Mercredi de la cinquième semaine du Temps de Pâques – Année Paire

Posté par diaconos le 30 avril 2024

♥ Par Jésus † avec Lui † et en Lui † ♥

 # Dans la théologie chrétienne, on parle de communion mystique pour décrire le lien existentiel personnel étroit, la communion qui unit le chrétien à Jésus-Christ et par laquelle il partage les bienfaits salvateurs de sa vie, de sa mort et de sa résurrection. Cette communion est dite mystique parce qu’elle s’accomplit de manière mystérieuse et surnaturelle. Au sein du christianisme, il existe différentes approches du thème de la communion mystique.

Dans le catholicisme romain, l’anglicanisme et le luthéranisme, cette union est établie par le baptême et nourrie par les sacrements, qui sont considérés comme les moyens privilégiés par lesquels la grâce est communiquée. Le mysticisme met tellement l’accent sur l’identification du Christ avec le chrétien qu’il prétend qu’une sorte de fusion complète a lieu, bien qu’ils restent des personnes distinctes. Le rationalisme religieux imagine Dieu comme une réalité immanente au monde et à l’esprit humain.

Le Christ est immanent à la nature et à l’esprit humains. Par conséquent, le salut est pensé de manière universelle, indépendamment de la foi consciente de l’homme en Christ. C’est pourquoi il cite souvent le texte biblique : « De même qu’en Adam tous meurent, de même en Christ tous seront rendus vivants » (1 Co 15, 22).

Le Vrai cep est une parabole donnée par Jésus-Christ. Elle est citée dans l’Évangile selon saint Jean. Elle parle de l’importance pour le croyant de rester attacher au vrai cep qui symbolise le Christ, cela pour porter du fruit en abondance. Les fruits, étant à l’image de la relation entre le sarment et le plant principal par la sève qui circule entre les deux, peuvent faire référence à beaucoup d’autres passages bibliques comme celui des fruits de l’Esprit en Galate 5 verset 22.

Pour saint Augustin, les sarments sont dans la vigne afin de recevoir d’elle leur principe de vie. Les humains doivent rester attacher aux vertus données, à la parole transmise par le Christ afin de donner des fruits sains. Benoît XVI dans un commentaire, aborde le sujet de la liberté et des préceptes divins. Mélanger les deux n’est pas incompatible. Il faut écouter Dieu et il nous donnera la force pour créer et marcher dans notre chemin. La récolte spirituelle sera alors abondante.

Que signifie être chrétien ?

Cette page de l’Évangile de Jean nous conduit au cœur même de la foi : Jésus explique enfin à ses disciples ce que signifie être son disciple. Jésus n’est pas seulement un guide ou un compagnon, un ami ou un frère. Il est notre vie. Il est vivant en chacun de nous et nous fait vivre sa vie divine. Il nous enseigne qu’il est la vraie vigne, mais pas la seule ; il est le cep, le tronc auquel il veut rattacher tous ceux qu’il appelle à la vie : « Je suis la vigne et vous êtes les sarments ».

Nous, chrétiens, sommes unis à Lui par la foi et le baptême. Dieu attend de nous que nous devenions une vigne vivante qui porte du fruit. Cela n’est possible que si nous sommes unis au Christ ; en quelques lignes, un mot revient sept fois, et c’est le verbe « demeurez en moi », nous dit Jésus. Les chrétiens sont des hommes et des femmes qui demeurent dans le Christ. Cela soulève inévitablement une question : demeurer en Jésus oui, mais comment ? Comment être sûr de le rencontrer ? »

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite. Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.

Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. » (Jn 15, 1-8)

Le cep et les sarments

Les interprètes se demandèrent quelle circonstance extérieure put amener Jésus à se présenter à ses disciples sous l’image d’u  cep de vigne. les uns pensèrent que ce fut la vue de la coupe avec laquelle il institua la cène, en prononçant cette parole : «Je ne boirai plus de ce produit de la vigne» Les exégètes qui admirent que ce discours fut prononcé en plein air, sur les pentes du Cédron , se représentèrent Jésus passant le long d’une vigne. Mais puisque Jean garda le silence sur ce détail, nous ajouterons, avec R. Strier, qu’il y eut quelque chose de mesquin à penser que Jésus dut avoir sous les yeux l’objet matériel dont il fit une image.

