La justice chrétienne trouve sa source en Jésus, le Christ

Posté par diaconos le 7 février 2017

Je ne suis pas venu abolir la Loi, mais l’accomplir

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 Source de l’image → église Saint Pierre Chanel

Les exigences de Jésus vont plus loin que celles de la Loi de Moïse. Au lieu d’un code rigide, Jésus nous lance un appel incessant à nous donner et à nous donner davantage.

À ses disciples rassemblés autour de lui, Jésus leur affirma : « Ne pensez pas que Je suis venu abolir la Loi de Moïse ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » (Mt 5, 17)  La Loi et les prophètes, c’était une manière courante de désigner toute la Bible (Ancien Testament). La seule chose qu’il revendiqua, au risque de sa vie, c’est notre liberté.

Jésus est venu parmi nous pour parfaire la loi de Moïse et chose étonnante, dans ce discours, il ne parla  pas de pratiques à observer, de jeûnes, de prières à faire ni de bonnes actions à accomplir par lesquelles on mériterait son salut.

Dans ce sermon sur la montagne, Jésus ne dit rien des commandements. Mais Il affirma avec force que la religion de l’Ancien Testament était une étape temporaire, mais nécessaire de l’histoire du salut.

Tout doit se réaliser ! (verset 18) Quelle est donc cette justice supérieure qui doit surpasser celle des scribes et des pharisiens ?

Et comment devrions-nous interpréter la Loi ? Jésus introduisit la nouvelle Loi par ces mots : « Vous avez appris… Eh bien moi, je vous dis… « (Mt 5, 21-22)

Pour Jésus, il n’est pas question de rejeter le passé, ni de le conservé tel quel. Il faut lui donner une nouvelle vie. Ce n’est pas parce qu’une tradition est ancienne qu’elle est bonne. Ce n’est pas parce qu’une idée est nouvelle qu’elle est meilleure.

 Jésus fit comprendre à ses disciples quelle est la vraie justice, telle que l’établit la loi saisie dans son esprit. Il le leur montra par une série d’exemples empruntés à la loi morale.

  • Premier exemple : l’interprétation du cinquième commandement : Pardonne !
  • Deuxième exemple : l’interprétation du sixième commandement : Sois fidèle !
  • Troisième exemple : affirme la vérité par un oui ou par un non !

Jésus veut nous faire comprendre qu’il s’agit de bâtir un monde nouveau. Il s’agit de mettre nos forces au service du projet de  Dieu.

 Jésus exige un changement radical qui requiert une conversion du cœur. Il remplace les exigences de la Loi ancienne par celles beaucoup plus grandes de l’amour. Pour cela, il nous enseigne les exigences de l’amour : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés »

À notre époque nous nous sommes rendu compte que nous ne respections pas collectivement les droits de plusieurs secteurs de la société et  diverses chartes furent publiées affirmant les droits des femmes, des enfants, des handicapés, des homosexuels.

Tout cela est important et même nécessaire. Mais si nous respectons les nouveaux droits des mêmes façons que nous respections les anciens codes, nous vivons encore sous la loi ancienne, et nous risquons d’aboutir à beaucoup d’injustice.

Ce surpassement de la Loi ancienne, que Jésus nous propose, ne peut-être vécu qu’avec lui, avec sa grâce et avec son amour.

Ne restez pas au niveau de la loi ancienne. Si la justice vous demande de donner votre manteau, donnez aussi votre chemise. Si la justice vous donne droit à exiger œil pour œil ou dent pour dent, pardonnez simplement à celui qui vous a offensé ou qui vous a nui. Si le code de comportement moral vous interdit un certain nombre de choses telles que, par exemple, de prendre la femme de votre voisin, Jésus vous demande de surveiller même les désirs de votre cœur.

Recevons l’appel du Christ à vivre le sérieux de nos engagements dans nos relations avec les autres.  Jésus nous aidera  à y rester fidèles. L’amour exigeant du Christ est source de renaissance continuelle.

croix diaconaleMichel Houyoux, diacre permanent

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Je vous confie à Dieu, lui qui a le pouvoir de construire l’édifice et de donner à chacun l’héritage

Posté par diaconos le 1 juin 2016

Extrait du livre des Actes des Apôtres au chapitre vingt

Étant surtout affligés de la parole qu'il avait dite, qu'ils ne verraient plus son visage, ils l'accompagnèrent jusqu'au navire.

