Jésus guérit un homme le jour du Sabbat

Posté par diaconos le 30 mars 2024

Lire le récit de la guérison de l'homme hydropique - KT42 - portail caté

# Le sabbat est le jour de repos hebdomadaire dans des religions qui reconnaissent la Torah : le judaïsme, quelques branches du christianisme, du vendredi soir au samedi soir. Il est consacré à Dieu, en souvenir de la création. Des chrétiens dans la suite de l’Église de Jérusalem continuent d’observer les prescriptions de l’Ancien Testament et en particulier le shabbat. On parle alors de judéo-christianisme. La chrétienté, subdivisée en trois principales confessions (catholicisme, orthodoxie et protestantisme), a décalé ce jour vers le dimanche.

Divers mouvements religieux chrétiens (Adventisme, Église de Dieu (Septième Jour), Baptistes du Septième Jour) sabbatistes continuent de garder le samedi. L’Église du Septième Jour est l’héritière de congrégations sabbatariennes venues d’Europe (Angleterre, Hollande, Moravie, Hongrie). L’Église retrace son histoire en remontant aux apôtres, en passant par divers congrégations médiévales gardant le sabbat, comme les Vaudois, apparus avec les disciples de Pierre Valdo, et le paulicianisme. Les adventistes affirment que le sabbat est le sceau de Dieu. L’Église éthiopienne orthodoxe connaît aussi dans certaines régions une pratique du Sabbat.

De l’Évangile selon Luc

01 Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient. 02 Or voici qu’il y avait devant lui un homme atteint d’hydropisie. 03 Prenant la parole, Jésus s’adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisiens pour leur demander : «Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat 04 Ils gardèrent le silence. Tenant alors le malade, Jésus le guérit et le laissa aller. 05 Puis il leur dit : «Si l’un de vous a un fils ou un bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas aussitôt l’en retirer, même le jour du sabbat ?» 06 Et ils furent incapables de trouver une réponse. 07 Jésus dit une parabole aux invités lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit : 08 «Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi.» (Lc 14, 1-7)

Guérison de l’hydropique

Jésus accepta une invitation un jour de sabbat chez un pharisien. Il y fut observé par les convives. Entré dans la maison, il aperçut un hydropique. Il demanda aux assistants s’il fut permis de le guérir. Ils se turent. Jésus guérit et congédia le malade ; puis il se justifia en alléguant la pratique de ses adversaires qui, malgré le sabbat, retirèrent du puits leur fils ou leur bœuf. Remarquant que les invités recherchèrent les premières places, il combattit ces dispositions orgueilleuses en leur montrant dans une parabole l’intérêt qu’ils eurent à se mettre à la dernière place pour être honorés quand le maître de la maison les invita à monter plus haut. Une leçon de bienfaisance. Jésus engagea son hôte à ne pas inviter ses égaux, mais ceux qui ne purent le lui rendre ; il recevra la pareille à la résurrection des justes.

La parabole du souper

Un convive célébra le bonheur des gens qui auront part au banquet dans le royaume de Dieu. Jésus répondit par un avertissement sous forme de parabole : «Un homme donne un grand souper. ll fait dire par son serviteur aux nombreux invités que le repas est prêt. Le premier allégua son champ, le second ses bœufs, Un convive célébra le bonheur des gens qui auront part au banquet dans le royaume de Dieu. Jésus répondit par un avertissement sous forme de parabole : «Un homme donne un grand souper. ll fit dire par son serviteur aux nombreux invités que le repas fut. Le premier allégua son champ, le second ses bœufs ; le troisième répondit qu’il vient de se marier.

