Samedi de la quatrième semaine du Temps Pascal – Année Paire

Posté par diaconos le 26 avril 2024

Jean 14:8

 # La théologie chrétienne a développé la conception d’un Dieu trinitaire Père, Fils de Dieu et Saint-Esprit. En amont du christianisme, le judaïsme développa certains attributs de YHWH comme Père du fait de sa création, de l’éducation que donne Dieu et de sa paternité envers le peuple d’Israël. Jésus-Christ, dans son enseignement à travers les Évangiles, définit la paternité de Dieu comme l’élément essentiel de Dieu avec l’Amour.

Cette paternité de Dieu est particulière pour Jésus qui présente sa filiation avec lui. Les chrétiens sont appelés à une paternité adoptive par Jésus. Ses enseignements sur la paternité de Dieu indiquent que cette paternité est ouverte à tous, bons comme méchants.

La doctrine chrétienne va progressivement conceptualiser la paternité de Dieu à travers le dogme de la Trinité. La représentation de Dieu dans l’art, au début interdite dans le christianisme primitif s’appuyant sur le judaïsme, et encore pendant plusieurs siècles développa à travers la peinture et la sculpture, représentant Dieu le Père sous différents aspects : celle de la lumière, ou sous la forme d’une personne d’âge avancé portant généralement une barbe blanche.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi !»

«Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas,
croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. 
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père, et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai. » (Jn 14, 7-14)

Fondons notre foi sur les paroles de Jésus

«Par ce si, Jésus ne nie pas positivement la connaissance que ses disciples ont de lui et du Père, mais il sollicite leurs âmes au progrès.» (Bengel) Bien plus, Il affirma que dès à présent, après l’instruction profonde qu’il leur donna, ils connurent le Père et qu’ils le virent en lui. Les disciples n’avaient que les premiers rudiments de cette connaissance ; mais il y eut une grande sagesse pédagogique à les encourager ainsi, en leur supposant plus de lumières qu’ils n’en eurent ; et la Parole divine que Jésus répandit dans leur âme y restera comme le principe vivifiant de la connaissance qui leur manqua encore.

Cette interprétation fut celle qu’admirent Tholuck, Meyer, MM. Luthardt et Godet. D’autres exégètes (Chrysostome, Lücke) estimant que Jésus ne pouvait, dès cette époque, parler ainsi à ses disciples, pensèrent que ce fut là une sorte d’indication anticipée de ce qui leur fut accordé par l’Esprit à la Pentecôte. La parole de Jésus : «Vous l’avez v, comprise par Philippe comme si Dieu pouvait exister pour lui à côté ou en dehors de Jésus, lui inspira le désir de voir une théophanie ou révélation extraordinaire de Dieu, comme la demandait Moïse : «Je t’en prie, laisse-moi contempler ta gloire.» (Ex 33, 18) ; et il exprima naïvement ce désir à Jésus. «Cela nous suffit, ajouta-t-il nous n’avions plus aucun doute que le Père ne se révéla pleinement par toi.»

Ce fut avec tristesse que Jésus reprocha à Philippe de ne l’avoir pas connu, malgré toutes les expériences que, depuis si longtemps, il avait pu faire auprès de lui. Il l’appela affectueusement par son nom : Philippe, afin de l’inviter à réfléchir sur la demande qu’il venait de lui adresser. Celui qui a vu Jésus a vu le Père, le Dieu qui est sainteté et amour, et dont Jésus était sur la terre la parfaite manifestation. Philippe demandait à voir, Jésus l’exhorta à croire. Ce fut uniquement par la foi qu’il put pénétrer dans ce mystère de l’unité absolue du Père et du Fils qui lui permit de voir le Père dans le Fils.

Ces paroles de Jésus exprimèrent, tout ensemble, l’intime unité d’essence et le rapport mutuel vivant, actif, qu’il y a entre le Père et le Fils, Jésus le prouva en déclarant que c’est le Père qui parle et agit en lui. Les paroles et les œuvres de Jésus, ces paroles qui sont esprit et vie, ces œuvres de puissance divine et d’amour divin, telle est la démonstration irrécusable que le Père était en lui, parlait et agissait par lui.