Ce qui est digne de toute notre attention, c’est l’admirable parabole par laquelle il figura son union avec les siens, cette union dont il leur parla, cette union qui fut aussi vivante, aussi intime, aussi organique que celle des sarments avec le cep dont ils tirèrent la sève, la vie, la fertilité. Il est le vrai cep, le véritable, celui qui, dans la sphère spirituelle et morale, et dans ses rapports avec les âmes, réalise pleinement l’idée du cep dans la nature.

Le cep de vigne est une plante sans apparence et sans beauté, mais elle est vivace et produit des fruits exquis un vin généreux. Une telle plante donne lieu à une comparaison pleine de vérité de richesse et de beauté. «Mon Père est le vigneron», ajouta Jésus. C’est Dieu qui planta ce cep au sein de notre humanité, en envoyant son Fils au monde, et qui, par l’effusion de l’Esprit, provoqua sa croissance ; c’est Dieu qui amena les âmes à la communion avec Jésus.

Il y a, dans les ceps de vigne, des rejetons sauvages qui ne portent jamais de fruit ; le vigneron les retranche, afin qu’ils n’absorbent pas inutilement la sève. Un homme peut, de diverses manières, appartenir extérieurement à Jésus-Christ en se rattachant à son Église, en professant la foi chrétienne sans avoir part à la vie sanctifiante du Christ. Tôt ou tard, il se verra retranché, exclu de cette communion apparente avec Jésus.

Les vrais sarments portent du fruit. Ceux-ci, Dieu les nettoie, les émonde , les purifie et  les émonde. Jésus eut dit que ces sarments fertiles durent être débarrassés de tout jet inutile, et même d’une partie de leur feuillage qui empêcherait le fruit de mûrir. C’est Dieu encore qui poursuit, dans ses enfants, cette œuvre de purification et de sanctification continue, il l’accomplit par sa Parole, par son Esprit, par tous les moyens de sa grâce.

Si cela ne suffit pas, le céleste cultivateur emploie l’instrument tranchant et douloureux des épreuves, de la souffrance et des renoncements qu’il impose à ses enfants. Car ce qu’il veut à tout prix, c’est qu’ils portent plus de fruit. Jésus, se tournant vers ses disciples, les rassura au sujet de ce mot sévère : il nettoie tout sarment qui porte du fruit.Déjà ils furent nets, purs : au moyen de la parole divine que Jésus leur annonça, un principe impérissable de vie nouvelle fut déposé dans leur cœur, et s’y développa peu à peu jusqu’à la perfection.

Jésus invita ses disciples à renoncer constamment à tout mérite propre, à toute sagesse propre, à toute volonté et à toute force propres, ce qui fut, pour eux, la condition d’une communion vivante avec lui. «Si vous le faites, je demeurerai en vous, comme la source intarissable de votre vie spirituelle. Sinon, vous vous condamneriez à la stérilité du sarment séparé du cep

Afin de rendre plus frappante encore la conséquence négative qui précède, Jésus déclara solennellement que ce fut lui qui fut le cep et que ses disciples furent les sarments ; pour conclure qu’en lui, ils porteront beaucoup de fruit, mais que, hors de lui, ils n’en porteraient aucun, pas plus que le sarment séparé du cep. Mais ce fruit, qui le porte ?

Celui-là seul qui demeure en moi, dit Jésus ; d’où il résulte que c’est l’Esprit de Christ, qui, comme la sève du cep dans le sarment, nous fait seul porter du fruit; c’est ce que confirme le fait d’expérience que nous hors de Christ, comme le sarment détaché du cep, ne pouvons rien produire, rien de véritablement bon, rien qui supporte le regard du Dieu saint et qui lui soit agréable.

Le thème ici formulé n’est pas celui de l’impuissance morale de l’homme naturel pour tout bien ; c’est celui de l’infécondité du croyant laissé à sa force propre, quand il s’agit de produire ou d’avancer la vie spirituelle, la vie de Dieu, en lui ou chez les autres.

Non seulement celui qui ne demeure pas en Jésus, dans une communion vivante avec lui, ne peut rien faire, mais il va au-devant d’une succession de jugements terribles. Le sarment séparé du cep est d’abord jeté dehors, hors de la vigne qui représente le royaume de Dieu, et il sèche nécessairement, puisqu’il ne reçoit plus la sève du cep. Qu’on pense à Judas, par exemple dont Jésus annonça la ruine.

