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Nativité du Seigneur — Année C

Posté par diaconos le 20 décembre 2021

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Jésus naquit à Bethléem en Judée

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Généalogie de Jésus, Christ, fils de David, fils d’Abraham. Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères, Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram,    Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone engendra Salmone, Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz, Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed, Jobed engendra Jessé, Jessé engendra le roi David. David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon, Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa, sa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra Ozias, Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Acaz, Acaz engendra Ézékias, Ézékias engendra Manassé, Manassé engendra Amone, Amone engendra Josias, Josias engendra Jékonias et ses frères à l’époque de l’exil à Babylone.

Après l’exil à Babylone, Jékonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel, Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra Azor,    Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim, Akim engendra Élioud, Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra Jacob, Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.

   Le nombre total des générations est donc : depuis Abraham jusqu’à David, quatorze générations ; depuis David jusqu’à l’exil à Babylone, quatorze générations ;depuis l’exil à Babylone jusqu’au Christ, quatorze générations. Voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.

 Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus, (c’est-à-dire : »Le-Seigneur-sauve, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.  »

   Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : « Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel » Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse, mais il ne s’unit pas à elle, jusqu’à ce qu’elle enfante un fils, auquel il donna le nom de Jésus. » (Mt 1, 1-25)

Origine humaine et divine du Messie

Le but de l’Évangile de Matthieu est de mettre en évidence le rapport intime et vivant des deux alliances, de montrer en Jésus-Christ l’accomplissement de toute l’histoire de son peuple. Ce but, Matthieu le manifesta dès les premières lignes de son livre, par cette généalogie dont la signification est marquée d’abord par les deux grands noms de David et d’Abraham ; David, dans la famille duquel devait, selon la prophétie, naître celui dont la royauté serait éternelle.

Abraham, dans la postérité duquel devaient être bénies toutes les familles de la terre, promesse qui n’a de sens et d’accomplissement qu’en Jésus-Christ. Le Fils de Dieu vint prendre sa place dans cette postérité d’Abraham et dans notre humanité qu’il devait renouveler. S’il ne s’était agi pour lui que d’apporter au monde des révélations nouvelles, une longue série de traditions aurait suffi et peut-être aurions-nous trouvé ici, au lieu d’une généalogie, le catalogue des livres de l’Ancien Testament. Mais la bénédiction promise à Abraham devait se réaliser dans sa postérité et consister en une création nouvelle, commencée dans la personne même du Libérateur. De là une généalogie qui n’a pas seulement pour but d’établir la filiation historique de celui-ci.

En remontant jusqu’à David et jusqu’à Abraham, Matthieu indiqua aussi l’origine généalogique de Marie, mère de Jésus. Il affirma que le fils de David, fils Abraham , descendit de ces personnages par sa mère, puisque Joseph ne dut pas son père.

Mais ce premier but atteint, la généalogie de Joseph n’était pas inutile pour les Israélite. Durant tout le temps de sa vie, Jésus fut envisagé comme fils de Joseph et il devait l’être en vertu des plus hautes convenances. Mais, de plus, il y avait dans cette opinion ceci de fondé, que Joseph conférait à son fils adoptif un droit légal théocratique à la royauté, d’abord parce qu’il était lui-même descendant de David et ensuite parce que, en épousant Marie qui était héritière du nom de sa famille , il entrait légalement dans la lignée de sa femme et en prenait le nom.

Le but de Matthieu fut de constater la double origine de Jésus-Christ, telle qu’elle fut révélée par le témoignage du Nouveau Testament et en même temps sa naissance surnaturelle.  Christ, en hébreu Maschiah, signifie OINT. Ce nom indiquait dans l’Ancien Testament la dignité royale, parce qu’on oignait d’huile, symbole de l’Esprit de Dieu, les rois, qui étaient ainsi consacrés pour leur charge. Il en était de même des sacrificateurs et des prophètes.

Jésus-Christ qui, pour réaliser l’idée de l’ancienne alliance dans la nouvelle, remplissait ces trois charges, il était l’oint de l’Éternel. Lui-même, en prêchant dès l’entrée de son ministère un royaume de Dieu dont il était le Chef, a donné à cette notion toute sa vérité et sa spiritualité. Aussi, dans son Église, le titre de Christ devint peu à peu un nom propre.