Étant surtout affligés de la parole qu’il avait dite, qu’ils ne verraient plus son visage, ils l’accompagnèrent jusqu’au navire. Paul embarqua pour aller à Cos ( île de la mer Égée),  le lendemain  pour Rodes (sud-est de cette mer) et de là à Patatra,  ville maritime de la Lycie au sud de l’Asie mineure,

En ces jours-là, Paul faisait ses adieux aux Anciens de l’Église d’Éphèse. Il leur disait : « Veillez sur vous-mêmes, et sur tout le troupeau dont l’Esprit Saint vous a établis responsables, pour être les pasteurs de l’Église de Dieu, qu’il s’est acquise par son propre sang. Moi, je sais qu’après mon départ, des loups redoutables s’introduiront chez vous et n’épargneront pas le troupeau. Même du milieu de vous surgiront des hommes qui tiendront des discours pervers pour entraîner les disciples à leur suite.

Soyez donc vigilants, et souvenez-vous que, durant trois ans, nuit et jour, je n’ai cessé, dans les larmes, de reprendre chacun d’entre vous. Et maintenant, je vous confie à Dieu et à la parole de sa grâce, lui qui a le pouvoir de construire l’édifice et de donner à chacun l’héritage en compagnie de tous ceux qui ont été sanctifiés. Je n’ai convoité ni l’argent ni l’or ni le vêtement de personne. Vous le savez bien vous-mêmes : les mains que voici ont pourvu à mes besoins et à ceux de mes compagnons. En toutes choses, je vous ai montré qu’en se donnant ainsi de la peine, il faut secourir les faibles et se souvenir des paroles du Seigneur Jésus, car lui-même a dit : Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. »

Quand Paul eut ainsi parlé, il s’agenouilla et pria avec eux tous. Tous se mirent à pleurer abondamment ; ils se jetaient au cou de Paul et l’embrassaient ; ce qui les affligeait le plus, c’est la parole qu’il avait dite : « Vous ne verrez plus mon visage. » Puis on l’accompagna jusqu’au bateau. (Ac 20, 28-38)

Source de l’image → Acts of the Apostles, chapter twenty

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Paul fit venir à Milet les chrétiens, les prêtres, les évêques et les diacres de l’Église d’Éphèse et leur fit un discours d’adieu et donna aux chefs des communautés ses derniers conseils : Soyez vigilants !  Soyez vigilants à votre personne et à ceux dont vous avez la charge ! Soyez attentifs à votre style de vie qui doit être un témoignage, mais qui peut, au contraire être un contre témoignage.

Il les invita à se souvenir de l’humilité dont il fit preuve au service de leur Église, de ses souffrances causées par les Juifs, de la fidélité avec laquelle il les instruisit, en public et en particulier, suppliant Juifs et Grecs de se convertir et de croire.

Puis il partit pour se rendre  à Jérusalem, pour témoigner du Christ ressuscité. À ses auditeurs, Il rappela le désintéressement avec lequel il  travailla au milieu d’eux, pourvoyant à ses besoins et à ceux de ses collaborateurs, et leur expliqua comment il faudrait agir selon le précepte de Jésus : il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. Après son exposé, il se mit à genoux et pria  avec eux. Ils pleurèrent et l’embrassèrent, attristés de sa déclaration qu’ils ne le reverraient plus. Après ses adieux , ils l’accompagnèrent jusqu’au port où Paul embarqua avec ses compagnons pour  aller directement à Cos, le lendemain à Rhodes, et de là à Patara (Ac 21,1). 

Compléments

◊ Faire preuve d’humilité au service de tous →    Prenez l’humilité comme tenue de service

◊ Soyez vigilants sur vous-mêmes  →  Celui qui déclare demeurer en Dieu doit marcher lui-même dans la voie où Jésus a marché.

Liens externes

◊  Du discours d’adieu de Paul à la communauté dÉphèse  →  « Des discours mensongers pour entraîner les disciples à leur suite …

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Ouvrons notre coeur aux dimensions universelles du Christ.