«Pas une de ses paroles qu’il tire de lui-même. Pas une de ses œuvres que Dieu lui-même n’opère par lui. De sa propre sagesse, rien. Par la force de Dieu, tout !» (Godet) Après avoir donné à Philippe cette instruction profonde, Jésus se tourna vers tous ses disciples et il les exhorta à le croire quand il leur déclara qu’il est dans le Père et que le Père est en lui, à le croire sur la seule autorité de sa parole.

Mais il ajouta avec tristesse que si leur foi fut encore trop obscure et trop faible pour se fonder uniquement sur sa parole, ils durent au moins le croire à cause de ses œuvres mêmes, considérées en elles-mêmes. Il entendit par là ses miracles : «Si je n’accomplis pas les œuvres de mon Père, vous n’avez pas besoin de croire en moi. Mais si, au contraire, je les accomplis, même si vous ne voulez pas me croire, laissez-vous au moins convaincre par mes œuvres, pour que vous reconnaissiez et que vous compreniez que le Père est en moi et que je suis dans le Père.» (Jn 10, 37-38)

La foi, fondée sur ces œuvres, ne fut pas encore la vraie foi, mais elle put conduire à la foi immédiate. Jésus revint au discours plein de consolation qu’il adressa à ses disciples au sujet de son départ , et dans lequel il fut interrompu par Thomas et par Philippe. Et comme il leur montra, en répondant à la requête de celui-ci, que le Père se manifestait pleinement en lui dans ses paroles et dans ses œuvres.

Il leur fit maintenant une magnifique promesse qui leur donna de sa divinité et de la pleine révélation de Dieu en lui une preuve propre à créer une intime conviction : celui qui croit en lui fera lui aussi les mêmes œuvres et en fera de plus grandes encore. Il promit avec une autorité solennelle : «En vérité, en vérité, la communication de l’Esprit et des grâces qui en résulteront pour les disciples.» Cette promesse, en même temps, ajouta à la perspective encore éloignée de la réunion dans la maison du Père, celle d’une prochaine réunion en esprit : les disciples revirent Jésus qui les quittera pour s’en aller au Père.

Ce ne furent pas des œuvres extérieures, des miracles matériels, plus étonnants encore que les siens comme le crurent quelques exégètes ; mais bien des miracles spirituels, que les apôtres firent, quand leur parole, animée de l’Esprit de Dieu, régénéra les âmes, fonda l’Église et porta la lumière et la vie au milieu de toutes les nations. «Le livre des Actes est le commentaire de cette parole.» (Meyer)

Ces œuvres plus grandes, Jésus lui-même ne put les faire, parce que  l’Esprit n’était pas encore (Jn 7, 39). Quand il reprit possession de sa gloire et que toute puissance lui fut donnée au ciel et sur la terre, il eut accompli lui-même dans ses disciples la parole qu’il prononça. Il le fit en répondant à toutes leurs prières et en répandant sur eux le Saint-Esprit de la Pentecôte.

Les disciples restèrent avec Jésus dans un rapport plus intime et plus vivant que jamais. Eux, sur la terre prièrent en son nom, et lui leur accorda toutes leurs demandes. Grâce à son action puissante, ils accomplirent ses œuvres, et même de plus grandes, afin que le Père soit glorifié dans le FilsPrier au nom de Jésus, c’est donc, comme le dit Keil, dont M. Godet adopta l’interprétation, prier en nous replongeant avec foi dans la connaissance que nous avons reçue de lui comme Fils de Dieu abaissé et glorifié, c’est prier dans une communion intime avec lui, selon sa volonté, par son Esprit, qui seul nous communique la puissance d’accomplir cet acte religieux.

Quand celui qui prie ainsi se sent devenu un avec Jésus, il est certain d’être exaucé. «Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez et il vous sera fait».