Ce n’est pas sans intention que les écrivains sacrés l’appelèrent Jésus, le Christ, ou lui donnent ce double nom de Jésus-Christ, comme le fit Matthieu dès la première ligne. Les exégètes se donnèrent beaucoup de peine pour retrouver la division d’après laquelle Matthieu établissait ces trois séries de quatorze générations.

Les générations de la première période, d’Abraham à David, furent énumérées, sans omission ; elles sont au nombre de quatorze. Dans la seconde période, Matthieu retrancha quatre rois de Juda : Achazia, Joas, Amazia, entre Joram et Ozias , Joachim, entre Josias et Jechonias. Une autre particularité de cette généalogie est la mention de quatre femmes : Thamar, Rahab, Ruth, Bath-Scheba.

L’intention de Matthieu fut de relever le fait que ces femmes ne furent admises que par une dispensation très exceptionnelle à l’honneur d’être comptées parmi les ancêtres de Jésus, leur situation paraissant les en exclure d’une manière absolue. L’économie de la grâce se montra ainsi en germe dans l’ancienne alliance.

Le but de Matthieu, dans cette récapitulation des membres de la généalogie en trois séries de quatorze, fut de faire ressortir le plan suivi par Dieu dans la manière dont il conduisit les destinées du peuple élu. Quatorze générations s’étaient succédé depuis Abraham, à qui la promesse avait été faite, jusqu’à David, à qui elle avait été renouvelée, avec cette affirmation que Jésus naîtrait de sa race. Quatorze générations s’étaient succédées depuis la fondation de la royauté théocratique jusqu’à son effondrement, lors de la déportation à Babylone.

Joseph voyant que Marie, sa fiancée, était enceinte, prit la résolution de la répudier secrètement. Mais un ange lui révéla en songe le mystère de cette conception qui provint du Saint-Esprit et lui ordonna d’appeler l’enfant qui naîtra de Marie Jésus, car il sera le Sauveur. Matthieu montra dans cet événement l’accomplissement de la prophétie d’Ésaïe concernant Emmanuel. Joseph obéit, prit Marie sa femme, mais ne la connut pas jusqu’à la naissance de Jésus.

Depuis ce grand châtiment, une nouvelle période de quatorze générations venait de se terminer : n’était-on pas en droit d’attendre quelque événement extraordinaire, voire même la venue de celui qui devait restaurer le trône de David ? L’apparition de Jésus à ce moment précis de l’histoire n’était-elle pas, pour l’Israélite croyant, une preuve qu’il était bien le Christ annoncé par les prophètes ?

Toutes les générations d’Abraham jusqu’à David, furent quatorze générations ; et de David jusqu’à la déportation à Babylone, quatorze générations ; et depuis la déportation à Babylone jusqu’au Christ, quatorze générations.

La qualité de juste attribuée à Joseph imposait à sa conscience deux devoirs contradictoires, sources de douloureux combats. D’une part, il ne pouvait pas épouser Marie, ne sachant pas ou ne croyant pas le mystère de sa grossesse ; d’autre part, il ne voulait pas l’exposer publiquement à l’ignominie et moins encore aux rigueurs de la loi qui prononçait dans ce cas la peine de mort . Il résolut de se séparer d’elle secrètement.

Ce terme fils de David rappela à Joseph les promesses faites à la maison de ce roi d’Israël et qui s’accomplirent. Sa foi à la Parole de Dieu lui vint en aide dans ses doutes. L’épouser publiquement, suivant le cérémonial en usage.

Chez les Hébreux, les fiançailles étaient regardées comme équivalentes au mariage. Ce fait divin, que Matthieu indiqua, fut révélé à Joseph par un ange de Dieu, dans le but spécial de dissiper tous ses doutes. De par l’Esprit-Saint indique la cause efficiente de l’existence humaine de Jésus. Cet Esprit de Dieu qui se mouvait sur les eaux du chaos pour y créer la vie et l’harmonie, cet Esprit, source de toute existence, fut, par un acte de la puissance créatrice qui lui est propre, l’agent du miracle.

Par là, Marie aurait échappé à la peine prescrite par la loi et à une procédure publique, mais non à l’opprobre de sa situation. Humblement résignée à toute la volonté de Dieu fut-t-elle abandonnée de lui dans cette épreuve ? Non, Dieu dut-il envoyer pour sa délivrance et pour l’accomplissement de ses propres desseins un ange du ciel, il le fit.