Ce jugement, moralement accompli dès maintenant, aura au dernier jour son issue tragique que décrivirent les paroles : «On ramasse ces sarments, et on les jette au feu et ils brûlent» Dans la parabole, ce sont les serviteurs du vigneron ; dans la réalité, ce sont les anges de Dieu. Après avoir prononcé ces redoutables paroles, Jésus revint avec tendresse à ses disciples qui demeurèrent en lui, et il leur promit les grâces les plus précieuses : toutes leurs prières furent exaucées et ils eurent le bonheur de glorifier Dieu par des fruits abondants.

La communion des disciples avec Jésus est ici exprimée par ces deux termes : «Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous» Les paroles de Jésus, qui sont esprit et vie, et qu’ils gardent dans leur cœur, sont le lien vivant de communion avec lui. Inspirés par elles, ils sont à la source de toutes les grâces divines, et leurs prières, qui ne seront plus que les paroles de Jésus transformées en requêtes, obtiendront toujours un exaucement certain.

Dieu, dans ses perfections, sa puissance, sa sainteté, son amour, se glorifie en reproduisant, dans le moindre de ses enfants, ces divers traits de sa ressemblance, plus que par toute la magnificence des œuvres de la création. Portez beaucoup de fruit à la gloire de Dieu, ce sera la preuve certaine que vous êtes mes disciples et le moyen de le devenir toujours de nouveau.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Abbaye de Scourmont (Belgique) : cliquez ici pour lire l’article →Homélie pour le mercredi de la cinquième semaine de Pâques

◊ Opus Dei : cliquez ici pour lire l’article → Méditation : Mercredi de la 5ème Semaine de Pâques

Vidéo Oratoire du Louvres : cliquez ici → https://youtu.be/H_PlVdx0a_c

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Пятое воскресенье Пасхи – Год В

Posté par diaconos le 28 avril 2024

Jésus a dit : "je suis la vraie vigne et vous les sarments" - KT42 ...


# В христианском богословии мы говорим о мистическом единении, когда описываем тесную личную экзистенциальную связь, причастие, которое соединяет христианина с Иисусом Христом и через которое он разделяет спасительные блага Его жизни, смерти и воскресения. Это общение называется мистическим, потому что оно осуществляется таинственным и сверхъестественным образом. В христианстве существуют различные подходы к теме мистического единения. 

В римском католицизме, а также в англиканстве и лютеранстве этот союз устанавливается через крещение и подпитывается таинствами, которые рассматриваются как привилегированные средства, через которые передается благодать. Мистицизм так подчеркивает отождествление Христа с христианином, что, по его утверждению, происходит своего рода полное слияние, хотя они и остаются разными личностями. Религиозный рационализм представляет себе Бога как имманентную реальность в мире и в каждом человеческом разуме.

Христос имманентен человеческой природе и духу. Поэтому спасение мыслится универсально, независимо от сознательной веры человека в Христа. Вот почему он часто цитирует библейский текст : « Ибо как в Адаме все умирают, так во Христе все оживут » (1 Со 15, 22).

Из Евангелия от Иоанна

 » Я есмь истинная виноградная лоза, а Отец Мой – Виноградарь. Всякую ветвь, не приносящую во Мне плода, Он отсекает; а всякую ветвь, приносящую плод, обрезывает, чтобы она принесла больше плода. Вы уже стали мирами по слову, которое Я говорил вам ». Пребудьте во Мне, и Я в вас. Как ветвь не может приносить плод сама по себе, если не пребывает на лозе, так и вы не можете приносить плод, если не пребываете во Мне. Я – лоза, вы – ветви. Кто пребывает во Мне, и Я в нем, тот приносит много плода, ибо без Меня не можете делать ничего.

Кто не пребывает во Мне, тот отбрасывается, как виноградная лоза, и увядает; тогда собирают его, бросают в огонь и сжигают. Если же пребудете во Мне и слова Мои пребудут в вас, то просите, чего хотите, и дастся вам. 8 В том прославится Отец Мой, что вы приносите много плода и становитесь Моими учениками. (Иоанна 15, 1-8)

Что значит быть христианином ?