Le serviteur fit rapport à son maître. Celui-ci, irrité, lui ordonna d’aller sur les places et dans les rues de la ville chercher les malheureux sans asile. Le serviteur répondit qu’il le fit, et que la salle ne fut pas encore pleine. Le maître l’envoya au dehors, dans les chemins, le long des haies, et lui dit de presser les gens d’entrer, car, déclara-t-il, aucun des premiers invités ne goûtera du souper. Le pharisien qui l’invita avec beaucoup d’autres convives fut désigné comme l’un des chefs de ce parti, à la fois politique et religieux : il fut membre du sanhédrin. Jésus, selon sa coutume accepta cette invitation, même en un jour de sabbat. L’hostilité décidée que manifestèrent alors les pharisiens contre Jésus donna à cette acceptation un caractère tout particulier de support et de charité.

D’autres pharisiens, également invités, épièrent Jésus, de même que le fit le maître de la maison, pour le surprendre en quelque faute contre la loi du sabbat. Peut-être même eurent-ils déjà aperçu le malade qui se trouva là et pensèrent-ils que Jésus l’eut guéri. La guérison du malade se passa avant qu’on se fût mis à table, dans une de ces cours intérieures qui, en Orient, précédèrent les appartements. Jésus n’eut pas l’intention de donner à ses convives une leçon de politesse ou de modestie. Tous les hommes recherchèrent la première place, parce qu’ils furent orgueilleux devant Dieu ; et jamais ils ne devinrent humbles les uns à l’égard des autres, au point que l’un estima l’autre plus excellent que soi-même : «Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes.» (Ph 2, 3)

Ce fut là le commentaire que Jésus donna de sa parabole dans les paroles qui la terminèrent. S’élever devant les hommes a pour conséquence certaine d’être abaissé devant Dieu, et l’inverse  «De mêmes, vous qui êtes jeunes, soyez soumis aux anciens. Et tous, dans vos rapports mutuels, revêtez vous d’humilité ; car Dieu résiste aux orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles.» (1P 5, 5)

Diacre Michel Houyoux

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Dimanche de Pâques – Année B

Posté par diaconos le 26 mars 2024

Jésus ressuscité ? L’énigme du tombeau vide

Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts

# La résurrection de Lazare est un miracle de Jésus rapporté uniquement par l’Évangile de Jean (Jean 11:1–44), durant lequel Jésus ramène Lazare de Béthanie à la vie quatre jours après son enterrement1. L’événement se déroule à Béthanie, aujourd’hui la ville palestinienne d’Al-Eizariya, C’est, dans l’Évangile de Jean, le dernier des miracles que Jésus accomplit avant la Passion et sa propre résurrection. Lazare est le frère de Marthe et de Marie de Béthanie. La famille vivait dans le village de Béthanie, à environ trois kilomètres à l’est de Jérusalem, sur le versant sud-est du mont des Oliviers.

Les théologiens Moloney et Harrington considérèrent la résurrection de Lazare comme un miracle pivot qui déclencha la chaîne d’événements qui mena à la crucifixion de Jésus. Ils le considérèrent comme une résurrection qui mena à la mort, dans la mesure où la résurrection de Lazare entraîna la mort de Jésus, le Fils de Dieu, à Jérusalem, et révéla la gloire de Dieu. Calvin nota que non seulement le Christ donna une preuve remarquable de sa puissance divine pour relever Lazare, mais il a également placé sous nos yeux une image vivante de notre future résurrection. Le Samedi de Lazare, qui fait référence à la résurrection de Lazare, ami de Jésus, signe la fin du Grand Carême pour les chrétiens orthodoxes et catholiques orientaux.

Combiné avec le Dimanche des Rameaux, il précède la Semaine sainte. Cette fête prend place ici car elle est considérée par certaines Églises d’Orient –Églises orthodoxes et Églises catholiques de rite byzantin– comme une anticipation de Pâques, du mystère de la Résurrection. C’est pourquoi ce samedi est célébré comme un dimanche, jour de la Résurrection. Le Christ est montré, dans cet épisode, et dans l’hymnographie qui le développe, comme triomphateur de la mort, car Lazare est mort depuis quatre jours, et la décomposition corporelle est déjà en voie. D’un seul mot, et sans prendre garde au désespoir des sœurs du mort, le Christ ressuscite Lazare : la mort déjà ne peut rien face à sa puissance.