Diacre Michel Houyoux

 Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → La joie de Noël c’est la joie d’un peuple libéré

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Il est né le divin Enfant (Lc 2, 1-14)

Liens avec d’autres sites chrétiens

◊ Blog de l’Abbé Eric de Beukelaer : cliquez ici pour lire l’article →  Le début d’un monde nouveau – Nativité du Seigneur, Année C

◊ Paroisse orthodoxe francophone de Genève   : cliquez ici pour lire l’article →   La Nativité de notre Seigneur 

♥ Les plus beaux chants de Noël

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Quatrième dimanche de l’Avent de l’année C

Posté par diaconos le 19 décembre 2021

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D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?

De l’Évangile selon saint Luc

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » (Lc 39-45)

Auteur Père Marie Landry Bivina

Marie, je viens prier avec toi. Comme toi, je veux accueillir Dieu qui vient à ma rencontre. Je veux accueillir sa Parole, sa volonté et son œuvre. Ouvre mon cœur et mon esprit, guide ma prière. Esprit de Dieu, Verbe de vie, prépare nos esprits et nos cœurs à ta venue. Noël approche. Introduis-nous dans ce mystère. Donne-nous l’amour et la simplicité de Marie pour nous ouvrir à l’œuvre de Dieu.

C’est lui qui agit. Il demande notre accueil ; il demande de le laisser faire, d’unir notre oui à celui de Marie. Esprit de Dieu, Verbe de vie, réchauffe nos cœurs par ta présence. Tu t’approches de nous, tu te rends présent en esprit et en vérité. Fais grandir en nous ton amour. Heureuse celle qui a cru.

Heureuse celle qui a cru

Aujourd’hui c’est le dernier dimanche de ce temps de préparation à la venue —Avent— de Dieu à Bethléem. Parce qu’il est en tout notre égal, il voulut être conçu —comme tout homme— dans le sein d’une femme, la Vierge Marie, mais par l’œuvre du Saint Esprit, puisqu’il était Dieu. Bientot, le jour de Noël, nous célèbrerons dans la joie sa naissance.

L’Evangile d’aujourd’hui nous présente deux personnages, Marie et sa cousine Elizabeth, qui nous montrent l’attitude intérieure qui doit être la nôtre pour contempler cet événement. Ce doit être une attitude de foi, et de foi dynamique.

Elizabeth, avec une humilité sincère, «fut remplie du Saint Esprit. Elle s’écria d’une voix forte : « Comment m’est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne auprès de moi ? » (Lc 1,41-43). Personne ne le lui avait dit ; c’est la foi, l’Esprit Saint, qui lui fit voir que sa cousine était la mère de son Seigneur, la mère de Dieu.

À présent qu’elle connaît l’attitude de foi totale de Marie, lorsque l’Ange lui annonça que Dieu l’avait choisi pour être sa mère terrestre, Elizabeth n’hésite pas à proclamer la joie que procure la foi : « Heureuse celle qui a cru » (Lc 1, 45).

C’est donc avec une attitude de foi que nous devons vivre la Noël. Mais, à l’imitation de Marie et d’Elizabeth, avec une foi dynamique. Comme Elizabeth, si c’est nécessaire, nous ne devons pas réprimer notre reconnaissance et notre joie de posséder la foi. Et, comme Marie, nous devons aussi la manifester par nos œuvres. « Marie se leva, et s’en alla en hâte vers les montagnes, dans une ville de Juda. Elle entra dans la maison de Zacharie, et salua Elizabeth » (Lc 1,39-40), pour la féliciter et l’aider, en restant auprès d’elle environ trois mois.

Saint Ambroise recommanda que, durant ces fêtes, «nous ayons tous l’âme de Marie pour glorifier le Seigneur». Il est sûr que les occasions ne nous manqueront pas de partager bien des joies et d’aider ceux qui sont dans le besoin.

Élisabeth fut la première à voir Marie avec l’Enfant. Elle vit dans la foi ce mystère de l’Incarnation. Elle sut qu’il est Dieu, qu’il est le sauveur ; que par cet Enfant, elle est déjà sauvée, elle et tout son peuple, toute sa famille, tous ses êtres chers. Elle se réjouit de la visite de l’Enfant et de sa Mère. Elle adore en esprit et en vérité. Elle exalte et loue Dieu. Elle se sait sauvée. Elle voit dans la foi la promesse déjà accomplie. Foi, amour, espérance jaillissent en son cœur. Sa foi, son amour, son espérance grandissent en présence de Marie et de Jésus.

