont l’unité est fortement accentuée(4,1-16). L’Église y est perçue comme un être en Christ. L’Église universelle est une entité à laquelle les communautés chrétiennes locales sont théologiquement subordonnées. Cette épître défend également la primauté christologique  (5) par rapport à l’ecclésiologie (6) .Elle présente un élément nouveau et important dans son ecclésiologie par rapport à l’épître aux Colossiens : Le Christ a réconcilié les deux groupes de l’humanité, juifs et païens, et en a fait «   un seul homme nouveau  » : l’Église. Ce texte est capital pour la compréhension de ce texte au sujet  de la relation entre Israël et l’Église.

Deux compréhensions sont possibles :

  1. Les païens sont intégrés en Israël par le Christ.
  2. C’est dans l’Église que les païens sont réconciliés avec Dieu.

Les codes de la vie domestique

L’auteur a intégralement repris et recomposé les codes de la vie domestique (Ép 5, 21-6,9) de l’épître aux Colossiens  (Col 3, 18-4,1). Le nouvel accent de ce texte, réside dans l’importance et l’interprétation nettement théologique du mariage (Ép 5, 22-33). La conception du mariage dans cet écrit est sensiblement différente de celle prônée par Paul en 1 Co 7. Son auteur accorde au mariage un statut théologique éminent : la relation conjugale est analogue à la relation Christ-Église, et se comprend à partir d’elle.

Vocabulaire

 

  1. Parénèse : Discours moral, exhortation à la vertu.
  2. Dogmatique :  bas latin dogmaticus) – Qui a rapport au dogme, qui affecte la forme d’un dogme
  3. Parénétique : Qui a rapport à la parénèse, à l’exhortation morale.
  4. conclusive : adjectif(latin ecclésiastique conclusivus) Qui indique, qui exprime une conclusion
  5. christologie : Partie de la théologie chrétienne qui traite de la personne et de la mission du Christ.
  6. L’ecclésiologie est une branche de la théologie chrétienne qui étudie le rôle et l’évolution des Églises en tant qu’institutions.

 

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Lien externe

L’épître aux Éphésiens  (texte intégral et commentaires) : cliquez ici → Épître aux Éphésiens

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