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites Web chrétiens

◊ Sensus Fidelium : cliquez ici pour lire l’article →Le samedi de la quatrième semaine après Pâques

◊ Abbaye de Scourmont (Belgique) : cliquez ici pour lire l’article → Homélie pour le samedi de la quatrième semaine de Pâques

Vidéo EEIG-GVA : cliquez ici → https://youtu.be/vBT6OC2bPEY

Publié dans Bible, Catéchèse, comportements, Dieu, Disciples de Jésus, Enseignement, évangiles, Foi, Histoire, Histoire du Salut, L'Église, Page jeunesse, Paroisses, Religion, Rencontrer Dieu, Temps pascal | Pas de Commentaire »

Mardi de la quatrième semaine du Temps Pascal – Année Paire

Posté par diaconos le 22 avril 2024

Dedicace du Temple de Jerusalem par Salomon | A Paris chez M… | Flickr

# Selon Philippe Rolland, les premiers Pères de l’Église furent unanimes à affirmer que cet Evangile est le dernier des quatre dans le temps et qu’il fut rédigé par Jean. Ce furent en particulier, Irénée de Lyon mort en 210, Clément d’Alexandrie mort en 211, et Origène mort en 245. Sans compter Marcion mort en 160 qui n’est pas un Père de l’Église. Cette hypothèse est aujourd’hui rejetée par la plupart des historiens, qui virent dans ce texte l’œuvre d’une communauté johannique à la fin du Ier siècle, dont la proximité avec les événements fit débat.

Ce texte est rédigé en grec, tout comme les trois autres évangiles canoniques, dits synoptiques, mais il s’en démarque par sa composition, son style poétique, sa théologie, et probablement par ses sources, ainsi que par quelques épisodes singuliers, à l’instar des Noces de Cana ou encore de la femme adultère. Dans la doctrine trinitaire, l’Évangile selon Jean est le plus important en matière de christologie, car il énonce implicitement la divinité de Jésus, qu’il décrivit comme le Verbe de Dieu incarné. .La richesse du quatrième évangile a suscité parmi les exégètes une grande variété de découpages ou de plans. Une majorité de ceux-ci s’accordèrent sur un découpage en deux temps : un prologue et terminé par un épilogue.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

On célébrait la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem. C’était l’hiver. Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon. Les Juifs firent cercle autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ? Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! » Jésus leur répondit : « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage. Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis. Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent.

Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN. » (Jn 10, 22-30)

Jésus à la fête de la dédicace

Cette fête, appelée en hébreu et en grec Rénovation, Inauguration, Dédicace, avait été instituée par Judas Maccabée, en souvenir de la restauration du temple et de l’autel, après qu’Antiochus Épiphane les eut profanés. On la célébrait durant huit jours, à dater du 25 du mois de Kisleu, qui correspond au mois de décembre (Josèphe Antiquités Juives, XII, 7, 8).

Cette fête étant d’institution humaine, il n’y avait pas, pour les Juifs, la même obligation d’y assister qu’aux autres solennités religieuses. Mais Jésus se conformait volontiers à tout ce qu’il y avait de bon et de louable dans les mœurs de son peuple, et il saisit cette occasion pour adresser à celui-ci un dernier appel, avant la Pâque.

C’était l’hiver, la mauvaise saison, Jésus pronoça son discours sous le portique de Salomon. Entre la fête des tabernacles, et celle de la dédicace, deux mois s’étaient écoulés, sur lesquels Jean garda un silence absolu. Les uns pensèrent que, dans cet intervalle, Jésus resta à Jérusalem et dans les environs (Ainsi Bengel, Tholuck, Olshausen, Stier Lücke, Hengstenberg, Meyer, Weiss , oltzmann).

Mais, objectèrent d’autres, fut il probable que Jésus resta tout ce temps à Jérusalem, exposé aux embûches de ses ennemis dont la haine et les desseins meurtriers s’étaient plus d’une fois déclarés contre lui ?

Après le départ de Galilée, Jésus ne revint plus dans cette province. Le départ de Galilée rapporté par Luc eut quelque chose de solennel et de public ; Jésus se mit en route entouré d’une société nombreuse (Lc 10, 1). Jean expliqua que lorsque Jésus se rendit à la fête des tabernacles, il y alla secrètement.

Luc plaça, au milieu d’une narration qui présenta Jésus parcourant la Galilée méridionale, la parabole du bon Samaritain, dont le lieu fut le chemin de Jérusalem à Jéricho, et la visite de Jésus à Marthe et à Marie, qui eut lieu à Béthanie.