Marie est aussi réconfortée à la vue d’Élisabeth qui est bien enceinte comme l’ange le lui avait prédit. Les paroles de l’ange étaient vraies. Si Dieu a pu réaliser un miracle pour Élisabeth, il le fera pour elle aussi. Elle est réconfortée par les paroles d’Élisabeth, très inspirée. Seul Dieu a pu lui révéler tout ce qu’elle affirme. Elle est réconfortée de pouvoir partager les desseins de Dieu sur elle avec sa cousine. Elle est réconfortée dans sa foi, dans le don d’elle-même à la volonté de Dieu, dans la joie pour son peuple. Le Sauveur est en elle. Elle adore en esprit et en vérité. Elle se réjouit et loue Dieu.

« D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » Marie me rend visite aussi, avec l’Enfant. Comme Élisabeth, je peux m’exclamer : « D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » Je ferme les yeux et je contemple la présence et la visite de Marie, ma Mère, avec l’Enfant en son sein. C’est elle qui vient à présent me réconforter. Elle vient partager avec moi sa joie, son espérance, son attente. Avec Élisabeth, avec Marie, j’attends, moi aussi, la naissance de Jésus, notre Sauveur. Mon cœur se remplit de joie, de foi, d’amour et d’espérance.

Jésus, je te remercie pour ta présence, je te remercie pour ta visite. Tu es venu me visiter, là, dans le sein de Marie, anticipant pour moi aussi Noël. Qu’attends-tu de moi ? Comme Marie, comme Élisabeth, tu m’invites à me réjouir, à croire, à me prêter à ton action divine. Tu veux que je croie à ton œuvre de salut. Tu es vraiment le Fils de Dieu. Je crois en toi et je t’aime. Je crois en toi pour tous ceux qui ne croient pas. Viens, Emmanuel, viens nous sauver.

Résolution Aujourd’hui, je me réjouirai intérieurement avec Marie. Et je rendrai grâce à Dieu, dans l’espérance, la foi et l’amour, du fait de me savoir sauvé et de sa venue pour sauver toute l’humanité.

Contact   Père Marie Landry Bivina

Complément et archives 

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Quatrième dimanche de l’Avent de l’année C

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article (archive 2018) →  Quatrième dimanche de l’Avent, année C

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article  (archive 2012) →  Quatrième dimanche de l’Avent, année C

♥ Diocèse d’Avignon : « Le Puissant fit pour moi des merveilles »

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Quatrième dimanche de l’Avent de l’année C

Posté par diaconos le 13 décembre 2021

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Michel Houyoux

        Michel Houyoux, professeur retraité (chimie, physique et biologie)   du Collège saint Stanislas à Mons Belgique) et diacre permanent dans la province de -Namur-Luxembourg.
# «L’Annonciation, avant d’être faite à Marie, l’Annonciation d’une grossesse miraculeuse fut faite à Sarah, épouse d’Abraham (Genèse 18, 9-15) ainsi qu’à la femme de Manoah, qui enfanta Samson. . De même la cousine de Marie, Élisabeth fut enceinte malgré son âge avancé (Luc 1, 5-25 & 57-80). Paul Verhoeven, membre du Jésus Seminar, souligna certaines incohérences dans le récit des Évangiles ; ces contradictions doivent selon lui conduire à mettre en doute l’idée d’une conception surnaturelle de Jésus.
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Si le miracle de la fécondation par l’Esprit-Saint avait été connu des parents et des frères de Jésus, écrivit Verhoeven, « on ne comprendrait pas pourquoi plus tard, lorsque Jésus se mit à pratiquer des exorcismes, sa famille s’opposa à lui, pense qu’il fut fou et tenta par la force de le traîner à Nazareth L’incrédulité des frères de Jésus, soulignée par l’Évangile de Jean [Jean, VII, 1-5], est incompréhensible s’ils furent au courant du miracle de sa conception..
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Dans le Coran, Le récit coranique reprit l’épisode de l’annonciation dans la sourate 19, versets 17-21. Selon Guillaume Dye, le Coran suivit ile Protévangile de Jacques, apocryphe chrétien du iie siècle Cet événement biblique est célébré par les catholiques et les orthodoxes (l’Annonciation est une des Douze Grandes Fêtes). Célébré le 25 mars (neuf mois avant Noël) par la tradition chrétienne, l’anniversaire de l’Annonciation correspond aux anniversaires des morts d’Adam et de Jésus.
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Si le 25 mars est un dimanche, la fête est décalée au lundi 26. Et si le 25 mars tombe pendant la semaine sainte ou la semaine de Pâques (autrement dit si Pâques a lieu avant le 2 avril), alors l’Annonciation est décalée au deuxième lundi après Pâques .L’annonciation est un des mystères centraux du culte chrétien. C’est en effet le moment où le divin s’incarne en homme : l’ange Gabriel annonce à Marie son nouveau statut de mère du Fils de Dieu, et lui explique qu’elle portera un enfant en son sein tout en restant vierge.
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C’est l’origine de la croyance en une conception virginale qu’il ne faut pas confondre avec le dogme de l’immaculée conception qui est propre au catholicisme (il est rejeté explicitement par la plupart des protestants et des orthodoxes, tout en étant souvent laissé à leur libre appréciation par leurs églises et communautés respectives). Autrement dit, comme l’ont expliqué les théologiens, une femme juive vivant sous la loi de Moïse accepte d’introduire dans le monde celui qui mourra pour les péchés des hommes, c’est-à-dire que la loi, tout en restant valide, cesse d’être le principe théologique essentiel, et laisse la place au salut.
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De toi sortit celui qui doit gouverner Israël