Dans l’apolytikion du jour, l’hymnographe affirme que ce geste a été accompli pour « donner foi en la Résurrection de tous». # Pâques est la fête la plus importante du christianisme. Elle commémore la résurrection de Jésus. La solennité, précédée par la Semaine sainte, dernière partie du carême, commence dans la nuit précédent le dimanche de Pâques, par la veillée pascale. La date de Pâques est fixée au premier dimanche après la première pleine lune qui suit le 21 mars, donc au plus tôt le 22 mars, si la pleine lune tombe le soir du 21, et au plus tard le 25 avril. Les Églises occidentales, ayant adopté à la fois la réforme grégorienne du calendrier et une correction concomitante pour le cycle lunaire, ont souvent un jour de célébration différent de celui des Églises orthodoxes. 

Du fait des calendriers différents (grégorien et julien) des deux traditions, l’équinoxe ne tombe pas nécessairement dans la même lunaison, auquel s’ajoute éventuellement un décalage supplémentaire d’une semaine lié au fait que les deux traditions n’emploient pas la même lune ecclésiastique et que donc les phases de la lune peuvent être décalées d’un jour ou deux et se trouver de part et d’autres d’un dimanche. Certaines Églises chrétiennes choisissent de pratiquer la Pâque quartodécimaine en concordance avec la Pâque juive.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et Jean, l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : «On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé.» Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau.

En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là ,en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. (Jn 20, 1-9)

Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts

«Resurrexi, et adhuc tecum sum » (« Je suis ressuscité et je suis toujours avec toi ») : c’est ainsi que commence le chant d’entrée officiel de la messe de Pâques. Oui, Seigneur, tu as vaincu la mort et tu es toujours avec moi, tu es l’ami intime de mon âme.  Seigneur Jésus, par ta Résurrection, viens me revivifier  Aujourd’hui est le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !, chanterons-nous tout au long de Pâques. Cette expression du Psaume 117 inonde la célébration de la foi chrétienne. Le Père a ressuscité son Fils Jésus-Christ, le Bien-aimé, Celui en qui Il met toute sa complaisance parce qu’Il a aimé jusqu’à donner sa vie pour tous.

Vivons ainsi notre joie de Pâques. Christ est ressuscité: fêtons, pleins de joie et d’amour, cette résurrection. Aujourd’hui, Jésus-Christ a vaincu la mort, le péché, la tristesse… et il a ouvert pour nous les portes d’une nouvelle vie, la vie authentique, celle que le Saint-Esprit nous donne par pure grâce. Que personne ne soit triste ! Christ est notre Paix et notre Chemin, pour toujours. Aujourd’hui Il «manifeste pleinement l’homme à lui-même et lui découvre la sublimité de sa vocation» (Concile Vatican II, Gaudium et Spes 22).x

Voici le grand signe que l’Évangile nous donne aujourd’hui: le tombeau de Jésus est vide. Nous ne devons plus chercher parmi les morts Celui qui est vivant, car Il est ressuscité. Et les disciples qui, plus tard, le verront Ressuscité, c’est à dire, le reconnaîtront pour vivant dans une rencontre de foi merveilleuse, se rendent compte que son tombeau est vide. Le tombeau vide et les apparitions seront les grands signes pour la foi des croyants. L’Évangile dit : «C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut» (Jn 20, 8). Il sut saisir par la foi que ce vide ainsi que ce linceul et le linge roulé à part, étaient les petits signes du passage de Dieu, de la nouvelle vie.

L’amour sait capter ce qui échappe aux autres; de petits signes lui suffisent. «L’autre disciple, celui que Jésus aimait» (Jn 20, 2), se laissait guider par l’amour qu’il avait reçu du Christ. Ce «voir et croire» des disciples doit être aussi le nôtre. Renouvelons-nous dans notre foi pascale. Que le Christ soit en tout notre Seigneur. Laissons sa Vie vivifier la nôtre et renouvelons la grâce de notre baptême. Devenons ses apôtres et ses disciples. Guidés par l’amour, annonçons partout notre bonheur de croire en Jésus-Christ. Soyons les témoins joyeux et pleins d’espérance de sa Résurrection. Seigneur, tu es présent, tu es là, ressuscité, près de moi. Inonde mon cœur de ta force et de ton amour, que ta Résurrection redonne vie à ma vie.