Après la fête des tabernacles, Jésus retourna en Galilée. Il rapportait de Jérusalem la conviction que ses appels aux autorités théocratiques avaient été définitivement repoussés, que sa mort était inévitable et prochaine. Sous cette impression, il prit congé de cette province qui avait été le principal champ de son activité.

Il effectua alors le départ solennel dont le récit de Luc a marqué le caractère tragique. Il s’achemina lentement vers Jérusalem, évangélisant la Galilée méridionale et la Pérée. Il fit une courte apparition à Jérusalem, à la fête de la dédicace, puis il retourna en Pérée, où il resta Jusqu’aux approches de la Pâque .

Jésus trouva au fond du cœur de ses adversaires la cause de leur incrédulité : « Vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis, et la preuve que vous n’en êtes pas, c’est que mes brebis me connaissent et entendent ma voix, tandis que vous repoussez mes paroles.»

Jésus se référa à sa parabole du berger et des brebis, qu’il prononça deux mois auparavant, et la critique négative s’empressa d’en tirer des conclusions contre la vérité historique de ces discours. Mais, comme l’observa Meyer, ce rapprochement s’explique par le fait que Jésus n’avait, dans l’intervalle, plus eu de rapports avec ses adversaires et qu’il se retrouva pour la première fois en leur présence. Jésus rappelai aux Juifs la guérison qu’il avait accomplie dans son précédent séjour à Jérusalem, six mois auparavant.

Les caractères que Jésus releva de nouveau chez ses brebis dirent assez aux adversaires qu’ils n’en furent pas. Quel rapport intime et vivant Jésus établit entre lui et ses brebis ! «Elles entendent sa voix, cette voix connue et aimée ; et moi, je les connais, avec tout l’amour du bon berger ; et elles, parce qu’elles connaissent ma voix, me suivent

Puis Jésus éleva cette relation à une hauteur plus sublime encore : «Et moi» Chacune de ces trois déclarations révéla l’amour de Jésus et fonda la parfaite assurance de ses brebis. Il ne dit pas : je leur donnerai, mais je leur donne dès maintenant  la vie éternelle.

La vie qu’elles puisent dans ma communion se développera jusque dans l’éternité ! Puisqu’elles ont la vie éternelle, elles ne périront jamais. Enfin, bien qu’elles fussent entourées d’ennemis acharnés à leur perte, nul ne les ravirait de ma main.

Pour accroître encore l’assurance qu’il voulut inspirer aux siens, Jésus éleva sa pensée jusqu’au Dieu tout-puissant, éternel, qui est amour car il est son Père. Ses brebis, c’est ce Père qui les lui a données ; or, comme il est plus grand, plus puissant que tous, qui pourrait jamais les ravir de sa main ?

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites Web chrétiens

◊ Abbaye de Tournay : cliquez ici pour lire l’article→ Mardi de la 4ème semaine du Temps Pascal

◊ Sensus Fidelium : cliquez ici pour lire l’article→Le mardi de la quatrième semaine après Pâques

Vidéo Jésus à la fête de la dédicace : cliquez ici → https://youtu.be/ycsZIT0-9rY

Publié dans Bible, Catéchèse, comportements, Dieu, Enseignement, évangiles, fêtes religieuses, Histoire, L'Église, Page jeunesse, Paroisses, Religion, Rencontrer Dieu, Temps pascal | Pas de Commentaire »

Bienheureuse Odette

Posté par diaconos le 20 avril 2024

Bienheureuse Odette - France Catholique

Odette naquit dans une illustre famille du Brabant, en Belgique, ses parents voulurent la marier malgré elle. Traînée devant l’autel par ses parents pour qu’elle épousa un beau parti, le chevalier Simon.

Le jour du mariage, Simon le fiancé vint de prononcer son Oui. Puis, après que le prêtre interrogea Odette par trois fois, elle lui répondit avec détermination : « Non, pas du tout » au moment de déclarer si elle consentait à prendre pour époux le chevalier Simon que ses parents lui destinaient. Elle affirma que son amour et sa foi étaient consacrés à Jésus.