Bethléem, ville natale de Jésus

Ainsi parle le Seigneur : Toi, Bethléem Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois.    Mais Dieu livrera son peuple jusqu’au jour où enfantera, celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les fils d’Israël. Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu. Ils habiteront en sécurité, car désormais il sera grand jusqu’aux lointains de la terre,    et lui-même, il sera la paix ! (Mi 5, 1-4a)

Bethléem Ephrata,,  la féconde, est l’ancien nom de cette ville, située à 8 kilomètres au sud de Jérusalem ; Bethléem, maison du pain, en est le nom plus récent. Ce dernier était déjà connu à l’époque des patriarches, mais le premier fut usité encore plus tard. L’un et l’autre font allusion à la grande fertilité de la contrée environnante, couverte de champs de blé, de vignes et de beaux vergers. Michée juxtaposa les deux noms, ce ne fut pas simplement pour distinguer cette ville d’une autre de même nom, Bethléem de Zabulon.

L’intention du prophète, en se servant du vieux nom, consacré par les souvenirs de l’histoire patriarcale, qu’il rappela fut de donner plus d’ampleur et de solennité au discours. Petite pour être entre les milliers… L’idée ne fut pas que Bethléem ne fut pas au nombre des milliers. Le terme milliers désigna les grandes divisions, les branches de chaque tribu qui comptaient chacune environ un millier de chefs de famille.

Les mots sortira pour moi signifient que l’apparition du Messie est destinée à accomplir les desseins de Dieu. Cette pensée garantit la réalisation des promesses qui le concernent Dieu y fut intéressé. Le terme sortir de… désignant la naissance du Messie comme ayant eut lieu à Bethléem, ainsi que les Juifs l’ont toujours reconnu jusqu’à l’époque de Jésus. Les rabbins ne contestèrent, ce sens que depuis J-C et dans le but d’enlever au christianisme la preuve qu’il tirait de la naissance de Jésus à Bethléem en faveur de sa dignité messianique.

Ils prétendirent que ce passage annonçait simplement que le Messie devait sortir de la famille de David. Mais pourquoi le prophète Michée  insista-il dans ce cas si expressément sur la localité de Bethléem, puisque, depuis des siècles et pendant toute la période qui sépara David du Messie, la famille de David n’habita plus à Bethléem, mais à Jérusalem ? Pourquoi surtout appuiera-il comme il le fit sur sa petitesse, circonstance qui n’eut aucun intérêt, si le Messie n’en sortit pas  directement ?

Michée vit en esprit le grand prince de l’avenir sortant non de Sion, la citadelle royale de Jérusalem, mais de la pauvre bourgade où le premier David avait été appelé par l’Éternel à quitter son troupeau pour monter sur le trône. C’est un trait de ressemblance avec son grand ancêtre. Mais le fait qu’il naquit  à Bethléem et non à Jérusalem, supposa  que, lors de son apparition, la famille royale fut revenue à l’état de pauvreté et d’obscurité qui était autrefois le sien à Bethléem.