На этой странице из Евангелия от Иоанна мы подошли к самому сердцу веры: Иисус наконец объясняет своим ученикам, что значит быть его учеником. Иисус – не просто проводник или спутник, друг или брат. Он – наша жизнь. Он жив в каждом из нас и заставляет нас жить Своей Божественной жизнью. Он учит нас, что Он – истинная лоза, но не единственная ; Он – лоза, ствол, к которому Он хочет приобщить всех, кого Он призывает к жизни : « Я – лоза, а вы – ветви ».

Мы, христиане, соединены с Ним через веру и крещение. Бог ожидает, что мы станем живой лозой, приносящей плоды. Это возможно только в том случае, если мы соединены со Христом ; всего в нескольких строках семь раз встречается одно слово, и это глагол ебывайé во Мне ! говорит нам Иисус. Христиане – это мужчины и женщины, пребывающие во Христе. Это неизбежно вызывает вопрос: пребывать в Иисусе – да, но как? Как мы можем быть уверены, что встретимся с Ним ? « 

В первом чтении мы видим пример человека, который стал обрезанным. На пути Это не то же самое, что общаться с соседом по дому или по деревне. Мы встречаемся с Иисусом не напрямую, а через посредников. У нас есть три пути: через Слово Божье, через молитву и таинства, а также через повседневную жизнь. Путь Слова Божьего: Чтобы оставаться во Христе, мы должны пребывать в Его Слове. Мы должны находить время, чтобы принимать его. Это Слово Божье дается нам через Библию, Евангелие, журнал, религиозную книгу, христианскую программу на радио или телевидении, а также через Слово, провозглашаемое на воскресной мессе.

Находим ли мы время, чтобы принимать это Слово ?

Второй способ пребывать во Христе – это молитва и таинства. Чтобы пребывать в Его присутствии, мы должны говорить с Ним и слушать Его. Это верная, регулярная и частая молитва, а не просто небольшая молитва время от времени. Мы обращаемся к Иисусу, чтобы доверить Ему кого-то, поблагодарить Его или попросить просветить нашу жизнь. Молитва помогает нам оставаться в общении с Христом.

Это общение достигается также через таинства, особенно через Евхаристию: она является источником и кульминацией всей христианской жизни. Она позволяет нам соединиться со Христом, стать с Ним одним целым. Мы принимаем Его любовь, чтобы жить ею в нашей повседневной жизни. Третий путь – это путь повседневной жизни : то, что делает жизнь достойной, – это не красивые слова, а взаимная любовь, жесты разделения, принятия и солидарности. 

Давайте не будем унывать, если мы стали неверными, если мы чувствуем себя как мертвые ветви. Бог больше наших сердец и знает все. Его милосердная любовь всегда может привязать нас к истинной лозе и заставить приносить обильные плоды. Короче говоря, Иисус просит нас о том, чтобы мы были связаны с Ним в любой ситуации нашей жизни. Тогда наша жизнь принесет плоды, и Бог будет гордиться нами. Именно здесь мы найдем истинный смысл нашей жизни.

Дьякон Мichel Houyoux

Ссылки на другие христианские сайты

◊ Радио ВЕРА : нажмите здесь, чтобы прочитать статью → Воскресенье 5-е после Пасхи

◊ Chuch of Jesus Christ : нажмите здесь, чтобы прочитать статью → Что значит быть христианином ?Что значит быть христианином ?

Божественное предвидение : Нажмите здесь → https://youtu.be/anjKbcfCfGU

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Lundi de la cinquième semaine du Temps Pascal

Posté par diaconos le 28 avril 2024

Ce que l'Amour Divin a fait pour nous et ce que nous allons en faire...

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. » Jude, non pas Judas l’Iscariote lui demanda : « Seigneur, que se passe-t-il ? Est-ce à nous que tu vas te manifester, et non pas au monde ? »

Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. » (Jn 14, 21-26)

La promesse de l’Esprit

Qui sont ceux à qui Jésus a dit : Vous connaîtrez ? Il répond : Celui qui a dans son cœur mes commandements et qui les garde avec fidélité dans sa vie ; car c’est lui seul qui m’aimeSon cœur fut ouvert à tous les trésors de l’amour divin : il sera aimé du Père, qui le contemple en son Fils, objet suprême de son amour ; Jésus aussi l’aimera et lui en donnera des preuves toujours plus intimes en se manifestant à lui dans sa vie intérieure.