«Puisque vous cherchez avec tant d’empressement à savoir si je suis disposée à prendre pour époux ce jeune seigneur, je vous réponds nettement : pas du tout ! » Brouhaha dans l’assistance, chaises renversées, célébrant médusé. Simon, le jeune promis, sortit en colère. Et Odette fut ramenée sans ménagement chez elle par des parents furieux et honteux de ce scandale provoqué par leur fille en pleine église.

La noce fut seulement ajournée, pensèrent-ils. Ils finiront bien par la convaincre d’épouser un riche parti. La belle jeune fille entra dans sa chambre ; trouva une épée et se coupa le bout du nez pour être sûre que plus personne ne voudra d’elle.

Pour éviter tous les autres prétendants attirés par sa beauté, elle se coupa le nez, entra chez les religieuses de Prémontré, au couvent de Bonne-Espérance, à Rivroelles en Belgique, dont elle devint la prieure.

Sa mère s’évanouit, son père finit par accepter la détermination de sa fille. Elle voulut devenir religieuse. Elle entra enfin dans un couvent du Brabant où elle mena une vie exemplaire et pénitente.

Un moment tenue à l’écart de la communauté, soupçonnée d’avoir contracté la lèpre, elle guérit et rejoignit ses sœurs qui la choisirent comme prieure. Elle n’accepta cette fonction que parce que cela lui permit de s’occuper des pauvres qui frappaient à la porte du monastère

Ses reliques, moins le bout de son nez, se trouvent à Tournai en Belgique. Sa vie fut dès lors toute de lumière et de simplicité. Elle mourut à l’âge de 23 ans, en 1158. Les reliques de sainte Odette sont conservées dans la chapelle du séminaire de Bonne Espérance en Belgique.

Béatifiée par l’Église catholique, elle est fêtée le vingt avril.

Vidéo Bienheureuse Odette : cliquez ici → https://youtu.be/-f_TaqtKG84

Publié dans Catéchèse, comportements, Enseignement, fêtes religieuses, Foi, Histoire, L'Église, Page jeunesse, Paroisses, Religion, Rencontrer Dieu, Temps pascal, Vie des saints | Pas de Commentaire »

Samedi de la troisième semaine du Temps Pascal – Année Paire

Posté par diaconos le 19 avril 2024

Aucune description de photo disponible.

 # L’évangile de ce jour nous montre Jésus enseignant en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes dans la synagogue de Capharnaüm, le jour du sabbat. Pour nous qui ne connaissons son enseignement qu’à travers le témoignage de ceux qui l’ont fréquenté, en quoi ce que Jésus a dit autrefois fait-il autorité pour nous aujourd’hui ? Que veut dire faire autorité ?

Dans l’Évangile, si la parole de Jésus fait autorité, c’est que Jésus est totalement accordé à sa parole. Il n’y a aucune distance entre ce qu’il dit et ce qu’il est. Il est dans sa parole, il est la Parole. Aujourd’hui, la Parole de Dieu fait autorité pour moi en ce sens qu’elle conduit, dirige ma vie. C’est la méditation de cette Parole qui m’apporte les grandes orientations de mon existence. Cette Parole fait pour moi autorité en ce sens que je m’efforce humblement et même si c’est avec bien des ratés de m’y conformer.

Cette Parole fait aussi autorité par la manière dont je la reçois, Nous avons aussi à la transmettre afin qu’elle puisse être un chemin pour d’autres # La vie éternelle est perçue par les peuples différemment à travers les époques et les religions. À l’époque néolithique, les peuples croient à l’existence de l’âme, principe différent du corps. Ils élèvent des monuments de taille monumentale où ils conservent les corps, matrices de l’âme.

La chambre située en dessous des dolmens est fermée par une porte qui possède un trou par lequel pourront sortir les esprits des corps inhumés. Isis, en tant qu’épouse d’Osiris, est la déesse associée aux rites funéraires. Après avoir retrouvé treize des quatorze parties du corps de son bien-aimé, assassiné et dépecé par Seth, son frère jaloux, elle lui donna le souffle de la vie éternelle, et lui donna un fils Horus. Pour pouvoir se réjouir de la vie éternelle, les Égyptiens avaient besoin de faire conserver intact leur corps et leur nom.