Posté par diaconos le 13 avril 2016

Extrait du livre des Actes des Apôtres au chapitre huit

Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ. Les foules, d’un même cœur, s’attachaient à ce que disait Philippe

Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie,
et là il proclamait le Christ. Les foules, d’un même cœur,
s’attachaient à ce que disait Philippe

Le jour de la mort d’Étienne, éclata une violente persécution contre l’Église de Jérusalem. Tous se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie, à l’exception des Apôtres. Des hommes religieux ensevelirent Étienne et célébrèrent pour lui un grand deuil. Quant à Saul, il ravageait l’Église, il pénétrait dans les maisons, pour en arracher hommes et femmes, et les jeter en prison.

Ceux qui s’étaient dispersés annonçaient la Bonne Nouvelle de la Parole là où ils passaient. C’est ainsi que Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ. Les foules, d’un même cœur, s’attachaient à ce que disait Philippe, car elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait, ou même les voyaient. Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits impurs, qui sortaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et de boiteux furent guéris. Et il y eut dans cette ville une grande joie. (Ac 8, 1b-8) « Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

En choisissant sept nouveaux serviteurs de la communauté parmi les chrétiens de langue grecque, l’Église créa un nouveau ministère, le diaconat. Elle manifesta ainsi son ouverture : l’unité ne doit pas porter préjudice à la diversité légitime des chrétiens. Cette ouverture fut capitale : ces sept premiers diacres ne se cantonnèrent pas dans un service matériel mais ouvrirent la communauté en annonçant l’Évangile hors de Jérusalem.

Le jeune diacre Étienne, cet homme choisi avec six autres hommes pour assurer le service d’entraide dans la communauté de Jérusalem, proclamait partout haut et fort son amour de Jésus Christ. Devant le Sanhédrin Étienne fut  confronté à des témoins qui l’accusèrent de quatre blasphèmes : contre Dieu, contre Moïse, contre la Loi et contre le Temple de Jérusalem, lieu saint. Dialecticien, Étienne se disculpa de ces accusations en résumant l’histoire d’Israël, dans laquelle il présenta une louange à la gloire de Dieu.; il loua ensuite Moïse pour sa ferveur, ses miracles et pour la qualité de son accès à Dieu.

Ensuite, il  s’en prit violemment à l’assemblée du Sanhédrin, reprochant à ses membres la dureté de leurs cœurs et la mise à mort des saints. Furieux, ils se jetèrent sur lui, le traînèrent hors de la ville et le lapidèrent. Après sa mort, le même jour commença une violente persécution contre l’Église de Jérusalem. Et paradoxalement débuta l’expansion missionnaire de l’Évangile.  C’est la persécution contre cette communauté qui la provoqua ! Pour y échapper, ils se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie tout en proclamant l’Évangile. Parmi eux, il y avait le diacre Philippe. Philippe descendit dans une ville de Samarie où il prêcha la Bonne Nouvelle de l’Évangile. Sa prédication fut un succès. C’est donc par nos paroles que se transmettra la parole de Dieu. Pensons-y !

L’Église, telle qu’elle a été voulue par Jésus, portera l’Évangile partout dans le monde. Jésus l’a affirmé : « Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Mt 28, 16-20)

Demandons au Christ d’ouvrir notre cœur aux dimensions de son projet universel.  Osons parler de l’Évangile là où nous vivons. Osons en parler avec nos petits enfants. Ce n’est plus le cas à l’école. Dans bien de cours de religion on trouve de tout sauf  l’essentiel : la Bonne Nouvelle de l’Évangile.  Soyons de vrais témoins du Christ.

Dans nos communautés aujourd’hui, il y a une répartition des tâches qui permet une bonne organisation : les prêtres prêchent et enseignent ; ils sont aidés par les catéchistes.  Il y a un conseil paroissial qui gère les problèmes matériels, un trésorier qui s’occupe des finances. De plus certaines églises ont un service d’entraide  aidant les gens dans le besoin, et participant à d’autres associations qui le font (Conférence Saint Vincent de Paul, Caritas Catholica, secours nutuel, …

Prions le Christ pour que de nos communautés émanent des chrétiens, ce quelque chose qui donne envie de le devenir.