La joie n’est pas seulement un sentiment, mais elle dépend aussi de notre volonté, nous pouvons décider d’être joyeux en méditant les motifs profonds de notre joie. Aujourd’hui, essayons de vivre la joie de Pâques, de nous réjouir car le Christ est ressuscité et qu’il partage avec nous sa vie.

Diacre Michel Houyoux

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Vidéo KYO TV https://youtu.be/5AlZkItxdls

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Mardi Saint

Posté par diaconos le 25 mars 2024

NOUS VOULONS VOIR JÉSUS ÉLEVÉ - Frantzy Gauthier & Kompa Céleste ...

# Le Fils de l’Homme est une figure eschatologique en usage dans les milieux apocalyptiques judaïques dès la période post-exilique. Cette expression apparaît notamment dans le Livre de Daniel. Dans les évangiles, c’est le titre que reprend le plus souvent Jésus lorsqu’il parle de lui-même. L’expression elle-même est la traduction littérale du grec uios tou anthrôpou, décalque de l’araméen bar nasha, mots employés au temps de Jésus comme substitut linguistique pour « être humain ».

Les interprétations auxquelles elle a donné lieu dans le christianisme ont fait glisser le sens initial vers l’humanité de Jésus. Sa plus ancienne attestation remonte au septième chapitre du Livre de Daniel, daté de la persécution d’Antiochos Épiphane, peu avant la révolte des Maccabées (vers 160 av. J.-C.) On trouve plus de quatre-vingt passages dans le Nouveau Testament où Jésus de Nazareth se nomme lui-même « Fils de l’homme ». C’est le titre qu’il employa le plus fréquemment lorsqu’il parla de lui-même. Il se présenta comme le futur juge eschatologique.

# La kénose est une notion de théologie chrétienne exprimée par un mot grec, κένωσις, « action de vider, de se dépouiller de toute chose » ; le sens de cette notion dans le christianisme s’éclaire par l’Épître de Paul aux Philippiens (Ph 2,6) Cette notion a suscité de nombreux développements d’une théologie qui insiste beaucoup sur l’abaissement de Dieu. Par amour, Dieu se dépouille de ses autres attributs divins comme la toute-puissance, la gloire, l’impassibilité, la perfection, l’auto-suffisance, la Providence qui gouverne le monde.

La théologie de la kénose aborde le mystère du mal en affirmant que c’est d’abord Dieu qui souffre et non l’homme : « Mais non, Dieu ne permet jamais le mal, il en souffre, il en meurt, il en est d’abord la victime ». La théologie de la kénose est formalisée par les Pères de l’Église, et s’inscrit dans les débats christologiques des premiers conciles. Ainsi, la kénose n’atteint pas la nature divine du Christ, mais seulement son humanité. Pour Paul de Tarse, la théologie de la kénose affirme que l’incarnation du Verbe correspond à un renoncement aux privilèges divins usuels : Dieu n’est qu’Amour et les attributs de Dieu ne sont que les attributs de l’Amour. Pour Moltmann, un Dieu qui n’est que tout-puissant est un être imparfait.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, au cours du repas que Jésus prenait avec ses disciples, il fut bouleversé en son esprit, et il rendit ce témoignage : «Amen, amen, je vous le dis : l’un de vous me livrera.» Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait. Il y avait à table, appuyé contre Jésus, l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait. Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : «Seigneur, qui est-ce ?»

Jésus lui répondit : «C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat.» Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : «Ce que tu fais, fais-le vite» Mais aucun des convives ne comprit pourquoi il lui avait dit cela. Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d’acheter ce qu’il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres.

Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or il faisait nuit. Quand il fut sorti, Jésus déclara ; «Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et le glorifiera bientôt. Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez pas aller”, je vous le dis maintenant à vous aussi.» Simon-Pierre lui dit : «Seigneur, où vas-tu ?» Jésus lui répondit : «Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard.» Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ? Je donnerai ma vie pour toi !»

Jésus réplique : «Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois.» (Jn 13, 21-33.36-38)

Nous voulons voir Jésus

Nous voudrions voir Jésus. C’est la demande faite par des grecs au lendemain du dimanche des rameaux. Ces gens étaient des sympathisants de la religion juive montés à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Ils entendirent parler de son entrée triomphale à Jérusalem. Alors ils partirent à la recherche des disciples et ils finirent par trouver Philippe. Ils s’approchèrent de lui et ils lui firent part de leur plus cher désir : voir la gloire de celui dont tout le monde chantait les louanges.

Oui d’accord, mais cette gloire qu’ils furent invités à accueillir, fut celle d’un crucifié. Ils virent la mort de celui qui est l’auteur de la vie, un homme élevé au-dessus de tous, cloué sur une croix. Ce Jésus élevé de terre connaîtra la gloire puisqu’il attirera tous les hommes à lui. «Nous voudrions voir Jésus.» Voilà bien une phrase merveilleuse qui monte de chaque cœur désirant Dieu. Jésus s’adresse à chacun de nous aujourd’hui.

Nous aussi, nous voulons voir Jésus. Jésus nous fait comprendre une chose très importante : nous le rencontrerons là où nous ne pensions pas le trouver. Il reste toujours visible mais sous des traits que nous n’avions pas imaginés. Il est dans ce malade que nous allons visiter sur son lit d’hôpital ; il est cet homme licencié sans raison, ce prisonnier avec qui on reste en contact, cette personne victime de la calomnie et de la rumeur. Tout ce que nous faisons pour le plus petit d’entre les siens, c’est à lui que nous le faisons.

Avec Jésus, les valeurs sont renversées. L’humiliation devient grandeur. L’échec devient le triomphe. L’instrument de torture le plus dégradant de l’époque devient la croix glorieuse. Nous voyons en elle un symbole éclatant de l’amour. Cette croix est présente dans nos églises, mais aussi à la croisée des chemins et au sommet des collines. En la regardant, nous y découvrons la glorification d’un amour qui dépasse tout ce que nous pouvions imaginer.

Mais voir Jésus ne suffit pas. Il attend de nous que nous le suivions et que nous l’imitions. C’est un appel qui revient souvent dans les évangiles : prendre sa croix et suivre Jésus. Le chemin du Christ est une descente à rapide. C’est exactement l’opposé de ce que conseillent les hommes. Nous vivons dans un monde qui donne une grande place à l’argent, au pouvoir et à la bonne situation. Mais quand Jésus cherche l’homme, il descend dans l’incarnation et se fait esclave. Il descend parmi les hommes et se fait le dernier. C’est ainsi qu’il nous invite à le suivre jusque dans sa mort pour avoir part à sa résurrection.

Suivre Jésus c’est aussi souffrir aux côtés de nos frères les hommes, aux côtés de ceux et celles qui vivent dans le désespoir. Il nous invite aussi à rejoindre ceux et celles qui s’engagent dans la lutte contre la misère.

En résumé, il nous faut retrouver le sens évangélique de charité : aimer, être à l’écoute de l’autre, rendre service, partager, être attentif aux plus pauvres.  Chaque dimanche, nous célébrons l’Eucharistie en communion avec toute l’Église qui a reçu pour mission de nous conduire à Jésus. En nous envoyant pour témoigner de son amour et de l’espérance qu’il met en nous, Jésus nous rappelle qu’il est avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde. Prions le, ensemble, pour qu’il nous donne force et courage en vue de la mission qu’il nous confie.

Diacre Michel Houyoux

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Domenica delle Palme e della Passione

Posté par diaconos le 21 mars 2024

Domenica delle Palme: ecco cosa si celebra e perchè si utilizzano i ...