Ce terme peu usuel de dominateur rappela celui de domination. ; et le titre de dominateur d’Israël est opposé à celui de juge d’Israël. La gloire et la grandeur divines du premier contrastèrent avec les humiliations du second.

Le terme sortir de… désigne la naissance du Messie comme ayant eu lieu à Bethléem, ainsi que les Juifs l’ont toujours reconnu jusqu’à l’époque de J-C Les rabbins n’en contestèrent pas ce sens que depuis J-C et dans le but d’enlever au christianisme la preuve qu’il tira de la naissance de Jésus à Bethléem en faveur de sa dignité messianique. Ils prétendirent que ce passage annonçait simplement que le Messie devait sortir de la famille de David.

Pourquoi le prophète Michée insista-t-il dans ce cas sur la localité de Bethléem, puisque, depuis des siècles et pendant toute la période qui sépara David du Messie, la famille de David n’habita plus à Bethléem, mais à Jérusalem?  Celle qui doit enfanter, la mère du Messie, on pourrait appliquer ce terme à la communauté d’Israël : les douleurs de l’exil furent pour elle comme les souffrances de l’enfantement du Messie ; la naissance de l’enfant fut l’image de l’avènement du Libérateur, fruit de toutes ces douleurs.

Le type de Rachel enfantant Benjamin, que le prophète Michée s’en souvint en écrivant et que rappela le nom d’Ephrata ; car Rachel fut le symbole de la communauté israélite.  Les fils d’Israël désignèrent Juda, la tribu royale, demeurée attachée à la maison de David, en face du royaume infidèle des dix tribus. Elle était, au temps de Michée, le corps de la nation et elle forma le noyau du peuple restauré, auquel se rallièrent les autres tribus. Ainsi se réalisa en la personne de Jésus le modèle offert par David, son aïeul, quand, après avoir régné sur Juda, il vit toutes les tribus d’Israël se joindre à lui et le reconnaître pour roi, en lui disant :  »Nous sommes tes os et ta chair » (2 Sm 5, 1)

L’activité de Jésus pour le bien de son peuple, dans laquelle il déploya à la fois une puissance et une douceur divines. Elle est décrite comme celui d’un berger paissant son troupeau, type fréquent de la royauté : le berger étant debout, appuyé sur son bâton et veillant sur le troupeau ; celui-ci reposant à ses pieds, en pleine sécurité et à l’abri de toute attaque. (Mi 4, 4)Dans la force… dans la majesté du nom de l’Éternel.

Il fut revêtu de la force divine pour défendre son troupeau contre loups et voleurs ; plus que cela : il fut tellement uni à Dieu que la plénitude de la puissance et de la majesté divines eut resplendit en lui. La paix résuma tous les bienfaits du règne de Jésus pour son peuple maintenant réuni. Il fut lui-même cette paix ; il la porta en lui, il en fut la source :  »Ce fut lui qui est notre paix ». La paix est toujours le signe des descriptions prophétiques du règne de Dieu.

La protection qu’accorda Jésus à son peuple contre les ennemis étrangers. Michée prit comme type des ennemis des derniers temps, le peuple de son époque le plus redoutable à Israël, celui qui représentait alors la puissance de ce monde, hostile à Dieu et à son règne : l’Assyrie.  Sept pasteurs et huit princes : ces chiffres sont symboliques : sept est le nombre de la perfection, celui des œuvres que Dieu accomplit ; huit, qui va au-delà, indique une surabondance de forces dépassant le strict nécessaire pour la victoire.

Cette forme (sept… huit…) est une imitation de la forme semblable qu’employa Amos pour exprimer le nombre surabondant des péchés qui provoquent le jugement de Dieu : À cause de trois crimes de… et à cause de quatre… (Am 1, 3) Les pasteurs sont des princes de race royale, comme le pasteur suprême, le Messie ; les princes furent des chefs choisis au sein du peuple pour marcher avec eux à sa tête contre l’ennemi.

Le peuple de Dieu ne se borne pas à repousser les attaques de l’ennemi ; il le poursuit jusque dans son pays et en fait la conquête : Assur lui est asservi. Ils paîtront (gouverneront). La terre de Nimrod : parallèle de la terre d’Assur. L’Assyrie est ici nommée le pays de Nimrod, parce que celui-ci fut le fondateur de la première monarchie universelle (Babel), dont la puissance assyrienne fut l’une des branches (Genèse 10.9-11). Le nom de Nimrod représente mieux qu’aucun autre la puissance terrestre dans son opposition au règne de Dieu. Les portes désignent non les frontières d’Assur, mais les villes et forteresses qui sont le cœur même du pays.