Compléments

◊   Institution des sept premiers diacres → À l’origine du diaconat : l’acte fondateur (Ac 6, 1-7)

◊ Le premier martyr, témoins du Christ → La mort du diacre Étienne (Ac 7, 55-60)

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Celui qui aime son frère demeure dans la lumière (Ep 4, 29-32)

Posté par diaconos le 14 mars 2016

Aucune parole mauvaise ne doit sortir de votre bouche ; mais, s’il y en a besoin, dites une parole bonne et constructive, bienveillante pour ceux qui vous écoutent. En vue du jour de votre délivrance, vous avez reçu en vous la marque du Saint-Esprit de Dieu : ne le contristez pas. Faites disparaître de votre vie tout ce qui est amertume, emportement, colère, éclats de voix ou insultes, ainsi que toute espèce de méchanceté. Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse. Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ. 

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

http://diaconos.i.d.f.unblog.fr/files/2014/10/images.jpg« Aimons-nous les uns les autres comme Dieu nous a aimés » (Jn 15, 12)  C’est une exigence fondée dans le Christ. Prends le temps de regarder ta vie, tes relations, les personnes avec qui tu vis habituellement sous cet angle. Vivre dans l’amour à la manière du Christ, c’est Quelqu’un à imiter. Pour t’aider à y parvenir, il est important que tu mettes le Christ sans arrêt devant tes yeux. Que faisait le Christ ? Qu’elle réaction avait-il devant l’injustice, la violence, l’infidélité… ?

Jésus nous avertit solennellement :  » Je vous le dis : toute parole creuse que prononceront les hommes, ils devront en rendre compte au jour du Jugement. Sur tes paroles, en effet, tu seras déclaré juste ; sur tes paroles tu seras condamné  » (Mt 12, 36-37). Il y a donc des paroles qui nous justifient et d’autres qui nous condamnent,  c’est-à-dire nous mettent avec les personnes qui s’opposent à Dieu parce qu’elles contrarient son dessein de rassembler ses enfants dispersés.  (Jn 11, 52) 

« Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal. Si quelqu’un insulte son frère, il en répondra au grand conseil. Si quelqu’un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu » (Mt 5, 22). Une parole mauvaise  est une parole qui manque de bonté, et qui dès lors ne construit pas la communauté ; au contraire, elle risque même de fissurer sa cohésion.

Nous serons jugés sur toute parole mensongère (calomnies), malveillante (médisances), destructrice (critiques), vaine, qui détourne de la présence de Dieu. « Celui qui aime la vie et désire connaître des jours heureux, qu’il garde sa langue du mal et ses lèvres de tout mensonge ; qu’il évite le mal et pratique le bien, qu’il recherche la paix, qu’il la poursuive. Car le Seigneur regarde les justes, il écoute, attentif à leurs appels. Mais le Seigneur affronte les méchants » (1 P 3, 10-12)

Faites disparaître de votre vie tout ce qui est amertume, emportement, colère, éclats de voix ou insultes, toutes ces formes de méchanceté procèdent d’un cœur insatisfait, inquiet, qui attaque pour mieux se défendre. Mets-toi  généreusement au service de la personne qui nourrit de tels sentiments, et en lui manifestant de la tendresse, tu lui offriras la reconnaissance dont elle se sent injustement lésée ;  et par conséquence, tu  lui permettras de renoncer à ces comportements morbides et de reprendre sa place au sein de la communauté.

Pardonner aux autres comme Dieu nous a pardonné, tels sont à la fois la règle et le tout-puissant motif de notre conduite  envers les gens dont nous avons  à nous plaindre.

Compléments

◊ Méditation → Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse (Ep 4, 29-32)

◊ Les caractères fondamentaux de l’amour → L’amour-don ne passera jamais ! (1 Co 12,31-13)

◊ Vous avez appris et moi je vous dis → La justice chrétienne trouve sa source en Jésus, le Christ

Liens externes

◊   Invitation à un combat spirituel contre notre égoïsme, notre violence intérieure, notre difficulté à supporter les autres →  “Aujourd’hui, le Seigneur passe par nous”

La conscience permet beaucoup de choses

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