# La Domenica di passione è la domenica in cui i cristiani commemorano la Passione di Gesù. La Domenica di passione è celebrata nella forma straordinaria del rito romano quattordici giorni prima di Pasqua e segna l’inizio del Tempo di passione, in cui si velano la croce e le statue dei santi. Altre particolarità liturgiche prevedono l’omissione della dossologia minore (Gloria Patri) al termine dei salmi che si recitano durante la messa. Il colore liturgico di questa domenica è il violaceo. Nella forma ordinaria del rito romano la Domenica di passione è stata accorpata con la Domenica delle palme.

Molti studiosi mettono in dubbio che Gesù fosse entrato a Gerusalemme nel modo trionfale descritto dai vangeli ; il giorno della settimana in cui sarebbe avvenuto non è in ogni caso conosciuto, viste le discordanze tra i vangeli, e il giorno di domenica è stato scelto in base a tradizioni successive. Si hanno notizie della benedizione delle palme a partire del VII secolo in concomitanza con la crescente importanza data alla processione. Questa è testimoniata a Gerusalemme dalla fine del IV secolo e quasi subito fu introdotta nella liturgia della Siria e dell’Egitto.

Dal libro del profeta Isaia

Il Signore, mio Dio, mi ha dato il linguaggio del discepolato, affinché io possa sostenere gli affaticati con una parola. Ogni mattina si sveglia, risveglia il mio orecchio, perché io possa ascoltare come discepolo. Il Signore, il mio Dio, mi ha aperto l’orecchio e io non mi sono ribellato, né mi sono tirato indietro. Ho presentato la mia schiena a quelli che mi hanno picchiato, e le mie guance a quelli che mi hanno strappato la barba.Non ho nascosto la mia faccia dagli insulti e dagli sputi. Il Signore, mio Dio, mi aiuta; perciò non sono afflitto da rimproveri, perciò ho reso la mia faccia dura come la pietra; so che non sarò messo in imbarazzo» (Is 50, 4-7)

La fedeltà del servo del Signore

Il servo del Signore parlò di nuovo. Disse che il Signore stesso lo aveva preparato per il suo lavoro, e lo fece senza vacillare di fronte alla persecuzione, fiducioso nell’aiuto del suo Dio. A questo discorso il profeta aggiunse alcune parole di incoraggiamento per coloro che obbedivano alla voce del servo, e di minaccia per coloro che gli si opponevano. La lingua di un discepolo: non una lingua dotta (Ostervald), ma una lingua che ripeteva fedelmente. Il servo ha compiuto la missione assegnatagli : «Venite a me, voi tutti che siete stanchi e oppressi, e io vi darò riposo». (Mt 11, 28). Per permettergli di fare questo, Dio lo portò alla sua scuola, e ogni mattina gli dava la lezione che lui a sua volta insegnava agli altri.

Il Signore parlò al servo non in visioni, ma bocca a bocca, come a Mosè ; in lui si compì la promessa di un profeta come Mosè : «Il Signore tuo Dio susciterà per te, tra i tuoi fratelli, un profeta come me, e tu lo ascolterai. Ed egli risponderà alla tua petizione che facesti all’Eterno, al tuo Dio, a Horeb, nel giorno dell’assemblea, dicend. Non lasciarmi udire la voce dell’Eterno, del mio Dio, né vedere questo gran fuoco, affinché io non muoia». E l’Eterno mi disse : «È bene che abbiano parlato». Io susciterò per loro un profeta come te tra i loro fratelli, e metterò le mie parole nella sua bocca, ed egli dirà loro tutto ciò che gli ordinerò.  » (Deut 18, 15-18)

Tagliare la barba a una persona è, secondo le idee orientali, il trattamento più ignominioso che gli si possa riservare : «Hanun prese dunque i servi di Davide, rasò loro metà della barba, tagliò loro metà delle vesti fino ai fianchi e li mandò via.» (2 Samuele 10, 4)

Il Diacono Michel Houyoux

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