Le judaïsme proclame la pérennité de l’âme ; la Vie éternelle est l’un des fondements des croyances du judaïsme. Le Monde à venir dit Olam haBa est étroitement liée à l’eschatologie et au messianisme juif. Le Nouveau Testament fait 43 fois référence à la vie éternelle ; l’auteur qui en fait le plus mention est l’apôtre Jean (17 mentions dans son évangile, 6 dans sa première épître).

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, Jésus avait donné un enseignement dans la synagogue de Capharnaüm. Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent : « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? » Jésus savait en lui-même que ses disciples récriminaient à son sujet. Il leur dit : « Cela vous scandalise ? Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant ! C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. »

Jésus savait en effet depuis le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait. Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. » À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner. Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » Simon-Pierre répondit : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. » (Jn 6, 60-69)

La défection de plusieurs disciples

Jusqu’ici, Jésus avait discuté avec les Juifs, plus ou moins opposés à son enseignement. Maintenant il quitta la synagogue, suivi de ses disciples, ce furent plusieurs de ceux-ci qui entrèrent en action. Une crise de la foi se produisit parmi eux. Ces disciples, en grand nombre, le suivaient de lieu en lieu pour écouter sa parole et être témoins de ses œuvres. Un jour Jésus put choisir soixante-dix d’entre eux pour les envoyer en mission (Lc 10, 1).

Pour plusieurs, la fin du discours dépassa la mesure de leur intelligence et de leur force. Leur observation : «Cette parole est dure», ne signifie pas seulement qu’elle leur parut difficile à comprendre, mais plutôt impossible à accepter : qui peut l’écouter et la mettre en pratique ? Ces disciples prirent les dernières paroles de Jésus dans un sens aussi littéral et matériel que les Juifs ; mais ils trouvèrent une pierre d’achoppement dans la pensée que Jésus dût souffrir et mourir pour la vie du monde et qu’eux-mêmes dussent s’approprier les fruits de sa mort par une communion mystérieuse avec lui. Cela les scandalisa.

Cette perspective fut toujours une cause de scandale pour les Juifs, et même pour les apôtres, avant qu’ils eussent reçu l’Esprit divin. Il n’en est pas autrement de nos jours pour bien des personnes. Jésus connut en lui-même les secrets murmures des disciples ; il vit aussitôt qu’ils eurent pour cause une défaillance de leur foi : «Ceci vous scandalise, c’est là, pour vous, une occasion de chute et de défection ?»

«Et si vous voyez le Fils de l’homme monter où il était auparavant ?» (Jn 6, 62) : Jésus voulut-il dire qu’alors ils se scandalisèrent davantage, ou qu’alors ils cessèrent de se scandaliser ? Telle est la question qui divisa les interprètes. Les uns, considérant que Jésus ne put remonter au ciel qu’en passant par une humiliation profonde et par la mort dont il parla, pensèrent qu’il voulut dire à ses auditeurs : «Là vous trouverez de bien plus fortes raisons de vous scandaliser.»

D’autres, s’attachant exclusivement à l’idée de l’ascension et de la glorification de Christ, estimèrent qu’il fit comprendre à ses auditeurs la perspective d’un temps où il leur fut plus facile de comprendre le sens spirituel de ses paroles, de croire en lui, en un mot, de ne plus se scandaliser ce résultat pour un grand nombre des disciples de Jésus qui, jusqu’alors n’avaient pas cru en lui.

Mais en fut-t-il de même pour les hommes qui dans la situation présente, ne trouvaient dans les paroles de Jésus qu’une occasion de scandale et de chute ? Leur fut-t-il plus facile de comprendre et d’embrasser la personne de Christ dans sa spiritualité, quand il fut séparé d’eux et qu’ils durent marcher par la foi et non par la vue ? Jésus pouvait-il donner cet encouragement, cette promesse, à des auditeurs qui virent ses miracles, entendu ses paroles, et qui, malgré tout cela, l’abandonnèrent ?