Ces magnifiques promesses s’accompliront par l’Esprit de vérité , dont Jésus décrivit l’action dans la suite du discours. Ce Judas, nommé aussi Lebbée et Thaddée (Mt 10,3), était fils d’un homme appelé Jacques (Lc 16 ; Ac 1, 13). La remarque par laquelle Jean le distingua de Judas Iscariot trahit l’horreur que lui inspirait son homonyme. La question de ce disciple montre qu’il attendait encore un Messie qui serait le roi terrestre d’Israël, le juge des nations.

Or, il ne pouvait comprendre que, comme tel, Jésus ne dût se manifester qu’au petit nombre de ceux qui l’aimaient et non à tout le mondeJésus ne répondit pas directement à la question et pourtant il la résolut de la manière la plus profonde. Pour la troisième fois, il dévoila, dans le cœur même de ceux qui l’aiment, les causes morales pour lesquelles il se manifesta à eux. C’était déjà dire clairement pourquoi il ne pouvait pas se révéler au monde qui le haïssait ; puis il annonça plus explicitement la raison de sa manière d’agir.

Aux promesses qu’il fit aux siens, Jésus ajouta la déclaration expresse que la communion de l’âme avec Dieu résulte de son union avec lui, Jésus : «Nous viendrons à lui et nous ferons notre demeure chez lui.» Dieu avait établi sa demeure visible au milieu d’Israël (Lv 26, 11-12 ; Ez 37, 26-28), il avait habité au milieu de son peuple par la Parole faite chair (J,n 1.14), maintenant il promit de faire de chaque fidèle sa demeure , son tabernacle, son temple (1 Co 3, 16 ; 1Co 6, 19).

«Ce n’est plus la manifestation extérieure de la majesté divine, mais la révélation intime de la Grâce. Ce qui sera un jour le privilège de L’Église sauvée (Ap 21 3) doit être dès maintenant réalisé par l’Esprit dans l’âme de chaque croyant.»(Luthardt Les paroles de Jésus sont les paroles de Dieu même. Or, comment Jésus pourrait-il se manifester à celui qui ne l’aime pas et qui rejette ses paroles ? Cette conclusion fut évidente pour le disciple qui posa la question.

Jésus regarda en arrière sur les grandes consolations qu’offrit aux siens l’espoir de la réunion future dans la maison du Père et la perspective de son retour prochain par le Saint-Esprit.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites chrétiens

◊ Opus Dei : cliquez ici pour lire l’article → Méditation : Lundi de la 5ème semaine de Pâques

◊ Paroisse Notre Dame de la Bidassoa : cliquez ici pour lire l’article → MÉDITATION DU LUNDI DE LA CINQUIÈME SEMAINE DE PÂQUES

Vidéo  Campus protestant : cliquez ici → https://youtu.be/0U6hU2rEQdc

 

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Sainte Zita

Posté par diaconos le 27 avril 2024

April 27, 2017 – AnaStpaul

Zita vint au monde au hameau de Bozzano près de Monsagrati qui se trouve à une quinzaine de kilomètres de Lucques en République éponyme, dans la région actuelle de Toscane, vers l’an 1218. Sainte Zita vint au monde vers l’an 1218 près de Lucques. Ses parents étaient de pauvres laboureurs. Zita fut élevée par sa mère, une femme vertueuse et très modeste.

Zita, dès son plus jeune âge, était douce, modeste et docile à la volonté de Dieu. À l’âge de douze ans, elle fut placée comme servante chez une famille de la ville de Lucques. Elle resta à leur service jusqu’à sa mort. Très pieuse, elle fut connue pour avoir donné de nombreux signes de charité envers les plus pauvres. Son hagiographie fait état de miracles de son vivant.

À son décès en 1278 elle est très vite vénérée par la population et l’évêque du diocèse autorise la dévotion à son égard, même si elle ne sera officiellement canonisée que quatre siècles plus tard en 1696, par le pape Innocent XII En 1955, le pape Pie XII la déclara patronne des domestiques et des servants de maison. Sa dévotion se répandit en Europe et plusieurs églises portent son nom.