Archives à consulter

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → La Visitation de la Vierge Marie — Fête
◊  Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  A.D.A.L. pour le quatrième dimanche de l’Avent, année C
◊  Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →   Quatrième dimanche de l’Avent, année C

Liens avec d’autres sites chrétiens

◊  Mont des Cats   : cliquez ici pour lire l’article →   Quatrième Dimanche de l’Avent, Année  C

◊ Mouvement des Cursillos francophones du Canada  : cliquez ici pour lire l’article →   Quatrième dimanche de l’Avent, Année C

Frère Thibaut de Pontavice :  » la Visitation »

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Troisième dimanche de l’Avent de l’année C

Posté par diaconos le 12 décembre 2021

Qui était Jean le Baptiste ?

De l’Évangile selon saint Luc

En ce temps-là, les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : « Que devons-nous faire ? » Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! » Des publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) vinrent aussi pour être baptisés ; ils lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. »

Des soldats lui demandèrent à leur tour : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde. »

Or le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ. Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient à la main la pelle à vanner

pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. » Par beaucoup d’autres exhortations encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle. (Lc 3, 10-18)

Auteur + PERE MARIE LANDRY C+MPS

« Soyez dans la joie du Seigneur, soyez toujours dans la joie, le Seigneur est proche. » . Seigneur, je te présente ma vie avec ses joies et ses peines en ce temps de prière. Viens l’habiter de la joie qui est tienne. Tu le vois, Seigneur, ton peuple se prépare à célébrer la naissance de ton Fils ; dirige notre joie vers la joie d’un si grand mystère : pour que nous fêtions notre salut avec un cœur vraiment nouveau. « Il vient, celui qui est plus puissant que moi ».

Aujourd’hui la Parole de Dieu nous présente, en plein Avent, le Saint Précurseur de Jésus-Christ: saint Jean-Baptiste. Comme le dit le début de la Lettre aux Hébreux, Dieu le Père a prévu de préparer à maintes reprises et sous maintes formes la venue, c’est-à-dire l’Avent, en notre chair de son Fils, né de la Vierge Marie. Les patriarches, les prophètes et les rois préparèrent son avènement.

Voyons ses deux généalogies, dans les Évangiles de Matthieu et de Luc. Il est le descendant d’Abraham et de David. Moïse, Isaïe et Jérémie ont annoncé sa venue et décrit son mystère. Mais, comme le dit la liturgie (Préface de sa fête), saint Jean-Baptiste put le désigner du doigt, et il lui revint -mystérieusement !- de réaliser le Baptême du Seigneur. Il fut le dernier témoin de sa venue. Et il le fut par sa vie, par sa mort et par sa parole.

Comme celle de Jésus, sa naissance a été annoncée et préparée, selon l’Évangile de Luc. Son martyre, victime de la faiblesse d’un roi et de la haine d’une femme perverse, prépare aussi celui de Jésus. Aussi a-t-il reçu l’extraordinaire éloge de Jésus que nous lisons dans les Évangiles de Matthieu et de Luc : « Parmi les enfants des femmes, il n’en pas surgi de plus grand que Jean le baptiste ».

Mais face à tout cela, qu’il ne pouvait ignorer, il reste un modèle d’humilité : « Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales» (Lc 3,16), nous dit-il aujourd’hui. Selon saint Jean : « Il faut que lui grandisse et que moi je décroisse ». Écoutons aujourd’hui sa parole, qui nous exhorte au partage de nos biens et au respect de la justice et de la dignité de tous. Préparons-nous ainsi à recevoir Celui qui vient maintenant nous sauver et qui reviendra juger les vivants et les morts.

Me voici, Seigneur, devant toi. Noël approche, et j’ai peut-être du mal à m’y préparer intérieurement tant il y a de choses à faire pour l’organisation de ces fêtes. Je prends un moment aujourd’hui pour me recentrer en toi et essayer d’entrer un peu plus dans le sens profond de ce mystère d’amour. Que ton Esprit Saint me guide et me conduise sur le chemin qui mène vers toi.

Cette semaine, je pourrais vivre en témoin de la joie que procure l’espérance chrétienne, fournissant un effort particulier pour éviter tout commentaire ou attitude négatifs.

Contact     Père Marie Landry Bivina

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