«Puisque les paroles que je vous dis sont esprit et vie, ce n’est pas en elles qu’est la raison du scandale qu’elles vous causent, mais cette raison est dans votre incrédulité.» Jésus adoucit cette accusation, en réduisant à quelques-uns le nombre de ceux qui refusaient de croire en lui, de le recevoir tel qu’il venait de se présenter à eux dans ce discours. Et pourtant, par cette observation, Jean donna une explication : Jésus ne fut pas surpris par cette crise que subit la foi de ses disciples, qu’il s’y attendait, que, d’avance, il l’avait aperçue dans leurs cœurs.

Il savait dès le commencement qui furent ces personnes qui ne crurent pas et qui fut celui qui le livra. Que signifie le mot : dès le commencement ? La plupart des interprètes entendirent par là le temps où Jésus entra dans son ministère et commença à rassembler des disciples. Jésus ne les connaissait pas encore à cette époque. L’abandon d’un grand nombre de ses disciples causa à Jésus une profonde tristesse ; mais il savait aussi qu’une épuration devait se faire parmi ceux qui s’étaient attachés à lui, et il tenait moins au nombre qu’à la foi sincère et au dévouement absolu de ceux qui le suivirent dans ses humiliations.

C’est pourquoi il posa même aux douze apôtres qu’il avait choisis, cette sérieuse et solennelle question : «Voulez-vous, vous aussi, vous en aller ?» Jésus voulut les éprouver et provoquer en eux une pleine décision, car il réclama un peuple de franche volonté. Il les connaissait assez pour savoir que tous, sauf Judas lui resteraient fidèles, et leur réponse ne fit pour lui l’objet d’aucun doute, mais il voulait l’entendre de leur part, car la belle profession de Pierre dut contribuer à l’affermissement de leur foi.

«Simon Pierre lui répondit : Seigneur, à qui irons-nous ? Tu as des paroles de vie éternelle » (Jn 6, 68) : ces paroles furent un cri de l’âme, Pierre les prononça avec une pleine persuasion, un saint enthousiasme, un ardent amour pour Jésus. Pierre eut déjà fait l’expérience que les paroles de Jésus furent des paroles de vie éternelle, qui renferment et qui communiquent à l’âme la vie impérissable du ciel. Il confirma la déclaration de Jésus qu’il entendit : « Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie »

Cette affirmation de la vérité objective des paroles de Jésus fut faite avec une certitude intime fondée sur une expérience personnelle. Cette confession de Pierre fut la même que celle qui eut lieu, d’après les synoptiques, à Césarée de Philippe. Telle fut la réponse de Jésus à la confession de Pierre ! Avec quelle douleur profonde Jésus dut prononcer ces paroles !

Jean ne voulut pas que les lecteurs eurent le moindre doute sur le disciple désigné par Jésus ; et, partageant la douleur de Jésus il le nomma Judas, fils de Simon, Iscariot. Il ne put s’empêcher de faire ressortir, à son tour, ce terrible contraste : «Il devait le livrer, lui, l’un des douze !» Jean ne fut frappé de ce contraste que plus tard, car, au moment de la déclaration de Jésus, aucun des disciples ne savait duquel d’entre eux il avait parlé, et ils l’ignorèrent jusqu’au moment où Judas consomma sa trahison. L’incertitude où Jésus les laissa renferma un redoutable avertissement pour tous.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites Web chrétiens

◊ Abbaye de Tournay : cliquez ici pour lire l’article →Samedi de la 3ème semaine du Temps Pascal

◊ Sensus Fidelium : cliquez ici pour lire l’article →Le samedi de la troisième semaine après Pâques

 Vidéo Paroisse Verneuil Vernouillet : cliquez ici →https://youtu.be/H4IRAKEDo8o

Publié dans Bible, Catéchèse, comportements, Dieu, Enseignement, évangiles, Histoire, Histoire du Salut, L'Église, Page jeunesse, Paroisses, Religion, Rencontrer Dieu, Temps pascal | Pas de Commentaire »

123456...24
 

Passion Templiers |
CITATIONS de Benoît XVI |
La pastorale Vauban |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | chrifsossi
| La Mosquée de Méru
| Une Paroisse virtuelle en F...