Sa dépouille mortuaire a été retrouvée intacte et installée dans une chasse vitrée dans la basilique San Frediano de Lucques, où son corps momifié fut présenté à la vénération des fidèles.

Deux congrégations religieuses catholiques sont placées sous sa protection : les sœurs minimes de Notre Dame du suffrage et les Oblates du Saint Esprit. Les informations biographiques de sa vie dans la famille Fatinelli furent transmises par ses hagiographesSa vie y est décrite comme un modèle de vie vertueuse : vie édifiante par ses jeûnes, ses prières et sa bonté. Ainsi, pour ne pas empiéter sur son service, Zita se levait plus tôt afin d’aller entendre la messe chaque jour.

Elle jeûnait pour donner aux pauvres une part de sa nourriture, supportait avec patience et sourire les jalousies des autres domestiques qui parfois même la dénonçaient faussement. Elle offrait parfois son lit à des miséreuses sans abri, dormant, pour sa part, à même le sol. Ses hagiographes rapportèrent que longtemps, elle fut injustement dénigrée, surchargée, humiliée et parfois battue par ses maîtres ou les autres domestiques pour sa trop grande bonté.

Mais ces brimades n’entamèrent jamais sa paix intérieure, l’amour porté à ses contempteurs ni le respect témoigné à ses employeurs. Ils conclurent que par son attitude humble et réservée, Zita finit par surmonter la méchanceté de ses maîtres et des autres domestiques au point qu’on lui confia toutes les affaires de la maison. Zita assistait chaque jour à la messe et prenait un temps de prière à l’issue de la messe.

Elle avait une grande dévotion pour les saints, en particulier pour sainte Marie-Madeleine et pour saint Jean, l‘évangéliste. Elle fit plusieurs miracles au cours de sa vie. À la fin de sa vie, Zita tombe malade, atteinte de la grippe, et cinq jours plus tard, elle mourut paisiblement chez les Fatinelli le 27 avril 1272. Elle avait 60 ans. Toute la ville vint rendre hommage à la vertu de l’honorable servante.

Immédiatement après sa mort, des personnes vinrent prier sur sa tombe. Des miracles eurent lieu suite à son intercession. Si bien que quatre ans après sa mort, l’évêque de Lucques autorisa la dévotion publique envers la défunte. Le culte public à sainte Zita se répandit rapidement en Italie, en Espagne, en Angleterre et dans toute l’Europe. Son cercueil fut ouvert plusieurs fois : en 1446, en 1581 et en 1652. À chaque fois, son corps fut trouvé en parfaite conservation.

Ce n’est que quatre siècles après sa mort que Zita fut canonisée par le pape Innocent XII en l’an 1696. Zita est la sainte patronne de la ville de Lucques. En 1955, le pape Pie XII l’a déclarée patronne des domestiques et des servants de maison, cuisiniers, serveurs, serveuses, employés de maison. Zita est représentée avec comme attributs un trousseau de clefs suspendu à sa ceinture et une cruche. Elle est parfois invoquée pour retrouver les clés perdues.

Sur le mont Sagrati, sa maison familiale, une simple chaumière, fut transformée en oratoire qui lui est dédié. D’autres églises lui sont consacrées à Gênes et à Milan. Son corps momifié est toujours exposé dans sa châsse-reliquaire placée dans la chapelle qui lui est dédiée dans la basilique San Frediano de Lucques. En l’an 1881, Franscesco Faà di Bruno fonda une congrégation pour la promotion sociale et spirituelle de la femme : les sœurs minimes de Notre Dame du Suffrage, qu’il mit sous le patronage de sainte Zita

La congrégation des sœurs Oblates du Saint Esprit fondée à Lucques en 1882 par la bienheureuse Hélène Guerra est aussi connue sous le nom d’institut Sainte Zita En l’an 1892, le duc Robert Ier de Parme nomme son dix-septième enfant Zita en l’honneur de la sainte. Impératrice d’Autriche et reine de Hongrie par son mariage avec l’empereur Charles Ier d’Autriche, béatifié en 2004, son procès de béatification fut entamé en l’an 2009. Sa fête est fixée au vingt sept avril.

Diacre Michel Houyoux

Vidéo Sainte Zita : cliquez ici → https://youtu.be/pN3Bi1IqKKk

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